L'adieu

Hier après midi je t’ai envoyé un message, où je te demande de lire les textes que j’ai postés sur ce forum, et de te manifester si tu voulais encore de moi.

Si je me suis imposé ce « compte à rebours », c’est qu’il me fallait un point de départ pour que commence mon deuil amoureux. C’est peut être aussi une façon de nous faciliter les choses…

Les heures se sont écoulées douloureusement, chacune d’entre elle me rapprochant d’un instant fatidique, que je pressentais. Tu ne t’es pas manifestée. Il fallait bien que je m’y attende… Même si pour tout te dire un appel privé reçu ce matin m’a fait espérer l’espace d’un instant… C’était une fausse alerte.

Alors je t’ai demandé par courriel de me fixer sur mon sort… Tu l’as fait, et je te remercie pour ta sincérité, et pour cet adieu.

Tu dis que je cogite trop… Mais il y a parfois tellement de contradiction entre ce que tu dis et ce que tu fais, tellement de choses qui se sont passées, et qui m’ont plongé dans le doute… Et cela combiné à la peur de te perdre, c’est une bombe à retardement, un cocktail détonnant.

Il y a une semaine je commettais un geste gravissime, que j’ai du mal à réaliser aujourd’hui. Ce geste de désespoir, commis à l’issue d’un enchainement d’événements douloureux, où tu avais toi-même menacé d’attenter à ta vie, et que tu as interprété comme une manipulation, préfigure ce qui m’attends si je ne réagis pas. Et m’ouvre les yeux sur l’image que je te renvoie. Ce regard que tu as posé sur moi… Celui de tes amis… Ce jugement, ces raccourcis… Cette jalousie peut être… Ces petits surnoms dont on m’a affublé… Ce que tu as dit lors de cet « exutoire »… Tout cela me révolte. Et si j’éprouve un sentiment de révolte face à cela, c’est qu’il reste un moi un soupçon de dignité, et c’est plutôt bon signe. Je pense alors à mon enfant, et j’ai honte. Honte d’avoir placé dans mon cœur une personne avant lui. Cela n’arrivera plus. Car je crois aujourd’hui qu’il est possible de trop aimer une personne. Et que je t’ai trop aimée.

Me dire que j’étais l’homme de ta vie après m’avoir brisé le cœur n’était sans doute pas la meilleure des choses à faire, surtout que rien de ce que tu m’avais dit ne me laissait entendre que tu étais dans une phase de réflexion. Bien au contraire… L’éternelle contradiction… Mais aujourd’hui pour moi la vérité n’a plus d’importance. Je dois m’émanciper. Car cette fois j’ai décidé de sortir de cette impasse.

Si je fais le bilan de ce qui m’est arrivé depuis que j’ai décidé de quitter mon ancienne vie, ce n’est vraiment pas glorieux. A tel point que je me demande aujourd’hui si je n’ai pas fondé mon existence sur des chimères.

Peut-être ne t’ai-je pas rencontrée au bon moment. C’est toujours ce que l’on dit dans ces circonstances, n’est-ce pas ? Ou alors c’est exactement le contraire, si l’on considère que j’avais besoin d’en passer par là pour avancer dans ma vie… Mais l’idée que tu puisses avoir été un tremplin a du mal à faire son chemin quand je vois la noirceur de mon âme aujourd’hui.

Et avec le recul je pense que j’ai tout fait pour que tu me traites comme tu m’as traité. Je t’ai poussé à agir de telle sorte que je m’effondre. Mais peut être que ce que j’attendais vraiment de toi, c’est que tu détruises la part de moi qui nous empêchait d’être heureux… Tout cela n’a plus d’importance.

Nous avons tous besoin d’être aimé. D’être accepté pour ce que nous sommes, d’être rassuré par le regard de l’autre. Ce besoin nous l’avons toi et moi. Nous n’avons pas su le combler ensemble.
Un jour un autre partira de chez toi sur la pointe des pieds. J’espère que grâce à ce que nous avons vécu vous puissiez être heureux. Notre histoire aura ainsi trouvé un sens.

Aujourd’hui est le premier jour de mon renoncement. Car je sais désormais que ton propre deuil à commencé. Je dois respecter cela.
Je suis en état de choc. Et bizarrement je n’ai qu’une envie, c’est de te souhaiter d’être heureuse…

Comme je m’y suis engagé je ferai tout pour que tu m’oublies, c’est-à-dire que tu n’entendras plus jamais parler de moi. Tu n’as même pas lu les textes que j’ai postés sur ce forum… Je ne sais pas si tu liras celui-là. Moi j’ai bien relu les tiens…

Je me dis que ce n’est pas une agonie. Qu’au contraire, c’est un recommencement, une nouvelle vie, aussi douloureuse soit-elle. Tout être humain que l’on quitte doit en passer par là.
Que cette nouvelle vie nous porte l’un et l’autre vers des jours meilleurs…

Mais c’est sans doute l’un des pires jours de ma vie.

Merci pour tous les bons moments, sans doute parmi les plus beaux moments de ma vie, que j’ai eu la chance de passer avec toi.

Je t’aime. Adieu mon Amour…
Lun 17 Nov 2008, 18:10 par Bluetime sur Mille choses

Finir par accepter

L’angoisse est moins forte, mais elle revient.
Ce n’est pas notre relation qui m’a fait du mal.
C’est de t’avoir perdue.
C’est ton absence.
C’est cette horrible sensation de manque, ce vide immense que tu as laissé en moi.
Ce mal qui m’a rongé et qui aujourd’hui encore me dévore de l’intérieur...
C’est comme un acide qui coule dans mes veines...

J’avais retrouvé gout à la vie rien que de savoir que j’allais te revoir enfin... Un nouveau désert se présente à moi...
Je le traverserai.

Si tu me lis ne sois pas inquiète. Je n’ai pas l’intention de te forcer la main, ca non...
Je t’aime, c’est tout... Et je resterai à ma place, jusqu’à ce que tu viennes me chercher, si tu en as envie, si tu le veux vraiment.

Mais j’en doute fort aujourd’hui...
Je n’éprouve point de colère, juste de la peine. Et de la culpabilité, encore...

Jusqu’à ce que j’accepte, enfin.

Cet espace d’expression est tout ce qu’il me reste, et mettre ici des mots me fait du bien. Même si au fond je sais que c’est à moi même que je parle...

Je vais me ressourcer...
Sam 15 Nov 2008, 14:29 par Bluetime sur L'amour en vrac

Ma vision des choses

Je n’ai eu besoin de rien ni de personne pour savoir que tu étais la femme de ma vie. Je l’ai su dès que mon regard s’est posé sur toi, c’était une évidence.

Je ne t’ai rien offert si ce n’est avec la seule intention de te faire plaisir. Je n’ai pas à m’en sentir coupable.

Je t’ai mis au centre de ma vie, tu es devenue ma source de jouvence, je me suis programmé pour respirer à ton rythme. Parce que c’était normal à mes yeux. Je me réveillais en pensant en toi, je me couchais en pensant à toi. Les moments où je ne te voyais pas étaient interminables, et ceux passés en ta présence filaient à une vitesse folle. Et c’est encore ainsi.

Mais quand on aime, on donne à l’autre la possibilité de vous faire du mal. On devient vulnérable, car nos faiblesses deviennent transparentes. Alors par moments des mécanismes peuvent se mettre en marche et faire en sorte que l’on appuie exactement là où ca fait mal. Et c’est valable pour l’un comme pour l’autre.

Aucun de nos conflits n’auraient pris autant d’ampleur si la confiance avait pu s’installer entre nous, et le sentiment réciproque d’être aimé pour ce que nous étions. Sans appréhension.

Tu m’as demandé d’attendre. J’ai attendu. Tu m’as demandé de croire en ta sincérité. Je t’ai cru.

Je n’ai pas su te préserver lorsqu’il le fallait, mais il s’est créé en moi une peur énorme, celle de te perdre. J’ai éprouvé au fil du temps un fort sentiment d’insécurité, et ne me suis pas reconnu à travers ton regard. J’ai pris chaque mot, chaque jugement, en plein coeur. Comme autant de coups de couteaux assénés avec force, avec rage... Tu t’en es pris aux hommes en général, sans peut être même t’en apercevoir, mais tu jugeais les hommes à travers moi. Je t’ai mis en contact avec une douleur dont je ne suis pas le seul responsable. Mais tu ne peux l’entendre de ma part. Car je suis à l’origine de cela, et que même si je te montre du doigt la plus élémentaire des certitudes, tu ne la verras pas.

Ce que je sais c’est que lorsque je t’ai connu tu t’émancipais d’une relation de plusieurs années avec un manipulateur (ce que justement tu m’accuses à tort d’être aujourd’hui). Tu as sur ce forum déposé beaucoup de mots le concernant. Des mots d’amour, un engagement que tu n’as pas su exprimer pour moi. Car avec moi les mots avaient du mal à sortir.
Je t’ai vu évoluer certes, mais à quel prix... Cet homme m’a rendu fou de jalousie par ses tentatives pour te récupérer, encore et encore... Tu gardais le secret. Tout avait toujours été secret entre vous. Vous m’avez poussé à chercher. Je t’ai vu détruire des traces, devant mes yeux, après avoir découvert que tu lui envoyais des photos coquines, les mêmes qu’à moi... Je suis devenu parano...
Ce n’était pas dans ma nature.
A travers notre relation tu t’es éloignée de lui. Il n’a jamais cessé de revenir à la charge, de manière plus espacée, mais encore la semaine dernière il est venu à ton contact, te solliciter. Tu as réagi en revenant à moi, pour te protéger.
De la même manière que tu lui avais envoyé ma photo dès le début de notre histoire, tu m’as mis entre toi et lui, en disant que j’étais l’homme de ta vie. L’homme de ta vie, c’est justement l’expression qu’il avait lui même utilisé. "Au fond de ton cœur, ne suis-je pas l’homme de ta vie ?" C’est toi même qui me l’as dit.
Je n’en croyais pas mes yeux de lire des mots si forts, quand tu m’as dit que j’étais cet homme... J’ai été bouleversé. Mais j’ai eu un étrange pressentiment, lorsque notamment tu m’as écrit que ce qui l’avait achevé, c’est cette phrase "l’homme avec qui je veux vieillir, c’est Sébastien."
N’est-il pas troublant que tu lui parles de moi dans le but de l’achever ? Et en lui disant des mots que tu ne m’avais même pas dit à moi ? Des mots empruntés à mon ex-femme ?
Ce que tu as dit, c’est que tu avais pris conscience que si je croyais en ta sincérité, les choses pourraient marcher entre nous.
Pourtant ce n’est pas lui que tu as achevé, c’est moi...
Je ne me mêlerai pas de votre histoire. J’ai renoncé à le faire souffrir comme il m’a fait souffrir, ce que tu refuses de comprendre au prétexte qu’il ne s’est rien passé entre vous. Ce n’était pas le problème. Relis toi. Relis ces textes que tu as écris pour lui, et lis ceux que tu as écrit pour moi... Et comprends moi. Quelque chose en toi te pousse à le protéger encore. Mais tout cela t’appartient.

Je ne t’ai jamais trahie contrairement à ce que tu as pensé. Je ne suis pas responsable du comportement de cette femme à qui tu as eu besoin de téléphoner pour crier ta colère. Au contraire, le soir de notre ultime déchirure je voulais la fuir, aller boire un verre et me changer les idées... Quand je suis tombé sur vous j’ai paniqué, de peur que tes amies et toi ne pensent que je te surveillais. Et j’avais toutes les raisons de croire que tu pouvais penser ça. Alors j’ai réagi comme un gamin pris sur le fait qui nie en bloc et se réfugie dans le mensonge pour se défendre... Tout est parti de là. Tu connais la suite.

Mon amour pour toi est si fort que la peur de te perdre m’a fait réagir sans discernement. Les longues semaines d’absence, de rejet et de frustration m’ont ébranlé, m’ont fragilisé, moralement et physiquement. Je me suis senti puni. Je me suis senti jugé, abandonné. Cela m’a permis de faire un travail sur moi-même, rien de ce que l’on vit n’est inutile. Mais la répétition de ce rejet était pour moi insupportable.

Aujourd’hui dois-je vivre avec l’idée que tout est ma faute ? Dois-je accepter ces mots que tu as prononcé "t’as tout gagné" ? Ou que si j’étais parti tu m’aurais gardé, alors que tu affirmais le contraire ? Je ne cherche pas la responsabilité d’un tiers, mais je sais bien que le problème est bien plus complexe, et que si je suis vraiment l’homme de ta vie le temps me le dira. Car dans ce cas la vie nous réunira. C’est inévitable.

Je continue ma quête de paix intérieure, mon amour est intact, mais ma raison a enregistré des informations qui sont contradictoires avec ce que tu as affirmé. Je ne crois pas me tromper. Comme tu le dis souvent je ne suis pas dans ta tête. Mais le silence laisse place à l’interprêtation, tu le sais bien. Et les actes sont plus forts que les mots.

Je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle. Je veux que tout le monde sache qui tu étais pour moi. Quand j’ai fait graver ton symbole sur ma peau, je savais que tu y resterais à jamais, tout comme toi tu l’as fait pour cet homme. Cela voulait dire que je t’appartenais, à toi et à toi seule. Je t’appartiens à tout jamais. Même si tu ne veux plus de moi. Je ne peux reprendre ce que j’ai donné.

A moi de vivre avec, ou plutôt de vivre sans. Sans amour. Cela n’a plus d’importance. Ce que je veux, c’est sentir de la chaleur, me ressourcer, pour vivre encore.

Si ce sont tes rayons qui me la donnent, alors je pourrai enfin être heureux.

Je t’offre mon silence, comme tu me l’as demandé. Et je sais que ces mots se perdront dans le néant. Ils m’ont fait du bien. Ils sont sortis... D’autres sortiront encore...

Je t’aime, Nelly. Comme jamais plus je n’aimerai.
Sam 15 Nov 2008, 09:39 par Bluetime sur La déclaration d'amour

A celui qui m'a sauvé

Je me souviens de ce jour d’octobre, où je pensais que le poids de mes problèmes était insurmontable. Je n’en pouvais plus, j’étais au fond du gouffre. Aucun mot ne sortait de ma bouche, je ne voyais même plus ce qu’il y avait autour de moi. J’avais 15 ans.

J’étais assis, par terre, sur le trottoir, sous la pluie... Dans cette ville que je ne connaissais pas...
Et tu es venu.

Tu m’as dit : "Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu ne vois pas qu’il pleut ? Lève toi !"

Je t’ai regardé, tu as insisté et m’a tendu la main. Tu m’as demandé ce qui n’allait pas, j’ai répondu que je voulais rester tranquille. Tu ne m’as pas laché... Tu as dit "Je vais te remonter le moral, fais moi confiance. On se voit après les cours"...

On s’est vu. Je t’ai suivi, sans bien savoir pourquoi ni où tu m’emmenais... Tu m’as demandé d’attendre et a traversé la rue.
Là, je t’ai vu sortir de ton sac un masque énorme et grotesque, un peu effrayant... Tu l’as mis sur la tête et tu t’es mis à suivre les passants...
Mes yeux s’écarquillaient...
Tu t’approchais d’eux par derrière et poussais un cri, quand ils se retournaient ils bondissaient au ciel... J’éclatais de rire !

Plus tard nous avons fait les quatre cents coups.

Ce que je sais aujourd’hui, c’est que je te dois beaucoup. Peut-être ne sais tu pas à quel point cette main que tu m’as tendue ce jour là a été salvatrice. J’ai remonté la pente et trouvé la force d’affronter ma vie, et de me battre pour m’en sortir.

Merci mon ami. Je ne t’oubierai jamais.
Jeu 16 Oct 2008, 08:24 par Bluetime sur Mille choses

Le libertinage et moi

J’ai toujours pensé, sans même l’avoir vécu, que le libertinage, quelque soit ses formes, était une liberté qui se respecte comme telle, dès lors qu’elle se vit entre adultes consentants.

Je n’ai pas eu pour autant d’attirance particulière pour ce genre de vie, jusqu’à ce que le destin mette sur ma route une belle amoureuse avec qui j’ai pu le vivre. Tout était beau... Intense et très sain, quoique l’on en pense...

Même si tout cela n’est pas sans dangers lorsque l’on vit une relation "en couple", nous avons su les éviter, surtout grâce à son expérience dans ce domaine, elle fut d’abord mon guide, et je tentais moi aussi de devenir le sien. Il y avait une grande complicité entre nous... Et encore tant de choses à vivre...

Ce que je n’avais pas anticipé, en revanche, c’est l’impact qu’aurait sur moi une partie de son entourage libertin...

Ce fut le cas d’un homme, qui serva de bouc émissaire le temps d’une soirée très importante, et qui me renvoya malgré lui à mes démons...

Un invité de dernière minute, comme si la vie l’avait voulu ainsi...

Je l’ai jugé irrespectueux vis à vis de mon amoureuse, et de moi, j’ai soudain vu en lui quelque chose que je n’arrivai pas à identifier et qui me posa un problème... J’ai fait une fixation sur cet homme et guettait chacun de ses gestes, il me mettait mal à l’aise... Celle que j’aime n’a pas compris. Nous nous sommes disputés...

J’avais décidé de partir la tête haute, paisiblement, mais j’ai commis l’erreur de vouloir m’adresser à cet homme directement, pour lui dire ce que je pensais.

J’ai provoqué ainsi un ressentiment général. Je pense aujourd’hui que ce ressentiment était latent, mais ce n’est qu’un sentiment.
Quoi qu’il en soit je me suis retrouvé expulsé physiquement, par celle que j’aime et par une de ses amies, qui m’a empoigné par le col. Devant des enfants, qui ont été traumatisés par cette violence physique et verbale... Un drame que je n’ai pas voulu et qui a amplifié mon ressenti. Je suis aujourd’hui jugé comme seul reponsable car étant à l’origine de tout ca. J’ai gaché une soirée importante que mon amoureuse avait soigneusement organisée, en se donnant du mal... Et j’y ai tout perdu.

Aujourd’hui une porte s’est ouverte et je vois à travers elle.

Je vois ma mère me raconter comment mon père avait une vie libertine à son insu, l’accusant d’être la cause de ces violences dont mon frère et moi avons été les témoins, les victimes... Comment elle l’a surpris en rentrant à la maison, dans son lit avec deux femmes... etc...

Le mot libertin s’associe alors en moi avec le mot fidèlité...

Je vois ma tante et maraine, une seconde mère pour moi, malade d’un cancer, en voie de rémission, rentrer chez elle et trouver mon oncle au lit avec la jeune amie de son propre fils... Ma tante est morte une semaine après.

D’autres épisodes où la fidélité dans le couple a eu des séquelles sur ma vie sont aussi présents dans mon esprit.

Ces drames ont marqué mon enfance, c’est aujourd’hui qu’ils remontent à la surface. Tout comme les abandons successifs dont j’ai souffert en pensant que c’était de ma faute...

J’en veux à mon père. Je ne peux pas le lui dire, car nous n’avons aucun contact... Mais ce n’est pas irreversible et un jour j’irai le trouver. J’ai tant de choses à règler avec cet homme. Mais ce jour n’est pas encore venu.

J’en veux à mon oncle. Je ne peux pas le lui dire puisqu’il n’est plus de ce monde.

Je regrette de ne pas avoir su me contenir et prendre sur moi lorsqu’il le fallait vraiment. Mais peut être était-ce tout simplement inévitable.

Si je n’ai plus aucun problème avec les libertins, je dois règler ce que certains d’entre eux ont fait renaitre en moi. L’accepter et avancer. Mais sans celle qui m’a ouvert à ce monde, celui-ci n’a plus de raison d’être à mes yeux.
Mar 14 Oct 2008, 18:26 par Bluetime sur Mille choses

Ange ou démon ?

Si je n’ai rien d’un ange, alors qu’est ce que je suis ?

Est-ce parce que j’ai fait du mal que je suis le mal ? N’est ce pas plutôt parce que j’avais mal ?

T’ai-je enchainé à ce point, toi mon Amour, pour que tu me voies ainsi ? Pour que tu penses que je puisse m’en prendre à toi ou à ceux qui t’entourent ?

Ce qui est étrange à mes yeux, c’est cette image que je renvoie.

Et ce que je pense, c’est que ce retour aux sources virtuelles, plutôt que d’être un exutoire, est peut être une façon inconsciente de repartir là où tu en étais lorsque nous nous sommes connus, et d’appeler à l’aide.

Cette aide dont tu as besoin, puisque je ne peux te l’apporter autrement qu’en retournant d’où je viens, une autre personne te l’apportera.
Mar 14 Oct 2008, 17:32 par Bluetime sur La vie à deux

Quand j'aime pas l'amour...

Je ne connais que trop bien la douce mélancolie qui survient après l’amour. Cette tristesse qui nous envahit à peine l’autre reparti. Les mêmes doutes aux mêmes heures, quand le lit devient froid sous notre peau. Je ne sais pas vraiment la raison de ces émois inutiles. Je crois simplement que l’on ne se sent pas à la hauteur de ce défi qu’est l’Amour, et que la peur de le perdre nourrit ce sentiment. J’avais mis, depuis longtemps, mes émotions de côté. Toutes les larmes, les joies pathétiques n’étaient pas mes instants préférés. Je ne voulais, au final, que me protéger d’un ressenti inutile, de cette petite musique douloureuse qui anime parfois le bonheur. Je me surprends à l’entendre parfois, et de m’en étonner, à murmurer son refrain. Et puis, engoncé dans des postures qui ne me ressemblent plus, à espérer qu’un jour, il soit tout à moi. Comme tout le monde, j’irai jusqu’au bout. A brûler les quelques années de bonheur qu’il me reste, ce précieux capital que, toute sa vie, on dilapide au gré des humeurs sentimentales.



Je ne crois pas aux romances éternelles, aux histoires qu’on entretient comme un feu de naufragés. Je pense, au contraire, que les personnes que l’on croise ne sont que des partenaires de danse. Pour un temps, sur une musique qui se termine quand on rallume les lumières. C’est peut-être cela finalement, la raison de ma tristesse
Mer 08 Oct 2008, 17:21 par ysmael sur Mille choses

Va voir ailleurs si j'y suis pas

T’as bouffé tout l’chocolat
T’as sali tous mes draps
T’as inondé la salle de bains
T’as pété au ptit matin
T’as pissé à côté du pot
Et t’as fait plein de rots
T’as oublié la lumière
T’as pas fait les poussières
Tes chaussettes traînent partout
Et t’as pas soigné ta toux
T’as laissé des poils dans la douche
Et t’as pas essuyé ta bouche
T’as pas dit un seul jour
Que tu m’aimais d’amour
T’as dit que j’avais grossi
Mais que j’étais quand même jolie
T’as dit "Ton fils est plus malin que toi"
C’est qu’y r’ssemble à son papa
T’as dit tout ça
Bien d’autres choses et tu vois
Tu commences à m’gonfler
Et à m’casser les pieds
Alors je vais t’dire pauv’gars
Retourne chez toi
Prends tes cliques et tes claques
J’en ai plus que ma claque
De voir ta tronche de cake
Et de t’faire des ptits plats
S’il te plaît va voir dehors
Si des fois j’y suis pas et alors
P’tête que tu comprendras
Que t’avais une chouette femme
Mais qu’elle est plus là
Pour te dire qu’elle t’aime
Et que vraiment, tu l’mérites pas
Jeu 11 Sep 2008, 13:42 par AFDM sur La vie à deux

A jamais...

Nos regards se sont croisées, tu m’as regardé, tu m’as souri et doucement, alors que moi j’étais assis sur ce tabouret face au bar, sans me quitter des yeux, tu t’es levé, avant tel un fauve vers son festin, tes yeux émeraude brillaient d’envie et de désir, ton corps se balançait laissant émaner de toi une chaleur, une aura qui me captivait, m’attirait...Qui étais-tu, je ne le sais pas mais...tu étais là et j’avais envie de toi...Tout comme toi. Arrivé devant moi, tu as délicatement posé tes mains sur mon torse et, tu m’as souri, laissant une langue passer sur tes lèvres alors que ton visage s’approchait dangereusement de mon cou, tu me vola celui-ci, posant tes lèvres dedans, tu me fis frémir, alors que doucement cette douce chaleur m’envahissait, tu étais un homme et moi aussi, on n’avaient pas le droit de s’aimer et pourtant, lorsque tu as pris ma main, j’ai su que nous nous aimerions, ce qui est arrivé, nous nous sommes aimés, le temps d’un soir, puis d’un autre et les mois passèrent. Toujours aussi sensuel, toujours aussi beau, tu es venu vivre chez moi, tu te fichais des regards des autres, tu m’aimais et moi aussi. Oui mais voilà...moi, j’avais peur et, j’ai tout gâché, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie, c’est ainsi que nous nous retrouvons de nouveau, deux semaines après notre rupture, nous sommes tous les deux allongés là, côte à côte, s’aimant, les yeux clos, les mains croisées sur notre ventre, à ma demande, j’ai demandé d’être mis à tes côtés, on m’a dit oui. Sous terre, laissant juste une pierre en marbre dépasser, nous nous aimons de nouveau, plus un regard pour nous dire que cet amour est interdit.

L’amour on nous l’offre et on nous l’a instruit.
Homme ou Femme, il n’y a aucune différence.
Dieu nous à donné cette chose et....
S’il nous a permis d’aimer, Homme ou Femme,
C’est qu’il nous bénira, peu importe le sexe...
Du moment que notre amour est sincère.


« Pour la vie à jamais »
    1988 - 2008
Mar 26 Août 2008, 22:42 par Velour sur Amour internet

Au fil du temps

Le passé, le présent, le futur, se confondent ils, comme l’écrivait Marguerite Yourcenar ? Ou bien sommes nous suspendus aux aiguilles de la grande horloge qui sonnera un jour ironiquement minuit, comme l’imaginait Charles Baudelaire, dans ses Fleurs du mal ?

Ce que je sais, c’est que le temps parfois se fige, pour mieux filer à toute allure… Certains événements se répètent, mais jamais tout à fait de la même façon… Et nous sommes entrainés dans cette grande spirale, tels de simples fétus de paille. Nous pensons contrôler notre avenir, par vanité sans doute, mais rien de tout cela n’est vrai. Car qui peut prétendre savoir ce qui nous attend, à part cette fin inéluctable, le dernier souffle ?

Certes nous faisons des choix, et tentons d’en assumer au mieux les conséquences, mais qu’est ce qui nous détermine vraiment ? Où sont les limites de notre libre arbitre ?

Voltaire a écrit qu’il n’y a point de hasard. Je suis d’accord. Nous agissons parfois sans comprendre, de manière instinctive, mais n’est ce pas notre inconscient qui mène le jeu ?

Tantôt patients, tantôt impatients, sereins ou bien irrités, nous traversons notre existence avec l’espoir de voir notre vie devenir meilleure…

A travers l’amour je me suis senti pousser des ailes. J’ai serré un jour dans mes bras celle qui avait le pouvoir d’arrêter le temps, elle est venue s’emboiter contre moi, et je l’ai portée au ciel. Dans son regard je me suis perdu, ses mots doux m’ont donné plus de légèreté que tous les plaisirs que j’avais vécus jusqu’alors. A ses pieds j’ai déposé mon armure.

La terre a fait depuis sa révolution. Cet amour s’est fait capricieux, nous faisant vivre des moments faits de joies et de douleurs, avec beaucoup d’intensité dans les deux cas. Mon cœur ne voulait pas attendre. Le sien avait besoin de temps. Des bouquets de fleurs ont ponctué certains moments difficiles, des fleurs aux milles couleurs, de belles roses, et parfois des tulipes…

De vieilles blessures ont eu du mal à cicatriser, et certaines plaies se sont ré ouvertes au fil du temps, rendant chaotique une histoire qui pourtant avait tout pour être belle. Des comportements irrationnels nous ont fait souffrir. Nous avons glissé sur le fil du rasoir… Pourquoi ?
Il n’y a peut être pas d’explication. Ou alors peut-on croire que cela devait se passer ainsi, pour qu’enfin l’apaisement puisse gagner nos cœurs...

Je l’aime comme au premier jour. Mais peut être ne suis-je pas fait pour elle. Alors si un homme plus serein lui apporte enfin les raisons de ne plus abandonner son sourire, qu’ils se comprennent, et qu’ils s’aiment en toute simplicité, ce que je n’ai malheureusement pas su faire, alors que le destin le mette enfin sur sa route. Le seul fait de la savoir heureuse apaisera ma douleur de l’avoir perdue.

Comme sur cette esplanade il y a un an, le vent souffle, et porte à mon âme un très beau souvenir…
Mar 19 Août 2008, 13:41 par Bluetime sur L'amour en vrac

Karma : une solution au bien être

Un ami passionné par le Karma m’a un jour invité chez lui.
Son appartement était assez petit, la lumière tamisée grâce à quelques bougies réparties dans quelques coins de la pièce où nous étions. Une odeur agréable d’encens enivrait mes sens.

Nous nous regardions, le visage sérieux.

Il m’invite à prendre place sur le sol, au centre de la pièce, sur un tapis confortable. Je m’installe sans attendre.

Puis, m’ordonna de fermer les yeux.

Une fois les yeux fermés, il m’informe que seul le son de sa voix devait me parvenir. Je me concentre, et l’écoute.

Avec une douceur extrême dans la voix, il me dit :

"Reste concentrée.

Imagine toi maintenant une bulle recouvrant tout ton corps, pas une bulle qui prend le contour de ton corps, une bulle plus grande que toi. Tu dois la voir dans ta tête. Fait ?

Bien, maintenant, imagine que dans cette bulle, tu vois une porte. Tu dois l’entendre se fermer et s’ouvrir avec le son qui correspond à ce bruit. Fait ?

Ok, maintenant, tu m’écoutes attentivement.

Mets uniquement les choses dans ta vie qui t’ont apporté du bonheur à l’intérieur de cette bulle.
Le reste, les choses qui t’ont causé que malheur ou troubles, tu les mets en dehors, et tu dois entendre le bruit dans ta tête de la porte qui se referme lorsque les mauvaises choses sont au dehors de ta bulle.

Une fois fait, ressens ce bonheur, ces souvenirs, ces bonnes choses autour de toi. Tu les sens ?"


Subitement, j’approuve sa réponse d’un hochement de tête.

"Bien, maintenant, lève toi, on va dans la rue."

J’ouvre les yeux et m’apperçois avec un sourire que le bien être était là, en moi.

Je le suis dans une rue où il y a beaucoup de monde.

Me voilà dehors, en me sentant de nouveau observée, pas à l’aise. Il me regarde, observant mon comportement fasse à la population.

"Vas y, fait ce qu’on vient de faire".

Non, je ne me suis pas installée par terre. J’ai fermé les yeux quelques secondes, puis j’ai imaginé la bulle que je pouvais voir et entendre au son de la porte qui se ferme et s’ouvre. J’avais fermé la porte pour ma part, et une fois les yeux ouverts de nouveau, je sentais la bulle autour de moi avec la porte.

J’étais maître de moi, acceptais ou non de mettre telle ou telle personne dans ma bulle, tel lieu, telle ambiance. Je me sentais bien.



Cette expérience est à faire, et surtout à prendre au sérieux. On ressent le bien être dans les endroits où l’on aime pas aller, dans les endroits où l’on se sent oppressé.
Depuis, partout où je vais, je me sens bien. amuse

Dans la vie on fait des choix, à nous de bien mettre ces éléments là où ils devraient être... clin
Lun 04 Août 2008, 14:51 par amori33 sur Articles

Similitudes

Tout comme toi, j’ai un jour rencontré l’amour, aimé sans retenue. J’ai perdu le contact avec la terre, vécu un rêve éveillé. J’ai fait passer ces sentiments avant tout le reste. Je me suis investi corps et âmes, et je m’y suis perdu.

Tout comme toi, je n’ai pas choisi. J’ai simplement voulu que cet amour se réalise sans que rien ne vienne entraver cette relation. J’avais sous-estimé les vieux démons, ceux qui viennent frapper à notre porte lorsque l’on s’y attend le moins.

Tout comme toi, j’ai été confronté à la tromperie et au mensonge. Alors j’ai pardonné, car je me suis dit que nul être humain n’est parfait et que nous faisons tous des erreurs. J’ai été jaloux, j’ai commis des actes irrationnels, j’ai tenté de garder l’être aimé que je sentais me fuir…

Tout comme toi, j’ai éprouvé de la colère. Je me suis senti coupable. Alors j’ai espéré encore, que la vie me redonne ce que j’avais perdu.

Tout comme toi, je n’oublie pas. J’ai fait graver sur ma peau un symbole qui me rappelle cette belle histoire, à tout jamais. Et je sais que cet amour restera le seul.

Tout comme toi, je dois apprendre à vivre avec. Je me dis que la fatalité n’est pas un vain mot. Mais il est des pages qu’il est difficile de tourner.

Tout comme toi, j’ai le sentiment d’avoir changé. Je crois savoir ce qui est bon pour moi, et ce que je veux. Mais nul homme n’est maitre de son destin. Et je n’ai réussi à engendrer que de la colère. Du désir aussi, sans doute, mais ce n’est pas de l’amour.

Tout comme toi, j’ai le sentiment de gâcher mon bonheur, encore et toujours… Et reste en moi ce doute : suis-je fait pour être aimé ?

Tout comme toi, j’essaie de me faire une raison, d’accepter. Même si je sais que tout était possible, qu’aucune vitrine ne m’empêchait d’accéder à ces bonbons de toutes les couleurs que moi je voyais à travers cette relation. Alors je me suis fait arbre, j’ai décidé de ne plus bouger, d’attendre… Et même si ce n’est pas cela, être libre, c’est en toute liberté que j’ai fait ce choix, car ce n’est nullement un sacrifice que d’assumer qui l’on est, et pour qui bat notre cœur.
Lun 23 Juin 2008, 09:42 par Bluetime sur L'amour en vrac

Dans tes yeux

Depuis le premier jour, où j’ai ressenti cet amour pour toi, je n’ai eu de cesse de te regarder. Regarder ton visage, ton corps, tous les détails, et surtout tes yeux. Dans ces yeux je me perds, mais je me retrouve aussi. Ton regard contient tout ce qu’il me manquait dans ma vie. Et même s’il y a de la passion, ce n’est pas une passion destructrice. C’est une envie folle de survivre, au contraire.

Dans tes yeux je vois l’instant, je vois tous les moments, faciles ou moins faciles, que nous traversons. Ils sont le miroir de ton âme. Et cette âme, je la place au dessus de tout ce qui existe. Elle est la flamme qui m’anime, mon énergie. Tu es belle. A l’intérieur comme à l’extérieur. Et cette beauté m’ennivre. Elle est mon carburant, ce qui me fait fonctionner dans ma vie de tous les jours.

C’est de la dépendance, disent certains… La dépendance, c’est négatif. Je ne dépends pas de toi. J’ai juste besoin de ton amour parce qu’aujourd’hui c’est lui qui m’aide à me reconstruire. Vivre notre relation m’apporte énormément. C’est comme si j’avançais sur des fondations nouvelles, solides comme la pierre.

Au jour le jour… Cette façon d’appréhender les choses me semble bonne… Elle élimine toute appréhension, toute inquiétude en l’avenir. Je suis sûr de moi. Je suis sûr de ton amour. Et ca me rend heureux.

Au-delà de cette nouvelle façon de vivre, je te ressens, je te respire, je me laisse aussi absorber… C’est comme si je t’avais toujours connue, comme si j’avais toujours été là, à tes côtés… Parce que c’est ma place. Je le sais.

Alors tant que dans tes yeux je verrai cette lumière, je ne pourrai que me sentir cet homme bon et fort qu’au fond de moi je suis. Celui qui a mis un genou à terre, certes, mais qui grâce à toi redressera la tête pour redevenir ce qu’il est. A tes côtés je me sens vivre, je me sens cet homme… Je me sens ton homme…

Et si par le passé je me suis trop posé de questions, que je n’ai pas su garder la simplicité, c’est parce qu’à un moment je n’ai pas compris où se trouvaient les réponses. Elles étaient là, juste devant moi. Elles étaient gravées au fond de deux petits points noirs étincelants… Elles étaient dans tes yeux.
Ven 13 Juin 2008, 09:28 par Bluetime sur L'amour en vrac

Dans la pénombre du plaisir

Ce soir là, quand nos yeux se sont croisés dans ton rétro, une petite flamme s’est embrasée dans mon corps pour devenir un véritable incendie.

A ce moment précis, je n’ai eu qu’une envie sentir ta peau contre la mienne, parcourir ton corps que je devinai doux et svelte de mes mains avides, gouter tes lèvres et la langue.

Je ne saurais encore aujourd’hui dire pourquoi ce soir là, cette envie est née en moi, d’ailleurs, je ne puis encore aujourd’hui me séparer de ce désir de toi, de cette envie de t’avoir contre ma peau, te voir et t’entendre gémir.

Et puis ton sourire m’a ensorcelé. Quand tu m’as demandé si j’avais un numéro de tél, je n’osai y croire ! Cette envie était donc réciproque, partagée et bel et bien réelle dans nos deux corps.

Aprés de multiples rencontres demeurées trés chastes, et des sms de plus en plus suggestifs, malgré un désir débordant se laissant deviner dans nos regards fiévreux, enfin le jour béni ou nos lèvres s’unirent arriva...

Quand je ferme les yeux, je revois ...

Nos corps vibrants, tressautant de cette envie qui nous rongent, nos mains avides de connaître le corps de l’autre, nos langues se cherchant, se frolant pour ne faire plus qu’une.

Tes lèvres si douces, tes yeux si bleus, ton corps si désirable, si tendre, si sensuel. Ton souffle dans mon cou, ta bouche parcourant mon corps criant famine du tien.... Puis une union tant attendue de nos deux âmes, dans un moment de plaisir intense, brûlant, nous amenant tous deux à une extase dont nous ignorions qu’elle serait à ce point magique....

Tes gémissements mêlés aux miens s’estompent doucement dans les soubresauts de nos corps encore tendus de plaisir, tes bras qui entourent les miens, mes mains qui caressent ton torse, les yeux dans les yeux malgré une pénombre douce qui nous enveloppe tous deux, caressante, énivrante.

Cette pénombre du plaisir qui nous rejoint chaque fois que nos corps se retrouvent, chaque fois que nous nous possédons, que nos âmes s’unissent.

Tu me manques Trésor.
Sam 07 Juin 2008, 19:16 par asbarak sur Les liaisons sulfureuses

Ma belle endormie...

Je te contemple ma belle endormie
Tu es dans les bras de Morphée, partie
Une pose qui te creuse les reins
Et qui écrase un peu trop tes ‘tétins’

Reviennent les images de la nuit
Ces heures où avons pris notre déduit
Puis lovée contre moi et alanguie
Tu reparlais des malheurs de ta vie

Je sais à quel point tu en es marquée
Cet oncle qui ne t’a pas respectée
Puis l’étudiant qui ne savait t’aimer
Ralph ton professeur, toujours occupé

Un jour de vacances, une croisière d’été
A Porquerolles nous nous sommes aimés
D’une belle brune tu es le sosie
Vingt ans après : surprises de la vie !

J’avais mis le mot : fin, sur ce miracle
Mais nous revoir, tu t’en es fait l’oracle
Poste restante, ensuite ordinateur
Et maintenant tous ces jours de bonheur

Je me sens si seul, bien qu’accompagné
Tu t’es libérée ; tu as ton métier
Ta société te rend indépendante
Mais de ces vacances tu en fus mendiante

Tu dors ! moi sur l’océan des âges
Si loin de toi, immense décalage
Un jour viendra où tu me quitteras
Une vie de couple normale tu voudras…

J.R. Garou
Dim 01 Juin 2008, 18:46 par j.r.garou sur Histoires d'amour
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