Séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions: un forum d'écriture pour écrire sur l'amour.
Similitudes
Tout comme toi, j’ai un jour rencontré l’amour, aimé sans retenue. J’ai perdu le contact avec la terre, vécu un rêve éveillé. J’ai fait passer ces sentiments avant tout le reste. Je me suis investi corps et âmes, et je m’y suis perdu.
Tout comme toi, je n’ai pas choisi. J’ai simplement voulu que cet amour se réalise sans que rien ne vienne entraver cette relation. J’avais sous-estimé les vieux démons, ceux qui viennent frapper à notre porte lorsque l’on s’y attend le moins.
Tout comme toi, j’ai été confronté à la tromperie et au mensonge. Alors j’ai pardonné, car je me suis dit que nul être humain n’est parfait et que nous faisons tous des erreurs. J’ai été jaloux, j’ai commis des actes irrationnels, j’ai tenté de garder l’être aimé que je sentais me fuir…
Tout comme toi, j’ai éprouvé de la colère. Je me suis senti coupable. Alors j’ai espéré encore, que la vie me redonne ce que j’avais perdu.
Tout comme toi, je n’oublie pas. J’ai fait graver sur ma peau un symbole qui me rappelle cette belle histoire, à tout jamais. Et je sais que cet amour restera le seul.
Tout comme toi, je dois apprendre à vivre avec. Je me dis que la fatalité n’est pas un vain mot. Mais il est des pages qu’il est difficile de tourner.
Tout comme toi, j’ai le sentiment d’avoir changé. Je crois savoir ce qui est bon pour moi, et ce que je veux. Mais nul homme n’est maitre de son destin. Et je n’ai réussi à engendrer que de la colère. Du désir aussi, sans doute, mais ce n’est pas de l’amour.
Tout comme toi, j’ai le sentiment de gâcher mon bonheur, encore et toujours… Et reste en moi ce doute : suis-je fait pour être aimé ?
Tout comme toi, j’essaie de me faire une raison, d’accepter. Même si je sais que tout était possible, qu’aucune vitrine ne m’empêchait d’accéder à ces bonbons de toutes les couleurs que moi je voyais à travers cette relation. Alors je me suis fait arbre, j’ai décidé de ne plus bouger, d’attendre… Et même si ce n’est pas cela, être libre, c’est en toute liberté que j’ai fait ce choix, car ce n’est nullement un sacrifice que d’assumer qui l’on est, et pour qui bat notre cœur.
Tout comme toi, je n’ai pas choisi. J’ai simplement voulu que cet amour se réalise sans que rien ne vienne entraver cette relation. J’avais sous-estimé les vieux démons, ceux qui viennent frapper à notre porte lorsque l’on s’y attend le moins.
Tout comme toi, j’ai été confronté à la tromperie et au mensonge. Alors j’ai pardonné, car je me suis dit que nul être humain n’est parfait et que nous faisons tous des erreurs. J’ai été jaloux, j’ai commis des actes irrationnels, j’ai tenté de garder l’être aimé que je sentais me fuir…
Tout comme toi, j’ai éprouvé de la colère. Je me suis senti coupable. Alors j’ai espéré encore, que la vie me redonne ce que j’avais perdu.
Tout comme toi, je n’oublie pas. J’ai fait graver sur ma peau un symbole qui me rappelle cette belle histoire, à tout jamais. Et je sais que cet amour restera le seul.
Tout comme toi, je dois apprendre à vivre avec. Je me dis que la fatalité n’est pas un vain mot. Mais il est des pages qu’il est difficile de tourner.
Tout comme toi, j’ai le sentiment d’avoir changé. Je crois savoir ce qui est bon pour moi, et ce que je veux. Mais nul homme n’est maitre de son destin. Et je n’ai réussi à engendrer que de la colère. Du désir aussi, sans doute, mais ce n’est pas de l’amour.
Tout comme toi, j’ai le sentiment de gâcher mon bonheur, encore et toujours… Et reste en moi ce doute : suis-je fait pour être aimé ?
Tout comme toi, j’essaie de me faire une raison, d’accepter. Même si je sais que tout était possible, qu’aucune vitrine ne m’empêchait d’accéder à ces bonbons de toutes les couleurs que moi je voyais à travers cette relation. Alors je me suis fait arbre, j’ai décidé de ne plus bouger, d’attendre… Et même si ce n’est pas cela, être libre, c’est en toute liberté que j’ai fait ce choix, car ce n’est nullement un sacrifice que d’assumer qui l’on est, et pour qui bat notre cœur.
Lun 23 Juin 2008, 09:42 par
Bluetime sur L'amour en vrac
in "Aurore" de Jean Paul Enthoven (grasset)
J’aurais pu mettre ce post dans la catégorie "citations"
--> ben voilà c’est fait
Mais la dernière perle de Hugo offerte par Petitprince mérite à mon avis de rester plus longtemps en première page
--> ben ça aussi c’est fait
Alors comme ici nous sommes dans le "monde parfait", (ben non on n’y est plus andouille va !
) où l’on doit évoquer des gens croisés au hasard de notre vie, je voudrais remercier un écrivain pour des mots qui m’ont permis de comprendre que l’amour est chose compliquée.
Rien de nouveau là dedans me direz vous ...sauf que l’on a parfois l’impression d’être seul sur Terre à ressentir des sentiments que l’on juge inacessible au commun des mortels. A travers cette lecture, je me suis rendu compte que ce que j’avais pu ressentir n’était en fait que de l’amour (ou devrais je dire de la passion), et en tout cas, quelque chose d’apparemment bassement universel. Alors, grâce aux mots de cet auteur, qui décortique avec talent les tourments de l’esprit, je me sens moins seul ... et surtout moins fou
Désolé enfin d’être toujours un peu sombre alors que certains s’évertuent ici à distiller de la bonne humeur. Mais j’espère que ceux qui manient avec habileté l’introspection trouveront là matière à cogiter. Désolé aussi d’être un peu long ....
Avant de rencontrer Aurore, je ne savais pas que l’amour était un long processus d’anéantissement. Et je ne savais pas davantage, avant qu’elle ne me l’apprît, qu’il y avait, au terme de ce processus, un miroir dans lequel le hasard impose de s’observer, puis de découvrir avec dépit qui l’on est. Ce fut, dans mon cas, une intoxication méticuleuse. Une noyade. Un enchevêtrement de chaînes mentales, de causes et d’effets, dont l’ensemble précipita des évènements où je me suis cru subjugué par un ennemi habile alors que j’y étais mon seul tyran.
Certains prétendent que, dans cette expérience, on meurt utilement, et afin d’accéder à un destin mieux accompli. Ils se trompent. Ou ils mentent. Car j’ai pu vérifier, à la faveur d’une histoire singulière, que l’amour n’impose que la compagnie d’une part inutile de soi-même. Et que l’on s’y mesure à une déchéance qui aurait pu, aussi bien, en choisir un autre.
Cette déchéance, que j’ai d’abord accueillie sans déplaisir, ne mérite aucun égard. Elle est cruelle, orgueilleuse, détestable. Elle trouve sa source dans des arrière-mondes où il vaut mieux ne pas s’attarder. C’est un mauvais maître dont le pouvoir tient à l’avidité de celui qui lui réclame sa dose d’humiliation. Est-il même indispensable, après tout, de découvrir qui l’on est ? Et n’y a-t-il pas plus de joie à se méconnaître, et à se perdre de vue ?
Avant de rencontrer Aurore, je n’avais de moi-même, qu’une perception vague mais heureuse. J’avançais à mon rythme. Je posais sur les êtres et les choses un regard indifférent. J’étais inachevé, mais une vie m’attendait dans cet inachèvement. Je ne savais pas, à cette époque, que l’amour dévore par prédilection ceux qui exigent chacun des supplices qu’il promet.
Bouquin à lire absolument pour ceux qui aiment ... l’amour
--> ben voilà c’est fait
Mais la dernière perle de Hugo offerte par Petitprince mérite à mon avis de rester plus longtemps en première page
--> ben ça aussi c’est fait

| Victor Hugo a écrit: |
| "Il faut s’aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l’écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux et ailleurs" |
Alors comme ici nous sommes dans le "monde parfait", (ben non on n’y est plus andouille va !
) où l’on doit évoquer des gens croisés au hasard de notre vie, je voudrais remercier un écrivain pour des mots qui m’ont permis de comprendre que l’amour est chose compliquée. Rien de nouveau là dedans me direz vous ...sauf que l’on a parfois l’impression d’être seul sur Terre à ressentir des sentiments que l’on juge inacessible au commun des mortels. A travers cette lecture, je me suis rendu compte que ce que j’avais pu ressentir n’était en fait que de l’amour (ou devrais je dire de la passion), et en tout cas, quelque chose d’apparemment bassement universel. Alors, grâce aux mots de cet auteur, qui décortique avec talent les tourments de l’esprit, je me sens moins seul ... et surtout moins fou
Désolé enfin d’être toujours un peu sombre alors que certains s’évertuent ici à distiller de la bonne humeur. Mais j’espère que ceux qui manient avec habileté l’introspection trouveront là matière à cogiter. Désolé aussi d’être un peu long ....
Avant de rencontrer Aurore, je ne savais pas que l’amour était un long processus d’anéantissement. Et je ne savais pas davantage, avant qu’elle ne me l’apprît, qu’il y avait, au terme de ce processus, un miroir dans lequel le hasard impose de s’observer, puis de découvrir avec dépit qui l’on est. Ce fut, dans mon cas, une intoxication méticuleuse. Une noyade. Un enchevêtrement de chaînes mentales, de causes et d’effets, dont l’ensemble précipita des évènements où je me suis cru subjugué par un ennemi habile alors que j’y étais mon seul tyran.
Certains prétendent que, dans cette expérience, on meurt utilement, et afin d’accéder à un destin mieux accompli. Ils se trompent. Ou ils mentent. Car j’ai pu vérifier, à la faveur d’une histoire singulière, que l’amour n’impose que la compagnie d’une part inutile de soi-même. Et que l’on s’y mesure à une déchéance qui aurait pu, aussi bien, en choisir un autre.
Cette déchéance, que j’ai d’abord accueillie sans déplaisir, ne mérite aucun égard. Elle est cruelle, orgueilleuse, détestable. Elle trouve sa source dans des arrière-mondes où il vaut mieux ne pas s’attarder. C’est un mauvais maître dont le pouvoir tient à l’avidité de celui qui lui réclame sa dose d’humiliation. Est-il même indispensable, après tout, de découvrir qui l’on est ? Et n’y a-t-il pas plus de joie à se méconnaître, et à se perdre de vue ?
Avant de rencontrer Aurore, je n’avais de moi-même, qu’une perception vague mais heureuse. J’avançais à mon rythme. Je posais sur les êtres et les choses un regard indifférent. J’étais inachevé, mais une vie m’attendait dans cet inachèvement. Je ne savais pas, à cette époque, que l’amour dévore par prédilection ceux qui exigent chacun des supplices qu’il promet.
Bouquin à lire absolument pour ceux qui aiment ... l’amour
Sam 13 Déc 2003, 12:33 par
la_tulipe_noire sur Citations
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Similitudes, in "Aurore" de Jean Paul Enthoven (grasset), Il y a 2 textes utilisant le mot d’accéder. Ces pages présentent les textes correspondant.
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Dans les nuages
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