Séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions: un forum d'écriture pour écrire sur l'amour.
Femmes (poèmes érotiques)
Femmes aux formes généreuses,
Invite aux caresses délicieuses,
Du bout des doigts j’effleure ton visage,
Si près du mien, tu es si sage.
Femmes aux rondeurs mystérieuses,
Passant la main sur tes courbes onctueuses,
De la tête jusqu’aux pieds,
Tout cela à merveille me sied.
Femmes pudiques et si exquises,
Un simple souffle de simples bises,
Te fais frissonner sous la chaleur,
De mes doigts avec tant de douceur.
Femmes belles j’imagine tes contours
Aphrodite, déesse de l’amour,
Parcourant ton corps avec délices,
Acceptant à présent les prémices.
Femmes aimantes et si caressantes,J’aime ces douleurs si oppressantes,
Effleurant de ma main ton cubitus,
Avec ma langue ton Mont de Vénus.
De tes seins laiteux,
De ces plaisirs crémeux
De ma bouche qui est tienne
De ta courbe qui est mienne.
Femme que j’aime et que j’adore
Femmes que j’aime et que j’implore,
Aimant titiller ton clitoris,
Approuvant quand tu absorbe mon pénis,
Femmes femmes femmes
De la liaison coquine
A la botte Florentine
De la caresse d’une cuisse
Et de ma main qui ne glisse
Femmes, femmes femmes
Je vous aime
Poème de Sylvia de corneillan extrait de son livre Méli-Mélo
Invite aux caresses délicieuses,
Du bout des doigts j’effleure ton visage,
Si près du mien, tu es si sage.
Femmes aux rondeurs mystérieuses,
Passant la main sur tes courbes onctueuses,
De la tête jusqu’aux pieds,
Tout cela à merveille me sied.
Femmes pudiques et si exquises,
Un simple souffle de simples bises,
Te fais frissonner sous la chaleur,
De mes doigts avec tant de douceur.
Femmes belles j’imagine tes contours
Aphrodite, déesse de l’amour,
Parcourant ton corps avec délices,
Acceptant à présent les prémices.
Femmes aimantes et si caressantes,J’aime ces douleurs si oppressantes,
Effleurant de ma main ton cubitus,
Avec ma langue ton Mont de Vénus.
De tes seins laiteux,
De ces plaisirs crémeux
De ma bouche qui est tienne
De ta courbe qui est mienne.
Femme que j’aime et que j’adore
Femmes que j’aime et que j’implore,
Aimant titiller ton clitoris,
Approuvant quand tu absorbe mon pénis,
Femmes femmes femmes
De la liaison coquine
A la botte Florentine
De la caresse d’une cuisse
Et de ma main qui ne glisse
Femmes, femmes femmes
Je vous aime
Poème de Sylvia de corneillan extrait de son livre Méli-Mélo
Lun 27 Oct 2008, 14:35 par
titine12 sur Les liaisons sulfureuses
Chère Claude
Les beaux textes : je crois ne pas trahir la pensée de PetitPrince en disant que ce site est beau de vos/nos textes !!
Bonne écriture à tous et toutes et bonne Saint Valentin. D’ailleurs et à cette occasion... si vous laissiez parler vos plumes
?!
Bises du coeur,
Dolce
Bonne écriture à tous et toutes et bonne Saint Valentin. D’ailleurs et à cette occasion... si vous laissiez parler vos plumes
?!
Bises du coeur,
Dolce
Lun 12 Fév 2007, 12:24 par
dolce vita sur Annonces
Louanges
Coucou Jan,
C’est juste que j’ai coutume de dire (ou d’écrire !) ce que je pense et je trouve que tu excelles dans le genre poétique autant que dans la narration autobiographique, alors voilà
...
Surtout merci de continuer : un régal.
Bises amicales,
Dolce
C’est juste que j’ai coutume de dire (ou d’écrire !) ce que je pense et je trouve que tu excelles dans le genre poétique autant que dans la narration autobiographique, alors voilà
...
Surtout merci de continuer : un régal.
Bises amicales,
Dolce
Jeu 25 Jan 2007, 15:54 par
dolce vita sur Mille choses
Re: coucou
Merci Claude, coucou bien reçu
!
Bonne journée/soirée à toi !
Et à ceux et celles qui nous lisent : on va ouvrir une école de la sagesse, qu’en dis-tu ?
Bises amicales,
Dolce
!
Bonne journée/soirée à toi !
Et à ceux et celles qui nous lisent : on va ouvrir une école de la sagesse, qu’en dis-tu ?
Bises amicales,
Dolce
Mar 23 Jan 2007, 14:09 par
dolce vita sur Citations
c'était en février....
Que j’étais dans mes petits souliers ce jour-là...le jour où tu es arrivée vraiment dans ma vie…avec tout ce que je n’avais jamais vu de toi mais que j’avais deviné..
Et le T G V s’est arrêté…
Je guettais sans en avoir l’air l’ouverture de la porte de ton compartiment, te voir…oui, te voir…je n’ai vu que ton sourire et mes yeux se sont baissés, perdus sur le quai : mes yeux je leur avais dit de ne pas trop en faire, ou plutôt de faire bonne impression !
Ta peau était fraîche ; j’étais glacée et mon cœur, qui s’était mis à battre un peu plus vite à ta descente du train, ne s’est pas calmé...je crois bien qu’il a gardé ce rythme tout au long de ce week-end…
«deux bises ? –non, ici c’est quatre…-alors, va pour quatre… »
Oui, ta peau était fraîche et tes lèvres tièdes sur mes joues…
Pas très animé, le trajet en voiture… Nous avons dû parler, de tout, de rien…il fallait ne pas laisser le silence s’installer, alors je t’ai écoutée…je répondais comme je pouvais, entre deux pensées contraires qui me projetaient déjà entre tes bras...faut-il déjà ?...ne faut-il pas? Un délice, ta voix…un enfer, mes doutes!
« la maison est là…nous y sommes… » et tu es entrée chez moi…J’étais dans la tourmente, au beau milieu de mes interrogations, incapable de me résoudre à….à passer mes bras autour de toi… à juste prendre ta main…à seulement te regarder…
J’étais chez moi, en terrain connu mais voilà, j’avais perdu tous mes repères…choisir le fauteuil et mettre un peu de distance entre nous, m’installer sur le canapé à côté de toi ?
Tu as pris l’initiative et d’un mot accompagnant ton sourire tu m’as invitée à m’asseoir près de toi sur le canapé…
Ta main s’est appropriée la mienne, nos doigts se sont trouvés. Naturellement ta tête s’est posée sur mon épaule…mon autre main s’est trouvée bête au bout de mon bras, bête à ne pas savoir où se poser : ton bras ? ta cuisse ? ton visage ? La tienne s’en est prise à ma chemise...déjà, il te fallait t’accrocher…nous en étions là lorsque le téléphone a sonné.
Sans le savoir, mon frère venait de sauver mon autre main du naufrage…tes doigts jouaient avec le pli de mon jean’s, le parcouraient, défaisaient, refaisaient…et mon frère me parlait, il ne se doutait pas. La conversation n’en finissait pas, mais moi pendant ce temps, je refaisais surface…petit à petit, je me suis retrouvée.
Après…après, ma main a suivi le chemin de ton bras, s’y est promenée, est allée découvrir ta peau douce et tiède sous la manche de ton pull…
Voilà…c’est toi que je caressais, toi qui me donnais chaud soudainement, toi qui me faisais frissonner et trembler…ma main s’est faite un peu plus insistante, je crois pour cacher ce tremblement…un baiser sur ma joue, la coin de ma bouche, tes lèvres sur les miennes...enfin…
Là…ce premier baiser et ton premier soupir lorsque nos langues se sont mêlées, quand ma main s’est glissée sous ton pull…mon désir et mon doute mélangés. Ton corps, je l’ai senti se tendre…mes mains, ma bouche je les savais faites pour lui…
Tu t’es allongée et tu m’as guidée… je ressentais ton envie et tu savais la mienne : tes yeux me le disaient. Les miens ont suivi la montée de ton plaisir. Je t’ai apprise…j’ai appris tes frémissements, tes attentes, tes mots, les parties de ton corps sensibles, si réactives…tu m’as laissée te faire l’amour…je suis devenue ton amante…
A cet instant, celui de ton abandon, celui où pour la première fois je t’ai vue faible au creux de mes bras, mon regard s’est un peu troublé; j’ai mis ma tête tout près de ton cou…c’était chaud ce qui coulait sur ma joue…ça aussi, c’était la première fois…
Et le T G V s’est arrêté…
Je guettais sans en avoir l’air l’ouverture de la porte de ton compartiment, te voir…oui, te voir…je n’ai vu que ton sourire et mes yeux se sont baissés, perdus sur le quai : mes yeux je leur avais dit de ne pas trop en faire, ou plutôt de faire bonne impression !
Ta peau était fraîche ; j’étais glacée et mon cœur, qui s’était mis à battre un peu plus vite à ta descente du train, ne s’est pas calmé...je crois bien qu’il a gardé ce rythme tout au long de ce week-end…
«deux bises ? –non, ici c’est quatre…-alors, va pour quatre… »
Oui, ta peau était fraîche et tes lèvres tièdes sur mes joues…
Pas très animé, le trajet en voiture… Nous avons dû parler, de tout, de rien…il fallait ne pas laisser le silence s’installer, alors je t’ai écoutée…je répondais comme je pouvais, entre deux pensées contraires qui me projetaient déjà entre tes bras...faut-il déjà ?...ne faut-il pas? Un délice, ta voix…un enfer, mes doutes!
« la maison est là…nous y sommes… » et tu es entrée chez moi…J’étais dans la tourmente, au beau milieu de mes interrogations, incapable de me résoudre à….à passer mes bras autour de toi… à juste prendre ta main…à seulement te regarder…
J’étais chez moi, en terrain connu mais voilà, j’avais perdu tous mes repères…choisir le fauteuil et mettre un peu de distance entre nous, m’installer sur le canapé à côté de toi ?
Tu as pris l’initiative et d’un mot accompagnant ton sourire tu m’as invitée à m’asseoir près de toi sur le canapé…
Ta main s’est appropriée la mienne, nos doigts se sont trouvés. Naturellement ta tête s’est posée sur mon épaule…mon autre main s’est trouvée bête au bout de mon bras, bête à ne pas savoir où se poser : ton bras ? ta cuisse ? ton visage ? La tienne s’en est prise à ma chemise...déjà, il te fallait t’accrocher…nous en étions là lorsque le téléphone a sonné.
Sans le savoir, mon frère venait de sauver mon autre main du naufrage…tes doigts jouaient avec le pli de mon jean’s, le parcouraient, défaisaient, refaisaient…et mon frère me parlait, il ne se doutait pas. La conversation n’en finissait pas, mais moi pendant ce temps, je refaisais surface…petit à petit, je me suis retrouvée.
Après…après, ma main a suivi le chemin de ton bras, s’y est promenée, est allée découvrir ta peau douce et tiède sous la manche de ton pull…
Voilà…c’est toi que je caressais, toi qui me donnais chaud soudainement, toi qui me faisais frissonner et trembler…ma main s’est faite un peu plus insistante, je crois pour cacher ce tremblement…un baiser sur ma joue, la coin de ma bouche, tes lèvres sur les miennes...enfin…
Là…ce premier baiser et ton premier soupir lorsque nos langues se sont mêlées, quand ma main s’est glissée sous ton pull…mon désir et mon doute mélangés. Ton corps, je l’ai senti se tendre…mes mains, ma bouche je les savais faites pour lui…
Tu t’es allongée et tu m’as guidée… je ressentais ton envie et tu savais la mienne : tes yeux me le disaient. Les miens ont suivi la montée de ton plaisir. Je t’ai apprise…j’ai appris tes frémissements, tes attentes, tes mots, les parties de ton corps sensibles, si réactives…tu m’as laissée te faire l’amour…je suis devenue ton amante…
A cet instant, celui de ton abandon, celui où pour la première fois je t’ai vue faible au creux de mes bras, mon regard s’est un peu troublé; j’ai mis ma tête tout près de ton cou…c’était chaud ce qui coulait sur ma joue…ça aussi, c’était la première fois…
Mar 04 Oct 2005, 21:06 par
danslalune sur La première fois
Quand l'amour nous attend ...
Je me lance à mon tour.....
Depuis le temps que je tchat sur le net, jamais je n’avais encore rencontré quelqu’un à qui j’aurais pu m’attacher amoureusement... Je trouvais même ça complètement idiot moi aussi
Et puis vlan ! Ca m’est tombé dessus sans prévenir !... Ca fait deux mois que ça dure. Oh! c’est pas bien vieux, mais j’ai vraiment le sentiment d’avoir enfin rencontré "l’âme soeur"...
Oui , je sais qu’il faut être prudent, ne pas se lier trop vite. Prudents, nous le sommes et liés aussi
Notre première rencontre se fera dans 15 jours. Nous sommes nous aussi passés par le doute, la peur du lendemain, la peur de se tromper encore une fois et souffrir pour une énième fois. Maintenant, la peur nous tenaille un peu moins et l’impatience de se voir enfin se fait de plus en plus sentir...
L’amour, je dois le vivre à fond ou pas du tout, donc ces quelques jours de bonheur seront très intenses...
Le lendemain ? L’éloignement géographique ?
J’ai envie de dire que ce n’est rien tout ça ! Si nous sommes faits l’un pour l’autre, les choses se feront sans précipitation et tout naturellement... De toute façon, je ne crois pas aux coïncidences ni au hasard...
Et Odyyyy, ton histoire ressemble tant à la mienne que ça m’encourage !!! Merci
Je viendrai vous dire si vraiment "Il" est l’homme de la suite de ma vie bientôt...
Bises à toutes et tous, ce forum est merveilleux, thanks Petit Prince !
Depuis le temps que je tchat sur le net, jamais je n’avais encore rencontré quelqu’un à qui j’aurais pu m’attacher amoureusement... Je trouvais même ça complètement idiot moi aussi
Et puis vlan ! Ca m’est tombé dessus sans prévenir !... Ca fait deux mois que ça dure. Oh! c’est pas bien vieux, mais j’ai vraiment le sentiment d’avoir enfin rencontré "l’âme soeur"...
Oui , je sais qu’il faut être prudent, ne pas se lier trop vite. Prudents, nous le sommes et liés aussi
Notre première rencontre se fera dans 15 jours. Nous sommes nous aussi passés par le doute, la peur du lendemain, la peur de se tromper encore une fois et souffrir pour une énième fois. Maintenant, la peur nous tenaille un peu moins et l’impatience de se voir enfin se fait de plus en plus sentir...
L’amour, je dois le vivre à fond ou pas du tout, donc ces quelques jours de bonheur seront très intenses...
Le lendemain ? L’éloignement géographique ?
J’ai envie de dire que ce n’est rien tout ça ! Si nous sommes faits l’un pour l’autre, les choses se feront sans précipitation et tout naturellement... De toute façon, je ne crois pas aux coïncidences ni au hasard...
Et Odyyyy, ton histoire ressemble tant à la mienne que ça m’encourage !!! Merci
Je viendrai vous dire si vraiment "Il" est l’homme de la suite de ma vie bientôt...
Bises à toutes et tous, ce forum est merveilleux, thanks Petit Prince !
Mer 24 Mars 2004, 02:05 par
Mout sur Amour internet
un 14 juillet à Paris (3)
Passage devant le Panthéon. Court arrêt. Quelle est la dernière personne introduite en ce haut lieu ? Bof …passons.
Le jardin du Luxembourg. Un peu de temps devant nous, une chaleur qui s’affirme et les jambes un peu lourdes nous conseillent de profiter de la beauté de l’endroit et de ses recoins ombragés. Une fanfare joue sous le kiosque, devant une foule attentive. Quatre chaises libres et nous nous posons là, sous la protection de platanes bienfaiteurs. Quelques instants de répit après une matinée de marche. Douce somnolence musicale. Mes yeux se ferment, mes pensées s’envolent. Je nous imagine ici-même, mon rêve t’ayant déposé sur mes genoux. Mes bras encerclent ta taille, les tiens s’enroulent autour de mon cou. Tu as laissé reposé ta tête sur mon épaule. Nous profitons nonchalamment des notes mélodieuses qui se perdent dans l’air.
Réveil …il est temps de reprendre notre chemin. Nous flânons à travers le Jardin. Sous ce soleil lumineux, l’herbe apparaît plus verte que jamais. Les gens semblent plus heureux les uns que les autres. Des amoureux enlacés, des vieux couples attendrissants, des enfants qui s’essoufflent dans de folles chevauchés. Les silences succèdent aux éclats de rire qui s’envolent avec les pigeons. Contrefaçon de paradis. Nous nous sommes d’ailleurs arrêté de nouveau pour nous imprégner de cette atmosphère apaisante.
Accoudés à cette rambarde en pierre blanche qui surplombe les parties les plus basses du jardin, nous avalons la douceur ambiante, nous respirons la joie de vivre éparpillée dans chaque recoin. Tu joues avec tes lunettes de soleil. Tu nous dit qu’elle t’ont coûté assez cher, que ce sont les mêmes que celles portées par je ne sais qui , sans doute très célèbre. Tu les replaces sur ton nez et prends cette expression mutine qui m’anéantit. Une vraie star, ma star. Je t’aimais aussi comme ça.
Passage au milieu des terrains de boules et nous quittons les lieux, non sans avoir jeté un œil au Palais.
Nous approchons maintenant de notre but mais, Chronos, généreux en ce dimanche, nous accorde le droit de prendre un verre dans un café proche de la gare. Le soleil, toujours, inonde la terrasse. Je me suis assis en face de toi. Je profite des derniers instants, je n’ai pas envie de te quitter. Je voudrais tes yeux en carte postale souvenir de ces dernières heures. Tu as commandé un Perrier menthe mais des particules étrangères s’ébrouent au milieu des bulles. Nous en profitons pour te taquiner gentiment. Dans un sourire gêné tu demandes au serveur de te le changer. Je t’observe du coin de l’œil …ce sourire ! je t’aimais aussi comme ça.
Nous voici enfin à la gare Montparnasse. Calme comme un dimanche d’été en fin d’après-midi. Je ne l’avais jamais connu aussi peu fréquentée. Elle me semble déserte. Les voyageurs qui déambulent m’apparaissent comme des spectres. Usé par cette journée, magnifique et horrible à la fois, un voile blanc affaiblit ma vue. J’ai les yeux embués de tristesse. Montée vers les quais Grandes Lignes. Je rêve à un adieu de cinéma. Film en noir et blanc, baiser langoureux et séparation déchirante. Un « je t’aime » dans un soupir de départ. Je n’aurais que deux bises sur la joue que je recevrais comme une paire de claques, un « au-revoir-à-bientôt » comme une lame plantée dans l’estomac.
Je monte dans le train, départ pour l’amertume…
Ce 14 juillet un extrémiste de la politique a voulu tuer le président. Il l’a raté. Il est en prison.
Ce 14 juillet un extrémiste de l’amour a voulu tuer ses souffrances. Il s’est raté. Son cœur est en prison.
Le jardin du Luxembourg. Un peu de temps devant nous, une chaleur qui s’affirme et les jambes un peu lourdes nous conseillent de profiter de la beauté de l’endroit et de ses recoins ombragés. Une fanfare joue sous le kiosque, devant une foule attentive. Quatre chaises libres et nous nous posons là, sous la protection de platanes bienfaiteurs. Quelques instants de répit après une matinée de marche. Douce somnolence musicale. Mes yeux se ferment, mes pensées s’envolent. Je nous imagine ici-même, mon rêve t’ayant déposé sur mes genoux. Mes bras encerclent ta taille, les tiens s’enroulent autour de mon cou. Tu as laissé reposé ta tête sur mon épaule. Nous profitons nonchalamment des notes mélodieuses qui se perdent dans l’air.
Réveil …il est temps de reprendre notre chemin. Nous flânons à travers le Jardin. Sous ce soleil lumineux, l’herbe apparaît plus verte que jamais. Les gens semblent plus heureux les uns que les autres. Des amoureux enlacés, des vieux couples attendrissants, des enfants qui s’essoufflent dans de folles chevauchés. Les silences succèdent aux éclats de rire qui s’envolent avec les pigeons. Contrefaçon de paradis. Nous nous sommes d’ailleurs arrêté de nouveau pour nous imprégner de cette atmosphère apaisante.
Accoudés à cette rambarde en pierre blanche qui surplombe les parties les plus basses du jardin, nous avalons la douceur ambiante, nous respirons la joie de vivre éparpillée dans chaque recoin. Tu joues avec tes lunettes de soleil. Tu nous dit qu’elle t’ont coûté assez cher, que ce sont les mêmes que celles portées par je ne sais qui , sans doute très célèbre. Tu les replaces sur ton nez et prends cette expression mutine qui m’anéantit. Une vraie star, ma star. Je t’aimais aussi comme ça.
Passage au milieu des terrains de boules et nous quittons les lieux, non sans avoir jeté un œil au Palais.
Nous approchons maintenant de notre but mais, Chronos, généreux en ce dimanche, nous accorde le droit de prendre un verre dans un café proche de la gare. Le soleil, toujours, inonde la terrasse. Je me suis assis en face de toi. Je profite des derniers instants, je n’ai pas envie de te quitter. Je voudrais tes yeux en carte postale souvenir de ces dernières heures. Tu as commandé un Perrier menthe mais des particules étrangères s’ébrouent au milieu des bulles. Nous en profitons pour te taquiner gentiment. Dans un sourire gêné tu demandes au serveur de te le changer. Je t’observe du coin de l’œil …ce sourire ! je t’aimais aussi comme ça.
Nous voici enfin à la gare Montparnasse. Calme comme un dimanche d’été en fin d’après-midi. Je ne l’avais jamais connu aussi peu fréquentée. Elle me semble déserte. Les voyageurs qui déambulent m’apparaissent comme des spectres. Usé par cette journée, magnifique et horrible à la fois, un voile blanc affaiblit ma vue. J’ai les yeux embués de tristesse. Montée vers les quais Grandes Lignes. Je rêve à un adieu de cinéma. Film en noir et blanc, baiser langoureux et séparation déchirante. Un « je t’aime » dans un soupir de départ. Je n’aurais que deux bises sur la joue que je recevrais comme une paire de claques, un « au-revoir-à-bientôt » comme une lame plantée dans l’estomac.
Je monte dans le train, départ pour l’amertume…
Ce 14 juillet un extrémiste de la politique a voulu tuer le président. Il l’a raté. Il est en prison.
Ce 14 juillet un extrémiste de l’amour a voulu tuer ses souffrances. Il s’est raté. Son cœur est en prison.
Dim 21 Mars 2004, 23:08 par
la_tulipe_noire sur La vie à deux
Ecrire sur bises
Femmes (poèmes érotiques), Chère Claude, Louanges, Re: coucou, c'était en février...., Quand l'amour nous attend ..., un 14 juillet à Paris (3), Il y a 7 textes utilisant le mot bises. Ces pages présentent les textes correspondant.
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