Mon reve familier

"Je fais ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues
Et pour sa voix, lointaine et calme, et grave,
Elle a l’inflexion des voix chères qui se sont tues."

PAUL VERLAINE
Sam 15 Nov 2008, 12:42 par Bluetime sur Citations

Allez, viens

Allons-y mon ami, prends donc ta plume et n’aies pas peur de côtoyer ceux que tu aimes. Car comme toi, un jour, ils ont hésité devant la beauté, et, comme seront peut-être les tiens, leurs premiers mots étaient des balbutiements.

"La poésie est une musique, où les sons créent l’émotion au rythme de nos passions", voila ce qu’il y a bien longtemps je griffonnais sur un petit calepin. Alors viens, entre dans la danse, et fais nous écouter le son qui t’habite.

Quels conseils pourrait-on te donner pour t’inciter, et te rassurer ? Peut être te dire qu’à l’instar d’un physique flatteur, ce ne sont pas les mots techniques qui réchauffent le plus. Ce sont les plus doux, les plus ronds,les plus profonds, et surtout les plus justes qui font pousser les larmes dans nos cœurs avides.

Pour finir, je te dirais que ce n’est pas évident d’écrire avec son cœur. Beaucoup n’écrivent qu’avec leurs doigts.

Allez, viens.
Jeu 13 Nov 2008, 21:30 par PetitPrince sur Messages d'accueil

Liaison dangereuse

N0TE : Texte autobiographique. Clin d’œil à M.

_ Do Ré Mi Fa Sol La Si. Il me désire. Son envie est si intense qu’elle me transperce le cœur. Il m’attire comme l’Amour attire la Douleur. Réapparition de cette petite fille qui sommeille en moi lorsqu’il m’enlace, lorsque ses bras m’encercle et me serre tout contre lui. Sa main s’emmêle dans la mienne comme on le faisait avant. J’aime sentir glisser ses doigts entre les miens. Ma tête se pose contre son torse. Je sens son cœur battre la chamade rien que pour moi. J’ébulitionne quand je sens ses doigts caresser mon corps comme le ferait un Pianiste sur son instrument. Il pianote chaque parcelles de ma peau. Il me susurre des mots doux à l’oreille. Des notes de musiques si douces. Do Ré Mi Fa Sol La Si. Son souffle chaud parcours mon cou. Je tressaillis d’envie. J’aime sentir la chaleur de nos deux corps collés l’un contre l’autre. Le contrôle des choses n’étaient plus entre mes mains à ce moment. Ces choses auxquelles on ne s’attendait pas. Ces choses que l’on aurait jamais penser faire. Ces choses qui nous permettent de découvrir cette nouvelle facette de notre personnalité. Cette personnalité qui se révèle grâce à un homme. Ces choses que l’on regrette souvent mais auxquelles on aspiraient tellement depuis des années que les regrets ne durent que quelques secondes. Autant de secondes qu’à durer ce moment incontrôlable, ce moment inattendu. Ces secondes ou tout change sans qu’on ne s’en rend compte. Ces secondes de Liaison Dangereuse.

Madem0iselle B.
Mar 14 Oct 2008, 06:09 par Madem0iselle B. sur L'amour en vrac

Les mots tendres

Je voudrais t’apprendre
Les mots tendres
Que tu ne sais pas dire
Et éveiller tout ton désir

Je voudrais que tu connaisses
Chaque parcelle de ma peau
Et qu’avec volupté tu caresses
Tous mes points chauds

Je voudrais que tu pétrisses
Mon corps avec délice
Et que tu empoignes mes seins
De tes grandes mains

Je voudrais que tu parcoures
Toutes mes zones érogènes
Sans aucune gêne
Ni le moindre détour

Je voudrais vouer tous tes sens
A la plus grande démence
Et que tu explores
Ma faune et ma flore

Je voudrais que tu me chuchotes
Plein de choses idiotes
Qu’on partage des fous rires
Et tout un monde de délires

Je voudrais t’accueillir
Dans mon antre, doux à loisir
Et te faire hurler de plaisir
Pour que tu puisses enfin me dire
Entre deux soupirs
«Je t’aime à en mourir»

Car souviens-t-en
Mon bel amant
Ce sont les seules paroles
Qui ne soient pas frivoles
Et tout le reste, c’est du ven
Jeu 11 Sep 2008, 13:31 par AFDM sur La déclaration d'amour

Au fil du temps

Le passé, le présent, le futur, se confondent ils, comme l’écrivait Marguerite Yourcenar ? Ou bien sommes nous suspendus aux aiguilles de la grande horloge qui sonnera un jour ironiquement minuit, comme l’imaginait Charles Baudelaire, dans ses Fleurs du mal ?

Ce que je sais, c’est que le temps parfois se fige, pour mieux filer à toute allure… Certains événements se répètent, mais jamais tout à fait de la même façon… Et nous sommes entrainés dans cette grande spirale, tels de simples fétus de paille. Nous pensons contrôler notre avenir, par vanité sans doute, mais rien de tout cela n’est vrai. Car qui peut prétendre savoir ce qui nous attend, à part cette fin inéluctable, le dernier souffle ?

Certes nous faisons des choix, et tentons d’en assumer au mieux les conséquences, mais qu’est ce qui nous détermine vraiment ? Où sont les limites de notre libre arbitre ?

Voltaire a écrit qu’il n’y a point de hasard. Je suis d’accord. Nous agissons parfois sans comprendre, de manière instinctive, mais n’est ce pas notre inconscient qui mène le jeu ?

Tantôt patients, tantôt impatients, sereins ou bien irrités, nous traversons notre existence avec l’espoir de voir notre vie devenir meilleure…

A travers l’amour je me suis senti pousser des ailes. J’ai serré un jour dans mes bras celle qui avait le pouvoir d’arrêter le temps, elle est venue s’emboiter contre moi, et je l’ai portée au ciel. Dans son regard je me suis perdu, ses mots doux m’ont donné plus de légèreté que tous les plaisirs que j’avais vécus jusqu’alors. A ses pieds j’ai déposé mon armure.

La terre a fait depuis sa révolution. Cet amour s’est fait capricieux, nous faisant vivre des moments faits de joies et de douleurs, avec beaucoup d’intensité dans les deux cas. Mon cœur ne voulait pas attendre. Le sien avait besoin de temps. Des bouquets de fleurs ont ponctué certains moments difficiles, des fleurs aux milles couleurs, de belles roses, et parfois des tulipes…

De vieilles blessures ont eu du mal à cicatriser, et certaines plaies se sont ré ouvertes au fil du temps, rendant chaotique une histoire qui pourtant avait tout pour être belle. Des comportements irrationnels nous ont fait souffrir. Nous avons glissé sur le fil du rasoir… Pourquoi ?
Il n’y a peut être pas d’explication. Ou alors peut-on croire que cela devait se passer ainsi, pour qu’enfin l’apaisement puisse gagner nos cœurs...

Je l’aime comme au premier jour. Mais peut être ne suis-je pas fait pour elle. Alors si un homme plus serein lui apporte enfin les raisons de ne plus abandonner son sourire, qu’ils se comprennent, et qu’ils s’aiment en toute simplicité, ce que je n’ai malheureusement pas su faire, alors que le destin le mette enfin sur sa route. Le seul fait de la savoir heureuse apaisera ma douleur de l’avoir perdue.

Comme sur cette esplanade il y a un an, le vent souffle, et porte à mon âme un très beau souvenir…
Mar 19 Août 2008, 13:41 par Bluetime sur L'amour en vrac

Les bisous qui guérissent tout

C’est quelque chose de doux et plein d’amour.

C’est un bruit tendre de la vie de tous les jours.

C’est un geste que personne ne peut oublier.

C’est quelque chose d’unique qui guérit tout blessés.

Ce sont des bisous , mais pas n’importe lesquels.

Ce sont ceux qui guérissent tout et qui donnent des ailes

Marie.Fortunati 13 ans
Lun 21 Juil 2008, 23:43 par Miyuki sur Articles

La saveur des vacances

Les vacances...sujet léger s’il en est, souriant aussi mais qui peut vite tourner à l’orage quand il est synonyme de: "pas avec toi..."
Un "pas avec toi..." sous-entendu, que tu as décidé en accord avec toi-même et qui, depuis un couple de jours, génère en moi une multitude de sentiments pas franchement jubilatoires.
Tel un squatteur à la recherche d’un asile, un certain agacement m’a envahie et là, malgré ma zénitude à toute épreuve, il a su trouver la faille, s’y est faufilé, s’est installé au cœur de "là où ça fait geyser quand il y a trop plein".
Les vacances "pas toi et moi" c’est du déjà vu, ce n’est même que ça. C’est le doux refrain que l’été fredonne à mes oreilles depuis le début de notre histoire.
Et pourtant....
Premier été entre travaux et nuits chaudement sensuelles à l’abri des hauts plafonds de ton appartement; je n’étais pas en manque d’inspiration créatrice...pendant que tu appliquais gaiement du vert, du jaune et du blanc, histoire de rafraîchir les murs, je songeais à d’autres applications tout aussi joyeuses susceptibles de nous rafraîchir nous aussi...
L’été suivant t’a vue embarquer pour une île tout au bout du monde, où le ciel n’était finalement pas plus bleu qu’ailleurs. Tu en es revenue les poches pleines de cailloux pour moi, j’aurais préféré quelques jours avec toi...tant pis, ai-je pensé, ce sera pour l’année prochaine...
...qui se révéla être tout aussi calme côté « vacances et nous » : rien, niente, nothing, nada !!!!
Vacances cette année, où en sommes-nous ? Toujours au même point, rien de nouveau sous le soleil...le soleil: tu sais, celui qui nous fait les vacances plus belles !!!!
Quatre étés...en accord avec moi-même je décide qu’il n’y aura pas de cinquième été...
Mar 08 Juil 2008, 14:02 par Lou sur La vie à deux

Reviens vite

Je me sens si perdue au milieu de la foule
Les bruits qui m entourent, sans cesse me refoulent
Je ne sens ton odeur et plus rien ne m intéresse
Tu n es plus près de moi, ni nos rires, ni nos ivresses
Je me sens a l écart de ce monde de fou
Tes yeux me manquent tellement, ton regard plus que tout
Ton sourire aussi, quand tu n’es plus la
Et ton éprise si tendre entre tes deux bras
Je veux revoir ton âme, ton corps et ton coeur
Mes larmes coulent encore et ma peau se meurt
Si délicieux étaient tes traits doux et fins
Je m’apitoie sur mon sort en vain et en vain
Je ne trouve plus de solution quand tu n es plus la
Je tourne en rond, je me retrouve toute seule sans toi
Tu n es plus près de moi, je ne peux le supporter
Reviens vite a moi, je t attends a mes cotés
Lun 30 Juin 2008, 22:40 par Arual sur L'amour en vrac

Bonheur

Le bonheur est doux et aigre à la fois
Ven 20 Juin 2008, 21:39 par coeur perdu sur Citations

Dans la pénombre du plaisir

Ce soir là, quand nos yeux se sont croisés dans ton rétro, une petite flamme s’est embrasée dans mon corps pour devenir un véritable incendie.

A ce moment précis, je n’ai eu qu’une envie sentir ta peau contre la mienne, parcourir ton corps que je devinai doux et svelte de mes mains avides, gouter tes lèvres et la langue.

Je ne saurais encore aujourd’hui dire pourquoi ce soir là, cette envie est née en moi, d’ailleurs, je ne puis encore aujourd’hui me séparer de ce désir de toi, de cette envie de t’avoir contre ma peau, te voir et t’entendre gémir.

Et puis ton sourire m’a ensorcelé. Quand tu m’as demandé si j’avais un numéro de tél, je n’osai y croire ! Cette envie était donc réciproque, partagée et bel et bien réelle dans nos deux corps.

Aprés de multiples rencontres demeurées trés chastes, et des sms de plus en plus suggestifs, malgré un désir débordant se laissant deviner dans nos regards fiévreux, enfin le jour béni ou nos lèvres s’unirent arriva...

Quand je ferme les yeux, je revois ...

Nos corps vibrants, tressautant de cette envie qui nous rongent, nos mains avides de connaître le corps de l’autre, nos langues se cherchant, se frolant pour ne faire plus qu’une.

Tes lèvres si douces, tes yeux si bleus, ton corps si désirable, si tendre, si sensuel. Ton souffle dans mon cou, ta bouche parcourant mon corps criant famine du tien.... Puis une union tant attendue de nos deux âmes, dans un moment de plaisir intense, brûlant, nous amenant tous deux à une extase dont nous ignorions qu’elle serait à ce point magique....

Tes gémissements mêlés aux miens s’estompent doucement dans les soubresauts de nos corps encore tendus de plaisir, tes bras qui entourent les miens, mes mains qui caressent ton torse, les yeux dans les yeux malgré une pénombre douce qui nous enveloppe tous deux, caressante, énivrante.

Cette pénombre du plaisir qui nous rejoint chaque fois que nos corps se retrouvent, chaque fois que nous nous possédons, que nos âmes s’unissent.

Tu me manques Trésor.
Sam 07 Juin 2008, 19:16 par asbarak sur Les liaisons sulfureuses

Toi, ma Belle!

Toi, ma Belle!

Tu es une fleur d’émeraude, peau satinée.
Tu éblouis mes jours incertains, doux câlin.
Tu me charmes dans un délire savoureux.
Tu me caresses, un silence incroyable, ineffable.
Tu dessines d’un regard ton désir charnel.
Tu me souris divinement, l’emprise incroyable.
Tu déambules, tes hanches gracieuses.
Tu exposes ton corps, le suprême d’une déesse.
Tu me souris avidement, jouissance des yeux.
Tu es l’amante acceptée, gentille intonation.
Tu chantes les mots, aucun bécarre à ta voix.

D’un regard émerveillé, je bénis cette nuit étoilée.
Tu es vraiment la courtisane de mes rêves…
André, épervier
http://epervierlepoete.iquebec.com
Jeu 15 Mai 2008, 00:28 par epervier sur Parler d'amour

01h50

01h50.


Tu portes cette veste en cuir, là, celle qui n’est pas à toi. Tu la tords, retords, jusqu’à ce qu’elle soit à peu près à ta taille. Mais ça sonne creux, là dessous, alors que tu marches sur tes jambes molles. Les cheveux bouclés sur visage pâle, avec un air de polka polonaise qui raisonne doucement et les yeux doux de ceux qui n’ont encore rien vu, qui se rident doucement de sourires.
Tu t’appelles A, et tu aurais pu être un de ces amoureux de passage que je sélectionne pour mieux les oublier. Mais non. Tu as préféré faire l’amant grammatical de ces soirées passées à dormir les yeux ouverts, devant un écran qui se couvre de lettres et de signes à interpréter. Alors je te garde, avec tes deux surnoms et tes quatre visages, pour ne pas oublier la saveur douce et mélancolique des rires froissés dans la nuit noire.
Alors je t’envoie ces quelques mots, teintés de tendresse. Nous sommes frères d’insomnie, alors que tous les autres songent. Et je t’embrasse tendrement, vocabulairement parlant, pour faire passer le temps.

Baisers tendres.
M.
Jeu 24 Avril 2008, 00:54 par Etrangloir sur Mille choses

De cette main.

Nuit estivale. L’air doux est fruité, comme une douce mélopée syncopée. L’herbe frissonne, les parfums foisonnent, et ta silhouette pâle s’endort sur les pétales des roses froissées.
Eléa, mon amour. Tes lèvres soupirent encore le cœur palpitant de la vie, comme une promesse sucrée. Je suis à ton chevet, belle dame, alors que tes yeux se ferment doucement. Tes fines mains caressent les miennes, tendresse feutrée. Un ange aux ailes repliées, muet dans l’éternité d’un instant.
La mort.
Eléa, ma douce damnation. Mes doigts courent sur ton sein teinté de rouge, alors que je range ma dague. Ta longue robe chatoyante s’empoisse de cette vie qui te quitte, volant à tes joues leur rose tendre. Mes mains ne tremblent plus, mon cœur s’est éteint. Par ta disparition, la mienne. Je n’ai existé que par cette convoitise impossible, par ce trésor intouchable, alors que chaque seconde d’existence propre m’était ôtée. Je ne regrette rien, souriante Eléa, si ce n’est le miel de tes mots à mon oreille. J’aurais tout donné, Eléa pour que nous soyons heureux, mais les gouttes pourpres qui ruissellent silencieusement de ta gorge blanche ne mentent pas. Nous ne pouvions pas. Et plutôt que de t’offrir en pâture à la sauvagerie brusque d’un autre, ma délivrance contre ta peau. Nous aurions dû tout quitter, douce, avant que le cœur froid de la guerre ne nous emporte, que les murs ne se brisent et que les os craquent. Tous morts, Eléa, tous. Et ton corps qui aurait flétri dans une chambre souillée. Jamais.
De cette main, oui, je t’offre l’exil d’une fin apaisée.

Eléa, mon amour.
Eléa, ma chère.
Eléa, ma sœur.


La dague glisse à nouveau contre la peau tachée de sang. Un dernier soupir, tandis que les lys fanent sur les corps immobiles.
Ven 18 Avril 2008, 18:35 par Etrangloir sur Parler d'amour

Choisir sa route

J’ ai ouvert la porte
Y’avait des sourires,
des mains fortes

en buvant à notre santé
j’ai vu de la souffrance
Les gens ’guérissent par l’errance
et chut pour les autres substances

Vivre, apprendre , partir
Choisir sa route
Poser le pied sur la pédale,
choisir son arme, son idéal

J’ai ouvert la porte
Y’avait du vin chaud et de la zik.
zen attitude, ambiance ethnique,
plus quelques guitares classiques.

En ouvrant les yeux,
en ouvrant la porte,
j’ai vu de la débrouille
et d’autres gentilles magouilles.

Nomades de la route,
société qui doute
On a choisi l’camion
pour vivre a notre facon.

Pas insérés, pas adhérents.
On vit pas isolés, juste différemment
Dérouler le temps à coups de bierre
Raconter nos reves, antidotes puissants.

Nomades du doute
Esprits tordus mais conscients
On roule coute que coute
vers ce doux mouvement[/list]
Ven 21 Mars 2008, 02:11 par fifi B sur Mille choses

Réflexion nocturne

Réflexion nocturne (écrit dans la nuit du 01/11 au 02/11)

Un vert profond, mystique, séculaire, reposant au fond d’une fraîche coupe translucide surmontant un pied. Voir le précieux liquide, déformé par quelques effet optiques du verre finement ouvragé, se brouiller peu à peu au contact de l’eau glaciale. Observer longuement les volutes fugitive formé par la réunion du péché et de la vertu. Détourner parfois le regard pour se laisser aspirer par la lueur de la bougie. Vainement tenter d’analyser les subtil mouvements de la flamme dansant avec son propre souffle. Constater comme sa propre vie peu en faire vaciller une autre et bientôt l’éteindre par un brusque sursaut. Sentir l’ivresse monter en soi, laisser peu à peu sa tète se balancer au rythme de la troublante flammèche et savourer la caresse de ses cheveux sur ses joues. S’arrêter un instant, se poser des questions sans importance à l’échelle de l’univers ou même de l’humanité, mais tellement pleine de sens et d’une écrasante nécessité pour soi même. Croire au destin? A une naissance sous une étoile malheureuse, amener à n’avoir que la tendresse amoureuse pour préoccupation principale et en être constamment privé par sa propre faute? Au karma peut-être? A une série d’atroce crime à expier dans une vie de souffrance sans fond? S’en tenir au rationnel alors? Penser que seule ses actions présente et son être intrinsèque sont les coupables? Peut importe au final, trouver l’assassin à-t-il jamais rendu les victimes à leur famille? Retracer les faits, méthodiquement, un à un dans son esprit. Faire défiler une vie de mensonge, de regret, d’erreur volontaire et de masochisme intellectuel. Saisir un instant le visage de l’unique, de la lumière divine, se remémorer son départ, établir son échec. Graver à présent un portrait nouveau, célébrer l’espoir naissant et admirer le naufrage.
Aller se coucher, prier pour des rêves et des lendemains plus doux. Avoir un éclair de lucidité avant un autre de griserie, espérer simplement être encore en vie demain matin… Peut-être pas…
Lun 26 Nov 2007, 20:58 par Maneki Neko sur L'amour en vrac
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