Le rejet

Je suis convaincu aujourd’hui qu’il suffit de se sentir rejeté pour provoquer un rejet chez les autres.

Le rejet, ca peut être un regard qui se détourne, de l’indifférence, ou du silence. Ca peut être aussi plus violent, ca peut être une expulsion, ou des coups. Des mots qui blessent... Des jugements...

Je me suis senti rejeté.

Il y a un an encore, j’étais une personne que l’on qualifiait de "sociable", je m’intégrais avec une certaine aisance à tous les milieux, avec curiosité et un certain plaisir.
J’aimais le contact, la compagnie des autres, et la diversité.

Aujourd’hui les choses ont changé. Je suis devenu méfiant, et j’aime passer des moments seul. Je me sens rapidement mal à l’aise en société.

C’est moi qui, d’une certaine manière, rejette les autres. En m’isolant.

Je ne sais pas encore si c’est éphémère, ou si j’ai définitivement changé. Il est trop tôt pour le savoir. Ce qui est sûr, c’est que ce qui m’a blessé a fait naitre en moi des mécanismes d’autodéfense qui sont biens présents...

Pourtant, je ne me sens plus rejeté. Je me sens libre, hors d’atteinte. Et n’ai plus peur d’être jugé, car au fond de moi je sais l’homme que je suis, et personne ne pourra plus m’en faire douter.

Un jour, je pense, je retrouverai l’envie d’aller vers les autres, ou de les laisser venir à moi...
Mer 19 Nov 2008, 14:41 par Bluetime sur Mille choses

La petite espagnole

Je me souviens de ce matin où mes yeux se sont posés sur toi. Tu avais une chevelure longue et noire, un regard éblouissant, et ce visage si fin... Tu étais sans doute la plus belle des visions que je n’avais jamais eue jusqu’alors.

Mon coeur battait la chamade... Cette sensation pour moi était nouvelle.
Tu jouais avec tes soeurs, devant votre maison, et le petit garçon que j’étais se tenait à distance, en t’observant...

Mais tu ne me voyais pas...

Alors, j’ai eu l’idée de demander à ma mère de me donner un peu d’argent, et j’ai courru acheter un gros sac de bonbons. Je suis venu vers toi, et je te l’ai tendu... Mais tu l’as refusé.

Je suis rentré chez moi, le coeur gros. C’était mon premier chagrin d’amour... Une histoire qui me fait sourire aujourd’hui, mais qui avait brisé le coeur d’un enfant de dix ans.

Si cette histoire me revient en mémoire, ce n’est pas sans raison.
Mer 19 Nov 2008, 14:21 par Bluetime sur Histoires d'amour

L'adieu

Hier après midi je t’ai envoyé un message, où je te demande de lire les textes que j’ai postés sur ce forum, et de te manifester si tu voulais encore de moi.

Si je me suis imposé ce « compte à rebours », c’est qu’il me fallait un point de départ pour que commence mon deuil amoureux. C’est peut être aussi une façon de nous faciliter les choses…

Les heures se sont écoulées douloureusement, chacune d’entre elle me rapprochant d’un instant fatidique, que je pressentais. Tu ne t’es pas manifestée. Il fallait bien que je m’y attende… Même si pour tout te dire un appel privé reçu ce matin m’a fait espérer l’espace d’un instant… C’était une fausse alerte.

Alors je t’ai demandé par courriel de me fixer sur mon sort… Tu l’as fait, et je te remercie pour ta sincérité, et pour cet adieu.

Tu dis que je cogite trop… Mais il y a parfois tellement de contradiction entre ce que tu dis et ce que tu fais, tellement de choses qui se sont passées, et qui m’ont plongé dans le doute… Et cela combiné à la peur de te perdre, c’est une bombe à retardement, un cocktail détonnant.

Il y a une semaine je commettais un geste gravissime, que j’ai du mal à réaliser aujourd’hui. Ce geste de désespoir, commis à l’issue d’un enchainement d’événements douloureux, où tu avais toi-même menacé d’attenter à ta vie, et que tu as interprété comme une manipulation, préfigure ce qui m’attends si je ne réagis pas. Et m’ouvre les yeux sur l’image que je te renvoie. Ce regard que tu as posé sur moi… Celui de tes amis… Ce jugement, ces raccourcis… Cette jalousie peut être… Ces petits surnoms dont on m’a affublé… Ce que tu as dit lors de cet « exutoire »… Tout cela me révolte. Et si j’éprouve un sentiment de révolte face à cela, c’est qu’il reste un moi un soupçon de dignité, et c’est plutôt bon signe. Je pense alors à mon enfant, et j’ai honte. Honte d’avoir placé dans mon cœur une personne avant lui. Cela n’arrivera plus. Car je crois aujourd’hui qu’il est possible de trop aimer une personne. Et que je t’ai trop aimée.

Me dire que j’étais l’homme de ta vie après m’avoir brisé le cœur n’était sans doute pas la meilleure des choses à faire, surtout que rien de ce que tu m’avais dit ne me laissait entendre que tu étais dans une phase de réflexion. Bien au contraire… L’éternelle contradiction… Mais aujourd’hui pour moi la vérité n’a plus d’importance. Je dois m’émanciper. Car cette fois j’ai décidé de sortir de cette impasse.

Si je fais le bilan de ce qui m’est arrivé depuis que j’ai décidé de quitter mon ancienne vie, ce n’est vraiment pas glorieux. A tel point que je me demande aujourd’hui si je n’ai pas fondé mon existence sur des chimères.

Peut-être ne t’ai-je pas rencontrée au bon moment. C’est toujours ce que l’on dit dans ces circonstances, n’est-ce pas ? Ou alors c’est exactement le contraire, si l’on considère que j’avais besoin d’en passer par là pour avancer dans ma vie… Mais l’idée que tu puisses avoir été un tremplin a du mal à faire son chemin quand je vois la noirceur de mon âme aujourd’hui.

Et avec le recul je pense que j’ai tout fait pour que tu me traites comme tu m’as traité. Je t’ai poussé à agir de telle sorte que je m’effondre. Mais peut être que ce que j’attendais vraiment de toi, c’est que tu détruises la part de moi qui nous empêchait d’être heureux… Tout cela n’a plus d’importance.

Nous avons tous besoin d’être aimé. D’être accepté pour ce que nous sommes, d’être rassuré par le regard de l’autre. Ce besoin nous l’avons toi et moi. Nous n’avons pas su le combler ensemble.
Un jour un autre partira de chez toi sur la pointe des pieds. J’espère que grâce à ce que nous avons vécu vous puissiez être heureux. Notre histoire aura ainsi trouvé un sens.

Aujourd’hui est le premier jour de mon renoncement. Car je sais désormais que ton propre deuil à commencé. Je dois respecter cela.
Je suis en état de choc. Et bizarrement je n’ai qu’une envie, c’est de te souhaiter d’être heureuse…

Comme je m’y suis engagé je ferai tout pour que tu m’oublies, c’est-à-dire que tu n’entendras plus jamais parler de moi. Tu n’as même pas lu les textes que j’ai postés sur ce forum… Je ne sais pas si tu liras celui-là. Moi j’ai bien relu les tiens…

Je me dis que ce n’est pas une agonie. Qu’au contraire, c’est un recommencement, une nouvelle vie, aussi douloureuse soit-elle. Tout être humain que l’on quitte doit en passer par là.
Que cette nouvelle vie nous porte l’un et l’autre vers des jours meilleurs…

Mais c’est sans doute l’un des pires jours de ma vie.

Merci pour tous les bons moments, sans doute parmi les plus beaux moments de ma vie, que j’ai eu la chance de passer avec toi.

Je t’aime. Adieu mon Amour…
Lun 17 Nov 2008, 18:10 par Bluetime sur Mille choses

Mon reve familier

"Je fais ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues
Et pour sa voix, lointaine et calme, et grave,
Elle a l’inflexion des voix chères qui se sont tues."

PAUL VERLAINE
Sam 15 Nov 2008, 12:42 par Bluetime sur Citations

Ma vision des choses

Je n’ai eu besoin de rien ni de personne pour savoir que tu étais la femme de ma vie. Je l’ai su dès que mon regard s’est posé sur toi, c’était une évidence.

Je ne t’ai rien offert si ce n’est avec la seule intention de te faire plaisir. Je n’ai pas à m’en sentir coupable.

Je t’ai mis au centre de ma vie, tu es devenue ma source de jouvence, je me suis programmé pour respirer à ton rythme. Parce que c’était normal à mes yeux. Je me réveillais en pensant en toi, je me couchais en pensant à toi. Les moments où je ne te voyais pas étaient interminables, et ceux passés en ta présence filaient à une vitesse folle. Et c’est encore ainsi.

Mais quand on aime, on donne à l’autre la possibilité de vous faire du mal. On devient vulnérable, car nos faiblesses deviennent transparentes. Alors par moments des mécanismes peuvent se mettre en marche et faire en sorte que l’on appuie exactement là où ca fait mal. Et c’est valable pour l’un comme pour l’autre.

Aucun de nos conflits n’auraient pris autant d’ampleur si la confiance avait pu s’installer entre nous, et le sentiment réciproque d’être aimé pour ce que nous étions. Sans appréhension.

Tu m’as demandé d’attendre. J’ai attendu. Tu m’as demandé de croire en ta sincérité. Je t’ai cru.

Je n’ai pas su te préserver lorsqu’il le fallait, mais il s’est créé en moi une peur énorme, celle de te perdre. J’ai éprouvé au fil du temps un fort sentiment d’insécurité, et ne me suis pas reconnu à travers ton regard. J’ai pris chaque mot, chaque jugement, en plein coeur. Comme autant de coups de couteaux assénés avec force, avec rage... Tu t’en es pris aux hommes en général, sans peut être même t’en apercevoir, mais tu jugeais les hommes à travers moi. Je t’ai mis en contact avec une douleur dont je ne suis pas le seul responsable. Mais tu ne peux l’entendre de ma part. Car je suis à l’origine de cela, et que même si je te montre du doigt la plus élémentaire des certitudes, tu ne la verras pas.

Ce que je sais c’est que lorsque je t’ai connu tu t’émancipais d’une relation de plusieurs années avec un manipulateur (ce que justement tu m’accuses à tort d’être aujourd’hui). Tu as sur ce forum déposé beaucoup de mots le concernant. Des mots d’amour, un engagement que tu n’as pas su exprimer pour moi. Car avec moi les mots avaient du mal à sortir.
Je t’ai vu évoluer certes, mais à quel prix... Cet homme m’a rendu fou de jalousie par ses tentatives pour te récupérer, encore et encore... Tu gardais le secret. Tout avait toujours été secret entre vous. Vous m’avez poussé à chercher. Je t’ai vu détruire des traces, devant mes yeux, après avoir découvert que tu lui envoyais des photos coquines, les mêmes qu’à moi... Je suis devenu parano...
Ce n’était pas dans ma nature.
A travers notre relation tu t’es éloignée de lui. Il n’a jamais cessé de revenir à la charge, de manière plus espacée, mais encore la semaine dernière il est venu à ton contact, te solliciter. Tu as réagi en revenant à moi, pour te protéger.
De la même manière que tu lui avais envoyé ma photo dès le début de notre histoire, tu m’as mis entre toi et lui, en disant que j’étais l’homme de ta vie. L’homme de ta vie, c’est justement l’expression qu’il avait lui même utilisé. "Au fond de ton cœur, ne suis-je pas l’homme de ta vie ?" C’est toi même qui me l’as dit.
Je n’en croyais pas mes yeux de lire des mots si forts, quand tu m’as dit que j’étais cet homme... J’ai été bouleversé. Mais j’ai eu un étrange pressentiment, lorsque notamment tu m’as écrit que ce qui l’avait achevé, c’est cette phrase "l’homme avec qui je veux vieillir, c’est Sébastien."
N’est-il pas troublant que tu lui parles de moi dans le but de l’achever ? Et en lui disant des mots que tu ne m’avais même pas dit à moi ? Des mots empruntés à mon ex-femme ?
Ce que tu as dit, c’est que tu avais pris conscience que si je croyais en ta sincérité, les choses pourraient marcher entre nous.
Pourtant ce n’est pas lui que tu as achevé, c’est moi...
Je ne me mêlerai pas de votre histoire. J’ai renoncé à le faire souffrir comme il m’a fait souffrir, ce que tu refuses de comprendre au prétexte qu’il ne s’est rien passé entre vous. Ce n’était pas le problème. Relis toi. Relis ces textes que tu as écris pour lui, et lis ceux que tu as écrit pour moi... Et comprends moi. Quelque chose en toi te pousse à le protéger encore. Mais tout cela t’appartient.

Je ne t’ai jamais trahie contrairement à ce que tu as pensé. Je ne suis pas responsable du comportement de cette femme à qui tu as eu besoin de téléphoner pour crier ta colère. Au contraire, le soir de notre ultime déchirure je voulais la fuir, aller boire un verre et me changer les idées... Quand je suis tombé sur vous j’ai paniqué, de peur que tes amies et toi ne pensent que je te surveillais. Et j’avais toutes les raisons de croire que tu pouvais penser ça. Alors j’ai réagi comme un gamin pris sur le fait qui nie en bloc et se réfugie dans le mensonge pour se défendre... Tout est parti de là. Tu connais la suite.

Mon amour pour toi est si fort que la peur de te perdre m’a fait réagir sans discernement. Les longues semaines d’absence, de rejet et de frustration m’ont ébranlé, m’ont fragilisé, moralement et physiquement. Je me suis senti puni. Je me suis senti jugé, abandonné. Cela m’a permis de faire un travail sur moi-même, rien de ce que l’on vit n’est inutile. Mais la répétition de ce rejet était pour moi insupportable.

Aujourd’hui dois-je vivre avec l’idée que tout est ma faute ? Dois-je accepter ces mots que tu as prononcé "t’as tout gagné" ? Ou que si j’étais parti tu m’aurais gardé, alors que tu affirmais le contraire ? Je ne cherche pas la responsabilité d’un tiers, mais je sais bien que le problème est bien plus complexe, et que si je suis vraiment l’homme de ta vie le temps me le dira. Car dans ce cas la vie nous réunira. C’est inévitable.

Je continue ma quête de paix intérieure, mon amour est intact, mais ma raison a enregistré des informations qui sont contradictoires avec ce que tu as affirmé. Je ne crois pas me tromper. Comme tu le dis souvent je ne suis pas dans ta tête. Mais le silence laisse place à l’interprêtation, tu le sais bien. Et les actes sont plus forts que les mots.

Je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle. Je veux que tout le monde sache qui tu étais pour moi. Quand j’ai fait graver ton symbole sur ma peau, je savais que tu y resterais à jamais, tout comme toi tu l’as fait pour cet homme. Cela voulait dire que je t’appartenais, à toi et à toi seule. Je t’appartiens à tout jamais. Même si tu ne veux plus de moi. Je ne peux reprendre ce que j’ai donné.

A moi de vivre avec, ou plutôt de vivre sans. Sans amour. Cela n’a plus d’importance. Ce que je veux, c’est sentir de la chaleur, me ressourcer, pour vivre encore.

Si ce sont tes rayons qui me la donnent, alors je pourrai enfin être heureux.

Je t’offre mon silence, comme tu me l’as demandé. Et je sais que ces mots se perdront dans le néant. Ils m’ont fait du bien. Ils sont sortis... D’autres sortiront encore...

Je t’aime, Nelly. Comme jamais plus je n’aimerai.
Sam 15 Nov 2008, 09:39 par Bluetime sur La déclaration d'amour

Juste un regard...

J’ai besoin de sentir sur moi un regard amoureux.

Je veux ce miroir qui me réconforte.

Un regard apaisé, dépourvu de colère, de haine ou de cruauté. Un regard qui ne veut pas me punir, ou m’humilier...

Un simple regard, qui me fait comprendre que je ne suis ni un manipulateur, ni un homme dangereux.

Un regard qui me laisse penser que je peux être aimé, qu’il y a en moi un homme bon, droit et juste.

Un regard qui ne me condamne pas. Un regard qui ne me fait pas peur. Un regard qui me porte au ciel, et ne me rend pas responsable de tous mes maux.

Un regard qui me touche, et qui me comprend.

Un regard qui me fait confiance.

Un regard qui me rend mon identité.

Où sont ces yeux ?
Sam 15 Nov 2008, 05:32 par Bluetime sur Mille choses

Le bouclier

Je suis devenu l’homme de la vie d’une femme, le temps d’un souffle, à cause du comportement d’une étoile diabolique.

C’est pourtant moi qu’on a sommé d’aller au diable. C’est pourtant sur moi que s’est posé le regard accusateur d’une femme blessée, meurtrie par le mensonge et la manipulation.

Elle a éprouvé le besoin de se défendre, mais face à elle il n’y avait qu’un enfant. Cet enfant recroquevillé au sol, qui attendait les coups assénés par son père...

Ce jugement qu’elle a des hommes, cette colère et cette haine, tout cela c’est de ta faute. Elle m’a regardé droit dans les yeux pour me dire que je l’avais détruite. Mais ce n’est pas moi qui l’ai détruite. C’est toi. Celui qui se prétends l’homme de sa vie. Aujourd’hui je le sais.

Je ne me dédouane pas de mes responsabilités. Chacun est responsable de ses actes. Mais si aujourd’hui j’ai besoin du regard des autres pour que l’on me voie tel que je suis, pour me sentir rassuré, c’est parce qu’à cause de toi le regard qu’elle a posé sur moi m’a anéanti.

Des années de mensonge, de tromperie, de manipulation, de relation malsaine, ont brisé des vies, plongé mon amoureuse dans la culpabilité. Et à cause de cela quand nous nous disputons tout tourne au drame, tout devient excessif. Elle revit ses blessures et moi les miennes, mais ses blessures à elle ne sont pas celles de son enfance, elles sont celles que tu lui as infligé.

Ta seule présence dans son bureau a suffit à la jeter dans mes bras, car elle a voulu se protéger inconsciemment de toi. Je suis devenu son bouclier. Tu as sur les épaules le poids d’une responsabilité énorme. A cause de toi cette femme qui mérite l’amour ne pourra peut être plus jamais le vivre normalement, car tu l’as abimée. Tu l’as manipulée et utilisée pour ton seul plaisir.

Qu’as tu fait pour elle ? Que sais tu vraiment d’elle ? Tu as une image tronquée, basée sur des moments de sexe, des instants de plaisirs, mais que sais tu de son âme ? C’est toi le destructeur. Rien de ce qui se passe entre nous ne prendrai autant d’ampleur si tu n’avais pas brisé ce coeur.

Pourtant je l’avais vu évoluer, s’émanciper peu à peu de toi. Se reconstruire...

Je te jure que si je t’avais en face de moi, là maintenant, tu prendais la dérouillée de ta vie. Car je le sais aujourd’hui tu es responsable de ce qui s’est passé, indirectement. C’est toi qui l’a rendue ainsi.

Dire que c’est toi qui est gravé sur sa peau... Tu ne mérites même pas les mots qu’elle a pris la peine de t’adresser. Tu ne mérites que le mépris. C’est moi qui ai épongé une partie de sa colère, un jour elle ira directement contre toi. Elle a eu envie de te frapper, mais c’est moi qui ai pris les coups.

Je te souhaite de souffrir autant que ce que tu as fait souffrir. Elle te trouve encore des excuses, pensant que tu n’y es pour rien. Il lui faudra sans doute des années pour se remettre de ce que tu lui as fait. Alors ton week-end en Espagne, peut être devrais tu le proposer à ta femme, ca ferait du bien à ton couple... J’espère qu’un jour elle te mettra à la porte et que tu prendras conscience de ce que tu es.

Mon amoureuse me dira que je me mèle sans doute de ce qui ne me regarde pas. C’est qu’elle n’a peut être pas compris à quel point j’ai absorbé tout le mal qu’elle ressent.

Aujourd’hui je lui souhaite de poser ce lourd paquet, peut être grâce à une démarche auprès d’un professionnel. Je ne peux pas l’aider, je l’ai compris. Mais j’espère qu’elle s’en sortira et que nous pourrons nous aimer enfin, sans peur. Je le souhaite vraiment.

J’espère que le regard qu’elle posera un jour sur moi lui permettra de me voir moi, Sébastien, tel que je suis, et personne d’autre.

Car elle est la femme de ma vie.
Ven 14 Nov 2008, 16:42 par Bluetime sur L'amour en vrac

Brune

Femme brune; sans lacune,
Accueillante, douce comme la lune

Sur tes longs cheveux bruns châtains,
Que je caresse toujours avec entrain.

De tes yeux en amandes, avec tactique
Tu me regarde comme une asiatique
Je ne peux résister à ton regard,
Et plonge dans ton filet avec retard.

Brune, sympahique, insolente,
Tendre et coule comme une eau dormante,

Ta voix est si chaude et troublante,
Et dans bras je pose ma tête réconfortante.

Poème de doriane duval
Extrait de son recueil Méli-Mélo
Ven 24 Oct 2008, 17:03 par titine12 sur Citations

Etre deux...

Il existe dans de nombreuses régions du monde des légendes sur des êtres maléfiques qui s’emparent de nos âmes...

Aujourd’hui je me sents l’un d’entre eux.

J’ai l’impression d’être un briseur de vies, la mienne, celle des autres... De m’être emparé de l’âme d’une femme et de l’avoir empêché d’être elle-même pendant plus d’un an...

A cause de moi elle souffre, et sans doute regrette-t-elle de m’avoir rencontré un jour.

Je ne sais donc plus qui je suis.

A un moment je me sentais être un ange... Ange gardien surtout. Puis je me suis senti arbre. Un chêne robuste, à toute épreuve.

Maintenant j’ai l’impression d’être un malade. Un être toxique. Un parasite...

Etre deux, c’est pour moi l’ambivalence de ce que l’on est vraiment et de ce que l’on est au regard des autres... Je ne suis donc pas seulement ce que je pense être, je suis aussi ce que les autres pensent de moi...

Et l’amour m’écoeure.

Il y a trente sept ans aujourd’hui naissaient deux êtres en un seul corps... Je ne passerai donc pas mon anniversaire tout seul !
Dim 19 Oct 2008, 05:36 par Bluetime sur Mille choses

Egoisme universel

N0TE = Texte écrit dans le bus, simplement après avoir vu ce sans-abris que je croise tous les matins avant d’aller en cours.

_ Matin d’hiver. Le fr0id se fait de plus en plus rude par les temps qui c0urent. 6h00. La vie reprend s0n c0urs. T0us ses indén0mbrables humains exercent les mêmes rituels c0mme chaque matins. Ils passent tous à c0té de cet être éc0rché par la vie. Ils s0nt t0us bien tr0p 0ccupés par leurs petites vies m0n0t0nes et sans imp0rtances. Ils passent près de lui sans même lui prêter attenti0n, sans même lui jeter un petit c0up d’0eil qui ne leur c0uterai p0urtant rien. Lui, flânant le l0ng des rues grisâtres et encrassées par ces milliers de pieds, semble perdu dans ses pensées. L’alc0ol n’est pas enc0re devenu sa c0uverture. L’alc0ol n’est pas enc0re devenu la sec0nde c0uche de s0n épiderme. Ses traits s0nt abîmés par cette vie menée dans la rue mais ses yeux hallucinés par t0utes ses b0iss0ns alc0olisées qu’il ingurgite par litre chaque j0urs, ne s0nt pas enc0re 0uverts. Sa démarche titubante de cette p0ti0n p0ur l’0ubli a laissé place à cette démarche s0bre et sereine. La beauté, qui se n0ie habituellement par l’alc0ol quand il est sa0ul,apparait enfin sur ce visage p0urtant b0uffé par la vie. Ses éternels habits sales s0nt néanmoins t0uj0urs sur s0n d0s mais il semble s0udain plus pr0pre et plaisant. Cette fidèle 0deur nauséab0nde qui émane généralement de sa peau s’est diss0ud dans l’air.

L’alcool fait oublier le temps . . .

S0ir d’hiver. La p0ti0n p0ur l’0ubli a prit p0ssessi0n de s0n c0rps, de s0n esprit. Il n’est plus lui même. État sec0nd. La p0ti0n p0ur l’0ubli a eu rais0n de lui. Il n’a tr0uvé que ce remède p0ur d0nner un peu de chaleur à ce c0rps gelé par le temps. Curieusement, les passants le remarque. Ils daignent enfin le regarder. Le regarder mais t0uj0urs avec ce regard imprégné de peur, sans une 0nce de pitié. Ils me dég0utent t0us. Ils me répugnent de faire preuve d’autant d’ég0ïsme. Ils m’éc0eurent t0us et p0urtant je suis c0mme eux. Je suis insensible face à cet être qui dépéri s0us mes yeux. Je m’indigne m0i même.

Madem0iselle B.
Mar 14 Oct 2008, 16:12 par Madem0iselle B. sur Mille choses

Sans peur de rien

Je t’en supplie ne t’en va pas mon amour
Je me meurs d’entendre les choses que jamais tu ne m’a dis
Donc je me tais et tu t’en vas
J’ai encore l’esperance d’être capable un de ces jours
De ne pas cacher les blessures qui me font mal
A penser que je t’aime chaque jour un peu plus fort
Combien de temps allons nous attendre encore

Je souhaite tant te serrer et que tu me serres si fort
Je me meurs pour te faire rire
Et que tu m’embrasses quand tu te reveilles
Lové en ton sein jusqu’au levé du soleil
me perdant dans ton parfum
Me perdant sur tes èvres qui s’approchent
Chuchotant des mots qui atteignent
Ce pauvre coeur qu’est le mien
Je smonter le feu en mon intérieur

Je souhaite tant deviner ce que tu penses
Ouvrir toutes portes et vaincre tes tourments
Qui essayent de nous détruire
Fixer mes yeux dans ton regard
Chanter avec toi au soleil levant
Nous baiser jusqu’au bout de nos lèvres
Et voir dans ton visage chaque jour cette etincelle
Grandir; rever, laisser tout surgir laissant la peur s’effrir

Je souhaite tant t’expliquer ce qui passe dans ma tete
Je me meurs pour réussir à t’intriguer
Et continuer d’être capable de te surprendre
Sentir chaque jour cette caacité
De voir que peu importe ce qu’ils disent
Peu importe ce qu’ils pensent
Si je suis fou c’est mon choix
Et maintenant je recommence à voir un monde meilleur
Je recommence à voir briller la lueur du soleil
Ven 03 Oct 2008, 00:54 par Loyd sur La déclaration d'amour

A jamais...

Nos regards se sont croisées, tu m’as regardé, tu m’as souri et doucement, alors que moi j’étais assis sur ce tabouret face au bar, sans me quitter des yeux, tu t’es levé, avant tel un fauve vers son festin, tes yeux émeraude brillaient d’envie et de désir, ton corps se balançait laissant émaner de toi une chaleur, une aura qui me captivait, m’attirait...Qui étais-tu, je ne le sais pas mais...tu étais là et j’avais envie de toi...Tout comme toi. Arrivé devant moi, tu as délicatement posé tes mains sur mon torse et, tu m’as souri, laissant une langue passer sur tes lèvres alors que ton visage s’approchait dangereusement de mon cou, tu me vola celui-ci, posant tes lèvres dedans, tu me fis frémir, alors que doucement cette douce chaleur m’envahissait, tu étais un homme et moi aussi, on n’avaient pas le droit de s’aimer et pourtant, lorsque tu as pris ma main, j’ai su que nous nous aimerions, ce qui est arrivé, nous nous sommes aimés, le temps d’un soir, puis d’un autre et les mois passèrent. Toujours aussi sensuel, toujours aussi beau, tu es venu vivre chez moi, tu te fichais des regards des autres, tu m’aimais et moi aussi. Oui mais voilà...moi, j’avais peur et, j’ai tout gâché, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie, c’est ainsi que nous nous retrouvons de nouveau, deux semaines après notre rupture, nous sommes tous les deux allongés là, côte à côte, s’aimant, les yeux clos, les mains croisées sur notre ventre, à ma demande, j’ai demandé d’être mis à tes côtés, on m’a dit oui. Sous terre, laissant juste une pierre en marbre dépasser, nous nous aimons de nouveau, plus un regard pour nous dire que cet amour est interdit.

L’amour on nous l’offre et on nous l’a instruit.
Homme ou Femme, il n’y a aucune différence.
Dieu nous à donné cette chose et....
S’il nous a permis d’aimer, Homme ou Femme,
C’est qu’il nous bénira, peu importe le sexe...
Du moment que notre amour est sincère.


« Pour la vie à jamais »
    1988 - 2008
Mar 26 Août 2008, 22:42 par Velour sur Amour internet

Au fil du temps

Le passé, le présent, le futur, se confondent ils, comme l’écrivait Marguerite Yourcenar ? Ou bien sommes nous suspendus aux aiguilles de la grande horloge qui sonnera un jour ironiquement minuit, comme l’imaginait Charles Baudelaire, dans ses Fleurs du mal ?

Ce que je sais, c’est que le temps parfois se fige, pour mieux filer à toute allure… Certains événements se répètent, mais jamais tout à fait de la même façon… Et nous sommes entrainés dans cette grande spirale, tels de simples fétus de paille. Nous pensons contrôler notre avenir, par vanité sans doute, mais rien de tout cela n’est vrai. Car qui peut prétendre savoir ce qui nous attend, à part cette fin inéluctable, le dernier souffle ?

Certes nous faisons des choix, et tentons d’en assumer au mieux les conséquences, mais qu’est ce qui nous détermine vraiment ? Où sont les limites de notre libre arbitre ?

Voltaire a écrit qu’il n’y a point de hasard. Je suis d’accord. Nous agissons parfois sans comprendre, de manière instinctive, mais n’est ce pas notre inconscient qui mène le jeu ?

Tantôt patients, tantôt impatients, sereins ou bien irrités, nous traversons notre existence avec l’espoir de voir notre vie devenir meilleure…

A travers l’amour je me suis senti pousser des ailes. J’ai serré un jour dans mes bras celle qui avait le pouvoir d’arrêter le temps, elle est venue s’emboiter contre moi, et je l’ai portée au ciel. Dans son regard je me suis perdu, ses mots doux m’ont donné plus de légèreté que tous les plaisirs que j’avais vécus jusqu’alors. A ses pieds j’ai déposé mon armure.

La terre a fait depuis sa révolution. Cet amour s’est fait capricieux, nous faisant vivre des moments faits de joies et de douleurs, avec beaucoup d’intensité dans les deux cas. Mon cœur ne voulait pas attendre. Le sien avait besoin de temps. Des bouquets de fleurs ont ponctué certains moments difficiles, des fleurs aux milles couleurs, de belles roses, et parfois des tulipes…

De vieilles blessures ont eu du mal à cicatriser, et certaines plaies se sont ré ouvertes au fil du temps, rendant chaotique une histoire qui pourtant avait tout pour être belle. Des comportements irrationnels nous ont fait souffrir. Nous avons glissé sur le fil du rasoir… Pourquoi ?
Il n’y a peut être pas d’explication. Ou alors peut-on croire que cela devait se passer ainsi, pour qu’enfin l’apaisement puisse gagner nos cœurs...

Je l’aime comme au premier jour. Mais peut être ne suis-je pas fait pour elle. Alors si un homme plus serein lui apporte enfin les raisons de ne plus abandonner son sourire, qu’ils se comprennent, et qu’ils s’aiment en toute simplicité, ce que je n’ai malheureusement pas su faire, alors que le destin le mette enfin sur sa route. Le seul fait de la savoir heureuse apaisera ma douleur de l’avoir perdue.

Comme sur cette esplanade il y a un an, le vent souffle, et porte à mon âme un très beau souvenir…
Mar 19 Août 2008, 13:41 par Bluetime sur L'amour en vrac

La débauche de la plongeuse

Bientôt l’heure de fermeture du restaurant. Vient la crainte de l’extérieur.
Je dois traverser un quartier de débauche où le respect est éteint, où l’on se fait accoster parce qu’on est femme et seule.
Fermeture du restaurant. Me voilà sur mes gardes.
Pas vraiment prête à affronter le regard de ces gens mais pas le choix, ma chambre se situant au bout de cette longue rue dangereuse.
J’entame le parcours sans attendre, et presse le pas à chaque angle de rue par peur de me faire violer ou tabasser, la tête baissée, encapuchonnée par un sweet ample et sombre.

Plusieurs minutes s’écoulent, rien ne se produit, un sourire sur mon visage, je suis soulagée mais toujours aussi peu rassurée.
La nuit est comme un territoire inconnu, les hommes sont pour moi des monstres, quelque chose que je ne connais pas. Je les vois se comporter d’une façon inhumaine : ils sont la plupart aux cheveux longs ou mi-longs, ont des cicatrices sur le visage, très musclés, un regard perçant et noir, des vêtements foncés et larges et de l’alcool en guise de sang.

Un des monstres surgit de nulle part. Impossible de fuir, me voilà prise au piège, il me serre les bras à m’en couper la circulation du sang et se frotte contre moi avec violence. Puis il commence à soulever mon sweet en me bloquant d’une seule main et d’une seule jambe. Je me sens mourir, l’impression que m’a vie s’arrête ici, à mes dix neuf ans. Il commence à caresser mes seins puis descend subitement sur mon sexe. Le revoilà qui se frotte à nouveau contre moi. Je peux sentir son excitation qui me dégoute. Je suis pétrifiée en le voyant ouvrir sa braguette de pantalon. Les quelques minutes qui suivent ont été pour moi des heures, je suis en larme, gisant sur le sol...

Il est parti, il est parti...

Je remonte mon pantalon en vitesse et court le plus vite possible.

Me voilà chez moi, en vie, mais souillée...
Jeu 17 Juil 2008, 03:34 par amori33 sur Articles

Une fin d'après-midi

« Elle est jolie »
Mon regard s’est arrêté sur elle
son visage en plein mouvement
le sourire accueillant
et ses yeux m’ont happée.
A la recherche des mots pour répondre à son salut
je n’ai vu que ses lèvres
et sa main traînant sur ses cheveux.
« elle est jolie »
Sa voix légèrement rauque
était habitée de rires,
aux coins de son sourire
dansaient deux petits arcs de cercle fins et réguliers
comme deux traits de pinceau adroitement dessinés,
deux petites virgules
que du bout du doigt j’aurais aimé suivre.
« elle est jolie »
Son regard s’est détourné du mien
l’espace d’un instant...
sans le savoir, elle venait de m’offrir
la courbe de sa nuque dégagée
cerclée d’un fil doré
que du bout des lèvres
j’aurais aimé...
Mar 15 Juil 2008, 12:55 par danslalune sur La première fois
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Ecrire sur regard

Ecrire sur regard Le rejet, La petite espagnole, L'adieu, Mon reve familier, Ma vision des choses, Juste un regard..., Le bouclier, Brune, Etre deux..., Egoisme universel, Sans peur de rien, A jamais..., Au fil du temps, La débauche de la plongeuse, Une fin d'après-midi,
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