A la mauvaise nouvelle

Ma poitrine se mit a battre trop fort et trop vite, ma tête s’agita sans savoir ou aller, un frisson parcouru mon corps électrocutant mon coeur déjà fragile. Ma pâleur apparente ne faisait que un esprit sombre et perdu, hanté par une colère muette.
Ven 21 Jan 2005, 13:23 par Ady sur L'amour en vrac

Passion dévorante, petit manque de toi.

Oh ma mortelle!!!
Marbre vivant qui se promène dans mes nuits
Te ma solitude
Ce palais de cendre froide où se cache mon deuil

Plus de visage à aimer
Plus de nom à prononcer
Plus d’écho de nos voix
Plus de corps emmêlés

Depuis j’ai bramé sur des femmes
En haute jouissance
Je souquais ferme et fort
Sur des corps d’un autre âge

Si longue déchéance
Si bréve fulgurance
Quand l’aube de ces linceuls
Me retrouva les joues en feu

Je n’irais pas jusqu’à dire
Que ma main sur ta hanche
Serait un espoir
Que mes cuisses contre tes fesses

Abordent au désir
Je suis seul à le penser
Sachant bien que mon naufrage
Ne te réveillera pas

Finalement à échouer au fond d’un port
Comme une ancre rouillée
Avant d’aller pourrir
Dans un de nos charniers...

...Je meurs d’envie
De creuser tes flancs
D’haleter comme un chien
A te reprendre encore
A écarter de rondes cuisses d’ambre
A t’aimer

Je n’ai pas de remords
Je n’ai pas de dégoût
Pas de regret
Seulement un lent réquisitoire
Une si râpeuse mémoire
Futilité

Didier
Mer 24 Nov 2004, 01:48 par dcd sur Amour internet

L'unique

Une fois de plus nous entrons en conflit joli prince...

Mes propos ne traduisaient pas de l’amertume, qui suggéreraient que je garde une certaine colère. Or, point de colère, juste une déception, un regret. Le regret que l’écoute qu’il pouvait montrer, il ait fini par ne plus se l’accorder qu’à lui, que les soins qu’il pouvait prodiguer, il se les prodigua finalement à lui, et ainsi de suite. Je n’ai aucune rencoeur contre lui, à la limite je pourrais le plaindre. Le plaindre de passer à côté de tant de choses, et bien souvent à côté de lui même quand la carte du paraître prend la place du soi profond. De tels comportements, chez un homme, une femme, moi, et peut-être toi aussi, sont souvent liés à l’impression que l’on veut donner de soi aux autres. Non pas réellement à celui que l’on veut séduire, mais au "monde". Il est bien, MAIS ce n’est pas moi qui suis séduite, c’est lui. Je me sens bien avec lui, MAIS il ne peut se passer de moi. Tentant de toutes nos faiblesses, de garder des remparts, de prévenir toutes souffrances avant même qu’elles ne se présentent.


Bien evidemment, et je te soupçonne de me provoquer, je ne pouvais pas ne pas réagir sur la séduction chasse... c’est cela la qui laisse cette amertume dont tu parles. Celle où il y a forcément un perdant et un gagnant, comme dans tout jeu, un gibier qui sera mis à mort, comme dans toute chasse, un trophée accroché quelque part. Je te laisse ce type de séduction, et espère que tu ne seras jamais la proie d’un de tes semblables alors. La séduction est un art, parce qu’elle ne doit comporter que des choses jolies, parce que chaque nouvelle séduction débouche sur une nouveauté, une nouvelle découverte. Elle ne doit laisser personne étendu sur le sol après son passage, juste quelques belles images, quelques tendres souvenirs qui embellissent deux vies. Aucun de mes amants, aucun de mes amours ne pourra me reprocher d’avoir joué un jeu avec lui. Je les ai tous aimés, passionément, pour 1h seulement pour 10 ans parfois. Je les aime encore d’une certaine façon, même celui qui ne sait plus écouter, qui ne sait plus m’émouvoir, qui ne sait plus me faire rêver.

Cette séduction que tu décris, tout le monde peut effectivement la pratiquer, des plus stupides aux plus intelligents, même si je doute de l’intelligence réelle de ses adeptes. Tu ne comprends pas plus comment j’aime que d’autres devant qui tu as un jour pris ma défense. Il aurait fallu que je fasse de toi mon amant, que tu vois qu’en quelques heures, on peut donner plus de douceur qu’en une vie entière, parfois même uniquement à travers un seul baiser, un seul regard.

Si je les avais "chasser" comme tu sembles faire, sans doute que lorsque nous nous rencontrons, je ne pourrais pas lire en eux tous ces instants uniques qui n’appartiennent qu’à nous, que je ne reproduirai sur aucun autre tableau, que je ne regarderai jamais avec ces mêmes yeux.

Me comprends-tu maintenant?
Mar 31 Août 2004, 11:45 par la marquise de sade sur La séduction

Je, Tue... Nous

De Moi à Toi,

Tu me sais imprévisible,
Je te dis imperceptible.
Tu me vois enmprunte de contradictions,
Je te connais pour ta consternation.
Tu me ris, amuses, chahutes,
Je te vole, caresse, culbute.
Tu me penses inconsciente,
Je t’admire, vague déferlante.
Tu captives ma vie,
Je te la laisse, c’est ainsi...
Tu m’as contrainte à t’aimer,
Je n’ai pas cherché.
Tu t’étonnes de nos rires complices,
Je te découvre Mille et un délices.
Tu as peur, te protège, hésite,
Je te pousse, la main te tire, te récite.
Tu es prudent, ne parle qu’au présent,
Je te soupire : Regarde droit devant !
Tu exploses de nos mots synchrones,
Je t’annonce : en phase sont nos neurones...
Tu avances, recules, fais un timide pas,
Je t’accompagne, j’attends, j’ai besoin de toi.
Tu cherches, inventes, poussières d’excuses futiles,
Je m’adapte, déguste tes paroles douces et subtiles.
Tu réfléchis ? Perdu au loin, dans ton monde de pensées,
Je t’observe, respecte, puis, désinvolte, te laisse imaginer....

Tu me dis qu’à notre histoire tu y vois une fin,
Je te demande quelle est la raison, ensemble on n’est pas bien ?
Tu m’avances, qu’au loin, un autre, un meilleur, un mieux,
Je hurle de douleur : quel est ce discours insidieux....?
Tu refuses la conclusion toute vérifiée,
Je te tends la lame des mots, bourreau, tu dois m’achever.
Tu t’égares, tu t’agites... pas maintenant,
Je te supplie, rapide, c’est le moment...
Tu balbuties, paniques, perds tes moyens,
Je te regarde t’enfoncer dans les méandres du commun....
Tu reviens à moi, tu reviens à toi,
Je te connais plus que tu le le crois,
Tu rêves, tu imagines, tu espères,
Je virevolte, j’hallucine, qu’est-ce que je peux faire ?

Tu m’attires dans ta toile, lentement,
Je me laisse guider, en toi j’ai confiance, évidemment...
Tu vas prendre le temps de m’émietter,
J’en suis consciente, encore à m’émerveiller,
Tu me dissèques, prudemment,
Je t’offre mon étincelle sagement.
Tu choisis de ,
Je préfère abandonner.
Tu ignores quels sont tes désirs,
Je fixe un point : la mire.
Tu ne souhaites pas arrêter,
Je t’encourage à faire cesser.
Tu es triste, saigne ton coeur,
Je me laisse, mais qu’est-ce que j’ai peur...
Tu suffoques, n’arrives plus à respirer,
Je cesse de vivre cette anxiété.
Tu me prends la main,
Je m’en veux, on a l’air malin,
Tu me pleures ta peur, gros sanglots,
Je laisse passer, ces mots, ces flots.
Tu implores, me supplie une chance,
J’accepte malgré tout cette danse...
Tu as peur de me perdre à jamais
J’en suis persuadée, je le sais...
Tu me demandes, exprimes un souhait,
Je t’écoute ? Vas-y, je me remets...

Tue, bouscule d’âme cet état attristé,
Tue, bouge, ronge ces idées galvaudées,
Tuons le silence,
Tuez l’inconstance.....
Jeu 29 Juil 2004, 11:54 par à mon étoile sur L'amour en vrac

De dures convalescence en repas froid...

Graver sur un bout d’arbre… Les prières de votre havre…
Ecrit à la commissure de vos lèvres… Des paroles sorties de rêves…
Reflétant les histoires de nature… Les arbres se dressent lui faisant mur…

Une seconde encore, elle aurait raccroché… Une minute de plus, elle se serait mise à pleurer… Fallait-il qu’il l’appelle ce jour-là, fallait-il qu’elle soit celle qui le poussa à faire le pas…

Calmement énervée, énervement calmé… Elle l’écoutait, le consolait, le rassurait, sans secret, l’aimait. Elle du lui avouer, au détour d’un jour trop heureux, elle n’eu pu lui plus des paroles qui les aurait transformer en « deux ».

Les licornes, pleine de magie, les fées, sous leurs guenilles, les lutins, par des tours de magie, les elfes, les ondins, musique et strapontins, lyriques pantins…

Elle s’allonge pour respirer, bien trop à l’étroit, elle se déshabilla… De cette main qui l’avait parcouru elle retrace la courbe de ses seins… Encore, provocante, elle se pose face au miroir. Plus fort, suivant la tangente, elle continue. En deux, partage la poire de ces gestes.

Sa jambe, elle remonte,
Quand de sa main, elle perd toute honte…

Son pied, dans le lit, elle plante,
Pour rappeler les esprits qui la hante…

La tête plongée dans les livres,
Les muscles tendus,
Le regard ivre,
La peau tremblante du pendu…

Elle se relève, attrape le téléphone, le regarde, jouant avec l’antenne du bout des doigts…

Le jette sur le mur, un cri de hyène déchire le jour, un hurlement démoniaque fini de lui prendre les tripes…

Un mois qu’elle n’avait de nouvelles… Quelques semaines pour faire naître sa haine… Certains jours, elle attendait réponse… Parfois une seconde, il réapparaissait, la tenaillait…

Ils avaient parcouru les quais à la poursuite d’un livre, s’enfoncèrent sous les portes cochères, laissaient glisser leur pied sous des tables de cafés, se jugeaient habillé, s’imaginant nu batifolant…

Elle l’aimait, il le savait… Il lui manquait, elle s’en doutait…
Elle, mais, lui… Attendra sur les quais…
Il, tait, elle… Patientera à son grès…

Une seconde, il leur fallu… Une minute, après, elle se mit en tête de l’appeler… Fallait-il qu’il se connecte cette fois ci, fallait-il qu’elle soit celle qui du se faire consoler pour une idiotie…

Qu’importe… Elle s’accrochera…

Féminine Icare, elle ne se brûlera les ailes… Méchamment Ariane, elle lui coupera le fil…

Elle devrait attendre, elle serait lui prendre… Qu’il ne lui fasse son petit air… Qu’elle ne prenne pas son air de princesse…

La vengeance est un plat qui se déguste froid… L’amour une blessure qu’elle ne s’infligera pas…
Jeu 08 Juil 2004, 20:10 par Rose sur Amour internet

Chronique d'un Sinagot annoncé...

A ma grande soeur d’écriture....


Et comme tous les matins ensoleillés , à une nuance près : la nuance des saisons, la belle de blanc vêtue, couvrait son cou du petit tissu rouge qu’il avait déposé sur la branche d’un olivier égaré à l’entrée de la maison.
La jolie partait dans les terres de Gioia Del Col s’occuper des vignes….Elle aussi avait quelque chose de tanné, les pieds car les chaussures étaient forgées non pas dans un métal brut mais dans un bois dont le mérite était sa résistance aux sols asséchés du Gioia.

Elle devait donc remonter un naïf petit chantier qui la menait sur les hauteurs d’une colline.

Arrivée au lieu du labeur, la jeune italienne n’était plus que sirène dans l’âme amoureuse du marin.
Régulièrement, elle déposait son regard sur le reflet bleuté d’une Adriatique si calme. Un calme apparent car les marins la connaissent cette Adriatique, plus femme qu’une femme, on ne lui compte plus ses caprices et ses colères.

Le soir venu, la jolie chantante devait redescendre pour regagner l’ancestrale demeure. Les vents devaient l’accompagner sur le sentier et la vision d’horreur d’une tempête arrivante. Le ciel devait se maquiller d’étranges couleurs, des nuances de pourpre, de crème, de noir et de moins noir. Le son d’un grondement faisait écho au village. Les eaux s’agitaient dans tous les sens guidées par le vent, et affirmées par les tourbillons de la mer.

La belle était comme toutes les femmes du village, jeunes ou vielles, toutes cachées par les murs de leur maison, observaient l’horizon. Elles étaient dans l’espoir de voir un bateau regagner dans l’urgence et la prudence, le petit port de Gioia Del Col. Mais en vain. Et la douce paysanne, fille de pécheur meurtri, se rendait sur la plage pour une prière.
Avait-il entendu ces mots ? Avait-il senti l’espoir de la belle ? Il était fort et rusé; et savait conduire le Sinagot. Mais le petit navire de pêche n’était pas un bateau du Nord, il ne savait défier les glaciers, savait-il contourner les vents et les tumultes de la Mer ?

Les jours passèrent et certains bateaux rentrèrent à bon port,. Certains bateaux mais, ce jour là, pas le Sinagot….
La belle italienne allait dans sa vigne accomplir la tache quotidienne quand elle entendait sonner les cloches de l’Eglise.
Elle était prise d’un sentiment : c’était l’inquiétude des dernier temps multipliée par une dizaines d’idées tantôt sombres et aux couleurs de la tempête, tantôt rayonnantes comme le soleil qui transperce un ciel accablé de nuages épais. Elle regardait du haut de sa colline au vingt milles arbustes de vin, l’étendue d’un calme apparent de l’Adriatique. Aucune tache noire, aucun point blanc, elle était d’un bleu azur de part et d’autre et à n’en plus finir.
D’une foulée athlétique, la belle se rendait au village qui devait se dissimuler sous de étoffes noires. D’étranges murmures raisonnaient aux oreilles de la belle, autant de chuchotement que les vielles du village offraient comme les pleureuses du Portugal et d’Espagne. Leurs têtes étaient couvertes de longs et épais foulards noirs, seuls quelques cheveux échappaient à la coiffe des vielles femmes. Leurs corps étaient tout autant des tissus endeuillés, car tous les jours elles étaient en deuil depuis qu’elles avaient perdu leur jeunesse. Le murmure des vielles devaient envahir l’esprit de la jolie italienne amoureuse d’un marin volé par la plus mortelle des voleuses; C’en était devenue une certitude dans la bouche des vielles qui, dans un patois du sud de l’Italie, tentaient de convaincre celui qui s’appelait Dieu, afin qu’il accueille les marins disparus. Quant au Sinagot, il devait être perdu dans les abysses de l’Adriatique.

Au désespoir de son amour, la belle n’écoutait plus que les sordides présages des Mamas, et quand fatiguée et trop lasse, elle se rendit dans sa maison, laissant la porte ouverte au Diable pour qu’il l’emporta. Elle s’allongeait sur son matelas de paille serrant du plus fort qu’elle pu ses mains . Des mains qui n’avaient jamais été baguées par le petit marin du Sinagot.

Portée par le chagrin, elle pleurait jusqu’à ne plus avoir suffisamment d’eau pour verser encore une dernière larmes. Elle voulait mourir de tristesse, c’était sa décision, sa résignation à la disparition du marin auquel elle s’était promise.
Elle ne pensait pas qu’il pu défier vent et marée pour ramener le Sinagot, elle n’imaginait pas qu’il aurait nagé à travers toutes les mers et les océans pour la retrouver….Car aux yeux du matelot, la belle était sa promise d’amour….
Plongée dans un profond sommeil, la belle n’entendait pas le pas lourd de la vielle boiteuse. La vielle boiteuse était la sorcière du village mi songe mi inconscience de tout à chacun, elle avait révélé plus d’une vérité. En fait, la vielle boiteuse était une prémonition.
Elle s’installait au chevet de l’endormie et devait d’une voix pénétrante introduire dans son esprit un écho d’espoir, une lumière au pays des ténèbres.
Mais sans effet car la jeune italienne se sentait veuve avant même d’être mariée au petit marin qui était son " petit prince".
Les jours passaient, les nuits aussi et la porte grande ouverte de la demeure devenait deuil, petit cimetière d’un amour envolé.
Quand, on ne sait ni d’où, ni comment; le marin de Gioia arriva , fièrement tenu par ses deux jambes, le pantalon à la mode des robinsons. D’un regard fatigué, il observait l’olivier de la demeure sans paix. La maison répercutait les fracas des volets ouverts sous le jeu du vent de saison. Pas d’autre bruit, aucune vie dans le village. Il était là comme dans une songe, comme dans un rêve. D’instinct, il entrait dans la maison sans feu de cheminé, pour découvrir sa paysanne de blanc vêtue. Il s’avançait timidement mais certainement et s’assit au coin du lit. des heures, il resta là à l’observer ne sachant si elle respirait ou non. Tant de jours, de semaines s’étaient écoulées qu’il n’étais plus sur de rien, si ce n’est qu’elle étais là morte ou vive.
Le Beau marin d’un matin se reprit, et déposa d’un geste léger, sa main sur le front dégagé de l’amoureuse meurtrie....Il voulait expirer son souffle en elle comme on peut expier une faute d’absence. Il n’y a avait qu’un souffle tel un vent, tel l’espoir de donner vie dans le désespoir des retrouvailles…
Deux âmes se sont croisées, deux âmes se sont trouvées, deux âmes se sont aimées…
Ven 11 Juin 2004, 13:14 par Imaginative sur Le grimoire d'amour

Premières lignes

Bien sûr, on me l’a dit mille fois, ce n’est pas bien.
Je sais que je n’aurais du jamais la fréquenter, n’avoir jamais croisé son chemin, la voir uniquement par le murmure des lèvres d’autres personnes. Pourtant, pour une fois, j’ai laissé vos conseils de coté...
Est-ce par défi imbécile, pour me donner de la contenance, comme disaient ceux qui l’ont croisé... Maintenant que j’ai fait le pas, je sais.
Elle n’est pas très loin de moi, et je la rappelle de temps en temps. La première fois que je l’ai fréquentée, elle avait tout pour me rebuter. On peut dire qu’elle était agressive, elle me brûlait intérieurement et ne me donnait rien des espérances auxquelles j’aspirais.
Puis petit à petit elle s’est donnée. Lentement, elle s’est distillée dans la toile de mon esprit. Etonnant, parce que je ne me connaissais pas aussi ouvert, du moins pas aussi rapidement. Les instants de faiblesse ne s’improvisent pas, elle en a surement profité.
Elle s’est installée, confortablement. Me mettant parfois à genoux, elle a su plus souvent me relever. Elle, fidèle, compréhensive, disponible, aimante par certains cotés.
Dans ses transparences, j’ai vu le soleil se .
Par sa présence, j’ai vu le temps ralentir.
Elle a guidé ma main, fait voir les choses d’une autre façon, m’a aidé à écrire ces premières lignes.
Je sais qu’un jour, je devrais en payer le prix.
Je n’attendais que ça, une échéance capricieuse, du sel à la vie. Je devrai un jour m’en séparer. Pour l’instant je joue l’insouciance, et je m’en accommode par défi.

Je voulais lui rendre un hommage, à défaut de pouvoir prononcer son nom.

(Je cherchais depuis longtemps un forum de ce type, merci à vous - en essayant d’être à la hauteur amuse )
Dim 23 Mai 2004, 20:54 par Le Chat Noir sur Un monde parfait

Le Jardinier d'amour

De peur que je n’apprenne à te connaître trop facilement, tu joues avec moi. Tu m’éblouis de tes éclats de rire pour tes larmes. Je connais tes artifices. Jamais tu ne dis le mot que tu voudrais dire. De peur que je ne t’apprécie pas, tu m’échappes de cent façons. De peur que je te confonde avec la foule, tu te tiens seule à part. Je connais tes artifices. Jamais tu ne prends le chemin que tu voudrais prendre. Tu demandes plus que les autres, c’est pourquoi tu es silencieuse. Avec une folâtre insouciance, tu évites mes dons. Je connais tes artifices. Jamais tu ne prends ce que tu voudrais prendre.

Rabindranath Tagore (Le Jardinier d’amour, XXXV)
Lun 17 Mai 2004, 15:33 par Beren sur Citations

Petite prune tombée de l'arbre...

Elle se bat pour les âmes perdues, doit combattre contre les sages obtus.
Elle se démène dans la boue vivante, les emmène se retirer sous la tente.

Ses cheveux elle attache, pour mieux s’adonner à la tâche.

Ses mains elle salie,
Dans le sang,
Dans les larmes,
Dans les armes,
Dans le temps,
Sans but précis.

Je la vois ses faiblesses, elle me repousse de sa tristesse.
Elle m’éloigne d’un geste, et sans prendre le temps que cela cesse,
Elle repart au front, bataillant sous les ponts.

Je voudrais l’aider, ce petit bout de chou
Mais me voilà bien faible face à ce tout…

Mon enfant, on ne prend des aînés que la douceur et non les peurs.
Ma petite fille, n’écoute pas mes histoires noires.
Ma princesse, n’accepte de moi mes erreurs.
Ma déesse, on ne doit idolâtrer ce genre d’idées, ni même y croire…

Petite sœur… Viens… Pose ta tête sur mon cœur… Pour te rappeler que celui-ci sera toujours tien…
Ven 16 Avril 2004, 09:41 par Rose sur Un monde parfait

Les dix commandements du couple

Comme dirait ma compagne, "la vie à deux, c’est chaud !". Outre l’attirance réciproque des amants, il s’avère toujours délicat de régler nos comportements afin que l’aventure formidable ne se transforme pas en fiasco retentissant.

Je crois que c’est déja une énorme avancée d’en être conscient: amour et raison, un mariage intelligent.

Je vous propose dans ce topic, de regarder ce qui a fait que dans vos histoires de couples les choses ont fonctionné ou ont capoté, et d’en dresser une liste sous le nom aussi pompeux qu’ironique des dix commandements du couple, ou "Tu" désignes "l’autre" sans distinction de sexe !

J’ouvre le bal, sur le ton du docte !

    01 - Tu lui parleras sincérement, sans tout lui dire, ni tout lui
    02 - Tu lui donneras, sans que cela nécessite un retour
    03 - Tu lui feras confiance
    04 - Tu le respecteras, sans tout lui autoriser
    05 - Tu ne confondras pas aimer et posséder
    06 - Tu veilleras à ce qu’il ait sa vie
    07 - Tu n’essaieras pas de le faire à ton image
    08 - Tu resteras toi, tu ne deviendra pas lui
    09 - Tu le guideras lorsque son pas chancèle
    10 - Tu feras les efforts nécessaires pour maintenir ton couple en vie.
Sam 03 Avril 2004, 13:52 par PetitPrince sur La vie à deux

Un monde parfait disait-il ... laissez moi rire

Il est 3h30, les murs blancs qui m’entourent me glacent.
Mes vieux fantômes sont réveillés, m’envahissent, prennent toute la place.
J’ai ressorti mon vieux cd des jours noirs
Je me laisse aller, j’arrête le combat, c’est sans espoir.

L’incompréhension s’est emparée de moi,
J’ai réfléchi, cherché où j’avais fait le mauvais choix.
Vivre libre est interdit
Une condamnation à la solitude, au mépris.

Un cafard s’est installé, il m’aura quitté demain
Tout cela sera oublié au petit matin
A moins que... quelque part, dans une plaie béante
Camouflé sous les rires et la partie insouciante.

La douceur est une denrée rare
A ne pas exposer sous un avatar
Soyez vos mots, souffrez leurs maux
Eteigniez vous si vous brillez trop haut

Ne pas faire d’ombre, rêver petit
Taisez-vous, c’est le succès garantit
Effacer celle que vous êtes, jouer le rôle
Offusquez-vous, contenez-vous, même si c’est moins drôle

Ne jamais se dévoiler, mentir, se
Jouer, respecter, suivre les règles imposées
Ne jamais être soi, au risque d’être condamnée
Rentrer dans le rang, remercier, ... et s’étouffer...


La marquise... qui suffoque...
Sam 03 Avril 2004, 02:50 par la marquise de sade sur Un monde parfait

le grand cirque

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs
Bienvenue au spectacle dont vous êtes les acteurs !...

Acrobate, passer les obstacles en souplesse
En toute occasion faire preuve d’adresse
En contorsions de l’esprit, dépasser ses faiblesses
Plier ses malheurs en 4, se pencher vers la tendresse

Troubadour, avoir dans son sac suffisamment de tours
Pour se jouer de la vie comme d’un mauvais public
Jongler avec des coeurs épris, aimer sans détours
Sentir dans sa main que viendra bientôt le déclic

Clown , sourire rayonnant sur la piste aux étoiles
Seul dans les coulisses, la souffrance se dévoile
Derrière un nez rouge aux autres son intérieur
Ce monde dont ils ne soupçonnent pas la lourdeur

Dompteur, de pensées agressives, d’envies carnassières
Maîtriser ses passions, résister à la folie meurtrière
Dominer sa peur et cet instinct de tueur
Pour ne voir dans ces yeux qu’une douce lueur

Trapéziste de l’amour, s’envoyer en l’air, s’effleurer
S’envoler, se lacher pour mieux se rattraper
Se faire peur en défiant le vide ...ô misère !
Parfois se rater...s’écraser, chagrin contre terre

Equilibriste des sentiments, jouant sur la corde raide
Maudire son âme, à son coeur demander de l’aide
Aux vertiges des sens, opposer les lois de la gravité
Mais nous finirons plus bas que nous avons commencé...

La tulipe noire ...9 juin 2003
Dim 29 Fév 2004, 14:22 par la_tulipe_noire sur L'amour en vrac

En route pour le doute

Samsonite va me faire un procès pour le modèle que j’exhibe sous mes yeux et qu’ils n’ont pas à leur catalogue !

Une absence prolongée et pas vraiment justifiée m’a malheureusement contraint à explorer toutes les interprétations possibles. Certaines sont douloureuses. Très. Quelle que soit la raison, il est nécessaire que je prenne du recul, que je me mette d’autres sujets de préoccupation à l’esprit. Ca me permettra d’y voir plus clair.

Je crois qu’il faut se rendre à l’évidence : je suis amoureux.

J’ai peur, j’ai horriblement peur. Je viens de m’en apercevoir juste maintenant !
La dernière qui m’a rendu amoureux, elle à tout cassé, tout brûlé. Il a fallu des années pour tout reconstruire et c’est encore de guingois.
Mon Papillon ne m’a rien réellement donné, mais quand je l’aperçois, j’ai l’estomac qui se noue et une grosse douleur mélancolique s’empare furtivement de moi. J’ai envie de la faire progresser, de la protéger, de l’entraîner dans des plaisirs sans nom, j’ai envie qu’elle s’occupe de moi, qu’elle m’aime aussi. Et je n’ai pas envie d’utiliser toute cette panoplie d’artifice, ceux de la séduction, de la manipulation sentimentale pour arriver à mes fins.

J’ai peur de l’intelligence qui brille dans son regard et qui pourrait servir de bien mauvaises intentions. Je ne comprends pas son manque de volonté, de curiosité. Je ne comprends pas cette manie de tout , de ne rien dire, ne rien montrer. Tout ce que je sens c’est qu’elle a peur, constamment, de tout. La peur engendre la haine, inhibe l’action selon, Mr Laborit. Mais sans indication, comment la rassurer. Je suis capable de la rassurer, je le sais. Mais ça demande l’énergie de son amour. Impasse.

Je suis tombé amoureux d’un potentiel, d’un éclat que j’ai vu briller un furtif instant. Choisir de l’aimer et de m’engager dans une vie qui ne me satisfasse pas, parce que je n’ai aucun élément pour estimer tout ça. Juste pour cet éclat ? Voilà le genre de pari dont je suis tout à fait capable.
Et qui m’a déjà détruit plusieurs fois dans le passé.

Le passé, le passé. Celui qui a modelé notre désir et façonné nos peurs, celui là qui nous permet de rêver et d’appréhender ce patrimoine fantastique et lourd, ce sac à main où cette valise, cette gloire, cette honte, cette énergie, ce frein ... Son passé l’a blessée aussi.

Avec un ami, on disait qu’à tomber amoureux on prend des risques. Ca c’est quand on se fait surprendre. Aujourd’hui, la question est :"veux-je prendre ce risque ?" Enfin peut-être. Peut-être suis-je simplement en manque affectif, peut-être me suis-je fait manipuler. Peut-être aussi que ce n’est pas une fille, que dis-je, une femme pour moi. Je manque cruellement de discernement au moment où j’en aurais le plus besoin. Le calcul et la raison se retrouvent les bras ballants, estomaqués par le cri étourdissant de ces sentiments fatiguants. Mais mon coeur ne m’a jamais trompé, pourtant.

Il faut que je prenne du recul que je cesse de ressasser. Si seulement je savais méditer ! Où ils sont tous ces beaux concepts Zen qui ont fait la gloire de ma spiritualité. Les ai-je déjà oubliés, moi qui quelques temps avant de la rencontrer les mettaient en pratique à ma plus grande surprise. La force et la solution sont en moi.
Mer 04 Fév 2004, 13:02 par PetitPrince sur L'amour en vrac

Retour au bureau

Si je la vois le matin, c’est irrémédiable: la journée est foutue.

C’est idiot, je pourrais faire semblant, utiliser un ton social impersonnel, lui demander comment ça va sans en avoir rien à faire, et tout ça et tout ça. Mais non ça ne passe pas.

Je lui dit bonjour et son éclat me brûle, mon cœur s’emballe et il faut que je donne le change, si possible en essayant de faire progresser les choses où d’en prendre la mesure. Je suis à peine capable de lui dire bonjour…

Ce sentiment d’échec me mine, non pas parce que je ne gagne pas, mais parce que je suis peut-être en train de perdre. Je me dis qu’au moins je fais passer un message bien malgré moi. Ma gène ne doit pas être invisible surtout aux yeux d’une femme, qui, à mon sens, doit savoir repérer ça. C’est amusant, je me doutais qu’après cette soirée, où finalement on s’est un peu rencontré, nos bonjours seraient emprunts de cette même gène qui se dégageait quand on se rencontrait dans les couloirs. Comme j’aurais préféré avoir tort. Comme j’aurais préféré. Je me dis que si à ce stade, il fallait se dévoiler, ce serait quasi impossible. Trop violent. Il manque cette multitude de petits repères qui permettent de prendre la mesure de l’autre, de savoir où il en est dans ses émotions et de faire ou dire ce qu’il faut pour rester dans son sillage. Je veux quand même croire qu’il n’est nul besoin de petits repères pour savoir que chacun de nous à localisé l’autre sur son petit radar affectif. Je ne dis pas ici que nous convergeons vers une hypothétique liaison, mais plutôt que je sais qu’elle sait. Ce que je ne sais pas, c’est si elle veut.

Et c’est ça qui m’empêche de dormir et c’est ça qui est bon. Ce doute, que finalement je ne veux pas lever violemment que je veux supposer stupide comme tous ces doutes d’amoureux, ce doute je veux que nous le dissipions ensemble. Que main dans la main, nous nous attelions à cette tâche, de la façon la plus belle qu’il soit. En somme, c’est mon impatience qui me rend malheureux, pas elle. Sera-t-elle s’en servir, mais surtout voudra-t-elle le voir ? Fasse que si elle le veuille, elle comprenne les milliards d’erreurs que je vais faire. Et pour comprendre il faut connaître. Mais pourquoi est ce qu’on ne prend pas des jours de vacances qu’on se concocte un petit programme en tout bien tout honneur. Juste pour se connaître. Ca serait doux. Si ça colle pas on s’en rendrait compte doucement et ça ne ferait pas mal. Et si ça colle, on éclairerait tout doucement les zones d’ombre à la flamme de notre désir.

Ca, c’est un rêve. La réalité est toute autre. Se connaître sera possible par le biais de rencontres informellements organisées. Ce genre de soirée ou on vient pour un motif qui est totalement différent de celui qui nous anime. Un motif derrière lequel on peut se , se protéger. A ce moment il faut peut-être utiliser un vocabulaire ambigu, au milieu de gens dont on veut notre réelle motivation. Quel paradoxe ! Etre obligé de ce que l’on voudrait voir éclater au grand jour. Et vu comment je suis volubile quand je l’ai devant moi, c’est pas gagné du tout. Je me suis rendu compte que mes extrapolations me menaient sur des sentiers hasardeux, où l’illusion se jouait de moi, me prenait dans ses bras, pour me rendre à cette réalité trop froide ensuite. Alors je ne veux plus espérer, ça fait mal. Je veux juste rêver. Juste imaginer ce que pourrait générer la satisfaction du besoin qui me ronge.

Si auparavant mes erreurs me la faisaient percevoir comme promise, mon recalage me la fait voir comme possible.

Et mon cœur s’emballe de la même façon.
Mer 04 Fév 2004, 10:57 par PetitPrince sur L'amour en vrac

du sexe? vraiment, du pur sexe ?? rhoooooooooo

Mais c’est qui qui a eu l’idée d’ouvrir cette rubrique ?? c’est qui le (ou la … )pervers profond qui va nous livrer ses fantasmes les plus salaces ? debile c’est qui qui va transcender les interdits, braver la morale judéo chrétienne, flouer toute l’éducation bien pensante que m’a inculquée ma pôv’ mère ?? prie

(euh.. petit prince ? on est obligé d’écrire sous son nom ? je peux prendre un pseudo pour le pseudo qui cache mon vrai nom ? chut on peut signer Anonyme ? écrire en tant qu’invité ? timide on est vraiment obligé de se faire une réputation de salope sur tout le net en disant qu’on rêve de se faire défoncer par un étalon arabe à longue crinière ondulée sous les yeux horrifiés de Sœur Marie Thérèse pendant qu’un dogue allemand vous lèche profondément et qu’un homme de petite taille aux cheveux bleus et rouges vous engouffre son gourdin dans la bouche ??? hein hein ?? dis ?? tu peux me répondre ?? tsur )

La marquise.. euh.. oops … je voulais dire Shéhérazade et les quarante voleurs Diable
Mar 13 Jan 2004, 11:57 par la marquise de sade sur Les liaisons sulfureuses
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Ecrire sur cacher A la mauvaise nouvelle, Passion dévorante, petit manque de toi., L'unique, Je, Tue... Nous, De dures convalescence en repas froid..., Chronique d'un Sinagot annoncé..., Premières lignes, Le Jardinier d'amour, Petite prune tombée de l'arbre..., Les dix commandements du couple, Un monde parfait disait-il ... laissez moi rire, le grand cirque, En route pour le doute, Retour au bureau, du sexe? vraiment, du pur sexe ?? rhoooooooooo,
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