Le bouclier

Je suis devenu l’homme de la vie d’une femme, le temps d’un souffle, à cause du comportement d’une étoile diabolique.

C’est pourtant moi qu’on a sommé d’aller au diable. C’est pourtant sur moi que s’est posé le regard accusateur d’une femme blessée, meurtrie par le mensonge et la manipulation.

Elle a éprouvé le besoin de se défendre, mais face à elle il n’y avait qu’un enfant. Cet enfant recroquevillé au sol, qui attendait les coups assénés par son père...

Ce jugement qu’elle a des hommes, cette colère et cette haine, tout cela c’est de ta faute. Elle m’a regardé droit dans les yeux pour me dire que je l’avais détruite. Mais ce n’est pas moi qui l’ai détruite. C’est toi. Celui qui se prétends l’homme de sa vie. Aujourd’hui je le sais.

Je ne me dédouane pas de mes responsabilités. Chacun est responsable de ses actes. Mais si aujourd’hui j’ai besoin du regard des autres pour que l’on me voie tel que je suis, pour me sentir rassuré, c’est parce qu’à cause de toi le regard qu’elle a posé sur moi m’a anéanti.

Des années de mensonge, de tromperie, de manipulation, de relation malsaine, ont brisé des vies, plongé mon amoureuse dans la culpabilité. Et à cause de cela quand nous nous disputons tout tourne au drame, tout devient excessif. Elle revit ses blessures et moi les miennes, mais ses blessures à elle ne sont pas celles de son enfance, elles sont celles que tu lui as infligé.

Ta seule présence dans son bureau a suffit à la jeter dans mes bras, car elle a voulu se protéger inconsciemment de toi. Je suis devenu son bouclier. Tu as sur les épaules le poids d’une responsabilité énorme. A cause de toi cette femme qui mérite l’amour ne pourra peut être plus jamais le vivre normalement, car tu l’as abimée. Tu l’as manipulée et utilisée pour ton seul plaisir.

Qu’as tu fait pour elle ? Que sais tu vraiment d’elle ? Tu as une image tronquée, basée sur des moments de sexe, des instants de plaisirs, mais que sais tu de son âme ? C’est toi le destructeur. Rien de ce qui se passe entre nous ne prendrai autant d’ampleur si tu n’avais pas brisé ce coeur.

Pourtant je l’avais vu évoluer, s’émanciper peu à peu de toi. Se reconstruire...

Je te jure que si je t’avais en face de moi, là maintenant, tu prendais la dérouillée de ta vie. Car je le sais aujourd’hui tu es responsable de ce qui s’est passé, indirectement. C’est toi qui l’a rendue ainsi.

Dire que c’est toi qui est gravé sur sa peau... Tu ne mérites même pas les mots qu’elle a pris la peine de t’adresser. Tu ne mérites que le mépris. C’est moi qui ai épongé une partie de sa colère, un jour elle ira directement contre toi. Elle a eu envie de te frapper, mais c’est moi qui ai pris les coups.

Je te souhaite de souffrir autant que ce que tu as fait souffrir. Elle te trouve encore des excuses, pensant que tu n’y es pour rien. Il lui faudra sans doute des années pour se remettre de ce que tu lui as fait. Alors ton week-end en Espagne, peut être devrais tu le proposer à ta femme, ca ferait du bien à ton couple... J’espère qu’un jour elle te mettra à la porte et que tu prendras conscience de ce que tu es.

Mon amoureuse me dira que je me mèle sans doute de ce qui ne me regarde pas. C’est qu’elle n’a peut être pas compris à quel point j’ai absorbé tout le mal qu’elle ressent.

Aujourd’hui je lui souhaite de poser ce lourd paquet, peut être grâce à une démarche auprès d’un professionnel. Je ne peux pas l’aider, je l’ai compris. Mais j’espère qu’elle s’en sortira et que nous pourrons nous aimer enfin, sans peur. Je le souhaite vraiment.

J’espère que le regard qu’elle posera un jour sur moi lui permettra de me voir moi, Sébastien, tel que je suis, et personne d’autre.

Car elle est la femme de ma vie.
Ven 14 Nov 2008, 16:42 par Bluetime sur L'amour en vrac

Le deuil

Tu as fait ton choix, décidé de mettre au tombeau une relation qui à tes yeux était trop difficile à vivre...

Je le respecte, parce que lorsque l’on aime vraiment une personne on la respecte, et l’amour que j’ai pour toi est sincère. Il est authentique.

Je vais mettre du temps à faire mon deuil, tout comme toi. Je mettrai des mots sur ce forum, l’encre virtuelle va couler au rythme de mes larmes...

Tu feras la même chose de ton côté, et je te lirais... Parce que quoi que je fasse, et même si je voudrai en finir avec la douleur je ne pourrai pas m’en empêcher...

Le temps va nous éloigner l’un de l’autre... Tu finiras par vivre des expériences amoureuses plus ou moins réussies, peut être même tomberas tu enfin sur le grand Amour, car tu le mérites. Je déplore que ce ne fusse moi, cet ange blessé qui a eu la faiblesse d’y croire encore...

Le manque que j’éprouve est sans doute à la hauteur de mes sentiments pour toi. Il est déchirant, omniprésent, cruel... Je suis hanté par tant d’absence... Brisé par le silence...

Je me demande si nous n’en sommes pas tous les deux au même point, mais je sais que nous avons à faire chacun de notre côté ce deuil, puisque tel est ton choix. Et que tu penses que c’est la seule façon de te protéger. Nous sommes les seuls à pouvoir nous aider nous même, à faire que qu’il faut pour avancer.

Chacun de nous doit croire en ce qu’il fait, retrouver confiance en soi, et ne rien regretter.

Je t’ai dit quelle était ma position immuable, celle de celui qui espère que tout recommencera. C’est un espoir perdu, mais un espoir que je garderai au fond du coeur comme une flamme qui brûlera encore et toujours, et qui ne demandera qu’à être ranimée.

Tu as dit que la différence entre nous était que j’étais le seul à vouloir encore vivre notre histoire, que je devais te laisser tranquille pour que tu puisses enfin trouver la paix. Ce sont des mots durs, mais des mots vrais... Et je te comprends.

Tu étais mon seul amour. Tu étais celle que j’attendais. Mon amoureuse et celle qui faisait battre mon coeur comme jamais auparavant il n’avait battu, et qui m’a porté au ciel...

Tu sais ce que c’est. Tu l’as déjà vécu. Tu en as parlé ici même, dans les textes que tu as posté... Tu rebondiras, j’en suis sûr.

Ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort, souviens toi...

Ma force... C’était toi qui me la donnais... Ca restera toi car je te garderai à tout jamais dans mon coeur, tu seras malgré toi le moteur de ma vie.

Je te verrai à chaque fois que je regarderai ce symbole que tu connais. Il est présent pour ma vie entière, tout comme toi.

Je t’aime... Je t’aime à quoi bon ? Je t’aime c’est tout. Des gouffres de solitude m’attendent. Des heures d’angoisse et de peine... Je vais les affronter avec toute l’énergie de mon âme, car c’est ainsi que je te rendrai heureuse : en disparaissant de ta vie.

Je t’ai proposé de m’appeler quand tu en auras l’envie et le besoin. Je pense au fond de moi que tu ne le feras pas car c’est sans doute trop toxique dans la position qui est la tienne. Mais je te renouvelle ici ces mots : je serai toujours au bout du fil. Je serai là pour toi quels que soient les mots qui devront sortir, pour la paix de ton âme.

Adieu mon bel Amour.
Adieu ma Reine...
Adieu mon Soleil.

Que la vie te fasse rayonner encore.
Mar 14 Oct 2008, 13:15 par Bluetime sur La vie à deux

L'échec

Aujourd’hui la vie est sans saveurs, et j’éprouve un sentiment de culpabilité et de honte. J’ai honte de moi, honte de ce que j’ai fait, honte de ce que je suis...

Je prends conscience que je n’avance pas et j’ai l’impression de m’enfoncer de plus en plus dans un mal-être profond. Lorsque je tente de regarder vers l’avant, je ne vois rien. Comme si j’étais arrivé au bout du chemin, et que plus rien de bon n’allait m’arriver.

Mes comportements inspirent la violence. Je me sens rapidement mis à l’écart, ou rejeté. Je le provoque parfois... Peut-être parce que j’ai perdu l’essentiel, c’est à dire mon amour propre. Je veux qu’on me respecte, et je fais tout pour que l’inverse se produise.
J’éprouve rapidement un sentiment d’abandon, j’ai l’impression qu’à chaque jour qui passe je me dégrade physiquement.

J’éprouve de la jalousie, car je suis en permanence confronté à l’idée que l’infidèlité est dans la nature humaine. Cette nature, la faiblesse, je la rejète, donc je me rejète aussi. Je n’ai plus confiance en rien ni personne.

L’image de moi que je renvoie m’est insupportable. Je dois cesser de faire du mal autour de moi, et me tenir à distance de celle que j’aime pour la protèger. Je gache un à un les moments qui auraient du être beaux, je n’arrive pas à me contrôler. J’entends les reproches que l’on me fait en boucle dans mon esprit et éprouve un sentiment d’échec, car ils prouvent que je suis incapable de rendre heureux.

Voilà ce que je suis devenu après avoir mis un terme à une relation de vingt ans. J’ai brisé ma famille, fait voler en éclats mon couple, au prétexte qu’il n’y avait plus d’amour, pensant pouvoir enfin profiter de la vie...

Je suis tombé amoureux, certainement pas au bon moment, j’ai pris des coups, j’en ai donné... J’en paie le prix.

Le temps va nous réparer m’a-t-on dit... En ce qui me concerne je n’en crois rien. Car je ne suis pas le protecteur que je pensais être, je suis un destructeur.

Alors la seule façon de protéger les autres sera pour moi de m’isoler, et de garder cette carapace que j’ai déjà commencé à mettre... Je vais faire ce qu’il faut pour retrouver la paix intérieure, pour me retrouver tout simplement, et ne plus décevoir. Je dois soigner mon âme...

Je m’extirperai peut-être alors de ce cauchemard pour redevenir celui qui aime la vie, et là seulement j’aurai le droit d’être aimé.

Je te demande pardon mon Amour. Et te souhaite d’être enfin heureuse. Tu trouveras celui qui t’apportera tout ce dont tu as besoin, j’en suis sûr, car tu le mérites vraiment. En ce qui me concerne, je suis persuadé d’être dans l’incapacité de vivre une relation. Je te remercie d’avoir tout essayé. Tu resteras celle que j’aime plus que tout, et c’est pourquoi je ne peux accepter ton amitié. La souffrance qui m’attends sera d’autant plus grande si je devais me retrouver près de toi sans pouvoir te toucher ou te serrer contre moi. Je le sais...

La seule chose que je te demande, c’est de croire ceci : je n’ai jamais voulu te faire du mal. C’est arrivé malgré moi. Ce qui n’est pas une excuse, mais le constat d’une impuissance à contrôler ce qui en moi a rendu les choses difficiles.

J’espère seulement que quelques beaux souvenirs resteront en ta mémoire, ce serait pour moi une belle consolation.
Lun 06 Oct 2008, 05:38 par Bluetime sur Mille choses

Je viens a toi

Je viens en peine mon cher amant, car la vérité n’est pas belle, le monde n’est pas beau, et mon coeur n’est pas sain… Je viens avouer, cracher, renier pour toujours le mensonge. Car il n’a cessé de ronger mes entrailles, il n’a cessé d’étouffer mes poumons, brûler mes yeux et détruit mes muscles, il n’a pas arrêté et petit a petit il a réussi a anéantir mon corps. Et je ne peux plus aujourd’hui, par manque de force, continuer à te regarder dans les yeux. Et je peux te jurer que la vérité, si elle avait été dite depuis bien longtemps aurait beaucoup moins pesé sur mon cœur que celle que je dois assumer maintenant.
Je viens dans la tristesse et dans la honte, car mon cœur ne bat plus, mes yeux ne pleurent plus et mon corps est fatigué… Il est encore trop dure de t’avouer des sentiments portés par mon cœur, que j’ai caché depuis si longtemps, il est bien compliqué de te dire quel souvenir j’essaie de retrouver et pourtant qui n’est plus la. Un souvenir qui était censé être ancré dans ma peau, écrit sur mes lèvres, respirer par mon nez, mais un souvenir dont je ne retrouve plus ni le goût, ni l’espoir, ni même la force de le retrouver. Le souvenir que je t’aime ou plutôt que je t’ai aimé car il a disparut de ma mémoire, a été effacé de mes pensées, a fuit de mon esprit et j’en suis navrée car je n’ai pas su le retenir. Je ne sais même plus ce que signifie le mot je t’aime et pourtant Dieu sait que je l’ai utilisé mainte fois pour te rassurer qu’il y avait encore quelque chose entre nous.
Je viens, je viens vers toi et c’est l’essentiel, car j’ai su t’avouer que mon sourire était partit avec tous les autres sentiments joyeux d’ailleurs. Car j’ai su te dire combien je ne t’aimais plus, combien tu ne me manques pas et combien cela m’attriste. Car, quelle est la plus grande peine que de ne pouvoir retrouver la chose ou le souvenir qu’on avait de plus cher au monde? Je suis désolée de te rendre triste, de secouer tes sentiments amoureux. Et je suis vraiment désolée d’arrêter ton cœur à jamais… Car tu ne mérites pas cela, mais tu ne mérites pas non plus le mensonge…
Je viens a toi, une dernière fois, te dire et peut être te rassurer qu’un jour, oui, un jour au moins, je t’ai aimé a la folie.
Dim 29 Juin 2008, 22:35 par Arual sur L'amour en vrac

Ce soir encore je pense a toi

Ce soir encore je pense à toi,
j’ai du mal à m’y résigner,
mais je dois faire ce dur choix,
par amour pour toi.

Comprendras-tu mon choix ?
Je ne le pense pas et je sais....
que tu m’en veux terriblement
d’avoir éveillé ce désir en toi.

Comment pourrais-je vivre ?
Comment pourrais-je me regarder ?
Dans le miroir du matin,
dans le reflet de tes yeux pétillants de ces mille étoiles...
En me culpabilisant de te faire porter mon lourd fardeau !

Laisser chanter mon coeur, mon âme, mon émoi,
écouter la douce raison de mon amour pour toi
serait de la folie amère et égoïste.
Je ne veux pas être responsable de cette douleur,
que tu pourrais ressentir en me voyant,
chaque nuit revivre des flashs back.
Je ne veux pas brider ton amour si merveilleux,
parce que tu mérites vraiment d’être heureux.
Auprès d’une femme qui te comblera de bonheur,
qui saura être ta femme, ton amie, ta maîtresse et la mère de tes enfants.

Comment pourrais-je te faire vivre tout ça ?
Mon coeur, lui, chante les douces mélodies de l’amour,
mais ma raison refuse de te faire souffrir.
Et pour cela, je dois faire en sorte que ton désir passe.
Pourtant, j’aurais aimé être la femme que je décris plus haut,
mais je n’en serais pas capable.
Sam 06 Jan 2007, 23:06 par joullia sur Parler d'amour

Jusqu'à ce qu'il joue son "mâle"...

Vous étiez bien ensemble,
Tout du moins en apparence,
Car tu avais un lourd secret
Que personne ne voyait...

Toi tu l’aimais, tu aurais tout fait pour lui,
Lui n’avait qu’une chose en tête, t’avoir dans son lit..

Il a donc joué l’amoureux,
Tu es entré dans son jeu.
Tu ne voyais pas le mal
Jusqu’à ce qu’il joue son "mâle"...

Cet homme si prévenant,
S’est transformé en homme violent;
Il te frappe sans compter,
Ne pensant même pas que tu pourrais y rester...

Ce lourd secret commence à peser,
Mais tu ne peux l’affronter;
Enfuis toi en courant
Avant qu’on ne te retrouve en sang...

Il te frappe tous les soirs
Et personne ne peut ou ne veut le savoir.
Tu sors toujours une excuse,
Pour ces traces, qui jours après jours, t’usent...

Tu ne peux le laisser continuer,
Tu mérites mieux, le bonheur...
Tu dois le quitter et l’oublier,
Et vivre sans plus aucune peur...


Tu metras du temps a oublier les peurs,
Mais tu y arriveras .....
Tu peux le faire comme je l’ai fais ....

Poème dédié à toutes celles qui ont vécu cela...

julia
Mer 23 Août 2006, 00:45 par joullia sur Mille choses

Elle a vaincu

Je n’ai plus la force de me battre,
Le mammifère marin a gagné...
Tu te fiches bien de ce que je peux ressentir,
Courir après 2 lapines en même temps,
Cela ne se fait pas... surtout lorsqu’elles sont toutes deux sur le
même site.
Tu n’as même pas attendu de me rencontrer.
Que veux-tu que je te dise ce soir ?
Que mes espoirs viennent d’être brisés... Oui, ils le sont ?
Te dire mon amour pour toi ? Je pense que l’avoir assez crié.
Et cette venue à Paris pour te voir.
Le temps s’est arrêté ce soir, mais pas pour l’amour.
Le temps des amours est celui des malheurs.
J’en ai marre.
Alors j’arrête de me battre, la mort a vaincu ce soir.
Tout est noir, même la journée était sans couleur,
Je sors des urgences où tu n’étais pas là.
Alors au revoir et soies heureux avec ton dauphin.
Tu mérites sans doute d’être heureux,
Plus que moi de toute facon.
Elle aussi sûrement le mérite plus que moi.
Mer 09 Août 2006, 21:27 par joullia sur Amour internet

Amour à mâcher

Parfois, avec l’expérience, on en vient à douter de beaucoup de choses. On revient de tout. Il en va ainsi de l’amour. L’amour est parfois comme un chewing-gum : on voit son emballage, on nous en vante les mérites, on veut nous le faire goûter : pas de problème, le vendeur ne lésine pas sur la pub, elle vous suit partout, jusque dans votre boîte-aux-lettres, on vous relance par téléphone. On résiste, on refuse et puis, finalement, on craque. Tout neuf il a beaucoup de saveur, mais très vite, il devient insipide jusqu’à ce que, finalement, arrive l’amertume. Quand on se rend compte que c’est un ersatz de douceur, qu’il n’y a rien au fond qu’un bout de pâte indigeste, un leurre... Quand très vite vient la lassitude, le ras-le-bol de mâcher à vide, le dégoût nous prend et on veut s’en défaire. Bref, on le jette. Hélas ! Rien de pire qu’un vieux chewing-gum mâché, malgré tous nos efforts : il colle à la semelle...
Mar 30 Mai 2006, 18:09 par dolce vita sur Mille choses

Non...

Comment avait-elle fait ça. Alors qu’elle rêvait d’îles paradisiaques, alors qu’elle n’aspirait qu’à la tendresse, alors qu’elle n’était que douceur, elle avait joué ce rôle de pute, cette salope sans nom, et elle avait aimé. Oh oui, elle avait aimé. Elle avait joui comme jamais. Ses mains en tremblaient encore. Son coeur battait à tout rompre. Un sourire était figé sur ses lèvres. Son esprit était à mille lieux. Le goût de son sperme lui restait sur la langue. Il avait déjà remonté son pantalon, lui disait quelques banalités qu’elle ne comprenait pas, ça le faisait rire. Comment avait-elle pu dire oui! Elle ne l’avait pas dit d’ailleurs. Elle avait dit non. Non. Il n’avait pas entendu, ou n’avait pas obéi du moins. Il lui avait baissé sa jupe, arraché son slip, plaquée contre le mur et l’avait prise de force. Du moins au début.

Il était arrivé depuis peu dans l’agence. Sûr de lui, pas très grand, brun, les cheveux un peu longs, une mèche qui semblait se rebeller constamment et glisser devant ses yeux. Ses yeux foncés. Presque noirs. Pas presque... ils étaient noirs quand il la regardait avaler son sexe, le regard du démon. Il avait séduit toutes les femmes les unes après les autres dans la boite. Angèle, la première qui était sortie de son bureau, les joues empourprées en reboutonnant son chemisier. Puis Corine qu’il avait invité à déjeuner... le déjeuner avait duré 3h, elle était revenue au bureau avec un grand sourire, vantant ses mérites, combien il était beau. Ensuite, ce fut Morgane. Là, c’est elle qui l’a invité, un soir au ciné. Elle n’a pas pu nous raconter le film, ils ne sont jamais descendus de sa voiture. Sarah, Bénédicte, Valérie, même Mireille, la secrétaire du patron. Elle a 52 ans. Mariée, 3 enfants, une femme exemplaire. Elle aussi, il l’a rabaissée au rang de pute. Et puis elle aujourd’hui. Elle qui le haissait déjà le premier jour où elle l’a vu.

Il a frappé à sa porte, il est entré avec un nouveau projet qu’ils devaient étudier ensemble. Bien sur qu’elle a refusé de le faire ce week-end chez lui pour être plus tranquille. Elle n’est pas stupide! Elle ne voulait pas travailler avec lui, mais si elle s’y mettait de suite, ça limiterait le temps à passer en sa compagnie. Il fallait se dépêcher, régler ça de façon méthodique, claire, propre et vite. Ils travaillèrent jusqu’à 21h sans s’arrêter. Même pas une pause pour le diner. Ils avaient bien avancé. Deux ou trois jours comme cela, et tout serait bouclé, elle n’aurait plus à partager son bureau avec lui. Elle le détestait, mais elle devait avouer qu’il était compétent. Très. Même plus qu’elle. Il sentait la suffisance, il se savait le meilleur et se donnait le droit de mettre tout le monde à ses pieds.
Quand il referma bruyamment le dossier et lui dit "A toi maintenant, un autre dossier brulant à conclure rapidement ", elle prit peur. Il s’avança vers elle. Elle tenait la carafe d’eau dans une main, un verre à moitié plein dans l’autre. Il passa ses mains autour de sa taille en souriant, son exécrable air de vainqueur sur le visage. Elle lui jeta son verre à la figure. Il la gifla instantanément. Elle l’a sentie celle-là! Il lui prit soigneusement le verre et la carafe des mains. Elle aurait pu s’enfuir, crier, mais non, elle ne bougea pas. Paralysée.

Il lui ota son pull, et palpa ses seins. Les soupesant, les jaugeant. Comme si déjà ils étaient à lui. " Non, arrêtez." Il n’arrêta pas bien sur, avait-il seulement entendu. Il posa ses lèvres sur sa peau. Elles étaient chaudes, moelleuses. Il lui mordit les tétons à travers la dentelle de son soutien-gorge. Fort. Elle sentit la douleur jusque dans son ventre. Ses mains prirent sa tête, pour l’enlever, mais il les saisit et les écarta. Il la colla contre le mur, la retourna, emprisonnant ses mains dans son dos. Elle entendait son souffle sur son oreille, sa langue qui en léchait le lobe, son torse contre son dos nu, son sexe en érection contre ses fesses. "Non, ne faites pas ça..." Il lacha ses mains, fit descendre sa jupe le long de ses jambes. Sa main glissa sur son dos, puis sur ses fesses. De nouveau, il tata, jugeant la marchandise, comme à la foire agricole. Il lui fit écarter les cuisses, passa sa main entre, frola son sexe.
Elle ne savait que faire. Hurler? Se débattre? Se réjouir? Etait-elle encore là, ou n’était-ce que son enveloppe corporelle? Ses doigts à présent la fouillaient. Sa langue passait sur ses fesses, il s’en délectait. Elle aurait voulu retenir ce soupir, ne pas lui montrer qu’elle y prenait un certain plaisir. Il se redressa, et là où ses doigts s’étaient frayés un chemin, il y glissa son sexe. Lentement. Il avait au moins cette délicatesse. Du moins elle le croyait. Il ne tarda pas à se montrer plus violent. Ses coups de reins la déchiraient. Poussait-elle des cris de douleurs? ... ou de plaisir. Ses doigts pétrissaient à tour de rôle ses hanches et puis ses seins. De larges marques rouges restaient imprimées sur sa peau blanche. Elles se transformeraient sans doute en hématomes dans quelques heures. Son sexe lui pilait le bas du ventre. Il lui faisait mal, elle ne le désirait pas, elle le haïssait même, et pourtant il allait la faire jouir. Elle se détestait de pousser ainsi des râles de plaisir, s’accordant aux siens. Il la sentait prête à s’effondrer, prête à tout lui concéder, prête à se donner entièrement à lui. Il se retira, la retourna et la fit mettre à genoux. Il lui présenta son sexe qu’elle engloutit avidement. Elle l’aspirait, le léchait, le suçait comme si on lui avait présenté une fontaine de jouvence. Elle en voulait l’élixir et l’aurait. Et elle l’eut.

Comment avait-elle pu ? Il venait de sortir du bureau sans un mot. Le visage satisfait. Son air vainqueur qu’elle lui avait vu tant de fois. Elle se rhabilla, prit son sac à main, éteignit toutes les lampes et sortit à son tour. Demain il faudrait recommencer, encore... oui...

Encore...
Ven 30 Juil 2004, 02:02 par la marquise de sade sur Les liaisons sulfureuses
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