C'était en juin....(fin)

Puis intense blessure
Déchirure
Séparation
Après cette déclaration….
Souffrance
Errance
Désespoir
Noir

Comment faire ?
Mon battait sans le savoir pour toi
Ma respiration mécanique, grâce à toi
Je désespère….

Appelle moi
Ce n’est pas vrai, dis moi
Et on en rigole hein ?
Allez, tu es long à la fin….

Viens me chercher
Dans tes bras me serrer
Dans tes yeux exister
Dans ta main me poser

Viens me chercher
Partons où tu veux
Quittons ce pays vite, quand tu peux,
Allons sur une autre planète en profiter….
Tu sais,
Les plans, je les ai….
Pourquoi tu t’interdis ce bonheur ?
Dis-moi, penses-tu que ce ne soit pas l’heure ?
Pourquoi, dis-moi, parle-moi
Laisse-moi m’enivrer de ta voix
Laisse-moi poser ma tête dans ton cou
Sentir ton odeur
Jusqu’à la connaître par
Allez s’il te plait, soyons fous
C’est un grave coup du destin
Il faut que tu viennes aujourd’hui ou demain
Me dire : ce qu’on peut être con
Me dire : cet amour-là est trop bon
Et que nous ne pouvons nous passer
De l’un comme de l’autre, nous sommes collés…

Laisse-moi de ta peau faire une emprunte,
Regarde-moi, n’aie aucune crainte…
Dim 18 Avril 2004, 23:01 par à mon étoile sur L'amour en vrac

C'était en juin....(suite 2)

Mon , de douleur, se met à crier
Sensation qu’on m’arrache à toi
Pourquoi je pense à toi ?
Tu n’as pas le droit, pas comme ça
Pas maintenant, pas sans toi
Triste et mélancolique
Je refuse cette sortie d’artiste buccolique
Ma tête est éparpillée
Te rends-tu compte, je suis bousillée
Vidée
Anéantie

Je peux attendre mon heure maintenant
Salvatrice et insignifiante,
Soumise je suis pratiquement délirante,
Mon suinte de tristesse, le seul médicament
Tu ne peux plus me le donner
Tu ne peux plus me le donner.

C’est une autre dimension sans toi
Les nuages ne me font plus rêver
Je rentre dans l’ère sans sentiment
Le langage des oiseaux n’est plus du tout gai
Voilà ce qu’il se passe dans ma tête là
Tu tentes de sortir de ma vie violemment
Et je ne veux pas de cette sortie
Aucune sortie
A ma façon te piéger,
Avec mes mots te retrouver
Dans ma tête, dans mon ventre, dans mon âme inconsolée
Le verbe aimer, je jure
Ne jamais prononcer, terminer, cassure
Violence du choix
Cœur allégé pour toi
Situation en osmose avec ce que Toi tu souhaitais
Je dois comprendre, réagir calmement,
Penser encore à toi, lentement,
Meilleurs passages de ma vie rappelés
Les moments rares, beaux, purs, intenses
Que j’ai eu la chance de partager
Avec toi
Tu as choisi… l’instant de séparation
Calculé ? Non
Je ne pense pas
Je n’y crois pas
C’est juste comme ça
Je te quitte et voilà….
Triste surprise de cette décision
C’est la meilleure, tu as raison
Mais merde, combien j’ai mal, souffre, saigne, pleure
Pour quelle raison effacer ce bonheur
La peur d’affronter la réalité ?
La peur au ventre ? C’est ça ? C’est vrai ?
L’Amour, le vrai
Nous l’avons effleuré
Nous avons joué avec, caressé,
Nous le tenions à bout de bras
Narguant tous ceux qui ne le connaissaient pas….
Dim 18 Avril 2004, 23:00 par à mon étoile sur L'amour en vrac

C'était en juin....(suite)

Voilà
T’es parti et je suis là
Connais-tu le cri de l’arbre qui a perdu son ombre ?
Sais-tu ce qu’est ma vie dans le sombre ?
Imagines-tu un instant la sensation de vide incontrôlée,
Entends-tu cette souffrance immodérée ?
Pleures-tu aussi dans ton ?
Est-ce que les images de ce court bonheur
Te remontent dans la tête intensément ?
Je suis un nuage sans ciel
Une étoile perdue, oubliée,
Un vent sans arbre sur qui se poser,
Une abeille triste dégoûtée du miel.

Demain le jour ne se lèvera plus
Des oiseaux, leur gazouillis je n entendrai plus
Plus rien autour de moi
Ne réveillera aucun émoi

T’oublier, tourner la page, recommencer,
Vivre, se battre, ne pas tomber,
Retenir en terme de sentiments
Mes mots, mes pensées, et paradoxalement,
D’être honnête, continuer….
Cette hémorragie du arrêter….

T’oublier, ce mot n’évoque rien
T’oublier, ce n est pas rien
T’oublier, zapper, ne pas se rappeler
T’oublier, que dans ma vie tu es passé
T’oublier et que de toi je suis dépendante….
T’oublier et que de moi, je suis défaillante….
T’oublier et que de nous savoir que nous existons
T’oublier et que des adultes nous ne serons….
C’est au dessus de mes forces, je suis épuisée
Il m’est insupportable l’idée que cela cesse
Torturée au plus haut point de ma faiblesse
Putain, pourquoi ça a commencé….

C’est au dessus de mes forces, je t en prie
Faut pas qu’on s abandonne
Y’a eut maldonne
J’ai certainement pas compris

J’ai jamais voulu de cette vie là
Jamais pensé que ça m arriverait comme ça
Jamais imaginé que tu me laisserais là
Jamais souhaité avoir autant besoin de toi

Je pleure des larmes de vent
J’insulte les vivants
Je hais cette vie sans toi
Ma place n’est plus ici : errance dans le désarroi
À la recherche de cette raison, à toi
C’est impossible, je n y crois pas
Refus de la réalité
C’est trop difficile
Je ne peux accepter
Tu as visé dans le mile
En plein dedans, pas à côté
Dim 18 Avril 2004, 22:59 par à mon étoile sur L'amour en vrac

Des femmes comme on les aime...

Je les croise au bord d’un chemin, maquillées, bien sapées
Je m’arrête et discute, m’entretient de ce qui me tient
Je les regarde et souris, je m’attarde mais ne m’ennuie

Je les connais par , ces femmes sans ran
Je les comprends comme si je pouvais être elle
Je rougis quand elles me donnent rendez-vous chez elles

On s’étend sur nos journées, elles me racontent qui elles ont tapiné
On se sert le thé, comme des grandes dames en pleine santé
On s’invite, on s’embrasse, on se prélasse

On se revoit, toujours d’un salut du bout des doigts
On se déporte dans les romans à l’eau de rose
Pour mieux se moquer de celles qui ne rêvent que de prose

Elles m’aiment bien, je le sais
On s’accepte, c’est ce qui est chouette
Je les adore, plus qui sait
On se complète bien plus que dans la tête

Elles sont filles de la nuit
Et moi, je goûte à la vie…
Elles sont filles de joies
Et toi, tu es folle de moi…
Ven 16 Avril 2004, 16:25 par Rose sur Un monde parfait

Elle

Il la contemple depuis longtemps, n’osant approcher,
Essaye d’attirer son regard, sans jamais y croire
Pourtant il la désire mais ne peut que la respirer.

Il voudrait la toucher mais ne peut rien en faire
Car elle est telle une rose noire,
Ne pouvant être prise sans manquer d’air.

Il souhaiterait lui ôter ses épines.
Ne sachant que faire des questions qui le turlupinent
Alors il la regarde, la respire.

Et puis… il se lance tel un héros
Qui court vers une bataille déjà perdue,
Sentant alors son âme se briser en morceaux,
Tel un coup de hache dans une chair bien charnue.

Pensant aussi son alors fendu,
Tel un homme transpercé par une lance de cavalier,
Il revient à ses premiers débuts
Ne pouvant espérer qu’une chose…l’adorer.
Mer 07 Avril 2004, 23:55 par Rose sur L'amour en vrac

une é_toile (ter)

Tu m’accuses, tu me reproches
D’avoir voulu t’aider, d’être ton accroche.
L’amour n’est pas un combat,
C’est un mode de vie, un éclat.

Tes errements, tes tourments morbides
Quand telle une vengeance acide
Tu me les jettes du fond de ta nuit
Déchire en moi ces rêves que je construis.

Je ne t’ai pas appelé, un soir tu es arrivé.
Je ne t’ai pas envoûté, seul tu t’es donné.
Tes doutes et tes blessures m’ont faite succomber
A présent c’est ma colère que tu viens réclamer.

Ne crois pas que de ta douleur je sois rassasiée
Ne pense pas que je n’ai jamais rien imaginé
Ne te demande pas si je n’ai jamais été blessée
Quand ta légèreté à une autre tu allais dispenser.

Je t’ai offert ma passion, ma flamme
Je t’ai donné mes pleurs, mon âme
De mon tu as suivi le diagramme
Je t’ai aimé, tu me compares à une lame.

Tes mots dont je suis si avide
Ont ce soir un goût bien insipide
Sur mon visage se dessine un sourire livide
Dans ma poitrine tu as fait naître un grand vide

Tu voudrais que je te déteste, te maudisse
Qu’enfin je te laisse sombrer dans tes abysses
Que ma patience et mes passions plus jamais tu ne subisses
De ma confiance tu n’as encore vu qu’une esquisse

Ne sois pas mon tourment,
Ne me fais pas subir tes écoeurements
Ne m’offre pas tes retournements
Ne nous fait pas souffrir... tout simplement

Donne le meilleur de toi
Pense que de tous tu es le roi
Oublie les reproches et le désarroi
Vole la part à laquelle tu as droit!

Tu m’accules sous tes reproches
De t’aimer, d’avoir été trop proche
L’amour n’est pas un combat,
C’est une vie, un état.
Mar 06 Avril 2004, 02:59 par la marquise de sade sur Amour internet

un 14 juillet à Paris (2)

Chemin reprenant, maintenant tous les quatre, passé le pont, nous arpentons le quai Voltaire.
L’un de nous, je ne me souviens plus qui, s’est mis à chantonner « les amants de Saint Jean » qui inondait les ondes en ces temps là. Ce fut le début d’un jeu jovial et musical. Nous devions, chacun à notre tour, trouver une chanson en rapport avec Paris. L’un ayant entonné fièrement sa trouvaille, les trois autres reprenaient en chœur. Les passants qui croisaient notre chemin devaient s’interroger sur notre stabilité mentale en voyant quatre huluberlus gambadant sur les trottoirs de la capitale aux rythmes de chants mal maîtrisés …

« La lune trop blême
pose un diadème
sur tes cheveux roux
la lune trop rousse
de gloire éclabousse
ton jupon plein d’trous

La lune trop pâle
Caresse l’opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon blessé

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J’oublie mon chagrin

Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m’anéantit …. »

Doux moments d’insouciante amitié. Il me suffit encore aujourd’hui de fermer les yeux pour voir ton sourire espiègle qui rayonnait en disciple de Râ. Ce jour là je ne savais pas que quelques mois plus tard, le ciel finirait par s’assombrir au dessus de nous et que ce sourire disparaîtrait derrière les nuages. Mettez-haut du

Nous nous rapprochons de l’Ile de la Cité. Notre Dame tente en vain de toucher l’azur de ses hauteurs blanches. Nous traînons dans le quartier du Palais de Justice. Tu veux nous amener à la Conciergerie. Quelques semaines auparavant tu l’as visité en profondeur avec ta sœur. Alors aujourd’hui tu nous sers de guide. Tu nous racontes tout en détail, prenant ton rôle très au sérieux. Tu es fière de nous apprendre tout ça. Tu m’impressionnes. Tu me subjugues. Je t’aimais aussi comme ça. Ce jour là je ne savais pas que je devrais me résigner à jamais à ne plus t’aimer, à ne plus nous aimer …à ne plus m’aimer avec toi.

L’heure passe. Il est temps de se diriger tranquillement vers Montparnasse. Encore tant de choses à admirer. Et, dès la première ruelle qui nous éloigne de la Seine, une plaque posée sur une façade nous interpelle : « ici vécurent Héloïse et Abélard » …et une date que j’ai oublié. Aucun de nous n’a connaissance de ces deux personnages. Nous restons là quelques instants à fabuler sur l’histoire éventuelle de nos deux illustres inconnus. Dès mon retour chez moi, je me lancerai dans des recherches sur leur vie. Et comme un signe, une ironie…le destin de deux amoureux maudits, incompatibles…Maudit soit l’amour oui !
Dim 21 Mars 2004, 23:06 par la_tulipe_noire sur La vie à deux

L'Homme, l'Océan, mes deux amants

L’Homme, vous m’assoiffez, me mettez l’eau à la bouche, mais d’embruns point...
Vous eussiez pu me raconter cette brume impalpable d’eau, qui des vagues rugissantes, ne sont que caresses sur le retour.
L’Océan est un amant insatiable qui m’habille de vagues mourantes pour mieux dessiner mes formes sous ma robe devenue transparente.
Il m’appelle, rugit de rage mais il sait que je suis de celle, qui toujours au rendez-vous, au près de vous,l’Homme, chat alléché par ma peau salée, se pend à votre cou vous buvant des yeux, la passion me brûlant le et l’âme
Bisous
Isabel timide
Mer 03 Mars 2004, 19:53 par Isabel sur Les liaisons sulfureuses

Re: le jeu de la vérité : question 4 ...

la marquise de sade a écrit:

"Qu’est-ce qui chez vous peut déclencher un élan de tendresse que vous ne pouvez réfreiner?"


Que d’attendrissement dans le regard d’un enfant triste, lui sourire, des yeux, du . Peut-être ces quelques secondes où l’on croise son regard, de tendresse à retransmettre lui faire oublier qu’il était triste. Que renaisse alors sur son visage ce sourire si attendrissant qu’il donne envie de le prendre dans vos bras et le dévorer de baisers.

Que d’attendrissement face aux multitudes de spectacles féerique que dame nature nous donne à apprécier.

Que d’attendrissement face au regard malicieux de mon aimé, face à ses sourires provocateurs, face à ce qu’il est et qui fait qu’il est mon aimé.

Que d’attendrissement face à la maladie, l’envie de protéger, de rassurer, de soutenir, d’aider à ne pas se laisser sombrer devant la douleur.

Que d’attendrissement dont est pleine cette vie, l’envie de la vivre, l’envie de ne pas oublier que tout n’y est pas moche, l’envie d’y croire. S’attendrir de tout et de rien, aimer cet attendrissement, de le donner mais aussi de le recevoir de la vie.
Sam 14 Fév 2004, 22:51 par Ri1kedesBêtises sur La séduction

Géométrie de l'amour

Je croyais en la ligne droite,
L’âme rivée dans les maths,
Sans que jamais ne m’appâtent
Ces angles à gauche, à droite.

Soudain c’est le point de chute,
J’ai pris la tangente
Vertige de la descente,
Oublié le parachute…

J’arpente la circonférence
Du cercle vicieux,
Jaugeant la distance
Du triangle amoureux.

C’est qu’elle m’a séduite
Cette courbe elliptique
Son imperfection arithmétique
Cette forme insolite.

Il me faut d’urgence résoudre
Cette équation à trois connues
Afin de m’absoudre
Du pêché discontinu.

Equilibre précaire,
Où trouver la formule
Pour remettre d’équerre
Tous ces éléments en décumul ?

Pourvu que la pointe du compas
Si elle trouve trop tendre mon
Me fasse passer de vie à trépas
Sans trop de heurts ni douleur

Pourquoi cette maudite diagonale
Ma route si droite a-t-elle croisé ?
Me voici en phase terminale,
Bientôt, bientôt, tout sera oublié…


La tulipe noire ....@copyright christin007, ma jbg
Ven 13 Fév 2004, 14:14 par la_tulipe_noire sur L'amour en vrac

Mon Homme-oiseau

Tu sortais de ta douche, ruisselant de milliers de gouttes d’eau, tu t’es ébroué et c’est là que je l’ai vue, planant doucement, flocon immaculé.
Subrepticement je me suis penchée pour la ramasser.
Au creux de ma main, elle reposait duveteuse et frémissante, j’avais trouvé une plume de tes ailes.
Tu me caches ton état d’homme oiseau mais l’amour ne laisse que peu d’ombres dans mon de femme amoureuse.
Je l’avais deviné dans tes errances, dans cet appel auquel tu réponds sans détour.
Alors tu rejoins ceux qui ont pour toit le ciel, pour patrie le monde.
Tu te fonds dans l’azur qui de sa couleur donne le ton à notre planète.
Jamais je ne ferai de mes bras un lieu fermé, même si je ne dois avoir de toi que ta voix.

Bisous
Isabel coeur
Sam 07 Fév 2004, 16:03 par Isabel sur L'amour en vrac

Amer est l'amour

Qu’il est douloureux d’aimer sans retour.

Cela fait trois mois que je fréquente une douce compagne, dont je suis vraisemblablement tombé amoureux. Bien que notre démarrage dans cette histoire fut d’une indélicatesse presque violente, il me semblait possible et espiègle de reporter l’étape de séduction après confirmation de notre attirance. Nos rapports avaient d’ailleurs l’ air de progresser dans ce sens durant les premières semaines de notre union. Jusqu’à un samedi matin, où pour ma part résolu à laisser le temps s’écouler selon nos désirs, elle s’est brusquement braquée, a repris ses clics et ses clacs pour retrouver le confort douillet de son petit appartement. Il était question dans la journée même de se faire un cinéma en compagnie d’une de ses copines, à qui je dois finalement le plaisir de notre rencontre, pour ensuite prendre notre dîner dans un fameux petit restaurant. Et bien entendu, il était question de dormir dans mon lit et l’idée d’une folle nuit d’amour me semblait tout-à-fait à propos après ce petit restaurant. J’ai dormi tout seul, savourant les larmes de ma déception jusqu’alors contenues sur les lignes de métro.

Il est légitime, je pense, de rester interrogatif sur ce comportement, qui s’il caractérise un manque de respect peut néanmoins trouver une explication dans une raison sensée. Il est tout aussi légitime d’envisager que la raison sensée a de fortes chances d’être laide à mon , en se caractérisant par un manque de sentiment, voire la présence d’un rival…

La simple idée d’une duperie ne me rend pas agressif, mais simplement plus méfiant qu’un troupeau de lionnes protégeant leurs lionceaux. L’observation attentive de tout ce qui est dit, ou non dit d’ailleurs, fait ou non fait est mis en regard de ma suspicion. L’objectif étant bien entendu de trouver l’incohérence réfutant toute l’abracadabrante théorie, sâchant que ce qui ne réfute pas alimente.

Et aujourd’hui, je ne suis pas plus avancé. Suite à ce regrettable incident, son travail la solicita intensément. Durant cette période nos échanges furent purement téléphoniques, ayant décidé d’un commun accord qu’il était préférable de la laisser tranquille durant cette phase délicate. J’espérais en silence que cette douloureuse concession se verrait récompensée dans de tendres et chaleureuses retrouvailles. Peut-être n’a-t-elle jamais compris à quel point sa présence me manquait en ce début d’aventure. Néanmoins, son attitude était des plus sympathique, car malgré une difficulté certaine à exprimer ses sentiments, elle me gratifiait souvent d’un coup de téléphone en fin de journée. Etant moi même sollicité dans la soirée, je retrouvai ses messages maladroits et notai ce que je supposai être un effort constructif avec un optimisme grandissant. Je reconnais ici une erreur probable de ma part, en ayant volontairement omis de la rappeler à la suite d’un message complètement désinvolte, prononcé avec une lassitude extrême, et en mâchant un bonbon ! Ce deuxième manque de respect devait être désapprouvé sur le champs. Mon absence de réponse fut bien entendu expliqué le lendemain même.

Fuyant une soirée à laquelle je n’étais pas autorisé à prendre son bras et à laquelle elle ne désirait pas aller non plus, je pris quelques jours de vacances à Rennes, chez mes amis qui m’ont donné l’affection dont j’avais tant besoin. Je concoctai cependant des retrouvailles à la gare, romantique moment s’il en est, quand on désire le vivre. Quand arrivé au bout du quai, je ne la vis pas, je pensais avec tristesse que cette histoire partait complètement a vollo. Elle était juste en retard et semblait complètement contrariée d’être là. Bon. Elle me confirma que la soirée était nulle, mais qu’elle s’était quand même bien amusée, et qu’elle avait dansé. Pour quelqu’un qui n’avait pas envie d’y aller, je trouvais ce revirement d’opinion des plus suspects. Etait-ce de la manipulation, de l’inconscience, du mensonge ? Le doute en amour est plus cruel qu’un enfant.

Sur la fin de cette période, alors que nous ne nous étions toujours pas revu, je me pris de lui donner mon point de vue sur une affaire qui la préoccupait, empiétant en fait sur la zone ô combien sacrée de son expérience et de sa compétence. Ce désir d’aide de ma part, associé à ce profond paternalisme qui me caractérise, se vit rejeté avec une violence inouïe lors d’une conversation téléphonique. Il s’en suivit une semaine de silence radio. D’un coté, j’en avais assez d’attendre et de me faire toujours envoyer paître, et d’un autre je me disais qu’il valait mieux laisser couler un peu d’eau sur cette histoire. Et depuis les rapports se dégradent, l’incompréhension s’est installée, le doute grossit, fait mal.
Mer 04 Fév 2004, 13:06 par PetitPrince sur L'amour en vrac

Sursaut ...

Rahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
Aujourd’hui God of the sun (Hélios). Je suis beau. Je suis le plus beau.
Je suis super-extra-beau-top-le-mec-il-faut-se-le-faire-vite-vite-vite-sinon-je-salis-la-moquette.
Ouais.

Hier soir, je me suis dit "Demain, je serai sex ou je ne serai pas" !!!
Sortir les chemises de l’armoire, regarder la plus belle qui n’est pas repassée et se dire qu’on va pas se prendre le chou, qu’on en mettra une autre. Ce matin, après quelques essais, j’ai finalement mis
la plus belle (pas repassée, mais ça se voit pas et puis il y a midi !)

J’arrive au travail ( en retard),le jouasse, je ne retire que mon super manteau top-je-suis-sex-dedans et garde ma petite veste celui-là-il-va-me-rendre-folle pour aller à la machine à café. Sous le prétexte mental fallacieux d’aller voir si une installation s’est bien faite dans une salle voisine de l’antre de mon "Papillon", j’avance grand, beau, et fort. Faut qu’elle me voit comme ça, merde (c’est super con un mec, j’adore).

Le type que je m’attendais à trouver dans la salle n’est pas là, je fais demi-tour. Dans l’élan du départ, je l’aperçois sortir, et là elle me fait un grand sourire et "Bonjour", puis "ça va".
J’ai failli oublier de répondre au "ça va", mais je me suis rattrapé in extremis.
Elle avait l’air d’avoir soigné sa tenue et son maquillage. Ce soir c’est le pot du CE suivi d’une petite sauterie pour la fête de son amie.
Ca se "prépare" ce genre de chose...

Hier soir, j’ai exprimé toute mon agressivité à la piscine. Il doit plus rester grand chose, si le contexte s’y prête je vais pouvoir être détendu et faire mon charmeur de base. Ouais.
Mer 04 Fév 2004, 12:55 par PetitPrince sur L'amour en vrac

Retour au bureau

Si je la vois le matin, c’est irrémédiable: la journée est foutue.

C’est idiot, je pourrais faire semblant, utiliser un ton social impersonnel, lui demander comment ça va sans en avoir rien à faire, et tout ça et tout ça. Mais non ça ne passe pas.

Je lui dit bonjour et son éclat me brûle, mon s’emballe et il faut que je donne le change, si possible en essayant de faire progresser les choses où d’en prendre la mesure. Je suis à peine capable de lui dire bonjour…

Ce sentiment d’échec me mine, non pas parce que je ne gagne pas, mais parce que je suis peut-être en train de perdre. Je me dis qu’au moins je fais passer un message bien malgré moi. Ma gène ne doit pas être invisible surtout aux yeux d’une femme, qui, à mon sens, doit savoir repérer ça. C’est amusant, je me doutais qu’après cette soirée, où finalement on s’est un peu rencontré, nos bonjours seraient emprunts de cette même gène qui se dégageait quand on se rencontrait dans les couloirs. Comme j’aurais préféré avoir tort. Comme j’aurais préféré. Je me dis que si à ce stade, il fallait se dévoiler, ce serait quasi impossible. Trop violent. Il manque cette multitude de petits repères qui permettent de prendre la mesure de l’autre, de savoir où il en est dans ses émotions et de faire ou dire ce qu’il faut pour rester dans son sillage. Je veux quand même croire qu’il n’est nul besoin de petits repères pour savoir que chacun de nous à localisé l’autre sur son petit radar affectif. Je ne dis pas ici que nous convergeons vers une hypothétique liaison, mais plutôt que je sais qu’elle sait. Ce que je ne sais pas, c’est si elle veut.

Et c’est ça qui m’empêche de dormir et c’est ça qui est bon. Ce doute, que finalement je ne veux pas lever violemment que je veux supposer stupide comme tous ces doutes d’amoureux, ce doute je veux que nous le dissipions ensemble. Que main dans la main, nous nous attelions à cette tâche, de la façon la plus belle qu’il soit. En somme, c’est mon impatience qui me rend malheureux, pas elle. Sera-t-elle s’en servir, mais surtout voudra-t-elle le voir ? Fasse que si elle le veuille, elle comprenne les milliards d’erreurs que je vais faire. Et pour comprendre il faut connaître. Mais pourquoi est ce qu’on ne prend pas des jours de vacances qu’on se concocte un petit programme en tout bien tout honneur. Juste pour se connaître. Ca serait doux. Si ça colle pas on s’en rendrait compte doucement et ça ne ferait pas mal. Et si ça colle, on éclairerait tout doucement les zones d’ombre à la flamme de notre désir.

Ca, c’est un rêve. La réalité est toute autre. Se connaître sera possible par le biais de rencontres informellements organisées. Ce genre de soirée ou on vient pour un motif qui est totalement différent de celui qui nous anime. Un motif derrière lequel on peut se cacher, se protéger. A ce moment il faut peut-être utiliser un vocabulaire ambigu, au milieu de gens dont on veut cacher notre réelle motivation. Quel paradoxe ! Etre obligé de cacher ce que l’on voudrait voir éclater au grand jour. Et vu comment je suis volubile quand je l’ai devant moi, c’est pas gagné du tout. Je me suis rendu compte que mes extrapolations me menaient sur des sentiers hasardeux, où l’illusion se jouait de moi, me prenait dans ses bras, pour me rendre à cette réalité trop froide ensuite. Alors je ne veux plus espérer, ça fait mal. Je veux juste rêver. Juste imaginer ce que pourrait générer la satisfaction du besoin qui me ronge.

Si auparavant mes erreurs me la faisaient percevoir comme promise, mon recalage me la fait voir comme possible.

Et mon s’emballe de la même façon.
Mer 04 Fév 2004, 10:57 par PetitPrince sur L'amour en vrac

Petit dictionnaire des expressions imagées

Pour l’instant sur ma caisse de chevet, vous trouverez un ouvrage intitulé « La puce à l’oreille - les expressions imagées et leur histoire » de Claude Duneton… Je ne résiste pas au plaisir de vous donner l’explication d’une expression bien de chez nous … debile

« Avoir la gaule »
C’est avoir une érection naturelle de la verge comme dit Furetière pour bander… L’expression paraît dater de la fin du XIXè siècle :

Nibé, Môme ! … Alorss.. t’es ma neuve ?
Ben j’en r’viens pas… j’en suis comm’ saoul,
J’peux pus cracher … j’ai l’sang qui m’bout ;
Tu parl’s si pour toi j’ai la gaule !
(Jehan Rictus, Le populaire, vers 1900)


Au-delà de l’idée de simple bandaison, toutefois, avoir la gaule semble exprimer à la fois une effusion générale de tout le corps, de désir éperdu, comme dans l’exemple de Rictus, mais aussi une bonne santé, une satisfaction proche de la joie de vivre. La gaule est un outil agreste et léger, qui est au cueille-fruits ce qu’une partie de jambes en l’air est au planning familial. C’est vrai qu’il fait avoir le moral…
Voici une utilisation récente du mot qui permet de rapprocher le poète Jehan Rictus et le poète Renaud Séchan :

T’as ptete raison, j’te parle comme un vieux con,
Mais j’suis un vieux con vivant,
J’ai la gaule, suis content.
(Renaud Séchan, La blanche, 1981)


La marquise … petite Roberte illustrée cool
Mar 13 Jan 2004, 11:27 par la marquise de sade sur Articles
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La citation d'amour

Soyez-vous l'un à l'autre un monde toujours beau, Toujours divers, toujours nouveau ; Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.

La Fontaine.

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