Séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions: un forum d'écriture pour écrire sur l'amour.
Bienvenue sur le forum d'écriture des âmes tendres !
Soit tu es un membre inscrit à ce forum, auquel cas ce que je vais te raconter dans les lignes suivantes, tu le sais depuis belle lurette (tu sais, tu peux automatiser ta connexion pour ne plus lire ce texte qui ne changera pas beaucoup), soit ce n’est pas le cas, et tu vas donc tout savoir de ce forum.
Il y a le désir, qui nous rend animal (hmmmmmmm), la tendresse qui nous rend attachant et le mélange de ces deux choses, qui nous rend finalement terriblement humain... Et c’est ici qu’on en parle !
Bienvenue donc sur le forum d’écriture des sentiments, des passions, de la séduction, de la tendresse, et de tant d’autres jolies choses ; un forum d’écriture où il s’agit tout simplement d’essayer d’exprimer ce qui vous tient à coeur de la belle façon : prose, forme ou fond.
Ce qui serait fabuleux et tout autant hallucinant, ce serait que ce forum puisse devenir l’une des références de la tendresse, de la séduction et du désir sur Internet. Ainsi, vos positions érotiques préférées, vos recettes de cuisine privilégiées, ou encore les adresses les plus insolites des activités parisiennes seraient ici, sur ce forum, racontées avec talent !
Concernant l’animation de ce forum d’écriture, j’ai un tas d’idées qui ont bien du mal à toutes rentrer dans ma petite tête. Plutôt que d’attendre d’avoir conçu le site qui les réalise, j’ai préféré mettre en ligne d’entrée de jeu le support de vos agissements littéraires et vous faire découvrir au fur et à mesure de vos visites, les bonnes surprises qui vous attendent ...
Il y a le désir, qui nous rend animal (hmmmmmmm), la tendresse qui nous rend attachant et le mélange de ces deux choses, qui nous rend finalement terriblement humain... Et c’est ici qu’on en parle !
Bienvenue donc sur le forum d’écriture des sentiments, des passions, de la séduction, de la tendresse, et de tant d’autres jolies choses ; un forum d’écriture où il s’agit tout simplement d’essayer d’exprimer ce qui vous tient à coeur de la belle façon : prose, forme ou fond.
Ce qui serait fabuleux et tout autant hallucinant, ce serait que ce forum puisse devenir l’une des références de la tendresse, de la séduction et du désir sur Internet. Ainsi, vos positions érotiques préférées, vos recettes de cuisine privilégiées, ou encore les adresses les plus insolites des activités parisiennes seraient ici, sur ce forum, racontées avec talent !
Concernant l’animation de ce forum d’écriture, j’ai un tas d’idées qui ont bien du mal à toutes rentrer dans ma petite tête. Plutôt que d’attendre d’avoir conçu le site qui les réalise, j’ai préféré mettre en ligne d’entrée de jeu le support de vos agissements littéraires et vous faire découvrir au fur et à mesure de vos visites, les bonnes surprises qui vous attendent ...
Who knows where to download xrumer 5.0 palladium?
Who knows where to download XRumer 5.0 Palladium?
Help, please. All recommend this program to effectively advertise on the Internet, this is the best program!
Help, please. All recommend this program to effectively advertise on the Internet, this is the best program!
Le Ven 03 Juil 2009, 21:24
par CocoChanels sur Annonces
Bulle écarlate
Elle passait légère les jours de jachère, le regard se fascinait du grain usé du pavé il fallait surprendre pour s’illuminer de ce bleu moiré tremblant dans ses prunelles. Vêtue de réglisse elle s’asseyait à la terrasse buvait son café. Elle demandait toujours un verre d’eau. Elle restait ainsi à la même place farfouillait dans sa besace en sortait un calepin écorné triomphante on ne savait pas vraiment pourquoi griffait quelques notes. On s’est aimés.
Elle était chevelure rouge qu’elle suggérait cape d’invisibilité lorsqu’il fallait dissimuler des larmes.
Ou bien c’était un livre front plissé elle s’appliquait contemplative des rêves éternels ; comme curieuse sa concentration vacillait dans les conversations chuintantes des esprits autochtones de l’estaminet elle rangeait alors le secret linéaire dans le ventre boursouflé de sa besace grise.
Les mains sont les tapissières ferventes des horizons possibles. Les siennes potelées étaient nerveuses évasives agrippant la matière pour mieux s’y condenser apposant leur empreinte sur l’écorce éphémère d’un arbre centenaire.
On s’est aimés. Une fille encombrée de tracas éprise de farfelu une fille ectoplasme de l’absurde, souple instinctive avec des humeurs de caméléon.
Elle s’animait étrangement, précipitée éveillée habitée de tendresse lorsqu’elle se prenait d’étonnement pour une couleur de vie , une blessure découverte subrepticement dans le lit crépusculaire d’une rivière, pour une utopie qu’elle pensait consanguine à la mienne.
Elle était Aubépine, l’amicale des embruns, émotive, elle était bulle écarlate au matin orageux, vibrante avec du sel dans la voix.
On s’est aimés. Je dormais blotti dans les mailles suaves de sa peau opaline. Sous mes doigts elle épousait mes désirs ondulait sensuelle offerte à mes baisers.
L’aurais nommé Espérance qui rêvait de Mer, d’étendues infinies qu’il faudrait traverser jusqu’à l’oasis-guérison.
Avec moi, emportés nous serions dans l’encre indocile d’une constellation.
Elle était chevelure rouge qu’elle suggérait cape d’invisibilité lorsqu’il fallait dissimuler des larmes.
Ou bien c’était un livre front plissé elle s’appliquait contemplative des rêves éternels ; comme curieuse sa concentration vacillait dans les conversations chuintantes des esprits autochtones de l’estaminet elle rangeait alors le secret linéaire dans le ventre boursouflé de sa besace grise.
Les mains sont les tapissières ferventes des horizons possibles. Les siennes potelées étaient nerveuses évasives agrippant la matière pour mieux s’y condenser apposant leur empreinte sur l’écorce éphémère d’un arbre centenaire.
On s’est aimés. Une fille encombrée de tracas éprise de farfelu une fille ectoplasme de l’absurde, souple instinctive avec des humeurs de caméléon.
Elle s’animait étrangement, précipitée éveillée habitée de tendresse lorsqu’elle se prenait d’étonnement pour une couleur de vie , une blessure découverte subrepticement dans le lit crépusculaire d’une rivière, pour une utopie qu’elle pensait consanguine à la mienne.
Elle était Aubépine, l’amicale des embruns, émotive, elle était bulle écarlate au matin orageux, vibrante avec du sel dans la voix.
On s’est aimés. Je dormais blotti dans les mailles suaves de sa peau opaline. Sous mes doigts elle épousait mes désirs ondulait sensuelle offerte à mes baisers.
L’aurais nommé Espérance qui rêvait de Mer, d’étendues infinies qu’il faudrait traverser jusqu’à l’oasis-guérison.
Avec moi, emportés nous serions dans l’encre indocile d’une constellation.
Le Sam 27 Juin 2009, 13:15
par cirrhus sur Parler d'amour
Et dans le domaine de l'asphixie?
Un sérieux manque d’humour. Logique. Tout ce qui ne regarde pas la joie est sérieux. Ici déjà premières échappées de mots nébuleux me confonds en maladresse.
Puis après pourquoi écrire? Parce qu’en moi les temps soudoient l’orage et celui ci demande le prix fort. Très patient. Le mien aura les yeux de Vulcain.
Ainsi donc me situe noctambule solitaire c’est ce qui définit au mieux le mec crasseux que je deviens lorsque le concept de séduction a porté trop de préjudices; ce n’est pas que je me fiche d’aimer suis fou éperdu de songes féminins elle frôle ma main baisse les yeux disparaît alors même qu’elle manque déjà à mon Ciel.
Un ami comme ça appelle il dit monsieur Souci évidemment tout un chacun estime ceci préjudiciable pour soi car il fait peur là où l’on sent naître la souffrance et quand bien même on n’en parle pas par soupçon d’être étranger au monde ou appréhension d’être simplement ridicule l’autre le pressent en lui comme une invitation mesquine ouverte sur le précipice.
Ton histoire à quand dis-tu? A quand on cessera de vouloir déterminer l’ambivalence des écritures par rapport à celui qui les conçoit son comportement est-il meilleur ou neutre crie-t-il au blâme à l’orgueil ou bien s’évertue t-il à susurrer "néant" quand il devrait aimer.
Accroche toi.
Tu serais à l’instant même avachi au rang subliminal du cancre ou bien à ton aise dans tes paumes oreillers je te dirai redresse toi on ne dort pas on apprend! Si seulement je daignais le permettre serais cramoisi de honte puisque je ne peux rien ordonner c’est ce qui perd.
D’ailleurs hors propos. Nous ne sommes pas à l’école l’effort dans lequel tu ponctionnes l’écriture la jugeant la mordant coeur ouvert ne me regarde pas.
Alors une nuit chaude estivale. Ne sais plus quoi faire de mes sens ai besoin de sortir oeuvrer au cercle des Téméraires ai bu bien bu puisqu’il n’y a rien d’autre à faire à voir à chérir Dieu ce que je me sens triste issu de ton flanc il n’y a rien de miraculeux où je traîne.
Le dirai constamment lorsqu’on n’a pas d’amour à recevoir en vrai en absolu on est prisonnier de l’insignifiant.
A vau-l’eau ce n’est plus l’insouciance de naguère un jour je saurai dire pourquoi.
En attendant, fais de beaux rêves .
Puis après pourquoi écrire? Parce qu’en moi les temps soudoient l’orage et celui ci demande le prix fort. Très patient. Le mien aura les yeux de Vulcain.
Ainsi donc me situe noctambule solitaire c’est ce qui définit au mieux le mec crasseux que je deviens lorsque le concept de séduction a porté trop de préjudices; ce n’est pas que je me fiche d’aimer suis fou éperdu de songes féminins elle frôle ma main baisse les yeux disparaît alors même qu’elle manque déjà à mon Ciel.
Un ami comme ça appelle il dit monsieur Souci évidemment tout un chacun estime ceci préjudiciable pour soi car il fait peur là où l’on sent naître la souffrance et quand bien même on n’en parle pas par soupçon d’être étranger au monde ou appréhension d’être simplement ridicule l’autre le pressent en lui comme une invitation mesquine ouverte sur le précipice.
Ton histoire à quand dis-tu? A quand on cessera de vouloir déterminer l’ambivalence des écritures par rapport à celui qui les conçoit son comportement est-il meilleur ou neutre crie-t-il au blâme à l’orgueil ou bien s’évertue t-il à susurrer "néant" quand il devrait aimer.
Accroche toi.
Tu serais à l’instant même avachi au rang subliminal du cancre ou bien à ton aise dans tes paumes oreillers je te dirai redresse toi on ne dort pas on apprend! Si seulement je daignais le permettre serais cramoisi de honte puisque je ne peux rien ordonner c’est ce qui perd.
D’ailleurs hors propos. Nous ne sommes pas à l’école l’effort dans lequel tu ponctionnes l’écriture la jugeant la mordant coeur ouvert ne me regarde pas.
Alors une nuit chaude estivale. Ne sais plus quoi faire de mes sens ai besoin de sortir oeuvrer au cercle des Téméraires ai bu bien bu puisqu’il n’y a rien d’autre à faire à voir à chérir Dieu ce que je me sens triste issu de ton flanc il n’y a rien de miraculeux où je traîne.
Le dirai constamment lorsqu’on n’a pas d’amour à recevoir en vrai en absolu on est prisonnier de l’insignifiant.
A vau-l’eau ce n’est plus l’insouciance de naguère un jour je saurai dire pourquoi.
En attendant, fais de beaux rêves .
Le Ven 26 Juin 2009, 23:30
par cirrhus sur Textes à jalons
La rupture de deux amants déchirés.
Elle a quitté son marin lui ayant dit "au revoir" au bout du chemin qu’elle poursuivait.
Elle s’est séparée de lui, tombant peu à peu dans l’oubli jusqu’à la fin de sa vie.
Lui ne cessait de songer à elle, cette belle hirondelle qu’il trouvait si charnelle, lui qui hallucinait à son charme sensuel qui s’était envolé avec elle, partie loin dans sa citadelle enfermée dont elle seule possédait les clefs, où elle resterait à jamais close, emmurée dans un monde éternel qui jamais ne se brisera sous le joug sempiternel de leur amour qui devint si cruel qui ne put survivre à tant de déchirements qui rongèrent incessamment leur coeur aimant rêvant au règne de l’innocence berçant les sentiments de ces deux amants dont fut éteinte l’étincelle de la flamme de leur amour.
S’effaçant dans leur esprit, les braises brulèrent leur regard devenu aveugle quand les éclairs lumineux de la foudre prirent feu enfouissant leur passion dans le cratère du vide qui comblait désormais leur coeur, qui les éloignait des deux côtés de la rive que nul ne pouvait rapprocher.
Pleurant la perte de son adorée. Gémissant. Criant. Se déchirant sans que le temps passant elle ne revienne, se libérant de son ermitage du haut de sa tour que nul n’apercevait, il se transforma en lambeaux, ne voyant que dans le vagabondage le remède à ces tortures qui le dévoraient de jour en jour. Les vagues marines voguant lentement avivaient en son âme l’apaisement dont il avait besoin. Il s’embarqua donc sur un navire où il découvrit les mystères de la mer profonde.
En secret, dans l’imaginaire de ce matelot, ces deux êtres séparés s’aimaient dans son imaginaire. Il n’avait pu l’annihiler de son esprit.
Pour elle, il regardait l’horizon. A elle seule, il racontait ses aventures. Devant lui, elle était présente. Il voyait son essence flotter devant ses yeux il l’a sentait. Il l’a ressentait. A ses côtés, elle était toujours.
Pendant ce temps, la dame se morfondait dans sa forteresse pensant au passé heureux que lui avait offert son damoiseau...
A suivre.
Le Ven 19 Juin 2009, 11:38
par Nyssia sur Histoires d'amour
Souffrance
Quand serre qui ronge, lien qui dessert
Il y a le monde qui court et s’anesthésie
Il y a le monde qui souffre et ne court plus
La pointe du couteau de ma langue
A tracé un sillon sur ton cœur
Le sang coule mais les larmes ne viennent pas
Ta pauvreté a touché ma misère
Ma main chaude a prise la tienne froide
Ta peur et ton angoisse ont rencontré
La douceur de ma tendresse
Tu veux crever le vide qui te fait souffrir
Mais ta chair reste blessure
Ce que tu ne digères plus
Tu le vomis de tout ton être
Ton regard fixe ton nombril
Et tu veux changer le monde
Stop – arrêt sur image
On crie, on meurt
Au cœur du silence
L’adulte doit retrouver l’enfant
L’enfant doit devenir adulte
La flèche de ma prose
Touchera le cœur de l’homme
Il y a le monde qui court et s’anesthésie
Il y a le monde qui souffre et ne court plus
La pointe du couteau de ma langue
A tracé un sillon sur ton cœur
Le sang coule mais les larmes ne viennent pas
Ta pauvreté a touché ma misère
Ma main chaude a prise la tienne froide
Ta peur et ton angoisse ont rencontré
La douceur de ma tendresse
Tu veux crever le vide qui te fait souffrir
Mais ta chair reste blessure
Ce que tu ne digères plus
Tu le vomis de tout ton être
Ton regard fixe ton nombril
Et tu veux changer le monde
Stop – arrêt sur image
On crie, on meurt
Au cœur du silence
L’adulte doit retrouver l’enfant
L’enfant doit devenir adulte
La flèche de ma prose
Touchera le cœur de l’homme
Le Mer 17 Juin 2009, 17:12
par coupdecoeur sur Mille choses
Le rêve, pour vivre un semblant de réalité
Combien de temps vais-je encore devoir attendre
Que mon cœur, autrefois si tendre,
Ait de nouveau le courage
D’écrire une nouvelle page ?
Combien de temps vais-je supporter ce duel
Entre mon cœur, qui se cache de l’orage,
Et mon envie, ma faim de lui ?
Je suis liée, que dis-je, otage !
Il m’arrive même, certaines nuits,
De sentir ses mains sur mon corps,
Et, dans un moment de trêve,
De croire à ses lèvres sur mes lèvres,
De rêver à un baiser, doux comme le miel,
De respirer plus fort
En imaginant qu’il me prenne... encore... encore...
Que mon cœur, autrefois si tendre,
Ait de nouveau le courage
D’écrire une nouvelle page ?
Combien de temps vais-je supporter ce duel
Entre mon cœur, qui se cache de l’orage,
Et mon envie, ma faim de lui ?
Je suis liée, que dis-je, otage !
Il m’arrive même, certaines nuits,
De sentir ses mains sur mon corps,
Et, dans un moment de trêve,
De croire à ses lèvres sur mes lèvres,
De rêver à un baiser, doux comme le miel,
De respirer plus fort
En imaginant qu’il me prenne... encore... encore...
Le Ven 05 Juin 2009, 20:14
par Asma sur Les liaisons sulfureuses
Négligence
Libre à toi de ne vouloir que ce qui se voit.
Libre à toi de ne t’attarder que sur mes jambes, mes hanches ou mes seins.
Libre à toi de ne pas chercher plus loin.
Mais sache que le plaisir ne durera pas.
Je ne peux certainement pas t’en vouloir
De ne pouvoir résister à leur attrait.
Je t’en suis même ô combien reconnaissante!
Mais tu oublies qu’il y a une âme sous-jacente
Qui aime également à être caressée
Par la douceur des mots, par la tendresse des moments...
Ton bénéfice n’en sera que plus grand,
Je te prie de me croire!
Libre à toi de ne t’attarder que sur mes jambes, mes hanches ou mes seins.
Libre à toi de ne pas chercher plus loin.
Mais sache que le plaisir ne durera pas.
Je ne peux certainement pas t’en vouloir
De ne pouvoir résister à leur attrait.
Je t’en suis même ô combien reconnaissante!
Mais tu oublies qu’il y a une âme sous-jacente
Qui aime également à être caressée
Par la douceur des mots, par la tendresse des moments...
Ton bénéfice n’en sera que plus grand,
Je te prie de me croire!
Le Ven 05 Juin 2009, 20:03
par Asma sur Le grimoire d'amour
Tel épris (est pris) qui croyait prendre...
Une foule, anonyme.
Tes yeux.
Ailleurs, mon regard.
Puis, tes yeux, encore.
Fixes.
Ma gêne.
Tes yeux, amusés.
Tu souris, crapule !
Tu sens le piège se refermer sur moi.
Ton sourire.
Le mien, timide.
Ton sourire.
Tes lèvres.
Tes yeux.
Tes lèvres...
Mmmm, tes lèvres...
Tu ne souris plus.
Tes yeux.
Sombres.
Qui est alors la proie? Pas sûre que ce soit moi...
Tes yeux.
Ailleurs, mon regard.
Puis, tes yeux, encore.
Fixes.
Ma gêne.
Tes yeux, amusés.
Tu souris, crapule !
Tu sens le piège se refermer sur moi.
Ton sourire.
Le mien, timide.
Ton sourire.
Tes lèvres.
Tes yeux.
Tes lèvres...
Mmmm, tes lèvres...
Tu ne souris plus.
Tes yeux.
Sombres.
Qui est alors la proie? Pas sûre que ce soit moi...
Le Ven 05 Juin 2009, 12:51
par Asma sur La séduction
Mon monde parfait :
Dans un monde parfait, je serais dans tes bras...
Le Ven 05 Juin 2009, 12:03
par Asma sur Un monde parfait
Bien aimé !
Oh, bien aimé!
Combien de lettres dois-je encore t’écrire ?
Combien de mots dois-je encore te dire ? Pour que tu saches que je te porte encore et encore dans mon cœur ? Tu saches que je t’aime ?
Ces phrases ne te suffisent-elles pas ? Oui, on s’est fait tu mal,
J’ai été la première et je le regrette encore, toi aussi tu as versé des larmes sur ma joue, toi qui disais ne jamais vouloir une seule larme sur ma joue.
Oui, on s’est fait du mal,
Mais ne peut-on pas repartir d’une nouvelle voie, un nouveau chemin à deux?
Est-ce trop tard pour toi ? Dis-le moi, ne veux-tu pas qu’on soit enfin heureux ? Certes, tu en doutes encore ! Aucun de mes mots ne pourront plus te convaincre car j’ai trahi ce qui était cher à tes yeux : ta confiance.
Les mots, encore les mots, ne crois tu pas que j’ai muri ? Je préfère les actes plutôt que les mots, je te l’ai dit déjà, ces mots qui t’ont blessé et auxquels tu accordais une grande importance, j’en suis désolée. Mais l’amour c’est aussi ca, se faire du mal sans le vouloir et s’aimer à en perdre la tête.
Tu as choisi le silence et je le respecte, mais moi je ne suis pas comme toi, je cris cet amour que j’ai pour toi, ici, le seul endroit où je peux encore t’écrire sans me dire : est ce qu’il lira ma lettre ?!
Bien aimé, s’il te reste encore de l’amour dans ton cœur pour moi alors viens, viens et abreuvons nous de ce qu’on appelle le bonheur, on en a bavé toi et moi,
Aujourd’hui, on n’a plus vingt ans, on est des adultes et chacun a muri.
Bien aimé, je ferme les yeux en attendant que tu m’écrives, que je te lise, car ton visage me poursuit tous les jours.
Connais-tu ma prière ? Être de nouveau avec toi !
Cher bien aimé, la fatigue me gagne et bientôt je devrais fermer cette porte qui t’es dédiée, sache, je t’aurai attendu, je t’aurai espéré, je t’aurai aimé d’un amour pur et tendre.
Je suis comme ces fleurs de cerisier que tu aimes tant, bientôt la fin du printemps, bientôt je n’existerai plus, bientôt je tomberai et fanerai, et cette porte se fermera.
Combien de lettres dois-je encore t’écrire ?
Combien de mots dois-je encore te dire ? Pour que tu saches que je te porte encore et encore dans mon cœur ? Tu saches que je t’aime ?
Ces phrases ne te suffisent-elles pas ? Oui, on s’est fait tu mal,
J’ai été la première et je le regrette encore, toi aussi tu as versé des larmes sur ma joue, toi qui disais ne jamais vouloir une seule larme sur ma joue.
Oui, on s’est fait du mal,
Mais ne peut-on pas repartir d’une nouvelle voie, un nouveau chemin à deux?
Est-ce trop tard pour toi ? Dis-le moi, ne veux-tu pas qu’on soit enfin heureux ? Certes, tu en doutes encore ! Aucun de mes mots ne pourront plus te convaincre car j’ai trahi ce qui était cher à tes yeux : ta confiance.
Les mots, encore les mots, ne crois tu pas que j’ai muri ? Je préfère les actes plutôt que les mots, je te l’ai dit déjà, ces mots qui t’ont blessé et auxquels tu accordais une grande importance, j’en suis désolée. Mais l’amour c’est aussi ca, se faire du mal sans le vouloir et s’aimer à en perdre la tête.
Tu as choisi le silence et je le respecte, mais moi je ne suis pas comme toi, je cris cet amour que j’ai pour toi, ici, le seul endroit où je peux encore t’écrire sans me dire : est ce qu’il lira ma lettre ?!
Bien aimé, s’il te reste encore de l’amour dans ton cœur pour moi alors viens, viens et abreuvons nous de ce qu’on appelle le bonheur, on en a bavé toi et moi,
Aujourd’hui, on n’a plus vingt ans, on est des adultes et chacun a muri.
Bien aimé, je ferme les yeux en attendant que tu m’écrives, que je te lise, car ton visage me poursuit tous les jours.
Connais-tu ma prière ? Être de nouveau avec toi !
Cher bien aimé, la fatigue me gagne et bientôt je devrais fermer cette porte qui t’es dédiée, sache, je t’aurai attendu, je t’aurai espéré, je t’aurai aimé d’un amour pur et tendre.
Je suis comme ces fleurs de cerisier que tu aimes tant, bientôt la fin du printemps, bientôt je n’existerai plus, bientôt je tomberai et fanerai, et cette porte se fermera.
Le Sam 30 Mai 2009, 23:01
par coeur perdu sur La déclaration d'amour
E.t. ?!
Extraterrestre. Je ne sais pas mentir. Ou plutôt, je ne veux pas mentir ni à l’autre ni à moi-même et je ne veux pas de mensonges aussi beaux soient-ils. Or, nous sommes dans une société où, me semble-t-il (comme je voudrais me tromper !), le paraître prime sur la vérité de l’être (je me répète, je crois…). J’aime les personnes, les hommes, qui ont assez de force, de courage et d’amour propre pour paraître ce qu’ils sont sans se soucier de plaire ou de déplaire à autrui, qui sont cohérents dans leurs actions, leurs pensées, qui assument leurs choix et qui ne jouent pas au yoyo avec leurs sentiments – leur vie – et par suite, avec des tiers. « What you see is what you get ». Mais est-ce que ce genre d’homme existe encore ?! Quel est l’homme qui se donne le droit à l’erreur, qui ne cherche pas à en imposer, à subjuguer, à séduire au sens premier du terme, en un mot qui s’assume ? ! Qui ne compose pas avec sa conscience pour se livrer au gré de ses pulsions à toutes sortes de turpitudes qu’il désavoue l’instant d’après ? Cela me fait me souvenir de ce qu’une amie japonaise m’avait raconté à propos des hommes d’affaire de son pays. Le jour, ces hommes avec qui elle travaillait (elle avait le droit d’exercer une activité professionnelle n’étant pas mariée) étaient très sérieux, le visage froid, une politesse experte dissimulait tout de leur vie intérieure, mais la nuit !!! Ah, la nuit ! Mister Hide revenait au galop ! Ils s’enivraient, vomissaient sans retenue dans les rues endormies et hurlaient leur débauche à la face du monde ! Au matin, il ne restait plus rien sur les visages glabres des débordements nocturnes…
L’attitude qui consiste à se composer un personnage est destructrice, celui qui cherche à se forger une image dans le regard de l’autre ne sait-il pas dès le départ que ce ne sera pas lui qui sera aimé (s’il y a de l’amour) mais ce personnage de carton-pâte, ce masque de carnaval ?! Et quel masque ! Il faudrait les prévenir des dangers qu’ils encourent ! En effet, nous sommes loin de la Commedia dell’arte et l’acteur pour bon qu’il puisse être dans son interprétation et pour longue que dure la romance, sera fatalement sa propre dupe… Le jour où l’autre finira par ouvrir les yeux. Alors, je vous le demande, à quoi cela peut-il servir ? A quelles fins ? A quel bien ?
L’attitude qui consiste à se composer un personnage est destructrice, celui qui cherche à se forger une image dans le regard de l’autre ne sait-il pas dès le départ que ce ne sera pas lui qui sera aimé (s’il y a de l’amour) mais ce personnage de carton-pâte, ce masque de carnaval ?! Et quel masque ! Il faudrait les prévenir des dangers qu’ils encourent ! En effet, nous sommes loin de la Commedia dell’arte et l’acteur pour bon qu’il puisse être dans son interprétation et pour longue que dure la romance, sera fatalement sa propre dupe… Le jour où l’autre finira par ouvrir les yeux. Alors, je vous le demande, à quoi cela peut-il servir ? A quelles fins ? A quel bien ?
Le Mar 26 Mai 2009, 18:36
par dolce vita sur L'amour en vrac
Toi...moi...
Ce fut sur Internet que nous nous sommes connus
Je n’étais qu’amical et c’est ce qui t’a plu
Des échanges journaliers, une confiance instaurée
Les mots devenant tendres, l’amitié dépassée
Je te vois en photo, ça devient du délire :
Sourire malicieux, visage et jolis yeux
Un tel rayonnement qui fait penser aux cieux
A toi, toujours à toi, ce que chante ma lyre
Jour après jour tu es ma belle amoureuse
Une réalité que je ne connais pas !
Pourtant tu es si proche et je sais tout de toi
Une si belle osmose en devient fabuleuse
Pensées vagabondes, valse de tous les doigts
Ce que tu m’as écrit flotte toujours en moi
Instants privilégiés dans le jour qui s’écoule
Quand chacun tour à tour sur son clavier roucoule
Sous le regard des Anges et leur complicité
Les e-mails s’échangent dans la félicité
Purs moments de grâce et de mansuétude
Panacée de la vie et ses vicissitudes…
J.R...
Je n’étais qu’amical et c’est ce qui t’a plu
Des échanges journaliers, une confiance instaurée
Les mots devenant tendres, l’amitié dépassée
Je te vois en photo, ça devient du délire :
Sourire malicieux, visage et jolis yeux
Un tel rayonnement qui fait penser aux cieux
A toi, toujours à toi, ce que chante ma lyre
Jour après jour tu es ma belle amoureuse
Une réalité que je ne connais pas !
Pourtant tu es si proche et je sais tout de toi
Une si belle osmose en devient fabuleuse
Pensées vagabondes, valse de tous les doigts
Ce que tu m’as écrit flotte toujours en moi
Instants privilégiés dans le jour qui s’écoule
Quand chacun tour à tour sur son clavier roucoule
Sous le regard des Anges et leur complicité
Les e-mails s’échangent dans la félicité
Purs moments de grâce et de mansuétude
Panacée de la vie et ses vicissitudes…
J.R...
Le Ven 15 Mai 2009, 14:55
par j.r.garou sur Amour internet
Sur le palier
La lumière trop forte de ce ciel artificiel dénudait chaque mouvement, elle rendait le silence visible. Dans cette extrême clarté, immobile, toute tentative de naturel était figée. Ils se taisaient ensemble, mais avec la gêne d’une intimité inattendue. Presque adossé à la paroi, il se tenait droit. Sérieux, face à cette agréable surprise.
Il l’observait dans une proximité quasi indécente ; cette cage de fer lui offrait la liberté de ne pas être dérangé. Devant lui, de biais, elle ne pouvait voir ses yeux détailler son visage. Il était près d’elle. Elle se savait épiée, presque soumise à cette pulsion de voyeur. Ces taches de rousseur sur sa peau, déjà pâlie par ces néons, disparaissaient sous l’écume de son regard.
L’allure de son corps, comme une ligne de conduite, donnait à suivre la quiétude d’une femme sereine dans sa féminité, ni trop maquillée, ni trop apprêtée, mais juste fardée d’un regard hautain, rieur - et à la fois prêt à sourire - pour repousser les hommes trop peu farouches et attirer des prétendants aux ailes déjà brûlées face à sa désinvolture. Sa liberté, qu’elle croyait s’octroyer nonchalamment, perdait parfois de son naturel dans des gestes empreints des images de la mode : dans ce glissement, dans cette fausseté qui résonnait en elle au point de l’agacer, un peu de sa faiblesse se dénudait involontairement. Seule restait l’obscurité de son charme, indomptable malgré ces années à s’apprivoiser. Inlassablement, il lui manquait l’expérience de la spontanéité, la légèreté d’un sentier inconnu.
Une pince aux crocs desserrés emprisonnaient mollement ses longs cheveux raides, tous retenus au bord de sa nuque. A la faveur d’un soubresaut de la machine, telle une dune de sable soufflée par un vent fripon, ses épis d’or s’échappèrent pour s’allonger, s’étirèrent avec le silence impertinent d’une culotte en soie glissant sur la peau. Un immense champ blond vibra d’un ondoiement gracieux, libérant cette attente contenue. Avec la timidité d’une pluie fine, à l’orée de l’été, ses joues s’empourprèrent et laissèrent filer sa retenue. Il adossa alors ses épaules, le temps fit une boucle et ses yeux captèrent pour toujours le sensuel mouvement de cette féminité.
Un sourire à demi mots chuchota la rougeur de ce geste involontaire. Dans cet élan, il contempla une vague rouge monter jusqu’au plissement de ses pattes-d’oies, pareil à quelques collines rieuses bordant deux océans bleu clair. Sans qu’elle ne bouge sa tête, ne se tourne pour surprendre leur intimité, ses yeux virevoltèrent vers lui et caressèrent l’effronterie de l’attraper. Le bord était tout proche, un souffle chaud, une seule respiration trop rapide et il était perdu : l’essence de cet érotisme se serait évaporée sous l’intensité de son regard audacieux.
L’ascenseur ralentit. Il les immobilisa dans l’attente d’une échappée : celle-ci s’ouvrit dans un léger crissement mécanique, comme la porte rouillée d’un grenier. Le noir apparut, seul l’interrupteur sur le mur brillait. Avec ses bras chargés de victuailles, elle sortit et disparut un instant dans ce passage obscur. Il la suivit et avant qu’elle-même n’illumine leurs pas : il éteignit ce reflet. Puis, ils marchèrent un peu précipitamment jusqu’au fond du couloir, car ils savaient tous deux que la seule minuterie lumineuse était près de l’ascenseur. Leurs visages maintenant éclairés ne purent se croiser, seules leurs voix, l’une après l’autre, échangèrent des politesses qui tombèrent de leurs bouches et s’immobilisèrent à leurs pieds avec la lourdeur de cailloux inutiles.
Leurs portes d’appartement étaient proches, éloignées seulement de quelques mètres par un mur tapissé d’un gris de roches caverneuses. Devant sa porte, il lambinait lentement. Emportant son trésor encore frémissant de par son imprévu, il essayait de retenir le temps.
Sa silhouette fine, flottant indistinctement dans le coin de son oeil, semblait hésitante devant son palier. Ses bras emprisonnés dans un monticule de paquets se resserrèrent pour basculer ce poids sur sa poitrine penchée en arrière. Son bras droit se dégagea sans précaution et plongea maintenant sa main libre dans les motifs bleu marine de son sac ; avec une respiration arrêtée, elle s’immergea dans l’intime de son fouillis naturel, à la pêche de son trousseau. Son corps tendu semblait souffrir dans ce flottement comme emporté par un courant invisible qui, avec caprice, pourrait la renverser. Dans un même mouvement, sa main s’échappa des remous de sa recherche pour planter sa clef dans la serrure et retrouva instantanément l’équilibre, à la façon d’un nageur chahuté par la houle s’agrippant à un rocher.
Elle allait bientôt disparaître et retirer, comme une marée, la douce caresse des flots, pour ne laisser qu’une grande étendue ou seules survivent encore quelques gouttes d’une sensation devenue impalpable.
La lumière du couloir s’éteignit au moment ou elle ouvrit la porte. Il ne la voyait plus ni ne la sentait. Seuls ses talons claquèrent sur le sol à la façon d’un aveugle tâtonnant avec sa canne blanche.
- Attendez! Dit-il, avec un élan inespéré.
Elle répondit avec une pointe d’inquiétude qui comprima son «oui» lancé dans le noir.
Cette voix presque silencieuse suffit à le guider.
- Il y a un interrupteur juste dans mon entrée, dit-elle, dans un appel hésitant.
Aucune petite lumière ne permit à ses yeux de s’accoutumer au noir ambiant. Il était aveugle et seul le reste de cette image d’elle en équilibre restait comme un point de repère. Son élégante blondeur brillait encore dans sa rétine, mais au bout de quelques secondes, l’image s’estompa comme un évanouissement que l’on sent venir. Puis, le sucre d’un fruit inconnu, avec la saveur d’une langueur des îles, flotta jusqu’à ses sens perdus.
Cet arôme délogea son habitude de ne respirer que par le regard : il fut assailli par cette obligation d’abandonner son plaisir fétiche. La chair de cet homme reflétait milles images convoitées, avec une insistance qui gardait, malgré le temps, les sensations associées. Avec la soif d’un félin, il recherchait continuellement à sentir les battements de son coeur et cela à chaque fois que ses yeux emprisonnaient l’image d’une courbe à l’intensité. Sa quête était vaine et aussi loin que son imagier sensoriel remontait, il ne pouvait retrouver la première, celle dont la beauté s’était évanouie avec son enfance. Comme un voilier cherchant toujours un vent parfait pour longer les côtes, il guettait les signes de retrouvailles impossibles. Sa poursuite d’un plaisir si éphémère emplissait ses pas d’une souffrance que la frustration masquait, il ne pouvait en quelque sorte y renoncer, et cela malgré les rencontres qu’il écartait alors.
Cette fois, il ne pouvait faire avec ses yeux, et cette effluve si doucement mielleuse devenait sa seule attache. Il eut l’impression de pénétrer dans un jardin dont les fleurs, encore emplies de pollen, étaient sur le point de tourner, de se faner, telle l’exhalaison douceâtre d’un corps transpirant au soleil.
Maintenant, il sentait sa respiration, le souffle de cette femme, proche. Il le sentit encore plus fort quand il s’interposa entre sa porte et elle.
- Ne bougez pas, j’y suis presque.
Avec un ton impatient et en même temps encourageant, elle chuchota : - dépêchez vous, je ne vais pas tenir longtemps.
Un frisson le parcourut lorsqu’il sentit une nouvelle fois ce souffle se coller contre sa joue, comme une bouffée d’air fiévreuse. Sa main presque tremblante atteignit l’entrée. Il se glissa à l’intérieur, dans cet inconnu à peine imaginé.
Dans un mouvement incertain, il s’avança brusquement, pour se dépêcher, avec l’inexactitude du temps et heurta cet autre corps, déjà vacillant dans l’obscurité. Elle cria alors, presque emplie d’un soulagement, le relâchement d’une tension, enfin. Il sentit un poids encore indéfini dans ses formes bousculer son équilibre et, l’emporter sans brusquerie à terre. Ils s’étalèrent doucement sans presque se retenir. Comme pour appréhender plus fortement cette chute, il s’agrippa d’un bras à la taille de cette fleur soufflée par son désir. Et dans un dernier mouvement, avant de s’abandonner, ses doigts effleurèrent l’interrupteur. Les paquets chutèrent et se mélangèrent.
Sur le dos, recouvert par elle, une légère lumière les immobilisa. Des flots de couleurs se froissèrent dans les plis de leurs tissus. Leurs corps étaient joints, assemblés de façon inattendue, poussée l’un vers l’autre comme un bouquet qui se forme. Il n’ouvrit pas les yeux tout de suite et sentit les courbes de cette femme encore détendues sur tous ses membres. Ce poids sur la poitrine lui diminuait la respiration, mais cette gène nouvelle devenait agréable et doucement, il s’imaginait percevoir une chaleur, encore lointaine.
Puis, accompagné par son coeur emballé, suffoquant soudainement de sentir cette femme s’incarner, traverser sa vision, il sursauta.
- "Laissez-moi". Entendit-il.
Il ouvrit les yeux et sentit son bras enserrer malgré lui cette taille réticente qui essayait de se dégager d’un piège. Une taille qui avait l’habitude de se faufiler au milieu des autres qu’elle voyait tenter de la rendre prisonnière, telle des bois se refermant, étouffant les brins d’herbes libres de vibrionner au grès des souffles.
Il la regarda. Ils étaient proches, très proches. Son souffle se mêlait au trouble de cette bouche imminente, l’haleine inconnue d’un rêve.
Sa peau était belle, proche et nue.
Son bras ferme, enlaçait cet animal qui commençait à se débattre, silencieusement.
Elle commença à émettre un long gémissement, une ondée d’énervement saccadée par des grimaces et des sursauts de respiration. Sans penser à l’impact de son geste, à la force qu’il exerçait, il lutta pour l’obliger à abdiquer, paradoxalement, à se soumettre à la spontanéité de cette chute. Cette plainte douloureuse se transforma en un long soupir d’abandon lorsqu’elle rencontra à travers ces yeux sa détermination et sa douceur. Dans ses prunelles se reflétaient le ciel de ses grains de beauté, son visage de femme étoilé. Cet homme reflétait une constellation de douceur, celle qu’elle se cachait avec tant d’insistance : le velouté de son âme, qu’elle croyait être une faiblesse. Le début d’un vent chaud souffla sur son visage, comme lorsqu’on arrive aux abords d’une île. Le ciel était limpide de ses belles étoiles nues. Dans ce silence clair, il lui sourît lentement avec la lenteur de nuages s’évaporant.
Sa main, comme une longue vague, rejeta tous ses cheveux d’un côté de sa tête. Elle était d’une douceur qu’elle ne se connaissait pas.
Cet homme lui offrait à priori ce qu’elle ne voulait plus : il avait soufflé sur ces nuages, pour laisser se refléter dans son regard d’homme la première lueur de ces premiers émois, ceux de son enfance, ceux des premiers jeux amoureux, ceux de la spontanéité amoureuse ; avant qu’elle ne commence à lutter pour préserver une beauté flamboyante qu’elle croyait être tout son être.
Il desserra son bras de sa taille. Elle ne se releva pas.
Elle avait retrouvé, pour la première fois, le plaisir de s’amuser, sa douceur de désirer. Sa chute dans les bras de cet homme n’était pas un accident, ni le destin, mais son désir inavoué, la vraie couleur de sa peau sans l’éclat de son impertinence désabusée.
Puis, pour que cet état, cet instant ne deviennent pas un souvenir, ils s’embrassèrent avec le pincement du délice et de l’oubli.
Il l’observait dans une proximité quasi indécente ; cette cage de fer lui offrait la liberté de ne pas être dérangé. Devant lui, de biais, elle ne pouvait voir ses yeux détailler son visage. Il était près d’elle. Elle se savait épiée, presque soumise à cette pulsion de voyeur. Ces taches de rousseur sur sa peau, déjà pâlie par ces néons, disparaissaient sous l’écume de son regard.
L’allure de son corps, comme une ligne de conduite, donnait à suivre la quiétude d’une femme sereine dans sa féminité, ni trop maquillée, ni trop apprêtée, mais juste fardée d’un regard hautain, rieur - et à la fois prêt à sourire - pour repousser les hommes trop peu farouches et attirer des prétendants aux ailes déjà brûlées face à sa désinvolture. Sa liberté, qu’elle croyait s’octroyer nonchalamment, perdait parfois de son naturel dans des gestes empreints des images de la mode : dans ce glissement, dans cette fausseté qui résonnait en elle au point de l’agacer, un peu de sa faiblesse se dénudait involontairement. Seule restait l’obscurité de son charme, indomptable malgré ces années à s’apprivoiser. Inlassablement, il lui manquait l’expérience de la spontanéité, la légèreté d’un sentier inconnu.
Une pince aux crocs desserrés emprisonnaient mollement ses longs cheveux raides, tous retenus au bord de sa nuque. A la faveur d’un soubresaut de la machine, telle une dune de sable soufflée par un vent fripon, ses épis d’or s’échappèrent pour s’allonger, s’étirèrent avec le silence impertinent d’une culotte en soie glissant sur la peau. Un immense champ blond vibra d’un ondoiement gracieux, libérant cette attente contenue. Avec la timidité d’une pluie fine, à l’orée de l’été, ses joues s’empourprèrent et laissèrent filer sa retenue. Il adossa alors ses épaules, le temps fit une boucle et ses yeux captèrent pour toujours le sensuel mouvement de cette féminité.
Un sourire à demi mots chuchota la rougeur de ce geste involontaire. Dans cet élan, il contempla une vague rouge monter jusqu’au plissement de ses pattes-d’oies, pareil à quelques collines rieuses bordant deux océans bleu clair. Sans qu’elle ne bouge sa tête, ne se tourne pour surprendre leur intimité, ses yeux virevoltèrent vers lui et caressèrent l’effronterie de l’attraper. Le bord était tout proche, un souffle chaud, une seule respiration trop rapide et il était perdu : l’essence de cet érotisme se serait évaporée sous l’intensité de son regard audacieux.
L’ascenseur ralentit. Il les immobilisa dans l’attente d’une échappée : celle-ci s’ouvrit dans un léger crissement mécanique, comme la porte rouillée d’un grenier. Le noir apparut, seul l’interrupteur sur le mur brillait. Avec ses bras chargés de victuailles, elle sortit et disparut un instant dans ce passage obscur. Il la suivit et avant qu’elle-même n’illumine leurs pas : il éteignit ce reflet. Puis, ils marchèrent un peu précipitamment jusqu’au fond du couloir, car ils savaient tous deux que la seule minuterie lumineuse était près de l’ascenseur. Leurs visages maintenant éclairés ne purent se croiser, seules leurs voix, l’une après l’autre, échangèrent des politesses qui tombèrent de leurs bouches et s’immobilisèrent à leurs pieds avec la lourdeur de cailloux inutiles.
Leurs portes d’appartement étaient proches, éloignées seulement de quelques mètres par un mur tapissé d’un gris de roches caverneuses. Devant sa porte, il lambinait lentement. Emportant son trésor encore frémissant de par son imprévu, il essayait de retenir le temps.
Sa silhouette fine, flottant indistinctement dans le coin de son oeil, semblait hésitante devant son palier. Ses bras emprisonnés dans un monticule de paquets se resserrèrent pour basculer ce poids sur sa poitrine penchée en arrière. Son bras droit se dégagea sans précaution et plongea maintenant sa main libre dans les motifs bleu marine de son sac ; avec une respiration arrêtée, elle s’immergea dans l’intime de son fouillis naturel, à la pêche de son trousseau. Son corps tendu semblait souffrir dans ce flottement comme emporté par un courant invisible qui, avec caprice, pourrait la renverser. Dans un même mouvement, sa main s’échappa des remous de sa recherche pour planter sa clef dans la serrure et retrouva instantanément l’équilibre, à la façon d’un nageur chahuté par la houle s’agrippant à un rocher.
Elle allait bientôt disparaître et retirer, comme une marée, la douce caresse des flots, pour ne laisser qu’une grande étendue ou seules survivent encore quelques gouttes d’une sensation devenue impalpable.
La lumière du couloir s’éteignit au moment ou elle ouvrit la porte. Il ne la voyait plus ni ne la sentait. Seuls ses talons claquèrent sur le sol à la façon d’un aveugle tâtonnant avec sa canne blanche.
- Attendez! Dit-il, avec un élan inespéré.
Elle répondit avec une pointe d’inquiétude qui comprima son «oui» lancé dans le noir.
Cette voix presque silencieuse suffit à le guider.
- Il y a un interrupteur juste dans mon entrée, dit-elle, dans un appel hésitant.
Aucune petite lumière ne permit à ses yeux de s’accoutumer au noir ambiant. Il était aveugle et seul le reste de cette image d’elle en équilibre restait comme un point de repère. Son élégante blondeur brillait encore dans sa rétine, mais au bout de quelques secondes, l’image s’estompa comme un évanouissement que l’on sent venir. Puis, le sucre d’un fruit inconnu, avec la saveur d’une langueur des îles, flotta jusqu’à ses sens perdus.
Cet arôme délogea son habitude de ne respirer que par le regard : il fut assailli par cette obligation d’abandonner son plaisir fétiche. La chair de cet homme reflétait milles images convoitées, avec une insistance qui gardait, malgré le temps, les sensations associées. Avec la soif d’un félin, il recherchait continuellement à sentir les battements de son coeur et cela à chaque fois que ses yeux emprisonnaient l’image d’une courbe à l’intensité. Sa quête était vaine et aussi loin que son imagier sensoriel remontait, il ne pouvait retrouver la première, celle dont la beauté s’était évanouie avec son enfance. Comme un voilier cherchant toujours un vent parfait pour longer les côtes, il guettait les signes de retrouvailles impossibles. Sa poursuite d’un plaisir si éphémère emplissait ses pas d’une souffrance que la frustration masquait, il ne pouvait en quelque sorte y renoncer, et cela malgré les rencontres qu’il écartait alors.
Cette fois, il ne pouvait faire avec ses yeux, et cette effluve si doucement mielleuse devenait sa seule attache. Il eut l’impression de pénétrer dans un jardin dont les fleurs, encore emplies de pollen, étaient sur le point de tourner, de se faner, telle l’exhalaison douceâtre d’un corps transpirant au soleil.
Maintenant, il sentait sa respiration, le souffle de cette femme, proche. Il le sentit encore plus fort quand il s’interposa entre sa porte et elle.
- Ne bougez pas, j’y suis presque.
Avec un ton impatient et en même temps encourageant, elle chuchota : - dépêchez vous, je ne vais pas tenir longtemps.
Un frisson le parcourut lorsqu’il sentit une nouvelle fois ce souffle se coller contre sa joue, comme une bouffée d’air fiévreuse. Sa main presque tremblante atteignit l’entrée. Il se glissa à l’intérieur, dans cet inconnu à peine imaginé.
Dans un mouvement incertain, il s’avança brusquement, pour se dépêcher, avec l’inexactitude du temps et heurta cet autre corps, déjà vacillant dans l’obscurité. Elle cria alors, presque emplie d’un soulagement, le relâchement d’une tension, enfin. Il sentit un poids encore indéfini dans ses formes bousculer son équilibre et, l’emporter sans brusquerie à terre. Ils s’étalèrent doucement sans presque se retenir. Comme pour appréhender plus fortement cette chute, il s’agrippa d’un bras à la taille de cette fleur soufflée par son désir. Et dans un dernier mouvement, avant de s’abandonner, ses doigts effleurèrent l’interrupteur. Les paquets chutèrent et se mélangèrent.
Sur le dos, recouvert par elle, une légère lumière les immobilisa. Des flots de couleurs se froissèrent dans les plis de leurs tissus. Leurs corps étaient joints, assemblés de façon inattendue, poussée l’un vers l’autre comme un bouquet qui se forme. Il n’ouvrit pas les yeux tout de suite et sentit les courbes de cette femme encore détendues sur tous ses membres. Ce poids sur la poitrine lui diminuait la respiration, mais cette gène nouvelle devenait agréable et doucement, il s’imaginait percevoir une chaleur, encore lointaine.
Puis, accompagné par son coeur emballé, suffoquant soudainement de sentir cette femme s’incarner, traverser sa vision, il sursauta.
- "Laissez-moi". Entendit-il.
Il ouvrit les yeux et sentit son bras enserrer malgré lui cette taille réticente qui essayait de se dégager d’un piège. Une taille qui avait l’habitude de se faufiler au milieu des autres qu’elle voyait tenter de la rendre prisonnière, telle des bois se refermant, étouffant les brins d’herbes libres de vibrionner au grès des souffles.
Il la regarda. Ils étaient proches, très proches. Son souffle se mêlait au trouble de cette bouche imminente, l’haleine inconnue d’un rêve.
Sa peau était belle, proche et nue.
Son bras ferme, enlaçait cet animal qui commençait à se débattre, silencieusement.
Elle commença à émettre un long gémissement, une ondée d’énervement saccadée par des grimaces et des sursauts de respiration. Sans penser à l’impact de son geste, à la force qu’il exerçait, il lutta pour l’obliger à abdiquer, paradoxalement, à se soumettre à la spontanéité de cette chute. Cette plainte douloureuse se transforma en un long soupir d’abandon lorsqu’elle rencontra à travers ces yeux sa détermination et sa douceur. Dans ses prunelles se reflétaient le ciel de ses grains de beauté, son visage de femme étoilé. Cet homme reflétait une constellation de douceur, celle qu’elle se cachait avec tant d’insistance : le velouté de son âme, qu’elle croyait être une faiblesse. Le début d’un vent chaud souffla sur son visage, comme lorsqu’on arrive aux abords d’une île. Le ciel était limpide de ses belles étoiles nues. Dans ce silence clair, il lui sourît lentement avec la lenteur de nuages s’évaporant.
Sa main, comme une longue vague, rejeta tous ses cheveux d’un côté de sa tête. Elle était d’une douceur qu’elle ne se connaissait pas.
Cet homme lui offrait à priori ce qu’elle ne voulait plus : il avait soufflé sur ces nuages, pour laisser se refléter dans son regard d’homme la première lueur de ces premiers émois, ceux de son enfance, ceux des premiers jeux amoureux, ceux de la spontanéité amoureuse ; avant qu’elle ne commence à lutter pour préserver une beauté flamboyante qu’elle croyait être tout son être.
Il desserra son bras de sa taille. Elle ne se releva pas.
Elle avait retrouvé, pour la première fois, le plaisir de s’amuser, sa douceur de désirer. Sa chute dans les bras de cet homme n’était pas un accident, ni le destin, mais son désir inavoué, la vraie couleur de sa peau sans l’éclat de son impertinence désabusée.
Puis, pour que cet état, cet instant ne deviennent pas un souvenir, ils s’embrassèrent avec le pincement du délice et de l’oubli.
Le Dim 29 Mars 2009, 14:49
par Bertrano sur Exercices de style
Première critique cinématographique
NOTE = Le 16 octobre 2008. Devoir de Français. Monsieur Maurel. Ma première critique cinématographique sur " Entre les murs ". Un piètre travail qui m’a valu tout de même un quinze et demi de la part de mon professeur. 0n se demande bien comment . . .
La palme que le film de Laurent Cantet a reçu est amplement méritée. Un jeu touchant quasiment la perfection grâce à François Bégaudeau, auteur du livre dont est tiré le film ainsi qu’interprète du personnage principal. Il semblerait que s’immiscer dans la peau d’un professeur démuni face à cette classe jugée difficile a été un vrai jeu d’enfant pour cet acteur empli de talent. Son passé de professeur a certainement été bénéfique pour incarner ce rôle sans rencontrer de grandes difficultés. Mais il n’y a pas que lui. N’oublions pas ces comédiens qui interprètent les rôles des élèves, de ces adolescents à la recherche de leurs identités, en pleine construction de leurs personnalités. L’exploit de tant de réalisme, sans sur-jeu est certainement du au fait que ce sont de vrais élèves dans la vie réelle. Toutes ces petites altercations, tout ce langage de quartier utilisé sans difficulté reflètent pleinement la réalité des choses. Nous connaissons tous, ou nous avons tous connu, ces élèves perturbateurs qui nous rappellent obligatoirement l’un de nos camarades e classe, ou encore ce professeur que nous avons tant méprisé mais que nous portons dans notre cœur tout de même. Nous avons tous vécu l’un des évènements qui se trouvent dans ce film sans une once de caricature.
Le jeu des caméras est aussi pour beaucoup dans la réussite de ce film. Cette façon de filmer de près les acteurs, de passer d’un comédien à un autre, d’être perpétuellement dans cette salle de cours, tout cela nous donnerait presque l’impression que nous sommes l’un des élèves de cette classe. Cette impression de vivre, de sentir, d’être au même moment, à la même seconde que les collégiens. Cette sensation de participer au film, d’être avec les acteurs, avec ces élèves qui ont tous ce petit quelque chose d’attachant, avec des professeurs désemparés que nous comprenons et qui nous donnent une toute autre vision de l’éducation nationale. Cette étiquette de « travail facile avec des tonnes de vacances » qu’on leur colle généralement à la peau, se décolle rapidement après la vue d’Entre les murs.
Sans oublier ces scènes marquantes, qui font obligatoirement réagir les spectateurs. Cette scène d’emportement involontaire du professeur qui utilise le mot injurieux « pétasse » pour caractériser le comportement de deux de ses élèves. Un moment que nous avons pratiquement tous vécu avec l’un de nos professeurs d’écoles, de collèges ou de lycées. Une scène qui démontre l’humanité des professeurs, et un manque de contrôle que nous pouvons tous rencontrer un jour dans notre vie. Mais encore cette scène qui se déroule lors d’un conseil de discipline. Ce moment ne peut qu’attiser la curiosité des spectateurs qui n’ont jamais, ou n’auront jamais l’occasion d’assister à cet instant qui décide du sort d’un élève. Cette multitude de scènes ne peut qu’appuyer sur la réussite de ce film.
Petite ombre au tableau. Un minuscule bémol mais qui doit tout de même être souligné : le trop peu de scènes sur la vie des professeurs, sur leur ressenti face à ces élèves incontrôlables, indomptables. Le film est peut-être un peu trop centré sur cette classe, sur cette salle de cours, sur ce professeur principale mais cette petite touche négative n’enlève en rien l’ovation que mérite de recevoir ce film d’une très grande qualité.
Madem0iselle B.
La palme que le film de Laurent Cantet a reçu est amplement méritée. Un jeu touchant quasiment la perfection grâce à François Bégaudeau, auteur du livre dont est tiré le film ainsi qu’interprète du personnage principal. Il semblerait que s’immiscer dans la peau d’un professeur démuni face à cette classe jugée difficile a été un vrai jeu d’enfant pour cet acteur empli de talent. Son passé de professeur a certainement été bénéfique pour incarner ce rôle sans rencontrer de grandes difficultés. Mais il n’y a pas que lui. N’oublions pas ces comédiens qui interprètent les rôles des élèves, de ces adolescents à la recherche de leurs identités, en pleine construction de leurs personnalités. L’exploit de tant de réalisme, sans sur-jeu est certainement du au fait que ce sont de vrais élèves dans la vie réelle. Toutes ces petites altercations, tout ce langage de quartier utilisé sans difficulté reflètent pleinement la réalité des choses. Nous connaissons tous, ou nous avons tous connu, ces élèves perturbateurs qui nous rappellent obligatoirement l’un de nos camarades e classe, ou encore ce professeur que nous avons tant méprisé mais que nous portons dans notre cœur tout de même. Nous avons tous vécu l’un des évènements qui se trouvent dans ce film sans une once de caricature.
Le jeu des caméras est aussi pour beaucoup dans la réussite de ce film. Cette façon de filmer de près les acteurs, de passer d’un comédien à un autre, d’être perpétuellement dans cette salle de cours, tout cela nous donnerait presque l’impression que nous sommes l’un des élèves de cette classe. Cette impression de vivre, de sentir, d’être au même moment, à la même seconde que les collégiens. Cette sensation de participer au film, d’être avec les acteurs, avec ces élèves qui ont tous ce petit quelque chose d’attachant, avec des professeurs désemparés que nous comprenons et qui nous donnent une toute autre vision de l’éducation nationale. Cette étiquette de « travail facile avec des tonnes de vacances » qu’on leur colle généralement à la peau, se décolle rapidement après la vue d’Entre les murs.
Sans oublier ces scènes marquantes, qui font obligatoirement réagir les spectateurs. Cette scène d’emportement involontaire du professeur qui utilise le mot injurieux « pétasse » pour caractériser le comportement de deux de ses élèves. Un moment que nous avons pratiquement tous vécu avec l’un de nos professeurs d’écoles, de collèges ou de lycées. Une scène qui démontre l’humanité des professeurs, et un manque de contrôle que nous pouvons tous rencontrer un jour dans notre vie. Mais encore cette scène qui se déroule lors d’un conseil de discipline. Ce moment ne peut qu’attiser la curiosité des spectateurs qui n’ont jamais, ou n’auront jamais l’occasion d’assister à cet instant qui décide du sort d’un élève. Cette multitude de scènes ne peut qu’appuyer sur la réussite de ce film.
Petite ombre au tableau. Un minuscule bémol mais qui doit tout de même être souligné : le trop peu de scènes sur la vie des professeurs, sur leur ressenti face à ces élèves incontrôlables, indomptables. Le film est peut-être un peu trop centré sur cette classe, sur cette salle de cours, sur ce professeur principale mais cette petite touche négative n’enlève en rien l’ovation que mérite de recevoir ce film d’une très grande qualité.
Madem0iselle B.
Le Ven 06 Mars 2009, 21:19
par Madem0iselle B. sur Articles
On déverse tout ce que l’on a sur le cœur . . .
NOTE = On déverse tout ce que l’on a sur le cœur . . .
Sommes-nous trop différents pour nous comprendre ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas s’il m’est indispensable de le savoir pour pouvoir continuer mon chemin, notre chemin. Je crois que nous n’arrivons pas à nous comprendre. Ou peut-être sommes nous mutuellement insupportables l’un à l’autre. J’en suis arrivée à un stade où le doute se fait de plus en plus présent en moi. Je dirais même qu’il s’envenime, ne cessant de s’hypertrophier. Je ne te comprends pas. Ou peut-être que je ne t’accepte pas. Je pense avoir essayé, avoir tout tenté aussi pour faire un travail sur moi-même. Mais... Je ne te comprends pas. Je ne comprends pas ce besoin que tu as d’aller vers les autres, de les aider. Je ne comprends pas ce besoin de les voir, eux. Je ne les connais pas et pourtant je ne cesse de les haïr de jour en jour. Ils sont ces autres doigts qui font de toi un morceau de papier que l’on déchire sans retenu. Ils t’arrachent à moi. Je suis ce deuxième morceau de papier. Il me manque ma moitié. Ma moitié se définit en toi.
Je souffre. L’impression que tu ne t’en rends même pas compte me pourchasse. Tu es aveugle face à cette souffrance qui exhale de mon être. Ou, peut-être fermes-tu les yeux ? Je n’en sais rien. Mais, je souffre. Je souffre de ce trop plein d’amour qui émane de mon cœur. Je souffre d’avoir fait de toi ma raison de vivre. Je me meurtris chaque soir, chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Je me meurtris de l’intérieur, me desquame un peu plus à chaque fois que le cadran de l’aiguille avance. Mon cœur est disséqué par cet amour si intense, si étouffant qui fait de toi cette souffrance, cette torture perpétuelle, constante. Je me détruis. Je me consume de l’intérieur, sous tes yeux, mais tu ne vois rien. Tu es là. Vide de sentiments.
Je ne te reconnais plus. Tu n’es plus le même. Tu n’es plus cet homme qui embaumait d’amour pour moi. Tu n’es plus cet homme qui ne cessait d’avoir envie d’être avec moi. Non. Tu ne l’es plus. Cet homme, il a disparu. Il a disparu le jour où mon cœur est devenu tien. Il a disparu sans laisser aucune trace. A présent, je suis face à un autre. A un homme que je n’accepte pas. Je n’en veux pas. Je refuse de m’avouer la disparition du premier homme que tu étais. A présent, tu es là. Me délaissant. Oui. Je suis délaissée. Tu es là. Incapable de me comprendre aussi. Incapable de saisir l’appel de souffrance que je te lance. Non. Tu n’as pas envie de m’aider comme tu le fais pour les autres. Tu n’éprouves même plus de tristesse quand nos disputes éclatent. Tu as changé. Je souffre de ce changement.
Je me sens mal ce soir. J’ai mal au cœur. Je suis à bout. A bout de nos continuelles disputes. A bout de cette incompréhension qui règne en maître dans notre couple. Je n’en peux plus. Je me détraque plus le temps avance. Il est 23h26. Je ne sais plus depuis combien de temps mon téléphone est fermé. Je ne sais plus depuis combien de temps le son de la ligne assourdit mes tympans. Je ne sais plus. Je ne sais plus non plus d’où à commencer cette énième dispute, mais je sais simplement qu’elle me fait énormément souffrir. Bien plus qu’il y a deux jours, où j’ai craqué devant toi. Je n’en peux plus. Je suis fatiguée. Fatiguée de nous. Je ne cesse d’essayer de comprendre cette nouvelle dispute. Je ne cesse de me dire que j’ai tort, mais pas cette fois-ci. La raison est dans mon camp. J’ai raison. Oui. J’ai raison de me sentir délaissée, de me sentir passer après eux. Aveuglé. Tu ne te rends même pas compte que tu me fais mourir. Non. Tu ne t’en rends même pas compte. Tu affirmes que je ne t’accepte pas tel que tu es, mais acceptes tu l’idée que tu m’enterres ?
« Suis- je heureuse ? » Tu me l’as posé cette question. Je n’y répondrais pas ce soir. A l’instant même, je suis malheureuse, même bien plus. Je ne laisse rien paraître. Je retiens ces putains de larmes ! Elles ne couleront pas ce soir. J’en ai trop versées. J’en aurais presque une sècheresse ophtalmique. A la question « M’aimes-tu ? », tu me réponds toujours « Oui ». J’y crois, mais ce soir ma croyance s’est éteinte. Il y a deux jours, je te faisais lire les citations d’une écrivain, et tu m’as dis que c’était bien trop cliché, trop facile à dire. Mais, Amélie Nothomb n’a pas totalement tort en se demandant pourquoi nous sommes obligés de faire du mal quand on veut faire du bien. Elle n’a pas tort non plus quand elle dit que l’amour c’est une maladie. Je finis par y croire. Alors, je nous pose à nous deux une seule question : « Sommes nous si incompatibles au point de nous déchirer ? ».
Madem0iselle B.
Sommes-nous trop différents pour nous comprendre ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas s’il m’est indispensable de le savoir pour pouvoir continuer mon chemin, notre chemin. Je crois que nous n’arrivons pas à nous comprendre. Ou peut-être sommes nous mutuellement insupportables l’un à l’autre. J’en suis arrivée à un stade où le doute se fait de plus en plus présent en moi. Je dirais même qu’il s’envenime, ne cessant de s’hypertrophier. Je ne te comprends pas. Ou peut-être que je ne t’accepte pas. Je pense avoir essayé, avoir tout tenté aussi pour faire un travail sur moi-même. Mais... Je ne te comprends pas. Je ne comprends pas ce besoin que tu as d’aller vers les autres, de les aider. Je ne comprends pas ce besoin de les voir, eux. Je ne les connais pas et pourtant je ne cesse de les haïr de jour en jour. Ils sont ces autres doigts qui font de toi un morceau de papier que l’on déchire sans retenu. Ils t’arrachent à moi. Je suis ce deuxième morceau de papier. Il me manque ma moitié. Ma moitié se définit en toi.
Je souffre. L’impression que tu ne t’en rends même pas compte me pourchasse. Tu es aveugle face à cette souffrance qui exhale de mon être. Ou, peut-être fermes-tu les yeux ? Je n’en sais rien. Mais, je souffre. Je souffre de ce trop plein d’amour qui émane de mon cœur. Je souffre d’avoir fait de toi ma raison de vivre. Je me meurtris chaque soir, chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Je me meurtris de l’intérieur, me desquame un peu plus à chaque fois que le cadran de l’aiguille avance. Mon cœur est disséqué par cet amour si intense, si étouffant qui fait de toi cette souffrance, cette torture perpétuelle, constante. Je me détruis. Je me consume de l’intérieur, sous tes yeux, mais tu ne vois rien. Tu es là. Vide de sentiments.
Je ne te reconnais plus. Tu n’es plus le même. Tu n’es plus cet homme qui embaumait d’amour pour moi. Tu n’es plus cet homme qui ne cessait d’avoir envie d’être avec moi. Non. Tu ne l’es plus. Cet homme, il a disparu. Il a disparu le jour où mon cœur est devenu tien. Il a disparu sans laisser aucune trace. A présent, je suis face à un autre. A un homme que je n’accepte pas. Je n’en veux pas. Je refuse de m’avouer la disparition du premier homme que tu étais. A présent, tu es là. Me délaissant. Oui. Je suis délaissée. Tu es là. Incapable de me comprendre aussi. Incapable de saisir l’appel de souffrance que je te lance. Non. Tu n’as pas envie de m’aider comme tu le fais pour les autres. Tu n’éprouves même plus de tristesse quand nos disputes éclatent. Tu as changé. Je souffre de ce changement.
Je me sens mal ce soir. J’ai mal au cœur. Je suis à bout. A bout de nos continuelles disputes. A bout de cette incompréhension qui règne en maître dans notre couple. Je n’en peux plus. Je me détraque plus le temps avance. Il est 23h26. Je ne sais plus depuis combien de temps mon téléphone est fermé. Je ne sais plus depuis combien de temps le son de la ligne assourdit mes tympans. Je ne sais plus. Je ne sais plus non plus d’où à commencer cette énième dispute, mais je sais simplement qu’elle me fait énormément souffrir. Bien plus qu’il y a deux jours, où j’ai craqué devant toi. Je n’en peux plus. Je suis fatiguée. Fatiguée de nous. Je ne cesse d’essayer de comprendre cette nouvelle dispute. Je ne cesse de me dire que j’ai tort, mais pas cette fois-ci. La raison est dans mon camp. J’ai raison. Oui. J’ai raison de me sentir délaissée, de me sentir passer après eux. Aveuglé. Tu ne te rends même pas compte que tu me fais mourir. Non. Tu ne t’en rends même pas compte. Tu affirmes que je ne t’accepte pas tel que tu es, mais acceptes tu l’idée que tu m’enterres ?
« Suis- je heureuse ? » Tu me l’as posé cette question. Je n’y répondrais pas ce soir. A l’instant même, je suis malheureuse, même bien plus. Je ne laisse rien paraître. Je retiens ces putains de larmes ! Elles ne couleront pas ce soir. J’en ai trop versées. J’en aurais presque une sècheresse ophtalmique. A la question « M’aimes-tu ? », tu me réponds toujours « Oui ». J’y crois, mais ce soir ma croyance s’est éteinte. Il y a deux jours, je te faisais lire les citations d’une écrivain, et tu m’as dis que c’était bien trop cliché, trop facile à dire. Mais, Amélie Nothomb n’a pas totalement tort en se demandant pourquoi nous sommes obligés de faire du mal quand on veut faire du bien. Elle n’a pas tort non plus quand elle dit que l’amour c’est une maladie. Je finis par y croire. Alors, je nous pose à nous deux une seule question : « Sommes nous si incompatibles au point de nous déchirer ? ».
Madem0iselle B.
Le Ven 06 Mars 2009, 20:46
par Madem0iselle B. sur La vie à deux
Un bien triste sire que ce loup...
Cher Jan,
J’ai bien senti à tes écrits - dont j’apprécie toujours le style - que les détails étaient par trop naturels pour qu’ils soient autrement qu’inspirés du réel...
Je joins mes voeux aux tiens avec une pensée toute particulière pour tous les chaperons blessés afin que 2009 cicatrise leurs plaies et qu’elles puissent enfin sourire à l’amour.
Un jour les masques tombent Jan... ils finissent par être usés et laissent paraître le vrai visage du loup sans plus rien cacher de ce qui compose sa vraie nature...
Bien amicalement,
Dolce
J’ai bien senti à tes écrits - dont j’apprécie toujours le style - que les détails étaient par trop naturels pour qu’ils soient autrement qu’inspirés du réel...
Je joins mes voeux aux tiens avec une pensée toute particulière pour tous les chaperons blessés afin que 2009 cicatrise leurs plaies et qu’elles puissent enfin sourire à l’amour.
Un jour les masques tombent Jan... ils finissent par être usés et laissent paraître le vrai visage du loup sans plus rien cacher de ce qui compose sa vraie nature...
Bien amicalement,
Dolce
Le Mer 31 Déc 2008, 16:24
par dolce vita sur La première fois
![]() |
Nouveaux textes | ![]() |
Pas de nouveaux textes | ![]() |
Forum Verrouillé |
Edito: Lettre d'été
Je vous propose lors de vos vacances d’été, de prendre un moment - au café, à la plage, dans un champ, n’importe où - de prendre votre plume et de griffonner quelques lignes que vous posterez à votre retour. Tout est permis, même si c’est chaud.
La trousse
Les thèmes
Derniers textes
- Who knows where to download xrumer 5.0 palladium?
Le Ven 03 Juil 2009, 21:24 par CocoChanels - Encore une histoire de mots
Le Lun 29 Juin 2009, 20:45 par danslalune - Bulle écarlate
Le Sam 27 Juin 2009, 13:15 par cirrhus - Lettre d'été
Le Mar 23 Juin 2009, 20:32 par PetitPrince - La rupture de deux amants déchirés.
Le Ven 19 Juin 2009, 11:38 par Nyssia - Souffrance
Le Mer 17 Juin 2009, 17:12 par coupdecoeur - Idéal
Le Mar 09 Juin 2009, 18:18 par Asma - Les mots....
Le Mar 09 Juin 2009, 12:14 par Satine - Une dernière fois!
Le Dim 07 Juin 2009, 23:03 par coeur perdu - Le rêve, pour vivre un semblant de réalité
Le Ven 05 Juin 2009, 20:14 par Asma - Négligence
Le Ven 05 Juin 2009, 20:03 par Asma - Une perle dans la variété
Le Ven 05 Juin 2009, 19:51 par Asma - J'envoie valser
Le Ven 05 Juin 2009, 19:45 par Asma - Souvenir
Le Ven 05 Juin 2009, 16:36 par Asma - Tel épris (est pris) qui croyait prendre...
Le Ven 05 Juin 2009, 12:51 par Asma
Dans les nuages
âme aime aimer amour aujourd’hui beau belle besoin bonheur bouche bout bras c’était cœur celle chemin choses ciel coeur corps d’être d’amour désir devant douce douceur doux envie femme fort histoire homme jours l’amour l’autre lèvres laisser larmes loin lorsque lumière main mains marie matin monde mots nuit parfois passé peau personne peur plaisir point porte pourtant rêve rêves regard sens soleil sourire t’aime tête tendresse visage vivre voix yeuxPartagez, si vous aimez
La citation sympa
Le sourire, c'est l'amorce du baiser.
Robert Sabatier
Robert Sabatier
Qui est en ligne ?
- Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
- La date/heure actuelle est Sam 04 Juil 2009, 02:51
- Nos membres ont écrit un total de 3223 textes
Nous avons 793 membres enregistrés
L'utilisateur enregistré le plus récent est CocoChanels - Il y a en tout 3 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible, 2 Invités et 1 Bot [ Administrateur ] [ Modérateur ]
- Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 32 le Sam 16 Mai 2009, 23:54
- Utilisateurs parcourant actuellement ce forum : Aucun
Bots : Google - Ces données sont basées sur les utilisateurs actifs des cinq dernières minutes
Dernières visites
- CocoChanels le Ven 03 Juil 2009, 21:24
- Bertrano le Ven 03 Juil 2009, 07:02
- coupdecoeur le Jeu 02 Juil 2009, 21:00
- dolce vita le Jeu 02 Juil 2009, 19:15
- Lou le Mer 01 Juil 2009, 08:32
- Bluetime le Lun 29 Juin 2009, 23:34
- danslalune le Lun 29 Juin 2009, 21:00
- cirrhus le Dim 28 Juin 2009, 15:57
- Nyssia le Jeu 25 Juin 2009, 15:45
- PetitPrince le Dim 21 Juin 2009, 22:06




