Séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions: un forum d'écriture pour écrire sur l'amour.
(postpostmodernisme naissant)
Si je commençais l’écriture d’un livre, je débuterais ainsi :
« Repoussons les limites de la littérature post-moderne (si il y a un tant soit peu de notion relative au post-modernisme, je n’en suis pas certain…) et établissons un nouvel ordre littéraire mondialisé… Mais je n’écrirais jamais de livre. Le seul plaisir éprouvé en réalisant l’action (liée à la pensée) d’écrire est d’arriver à saisir mon âme et la coucher sur le papier. Intime plaisir. Soit. Et teinté du (propre) simple égoïsme de voir sa pensée (ô combien personnelle et sacrée!) couchée sur un papier. Se dire qu’il y aura une trace de soi-même. Quelle excitante et névrotique pensée! C’est un serpent vicieux et lâche…
(Trouver un nouveau mot pour désigner moins communément la pensée). »
Un nuage masque la lumière du soleil un instant. Je viens de décider de ne pas écrire un livre et il fait nuit.
Lola attend en bas. Il m’arrive encore de descendre de temps en temps, pour respirer l’air vicié, marcher au petit matin, ou en pleine nuit pour jeter un regard angoissé à l’interminable présence de la ville. S’étendre un moment sur le pavé rassure et réchauffe, comme si cette masse vivante, cette entité qu’est la ville, pouvait disparaître.
J’ai peur de mourir les poumons arrachés entre les côtes.
Lola est encore habillée de façon honteusement sadique. Le trou au coude gauche de mon pull ne veut pas voir cela. Tant pi. Je remonte. Mais qu’a-t-elle à hurler des mots que je ne comprends pas ?
L’ancien panneau vitré de la porte me protége en haut des marches. Je regarde par le trou de la serrure et je vois les mots éclabousser, voler dans toutes les directions connues en s’évanouissant contre le bois et le verre. Le ballet est affreusement désordonné. Il faudra que je pense à nettoyer. Demain.
Je n’aime pas faire de ménage après une tempête.
Dans un soupir, je me laisse tomber avec effusion dans un fauteuil. Je devrais peut-être avoir un comportement plus social. Mais la présence de mes congénères m’ennuie et m’indispose.
Et que doit faire l’écrivain ensuite ?
Intrusion dans la post-postmodernité ou sieste sous les toits ?
C’est toujours la nuit.
La fenêtre s’amuse à battre avec insistance. S’étirer, se lever, bâiller, s’étirer, s’accouder au rebord. Respirer. Encore un ciel sans étoiles. C’est la ville qui me les a volées.
Je n’aurais pas dû m’endormir. Mon activité intellectuelle me paraît moins productive quand j’habite ici. Quand dois-je partir ?
Ai-je le droit d’affronter ce que le dehors a créé pendant mon absence ?
Le bruit du fer bat à mes tempes, je veux sentir la seringue pénétrer dans mon bras et l’ennui s’épandre dans les veines…
distillation d’une horreur perdue, comment peut-on RECHERCHER l’ennui ?
Surprendre ensuite. En créant une absence totale d’ordre ou de désordre quelconques dans toute cette œuvre en devenir.
L’infinie des possibilités d’automédication est dangereusement dangereuse pour la santé psychique et corporelle. Je lui avais bien dit qu’il était temps pour Elle de mourir (je me souviens).
Elle a mangé le chat et ensuite elle est morte.
« Repoussons les limites de la littérature post-moderne (si il y a un tant soit peu de notion relative au post-modernisme, je n’en suis pas certain…) et établissons un nouvel ordre littéraire mondialisé… Mais je n’écrirais jamais de livre. Le seul plaisir éprouvé en réalisant l’action (liée à la pensée) d’écrire est d’arriver à saisir mon âme et la coucher sur le papier. Intime plaisir. Soit. Et teinté du (propre) simple égoïsme de voir sa pensée (ô combien personnelle et sacrée!) couchée sur un papier. Se dire qu’il y aura une trace de soi-même. Quelle excitante et névrotique pensée! C’est un serpent vicieux et lâche…
(Trouver un nouveau mot pour désigner moins communément la pensée). »
Un nuage masque la lumière du soleil un instant. Je viens de décider de ne pas écrire un livre et il fait nuit.
Lola attend en bas. Il m’arrive encore de descendre de temps en temps, pour respirer l’air vicié, marcher au petit matin, ou en pleine nuit pour jeter un regard angoissé à l’interminable présence de la ville. S’étendre un moment sur le pavé rassure et réchauffe, comme si cette masse vivante, cette entité qu’est la ville, pouvait disparaître.
J’ai peur de mourir les poumons arrachés entre les côtes.
Lola est encore habillée de façon honteusement sadique. Le trou au coude gauche de mon pull ne veut pas voir cela. Tant pi. Je remonte. Mais qu’a-t-elle à hurler des mots que je ne comprends pas ?
L’ancien panneau vitré de la porte me protége en haut des marches. Je regarde par le trou de la serrure et je vois les mots éclabousser, voler dans toutes les directions connues en s’évanouissant contre le bois et le verre. Le ballet est affreusement désordonné. Il faudra que je pense à nettoyer. Demain.
Je n’aime pas faire de ménage après une tempête.
Dans un soupir, je me laisse tomber avec effusion dans un fauteuil. Je devrais peut-être avoir un comportement plus social. Mais la présence de mes congénères m’ennuie et m’indispose.
Et que doit faire l’écrivain ensuite ?
Intrusion dans la post-postmodernité ou sieste sous les toits ?
C’est toujours la nuit.
La fenêtre s’amuse à battre avec insistance. S’étirer, se lever, bâiller, s’étirer, s’accouder au rebord. Respirer. Encore un ciel sans étoiles. C’est la ville qui me les a volées.
Je n’aurais pas dû m’endormir. Mon activité intellectuelle me paraît moins productive quand j’habite ici. Quand dois-je partir ?
Ai-je le droit d’affronter ce que le dehors a créé pendant mon absence ?
Le bruit du fer bat à mes tempes, je veux sentir la seringue pénétrer dans mon bras et l’ennui s’épandre dans les veines…
distillation d’une horreur perdue, comment peut-on RECHERCHER l’ennui ?
Surprendre ensuite. En créant une absence totale d’ordre ou de désordre quelconques dans toute cette œuvre en devenir.
L’infinie des possibilités d’automédication est dangereusement dangereuse pour la santé psychique et corporelle. Je lui avais bien dit qu’il était temps pour Elle de mourir (je me souviens).
Elle a mangé le chat et ensuite elle est morte.
Sam 12 Mai 2007, 18:17 par
mah sur L'amour en vrac
Petit dictionnaire des expressions imagées
Pour l’instant sur ma caisse de chevet, vous trouverez un ouvrage intitulé « La puce à l’oreille - les expressions imagées et leur histoire » de Claude Duneton… Je ne résiste pas au plaisir de vous donner l’explication d’une expression bien de chez nous …
« Avoir la gaule »
C’est avoir une érection naturelle de la verge comme dit Furetière pour bander… L’expression paraît dater de la fin du XIXè siècle :
Nibé, Môme ! … Alorss.. t’es ma neuve ?
Ben j’en r’viens pas… j’en suis comm’ saoul,
J’peux pus cracher … j’ai l’sang qui m’bout ;
Tu parl’s si pour toi j’ai la gaule !
(Jehan Rictus, Le cœur populaire, vers 1900)
Au-delà de l’idée de simple bandaison, toutefois, avoir la gaule semble exprimer à la fois une effusion générale de tout le corps, de désir éperdu, comme dans l’exemple de Rictus, mais aussi une bonne santé, une satisfaction proche de la joie de vivre. La gaule est un outil agreste et léger, qui est au cueille-fruits ce qu’une partie de jambes en l’air est au planning familial. C’est vrai qu’il fait avoir le moral…
Voici une utilisation récente du mot qui permet de rapprocher le poète Jehan Rictus et le poète Renaud Séchan :
T’as ptete raison, j’te parle comme un vieux con,
Mais j’suis un vieux con vivant,
J’ai la gaule, suis content.
(Renaud Séchan, La blanche, 1981)
La marquise … petite Roberte illustrée
« Avoir la gaule »
C’est avoir une érection naturelle de la verge comme dit Furetière pour bander… L’expression paraît dater de la fin du XIXè siècle :
Nibé, Môme ! … Alorss.. t’es ma neuve ?
Ben j’en r’viens pas… j’en suis comm’ saoul,
J’peux pus cracher … j’ai l’sang qui m’bout ;
Tu parl’s si pour toi j’ai la gaule !
(Jehan Rictus, Le cœur populaire, vers 1900)
Au-delà de l’idée de simple bandaison, toutefois, avoir la gaule semble exprimer à la fois une effusion générale de tout le corps, de désir éperdu, comme dans l’exemple de Rictus, mais aussi une bonne santé, une satisfaction proche de la joie de vivre. La gaule est un outil agreste et léger, qui est au cueille-fruits ce qu’une partie de jambes en l’air est au planning familial. C’est vrai qu’il fait avoir le moral…
Voici une utilisation récente du mot qui permet de rapprocher le poète Jehan Rictus et le poète Renaud Séchan :
T’as ptete raison, j’te parle comme un vieux con,
Mais j’suis un vieux con vivant,
J’ai la gaule, suis content.
(Renaud Séchan, La blanche, 1981)
La marquise … petite Roberte illustrée
Mar 13 Jan 2004, 11:27 par
la marquise de sade sur Articles
Ecrire sur effusion
(postpostmodernisme naissant), Petit dictionnaire des expressions imagées, Il y a 2 textes utilisant le mot effusion. Ces pages présentent les textes correspondant.
Bonne lecture !
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Dans les nuages
âme aime aimer amour aujourd’hui beau belle besoin bonheur bouche bout bras c’était cœur celle chemin choses ciel coeur corps d’être d’amour désir devant douce douceur doux envie femme fort histoire homme jours l’amour l’autre lèvres laisser larmes loin lorsque lumière main mains marie matin monde mots nuit parfois passé peau personne peur plaisir point porte pourtant rêve rêves regard sens soleil sourire t’aime tête tendresse visage vivre voix yeuxLa citation sympa
Le souvenir a le même pouvoir que l'écriture.
Amélie Nothomb
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