Séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions: un forum d'écriture pour écrire sur l'amour.
Le Feu
- Excusez-moi, Monsieur, auriez-vous du feu, s’il vous plaît ?
- Quel genre de feu me demandez-vous, Madame ?
- Mais voyons, Monsieur, du feu pour allumer ma cigarette !
- Vous êtes sûr ?
- À quoi jouez-vous ?
- À rien, je tente simplement à découvrir si votre demande est bien celle-là.
- Il vous arrive peu de répondre simplement à ce que l’on vous demande ?
- Évidemment, quelle question !
- Et bien, en avez-vous ou pas ?
- Sans doute une braise qui ne demande qu’à devenir flamme.
- Je ne comprends pas
- Le feu n’est-il pas la production d’une flamme ?
- Je ne vous demande pas un cours de chimie que je sache.
- Ce combustible n’est-il pas issu par l’oxydation pour produire la lumière ? c’est vous qui me demandez de m’allumer.
- Mais je ne vous ne demande rien de tel, voyons !
- Je suis combustible et vous êtes comburant. Vous présenter ma flamme sera source d’énergie et formera ainsi le triangle de feu. Êtes-vous sûre de ce que vous demandez ?
- Mais vous avez fumé la moquette, ma parole !!!
Je vous rappelle que le feu peut aussi tuer, ravager et détruire.
- Ah Aaaah ! Vous êtes du parti de Zeus et non Prométhée.
- C’est une accusation ?
- Non, un constat. Le feu détruit la vermine et purifie, il détruisait les hérétiques et les sorcières sous l’inquisition.
- Et alors ?
- Vous êtes hérétique ou plutôt sorcière ?
- C’est une insulte ?
- Non, une question.
- Je n’ai que ces deux choix ?
- Non, mais comme vous avez suggéré les aspects négatifs, j’ai suivi la voie.
- Et quels en seraient pour vous les aspects positifs ?
- Déjà, il est le symbole de la régénérescence à travers la figure du phénix. Il est aussi naturellement associé au soleil. Il est protecteur pour certains et produit de la chaleur.
- Et à quoi tout cela nous mène-t-il ?
- À la chaleur qui est en nous, Madame.
- Si j’avais su que j’avais un briquet en moi, jamais je ne vous aurais accosté.
- Et pourtant, vous l’avez fait.
- Dois-je culpabiliser ?
- Non, mais insuffler un peu plus d’oxygène.
- Je n’y comprends plus rien. Que voulez-vous donc ???
- Que votre comburant agisse sur ma braise pour devenir flamme.
En d’autres termes, je vous aime.
- Vous m’aimez ? mais vous ne me connaissez pas !!!
- L’étincelle dans vos yeux a suffit pour attiser ma flamme et n’est-ce pas pour du feu que vous m’avez sollicité.
- Quel genre de feu me demandez-vous, Madame ?
- Mais voyons, Monsieur, du feu pour allumer ma cigarette !
- Vous êtes sûr ?
- À quoi jouez-vous ?
- À rien, je tente simplement à découvrir si votre demande est bien celle-là.
- Il vous arrive peu de répondre simplement à ce que l’on vous demande ?
- Évidemment, quelle question !
- Et bien, en avez-vous ou pas ?
- Sans doute une braise qui ne demande qu’à devenir flamme.
- Je ne comprends pas
- Le feu n’est-il pas la production d’une flamme ?
- Je ne vous demande pas un cours de chimie que je sache.
- Ce combustible n’est-il pas issu par l’oxydation pour produire la lumière ? c’est vous qui me demandez de m’allumer.
- Mais je ne vous ne demande rien de tel, voyons !
- Je suis combustible et vous êtes comburant. Vous présenter ma flamme sera source d’énergie et formera ainsi le triangle de feu. Êtes-vous sûre de ce que vous demandez ?
- Mais vous avez fumé la moquette, ma parole !!!
Je vous rappelle que le feu peut aussi tuer, ravager et détruire.
- Ah Aaaah ! Vous êtes du parti de Zeus et non Prométhée.
- C’est une accusation ?
- Non, un constat. Le feu détruit la vermine et purifie, il détruisait les hérétiques et les sorcières sous l’inquisition.
- Et alors ?
- Vous êtes hérétique ou plutôt sorcière ?
- C’est une insulte ?
- Non, une question.
- Je n’ai que ces deux choix ?
- Non, mais comme vous avez suggéré les aspects négatifs, j’ai suivi la voie.
- Et quels en seraient pour vous les aspects positifs ?
- Déjà, il est le symbole de la régénérescence à travers la figure du phénix. Il est aussi naturellement associé au soleil. Il est protecteur pour certains et produit de la chaleur.
- Et à quoi tout cela nous mène-t-il ?
- À la chaleur qui est en nous, Madame.
- Si j’avais su que j’avais un briquet en moi, jamais je ne vous aurais accosté.
- Et pourtant, vous l’avez fait.
- Dois-je culpabiliser ?
- Non, mais insuffler un peu plus d’oxygène.
- Je n’y comprends plus rien. Que voulez-vous donc ???
- Que votre comburant agisse sur ma braise pour devenir flamme.
En d’autres termes, je vous aime.
- Vous m’aimez ? mais vous ne me connaissez pas !!!
- L’étincelle dans vos yeux a suffit pour attiser ma flamme et n’est-ce pas pour du feu que vous m’avez sollicité.
Mar 27 Mars 2007, 21:47 par
Yvonne Kastou sur L'amour en vrac
Mon amour, mon Ami.
Mon Amour mon Ami,
Je ne sais plus
Les cinq à sept ne m’ont jamais plu
L’amour sur la moquette
Contre un arbre complice
Tu as toujours été correct
Et je savais ce que tu voulais
Naïvement et en silence j’en voulais plus
Mais notre relation n’a pas bougé d’une puce
Et je te garde sur mon coeur
Tel une jolie fleur
Le choix n’était pas difficile
Tu te souviens mon amour il y a quelques années
Les courses l’un après l’autre
Les minutes volées
Les risques calculés et ceux qui l’étaient moins
Mais c’est moi que tu as sacrifiée
Au nom de je ne sais quel....
Mais si je sais et au profond de toi tu le sais aussi
Aujourd’hui je sais ce que je veux
Je veux tout ou rien
Mais plus des miettes de pain
Donc mon ami puisque tu as choisi
Je te garde sur mon coeur
Tel une jolie fleur.
Je ne sais plus
Les cinq à sept ne m’ont jamais plu
L’amour sur la moquette
Contre un arbre complice
Tu as toujours été correct
Et je savais ce que tu voulais
Naïvement et en silence j’en voulais plus
Mais notre relation n’a pas bougé d’une puce
Et je te garde sur mon coeur
Tel une jolie fleur
Le choix n’était pas difficile
Tu te souviens mon amour il y a quelques années
Les courses l’un après l’autre
Les minutes volées
Les risques calculés et ceux qui l’étaient moins
Mais c’est moi que tu as sacrifiée
Au nom de je ne sais quel....
Mais si je sais et au profond de toi tu le sais aussi
Aujourd’hui je sais ce que je veux
Je veux tout ou rien
Mais plus des miettes de pain
Donc mon ami puisque tu as choisi
Je te garde sur mon coeur
Tel une jolie fleur.
Jeu 13 Avril 2006, 12:36 par
Hécate sur L'amour en vrac
J'irai au bout de ce rêve - Partie 4
Comme un enfant qui ouvre ses cadeaux à Noël, j’avais délicatement enlevé son soutien-gorge, joliment assorti à son string. Mes mains massaient sa poitrine gonflée par le désir. J’explorais son cou avec ma langue. Enchanté par l’hospitalité de sa peau, je décidais de m’aventurer jusqu’au sillon formé entre ses deux seins, qui caressaient alors mes joues. Mes mains n’avaient pas quitté ses moelleux coussinets qui m’offraient un confort délicieux.
Je descendais toujours plus bas, mordillant les légers plis de son ventre et léchouillant son nombril. Je sentais la dentelle frottant sur mon menton, je m’approchais doucement de son triangle d’or.
Mes mains quittaient sa poitrine et venaient se poser sur ses genoux. Là, j’écartais soudainement ses cuisses. Elle, s’était légèrement penchée en arrière, les mains posées sur son bureau, n’écoutant plus que les tourments de ses sens désorientés.
J’embrassais l’intérieur de ses cuisses, doux et lisse comme de la soie. J’allais et venais ainsi, m’arrêtant toujours à l’orée de son sexe. Elle avait posé ses mains sur ma tête, tentant de me diriger vers son domaine secret. Je résistais seulement pour prolonger l’attente et ainsi intensifier notre excitation mutuelle.
Attiré par l’humidité qui commençait à déborder le long de ses cuisses, je finis par lui donner satisfaction. Ma langue devinait à travers la dentelle imbibée, le débordement orageux. J’écartais légèrement le tissu et abordait avec avidité ses lèvres chaudes et moites. Je buvais à la fontaine de son plaisir comme on le ferait à la découverte d’une oasis en plein désert. Elle gémissait. Ses cuisses se contractaient à chacune de mes attaques langoureuses, mes doigts étant venus renforcer l’assaut au plus profond de son corps.
Après quelques minutes de cet échange tropical, je me redressais. J’offrais à sa bouche deux doigts nourris par son liquide intime. Elle les léchait avec délectation.
Elle avait laissé tomber ses mains vers mon sexe. Elle me masturba ainsi quelques instants puis, enlaçant fermement ses jambes autour de moi, nous nous imbriquâmes comme deux pièces de puzzle. J’entamais un balancement qui projetait vigoureusement mes reins entre ses cuisses. Ce mouvement pendulaire dura plusieurs minutes, s’intensifiant progressivement, en même temps que notre plaisir. Mon sexe, dur et lisse, glissait aisément le long de ses parois brûlantes.
Tout en m’embrassant, elle finit par me repousser et me proposa de m’allonger sur l’épaisse et confortable moquette. Elle vint alors s’asseoir sur moi, moi en elle, et entama une chevauchée débridée que seules mes mains arrivaient à calmer par instants grâce aux caresses délicates que je prodiguais sur ses hanches. Assise sur mon axe, elle se laissait aller dans des mouvements incontrôlés, presque sauvages. De temps à autre, elle se penchait vers moi et venait dévorer ma bouche d’un baiser carnassier.
Le ballet sensuel dura de longues minutes, puis les mouvements se firent plus lents, l’énergie commençait à nous manquer. Elle se détacha alors de moi et se mit à quatre pattes, me présentant sa croupe incendiaire comme une dernière invitation.
Je m’agenouillais derrière elle et enfonçais doucement mon sexe gorgé de plaisir dans son provocant royaume.
Mes mains sur ses hanches, dans un mouvement coordonné, nous nous débattions d’avant en arrière, dans un mouvement lascif. La fatigue exacerbait les sensations, le plaisir atteignait son paroxysme. Parfois, tout en continuant le coulissement de nos corps emboîtés, je me redressais légèrement pour me pencher vers elle et couvrir son dos, sa nuque, son cou, de baisers doux.
L’indécence passive du mouvement nous fit atteindre le nirvana au même moment. Nos corps foudroyés par la jouissance, nous tombâmes l’un à côté de l’autre, épuisés de plaisir . Nous restâmes ainsi une éternité, allongés sur le sol, main dans la main, yeux dans les yeux, l’un caressant parfois le visage de l’autre pour vérifier que tout ça n’était pas un rêve…
La prochaine réunion de travail est fixée au 11 février.
Je descendais toujours plus bas, mordillant les légers plis de son ventre et léchouillant son nombril. Je sentais la dentelle frottant sur mon menton, je m’approchais doucement de son triangle d’or.
Mes mains quittaient sa poitrine et venaient se poser sur ses genoux. Là, j’écartais soudainement ses cuisses. Elle, s’était légèrement penchée en arrière, les mains posées sur son bureau, n’écoutant plus que les tourments de ses sens désorientés.
J’embrassais l’intérieur de ses cuisses, doux et lisse comme de la soie. J’allais et venais ainsi, m’arrêtant toujours à l’orée de son sexe. Elle avait posé ses mains sur ma tête, tentant de me diriger vers son domaine secret. Je résistais seulement pour prolonger l’attente et ainsi intensifier notre excitation mutuelle.
Attiré par l’humidité qui commençait à déborder le long de ses cuisses, je finis par lui donner satisfaction. Ma langue devinait à travers la dentelle imbibée, le débordement orageux. J’écartais légèrement le tissu et abordait avec avidité ses lèvres chaudes et moites. Je buvais à la fontaine de son plaisir comme on le ferait à la découverte d’une oasis en plein désert. Elle gémissait. Ses cuisses se contractaient à chacune de mes attaques langoureuses, mes doigts étant venus renforcer l’assaut au plus profond de son corps.
Après quelques minutes de cet échange tropical, je me redressais. J’offrais à sa bouche deux doigts nourris par son liquide intime. Elle les léchait avec délectation.
Elle avait laissé tomber ses mains vers mon sexe. Elle me masturba ainsi quelques instants puis, enlaçant fermement ses jambes autour de moi, nous nous imbriquâmes comme deux pièces de puzzle. J’entamais un balancement qui projetait vigoureusement mes reins entre ses cuisses. Ce mouvement pendulaire dura plusieurs minutes, s’intensifiant progressivement, en même temps que notre plaisir. Mon sexe, dur et lisse, glissait aisément le long de ses parois brûlantes.
Tout en m’embrassant, elle finit par me repousser et me proposa de m’allonger sur l’épaisse et confortable moquette. Elle vint alors s’asseoir sur moi, moi en elle, et entama une chevauchée débridée que seules mes mains arrivaient à calmer par instants grâce aux caresses délicates que je prodiguais sur ses hanches. Assise sur mon axe, elle se laissait aller dans des mouvements incontrôlés, presque sauvages. De temps à autre, elle se penchait vers moi et venait dévorer ma bouche d’un baiser carnassier.
Le ballet sensuel dura de longues minutes, puis les mouvements se firent plus lents, l’énergie commençait à nous manquer. Elle se détacha alors de moi et se mit à quatre pattes, me présentant sa croupe incendiaire comme une dernière invitation.
Je m’agenouillais derrière elle et enfonçais doucement mon sexe gorgé de plaisir dans son provocant royaume.
Mes mains sur ses hanches, dans un mouvement coordonné, nous nous débattions d’avant en arrière, dans un mouvement lascif. La fatigue exacerbait les sensations, le plaisir atteignait son paroxysme. Parfois, tout en continuant le coulissement de nos corps emboîtés, je me redressais légèrement pour me pencher vers elle et couvrir son dos, sa nuque, son cou, de baisers doux.
L’indécence passive du mouvement nous fit atteindre le nirvana au même moment. Nos corps foudroyés par la jouissance, nous tombâmes l’un à côté de l’autre, épuisés de plaisir . Nous restâmes ainsi une éternité, allongés sur le sol, main dans la main, yeux dans les yeux, l’un caressant parfois le visage de l’autre pour vérifier que tout ça n’était pas un rêve…
La prochaine réunion de travail est fixée au 11 février.
Mar 13 Jan 2004, 22:30 par
la_tulipe_noire sur Les liaisons sulfureuses
J'irai au bout de ce rêve - Partie 2
Je me dirige alors vers une une lourde porte en bois précieux. Quelques ferronneries anciennes lui donnent l’aspect de l’entrée de ces hôtels particuliers que l’on découvre parfois au hasard de promenades insouciantes dans Paris. Tout ici dégage d’ailleurs une impression de luxe ordonné, chaud et parfumé… accueillant en somme. Pas ce luxe ostentatoire dont raffolent parfois les gens qui gagnent trop d’argent.
Dans le même mouvement je frappe et j’entre dans le bureau. Une femme d’environ 35 ans s’approche de moi et me tend la main :
-« Bonjour Monsieur L….., Sandrine Myriam, enchantée de vous rencontrer ! »
-« Tout le plaisir est pour moi, merci de m’accueillir dans vos bureaux »
La pièce est vaste et lumineuse. Le mobilier plutôt moderne et sobre. Une bibliothèque bourrée de livres égaye un pan de mur. Une toile colorée et géométrique apporte une petite touche de fantaisie à l’ensemble. Au sol, une épaisse moquette gris souris donne l’impression enivrante de marcher sur des nuages.
Après quelques échanges de politesse je suis invité à m’asseoir dans un fauteuil confortable. Elle s’installe en face de moi, de l’autre côté de son bureau, dans un fauteuil identique au mien. Je remarque ce détail car souvent les gens qui veulent se donner trop d’importance se permettent un fauteuil surdimensionné et luxueux, laissant à leurs invités de vulgaires chaises défraîchies.
Ainsi installé, je peux alors m’attarder sur son visage. Et si jusqu’à présent je considérais cette affaire comme une corvée, la beauté de ma future collaboratrice me fit comprendre que la lourdeur prévue du travail serait beaucoup plus agréable à supporter.
Des cheveux couleur charbon tombant sur ses épaules encadrent des yeux en amandes d’une noirceur tout aussi profonde. Ceci lui donne un air assez strict malgré une bouche gourmande et des fossettes rieuses.
L’importance de l’affaire en cours me fit vite oublier cette délicieuse impression, et nous commençâmes notre travail selon l’agenda pré-établi quelques semaines auparavant par téléphone.
Je devais tout d’abord lui présenter les aspects les plus techniques du dossier, pour lui faire découvrir les fondements de l’affaire et les rudiments d’un domaine qu’elle ne maîtrisait pas.
Un écran était prévu à cet effet dans un coin du bureau. Je pouvais y faire défiler la présentation que j’avais soigneusement préparé sur mon ordinateur portable. Je me levais pour détailler mes propos et insister sur les points importants. Elle était restée à son bureau, attentive, prenant même quelques notes sur un petit carnet. Avec sérieux et application, je poursuivais mon discours, bien décidé à démarrer cette affaire tambour battant. Seul le regard de mon unique spectatrice me perturbait. Ses yeux semblaient s’arrêter de temps à autre sur moi, ou devrais-je dire sur certaines parties de mon corps qu’elle examinait avec délectation. Je me disais que tout ça n’était que le fruit de mon imagination, ce qui provoqua chez moi un sourire intérieur. Je n’étais que plus détendu malgré l’importance du moment. J’allais même jusqu’à soupçonner Madame Myriam de noter sur son carnet des commentaires sur mes yeux ou mes fesses au lieu de se concentrer sur l’écran.
Ma présentation terminée, après qu’elle m’eut posé quelques questions sur un vocabulaire un peu obscur pour elle, nous échangeâmes alors les rôles. Je repris ma place alors qu’elle se leva pour se placer à gauche de l’écran et démarrer sa présentation.
Elle n’était pas très grande, 1m65 tout au plus, mais dégageait pourtant une classe et une assurance indéniable. Elle était vêtue d’un pantalon et d’un pull noir, ce qui avec ses cheveux lui donnait un côté très sombre. L’ensemble mettait néanmoins en valeur une étole de soie rose orangé, élégamment enroulée autour de son cou.
De mon côté, ne maîtrisant en rien le langage juridique j’essayais de me concentrer sur ses explications. Mais mon attention s’attardait surtout sur des détails beaucoup moins sérieux. Là, son pull légèrement serré qui laissait deviner une poitrine mesurée mais ferme. Ou encore ses mains, fines et sans sophistication, les ongles subtilement recouverts d’un vernis translucide.
Le moment passa très vite bien qu’ayant duré presque une heure. J’attendis qu’elle reprenne sa place sur son siège pour lui poser quelques questions. Elle me répondit clairement bien que paraissant un peu lasse. Cela faisait deux heures maintenant que nous avions commencé à travailler. Un léger silence suivit.
Dans le même mouvement je frappe et j’entre dans le bureau. Une femme d’environ 35 ans s’approche de moi et me tend la main :
-« Bonjour Monsieur L….., Sandrine Myriam, enchantée de vous rencontrer ! »
-« Tout le plaisir est pour moi, merci de m’accueillir dans vos bureaux »
La pièce est vaste et lumineuse. Le mobilier plutôt moderne et sobre. Une bibliothèque bourrée de livres égaye un pan de mur. Une toile colorée et géométrique apporte une petite touche de fantaisie à l’ensemble. Au sol, une épaisse moquette gris souris donne l’impression enivrante de marcher sur des nuages.
Après quelques échanges de politesse je suis invité à m’asseoir dans un fauteuil confortable. Elle s’installe en face de moi, de l’autre côté de son bureau, dans un fauteuil identique au mien. Je remarque ce détail car souvent les gens qui veulent se donner trop d’importance se permettent un fauteuil surdimensionné et luxueux, laissant à leurs invités de vulgaires chaises défraîchies.
Ainsi installé, je peux alors m’attarder sur son visage. Et si jusqu’à présent je considérais cette affaire comme une corvée, la beauté de ma future collaboratrice me fit comprendre que la lourdeur prévue du travail serait beaucoup plus agréable à supporter.
Des cheveux couleur charbon tombant sur ses épaules encadrent des yeux en amandes d’une noirceur tout aussi profonde. Ceci lui donne un air assez strict malgré une bouche gourmande et des fossettes rieuses.
L’importance de l’affaire en cours me fit vite oublier cette délicieuse impression, et nous commençâmes notre travail selon l’agenda pré-établi quelques semaines auparavant par téléphone.
Je devais tout d’abord lui présenter les aspects les plus techniques du dossier, pour lui faire découvrir les fondements de l’affaire et les rudiments d’un domaine qu’elle ne maîtrisait pas.
Un écran était prévu à cet effet dans un coin du bureau. Je pouvais y faire défiler la présentation que j’avais soigneusement préparé sur mon ordinateur portable. Je me levais pour détailler mes propos et insister sur les points importants. Elle était restée à son bureau, attentive, prenant même quelques notes sur un petit carnet. Avec sérieux et application, je poursuivais mon discours, bien décidé à démarrer cette affaire tambour battant. Seul le regard de mon unique spectatrice me perturbait. Ses yeux semblaient s’arrêter de temps à autre sur moi, ou devrais-je dire sur certaines parties de mon corps qu’elle examinait avec délectation. Je me disais que tout ça n’était que le fruit de mon imagination, ce qui provoqua chez moi un sourire intérieur. Je n’étais que plus détendu malgré l’importance du moment. J’allais même jusqu’à soupçonner Madame Myriam de noter sur son carnet des commentaires sur mes yeux ou mes fesses au lieu de se concentrer sur l’écran.
Ma présentation terminée, après qu’elle m’eut posé quelques questions sur un vocabulaire un peu obscur pour elle, nous échangeâmes alors les rôles. Je repris ma place alors qu’elle se leva pour se placer à gauche de l’écran et démarrer sa présentation.
Elle n’était pas très grande, 1m65 tout au plus, mais dégageait pourtant une classe et une assurance indéniable. Elle était vêtue d’un pantalon et d’un pull noir, ce qui avec ses cheveux lui donnait un côté très sombre. L’ensemble mettait néanmoins en valeur une étole de soie rose orangé, élégamment enroulée autour de son cou.
De mon côté, ne maîtrisant en rien le langage juridique j’essayais de me concentrer sur ses explications. Mais mon attention s’attardait surtout sur des détails beaucoup moins sérieux. Là, son pull légèrement serré qui laissait deviner une poitrine mesurée mais ferme. Ou encore ses mains, fines et sans sophistication, les ongles subtilement recouverts d’un vernis translucide.
Le moment passa très vite bien qu’ayant duré presque une heure. J’attendis qu’elle reprenne sa place sur son siège pour lui poser quelques questions. Elle me répondit clairement bien que paraissant un peu lasse. Cela faisait deux heures maintenant que nous avions commencé à travailler. Un léger silence suivit.
Mar 13 Jan 2004, 22:27 par
la_tulipe_noire sur Les liaisons sulfureuses
Ecrire sur moquette
Le Feu, Mon amour, mon Ami., J'irai au bout de ce rêve - Partie 4, J'irai au bout de ce rêve - Partie 2, Il y a 4 textes utilisant le mot moquette. Ces pages présentent les textes correspondant.
Bonne lecture !
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L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran.
Winston Churchill
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