Anniversaire

Avec l’imprévisibilité des vagues, le vent chaud d’un nouvel été courbait inlassablement ces champs d’herbes. Le souffle du temps délavait le vert foncé de ces étendues pour les peindre d’un vert clair. La danse naturelle de ces brins mêlés au son continu du feuillage rendait les arbres, alentour, immobiles, comme les témoins du changement des années. La lumière inlassable de cette journée virevoltait rapidement entre les passages d’ombre laissés par les feuilles de ces géants presque intemporels, aux corps durs et rugueux, recouverts par endroits d’une douce mousse, d’un vert foncé et parfois grisâtre, celui des aléas de la nature. Ses yeux battaient au rythme irrégulier des lances du soleil. Cela le fatiguait presque malgré cette chaleur si agréable, celle qui tanne la peau du visage et marque de façon indélébile du cycle vertigineux des âges. Dans cette légère cadence azurée, il apercevait par intermittences, la folle cabriole des nuages qui ne cessaient de se former et de se déchirer avec le papillonnement quasi ostentatoire de la jeunesse.

Comme pour cueillir un souvenir, il s’était promis de s’arrêter un instant dans cette campagne verdoyante ou dans le clair-obscur des sous-bois. Dans l’ocre des clairières dormaient intactes les couleurs de son passé. D’autres allaient l’attendre, aujourd’hui, pour se consacrer au rituel du passage. Mais il était là, seul, pour se laisser perdre par les dates inscrites, avec ou sans son consentement, sur la mosaïque de sa mémoire.

Il marcha jusqu’à l’orée d’une échappée silencieuse où chacun semblait présent et cela malgré l’étendue des différences et des origines qui les marquaient : leurs branches s’entrecroisaient par endroit et ce mélange, passant du brun crème, pâle, au brun fauve, formait une continuité de liens qui l’entourait maintenant.
Dans ce calme, il se souvint des gens qui l’avaient accompagnés, qu’il avait rencontrés. Certains lui étaient encore proche, d’autres étaient restés très vivaces dans son esprit. A ses pieds, des grappes de fleurs avaient poussé çà et là avec l’insouciance des jours, certaines capucines illuminaient de leurs rouge, très légèrement orangé, la brise dont le souffle calmait par endroit, comme un repos accordé à l’existence périssable de ces pétales de passion, les ardeurs insupportables du soleil : ce soleil qu’il avait toujours adoré pour son éternel éclat, mais aussi redouté de par sa tendance imprédictible à brûler, en fonçant et mêlant de rouge, ses pensées les plus intimes.

Il sentit le bout de ses doigts écraser, tout en le roulant, un brin de lavande, parme, dans le fond de sa poche, pour en extraire cette odeur si familière à sa vie, à ses souvenirs ; comme une clef des champs, il porta à son nez l’essence de ce brin d’habitude et mêla ce bleu lavande à l’odeur vivace des plantes qui lui ouvrirent, alors, au contact de ces fleurs bleues séchées et toujours odorantes, le verger de ses émotions rubescentes passées.

Au milieu de ces arbres fruitiers, il se souvint de l’anniversaire de ses trente ans ; de l’énergie que la préparation de ce passage lui avait demandé. Avec la lenteur du temps, les pigments oubliés de la lumière revinrent doucement re-colorer le tableau de cette soirée. La nuit avait tapissé la terrasse de son ombre chatoyante, et, très rapidement les bulles de champagne avaient illuminé les visages de ses invités. Dans cette accolade d’arbres fruitiers, les fruits offraient leurs plus belles robes comme un appel à être cueilli, goûté et à laisser le souvenir d’une douce bouchée sucrée. A terre, dans une vague d’herbe, un fruit aux reflets pèche, déjà bien mûr, s’offrait avec les dernières lueurs de sa peau satinée ; alors, comme lorsque l’on perçoit un souvenir éloigné dans sa mémoire vagabonde, avant qu’il ne s’échappe et disparaisse dans la pénombre d’un autrefois, il le ramassa et savoura timidement les premières saveurs d’une réminiscence. Puis, en un instant, un fou bruissement de lumière en éclaira les teintes cachés : des phrases prononcées résonnèrent dans cet émoi inattendu. Son père avait parlé de lui, lui avait parlé, il avait réussi à rendre le tangible inutile ; le matériel s’était recouvert d’une obscurité impénétrable comme pour survivre à cette éclipse éblouissante, à ces paroles d’un père à son fils.

Maintenant qu’il avait soixante ans, il se souvenait, il était venu pour se souvenir, il repensait à la bienveillance de ces paroles immortelles. A travers les yeux de son père, elles avaient retracé l’histoire de sa vie d’enfant et d’homme ; elles avaient clos mais aussi parlé de ce qui l’avait forgé, façonné, comme un socle posé pour soutenir le reste des années à venir. Le vent se leva, secoua les branches et lui rappela par sa force et son endurance l’effet que celui-ci avait sur toutes ces pierres entassées, inégales, et maintenant déformés, et alignés en un muret qui ne resterai jamais le même mais supporterai solidement les frasques du temps : elles formaient un tout solidaire dont chacune avait construit l’équilibre de la suivante et ainsi de toutes les autres. Ses trente dernières années passées avaient été la suite incontestable des choix et non choix fait jusqu’à ses trente ans. Il avait déjà perçu, peu avant la trentaine, les effets de ses décisions antérieurs et donc l’importance de celles venues. Sous ce chapeau tressé offert par sa mère ce même jour, témoin rescapé du temps, il compris pleinement l’intuition qu’il avait eut en réunissant ses amis et toute sa famille ; il s’était vu dans le regard des autres ce soir-là, il avait eut la pleine perception de son existence : l’instantané de son monde et de ses liens.

Il marchait avec hésitation et, après avoir enjambé un petit mur de roche et de plantes grimpantes recouvert par l’abandon de l’homme, délivré du temps, il s’enfonça dans un bocage dont le feuillage filtrait une lumière lointaine et attirante. Derrière lui s’évapora le parfum des souvenirs anciens en un léger nuage d’oubli qui ombra, pour en cacher l’entrée, le clos intime de ses pensées. Son allure reprit sa forme habituelle et les branches lézardées par la chaleur des journées craquèrent sous ses pas lourds d’une nostalgie passagère peu familière ; il était entouré d’arbres dont les longs et vieux branchages tenaient par la force, chaque année, de nouvelles feuilles, de nouvelles pousses vertes et fraîches, insouciantes du sommeil profond de l’hiver.
Dans un étonnement presque attendu, l’horizon se peignit d’un jaune blé, un champ sans limite gonflé par les rondeurs d’une colline bordée d’un chemin de terre sèche s’étirait lentement ; les bosquets s’allongeaient sous la houle de nuages cernés d’un bleu presque violacé par cette fin d’après-midi. Dans l’enchevêtrement des derniers jet de lumière, une silhouette à l’allure cadencée perçait le calme du paysage. Comme à la venue imprévisible d’une déesse, il s’assit sur une pierre aux arrêtes arrondies par la patience des observateurs et fixa sa venue allongée par les lignes fuyantes des peupliers, gardiens de ce sentier habillé d’herbes folles. Elle courrait de toute sa fraîche candeur et suait presque avec plaisir. Malgré son élan et sa concentration pour respirer, elle croisa dans le regard de cet homme âgé la profondeur d’une décision lointaine, celle de ne pas attendre le trépas, mais de se préparer à vieillir. Sa vieillesse semblait belle, il semblait s’être préparé et construit de l’expérience nourrissante de la vie, au vu de ces doux yeux. Un instant, il crut voir sa course ralentir avec le flou d’un mirage mais seul, lors de son passage, resta le parfum mêlé de ces gouttes suaves et de sa peau chauffée par le soleil. Il se souvint avoir lui aussi couru pour sentir la pleine force vivante de son corps. Le galbe de ses jambes se confondit bientôt avec le dernier tumulte de la végétation, et, derrière elle, il emboîta le pas comme pour profiter de cette bourrasque impromptue qui l’aiderai à rejoindre ceux qui l’attendaient.

Pour ce soir, il savait que son frère -peut-être le plus beau présent que ses parents lui avaient offert, une personne qu’il sentirait à ses côtés toute sa vie malgré les tempêtes de celle-ci- l’attendait avec sa famille et ses amis, pour honorer ce jour.
Dim 04 Jan 2009, 22:27 par Bertrano sur Mille choses

Les amours...

Les amours qui naissent sont des boutons de rose
Qui, comme des caresses, sur le cœur se posent.
Je les garde en moi, je ferme les yeux,
Flotte au dessus de moi un voile merveilleux.


L’amour ? Ne pas confondre, au delà des passions
Au delà du désir, il y a la raison :
La morale de la vie freine un peu les envies
La passion, elle, consume avec ses fantaisies !

Mais, pour ne pas blesser et aussi protéger,
Sa famille, ses enfants, ceux qu’on ne peut laisser,
Alors, les amours volées deviennent délétères
Mais sont-elles des amours ou passions éphémères ?

Les amours ? C’est si vaste ! Bien plus que l’amitié,
Ils remplissent les cœurs, ne sont pas limités
Et s’ils comblent les corps, ils grandissent les âmes :
Dès que je pense à elle, tout mon ego s’enflamme !


En effeuillant la rose on garde le parfum.
On voudrait qu’elle s’ouvre ; c’est le vœu de chacun !
S’il y a restrictions, la bouche devient amère
Aux yeux du souvenir ne reste qu’ombre chère.


A ces larmes qui coulent aux yeux du souvenir
Je ne sais que répondre qu’il n’y a plus d’avenir,
Et que pour l’amour vrai - le plus beau des spectacles -
Pour deux êtres qui s’aiment il faut un pur miracle ...

Jan
Mer 31 Déc 2008, 18:14 par j.r.garou sur Histoires d'amour

2009 : oui !!!

A demain qui surgit au milieu de la nuit
Quand tout est alangui et espère minuit
De nos coeurs de nos bouches surgiront quelques mots
Des souhaits des espoirs de l’amour en cadeau


Et au fond de chacun une flamme une envie
Se dire que demain sera nouvelle vie
Plus joyeuse et plus belle qu’elle ne le fut jamais
Et parée de dentelles telle une fiancée

Conduis-la à ton bras d’un pas ferme assuré
Elle sera pour toi cette nouvelle année
Douce comm’ en ton coeur tu l’auras désirée
A toi de la faire tienne et tu seras comblé(e) !!


JOYEUSE ANNEE 2009 A VOUS

violon

Dolce
Mer 31 Déc 2008, 12:18 par dolce vita sur Un monde parfait

Joyeux noël

A tous, à chacun, chacune, un très joyeux Noël dans vos coeurs, dans vos vies, quoi que vous viviez au moment où vous me lisez, donnez-vous le droit au bonheur !!!

Tout est question de point de vue : faites de chaque instant une étincelle de bonheur à savourer jusqu’à ce que votre joie chasse les ténèbres.

Bien amicalement.

Dolce
Jeu 25 Déc 2008, 11:09 par dolce vita sur L'amour en vrac

Autour de noël ...

Dans vos rêves sensuels, à quoi ressemble votre père Noël - ou votre mère Noël - et que vous apporte-t-il comme cadeaux ? Juste lui ou elle ou [...] ?

Dans chacun des thèmes du site, je vous invite à écrire une petite fiction où vous mettez en scène ce personnage revisité. A vos plumes !
Dim 21 Déc 2008, 12:25 par PetitPrince sur Edito

Oh là là là !

Oh là là là !

Qu’il est difficile d’intervenir dans une querelle dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants. Il en est quelques unes, de querelles, qui ont vu le jour sur le site, certaines auxquelles j’ai participé, voire que j’ai provoquées par inconscience.

Concernant la vôtre - de querelle, vous devez avoir raison, chacun dans votre chapelle, votre Christ doit certainement être le seul à vos yeux. Et on ne peut pas écrire sur Les âmes tendres sans valeurs que l’on ne doive défendre farouchement lorsqu’elles sont offensées.

Aussi, votre colère est-elle digne de vous ! Et vos mots pour l’exprimer, dignes d’une joute à la Cyrano. Dommage que vous soyez fâchés, vous êtes vraiment bons.
Mer 10 Déc 2008, 21:13 par PetitPrince sur La vie à deux

A mon amoureux...

Deux mots sans doute bien naïfs,
mais deux mots qui parfois nous font vivre,
sur la voie lactée du monde virtuel,
ils ont l’inspiration de chacun d’entre nous
et l’interprétation en fonction de nos chemins parcourus.

Pour toi ils ont le sens que tu sais, celui que nous lui avons donné....
celui qui nous ressemble et celui qui nous construit...

Sébastien, Je t’aime....
Mer 10 Déc 2008, 11:18 par SOLEIL sur Parler d'amour

Toi, l'amour

Tu ennivres le coeur, fait vibrer tous les sens...

Tu donnes à l’âme la brillance des étoiles, et la légèreté d’une plume.

Tu donnes un sens à la vie, justifie chacun de nos actes.

Mais parfois tu fragilises, et nous fait perdre notre dignité...

Tu nous trompes.

Alors tu nous achèves, lentement...
Dim 16 Nov 2008, 13:10 par Bluetime sur L'amour en vrac

Ma vision du couple

Aujourd’hui je suis interpellé par cette anecdote que tu m’as racontée, cette rencontre avec un couple dans un club libertin, qui t’a sollicité pour avoir une relation sexuelle, et qui t’a communiqué un numéro de téléphone que tu as accepté de prendre.

Ce qui m’interpelle, c’est le contenu de votre conversation tel que tu me l’as relaté. Ce couple t’expliquait qu’ils étaient l’un pour l’autre l’homme et la femme de leur vie (tiens tiens...), mais qu’ils avaient décidé de rompre pour refaire leur vie chacun de leur côté pour ne se retrouver que dans le cadre du libertinage...

Mon sentiment, c’est que cela est aux antipodes de ma vision du couple, de ce que doit être pour moi une relation avec l’homme ou la femme de sa vie.

Je suis complêtement différent de ces gens. Je ne ne les juge pas, chacun est libre de vivre sa sexualité comme il l’entend, mais je m’inscris comme étant l’exact négatif de leur vision des choses.

Alors je ne sais pas ce qui t’a interpellé dans ce qu’ils t’ont dit, mais saches que cela m’a fait peur...

Mais aujourd’hui cette question restera sans réponse.
Dim 16 Nov 2008, 11:48 par Bluetime sur Mille choses

Le bouclier

Je suis devenu l’homme de la vie d’une femme, le temps d’un souffle, à cause du comportement d’une étoile diabolique.

C’est pourtant moi qu’on a sommé d’aller au diable. C’est pourtant sur moi que s’est posé le regard accusateur d’une femme blessée, meurtrie par le mensonge et la manipulation.

Elle a éprouvé le besoin de se défendre, mais face à elle il n’y avait qu’un enfant. Cet enfant recroquevillé au sol, qui attendait les coups assénés par son père...

Ce jugement qu’elle a des hommes, cette colère et cette haine, tout cela c’est de ta faute. Elle m’a regardé droit dans les yeux pour me dire que je l’avais détruite. Mais ce n’est pas moi qui l’ai détruite. C’est toi. Celui qui se prétends l’homme de sa vie. Aujourd’hui je le sais.

Je ne me dédouane pas de mes responsabilités. Chacun est responsable de ses actes. Mais si aujourd’hui j’ai besoin du regard des autres pour que l’on me voie tel que je suis, pour me sentir rassuré, c’est parce qu’à cause de toi le regard qu’elle a posé sur moi m’a anéanti.

Des années de mensonge, de tromperie, de manipulation, de relation malsaine, ont brisé des vies, plongé mon amoureuse dans la culpabilité. Et à cause de cela quand nous nous disputons tout tourne au drame, tout devient excessif. Elle revit ses blessures et moi les miennes, mais ses blessures à elle ne sont pas celles de son enfance, elles sont celles que tu lui as infligé.

Ta seule présence dans son bureau a suffit à la jeter dans mes bras, car elle a voulu se protéger inconsciemment de toi. Je suis devenu son bouclier. Tu as sur les épaules le poids d’une responsabilité énorme. A cause de toi cette femme qui mérite l’amour ne pourra peut être plus jamais le vivre normalement, car tu l’as abimée. Tu l’as manipulée et utilisée pour ton seul plaisir.

Qu’as tu fait pour elle ? Que sais tu vraiment d’elle ? Tu as une image tronquée, basée sur des moments de sexe, des instants de plaisirs, mais que sais tu de son âme ? C’est toi le destructeur. Rien de ce qui se passe entre nous ne prendrai autant d’ampleur si tu n’avais pas brisé ce coeur.

Pourtant je l’avais vu évoluer, s’émanciper peu à peu de toi. Se reconstruire...

Je te jure que si je t’avais en face de moi, là maintenant, tu prendais la dérouillée de ta vie. Car je le sais aujourd’hui tu es responsable de ce qui s’est passé, indirectement. C’est toi qui l’a rendue ainsi.

Dire que c’est toi qui est gravé sur sa peau... Tu ne mérites même pas les mots qu’elle a pris la peine de t’adresser. Tu ne mérites que le mépris. C’est moi qui ai épongé une partie de sa colère, un jour elle ira directement contre toi. Elle a eu envie de te frapper, mais c’est moi qui ai pris les coups.

Je te souhaite de souffrir autant que ce que tu as fait souffrir. Elle te trouve encore des excuses, pensant que tu n’y es pour rien. Il lui faudra sans doute des années pour se remettre de ce que tu lui as fait. Alors ton week-end en Espagne, peut être devrais tu le proposer à ta femme, ca ferait du bien à ton couple... J’espère qu’un jour elle te mettra à la porte et que tu prendras conscience de ce que tu es.

Mon amoureuse me dira que je me mèle sans doute de ce qui ne me regarde pas. C’est qu’elle n’a peut être pas compris à quel point j’ai absorbé tout le mal qu’elle ressent.

Aujourd’hui je lui souhaite de poser ce lourd paquet, peut être grâce à une démarche auprès d’un professionnel. Je ne peux pas l’aider, je l’ai compris. Mais j’espère qu’elle s’en sortira et que nous pourrons nous aimer enfin, sans peur. Je le souhaite vraiment.

J’espère que le regard qu’elle posera un jour sur moi lui permettra de me voir moi, Sébastien, tel que je suis, et personne d’autre.

Car elle est la femme de ma vie.
Ven 14 Nov 2008, 16:42 par Bluetime sur L'amour en vrac

Tremblement de terre

Le sol s’est mis à trembler. Un séisme d’une violence inouïe a secoué mon univers, brisé les édifices que je croyais solides... Tout a été rasé, anéanti.
J’ai erré longtemps dans ces ruines... Avant de comprendre que j’étais précisément là où tout était fragile, là où tout devait être reconstruit.

A ce moment précis, les plus jolis mots que je n’ai jamais lus sont venus jusqu’à moi...

Ces mots m’ont ébranlé. Ils m’ont bouleversé... A tel point que je n’arrive pas à savoir si je suis dans un rêve ou si c’est la réalité...

Il va me falloir du temps pour me reconstruire. Et je sais aujourd’hui que je ne serai plus le même.

Mais je sais aussi que je mérite d’être aimé, comme tout un chacun, et que ton amour est sincère.

Une nouvelle vie commence aujourd’hui. Une vie où deux personnes, qui s’aiment vraiment, vont s’unir à nouveau, progressivement, mais sûrement...

Oui je te crois. Et je te fais confiance. Je me donne à toi et te suis sans réserve vers cette route qui nous mènera vers un avenir fait de moments partagés, et certainement vers le bonheur que nous méritons toi et moi.

Bien sûr j’ai peur... C’est humain. Mais mon courage l’emportera dès lors que je retrouverai mes forces. Et là je pourrais t’aimer sans réserves, sans armure, sans complexe et sans crainte. Car je n’ai rien à craindre de toi, si ce n’est de pouvoir vivre heureux.

Quand à ce que je pourrai craindre de moi, je suis justement en train de l’affronter, et de le règler, avec patience et détermination.
Pour la première fois depuis trente quatre jours, j’ai souri. J’ai éprouvé l’envie de sortir. Je retrouve mes sensations, mes envies, mes désirs... De l’air vient de rentrer dans mes poumons.

Il n’y a pas de hasard. La vie nous apporte ce dont nous avons besoin pour avancer, encore et toujours, même si c’est parfois douloureux... Nous le provoquons nous même, sans le savoir...
Mais ce qu’elle m’offre aujourd’hui n’a pas de prix.

Je t’aime.
Ven 07 Nov 2008, 20:05 par Bluetime sur L'amour en vrac

Le libertinage et moi

J’ai toujours pensé, sans même l’avoir vécu, que le libertinage, quelque soit ses formes, était une liberté qui se respecte comme telle, dès lors qu’elle se vit entre adultes consentants.

Je n’ai pas eu pour autant d’attirance particulière pour ce genre de vie, jusqu’à ce que le destin mette sur ma route une belle amoureuse avec qui j’ai pu le vivre. Tout était beau... Intense et très sain, quoique l’on en pense...

Même si tout cela n’est pas sans dangers lorsque l’on vit une relation "en couple", nous avons su les éviter, surtout grâce à son expérience dans ce domaine, elle fut d’abord mon guide, et je tentais moi aussi de devenir le sien. Il y avait une grande complicité entre nous... Et encore tant de choses à vivre...

Ce que je n’avais pas anticipé, en revanche, c’est l’impact qu’aurait sur moi une partie de son entourage libertin...

Ce fut le cas d’un homme, qui serva de bouc émissaire le temps d’une soirée très importante, et qui me renvoya malgré lui à mes démons...

Un invité de dernière minute, comme si la vie l’avait voulu ainsi...

Je l’ai jugé irrespectueux vis à vis de mon amoureuse, et de moi, j’ai soudain vu en lui quelque chose que je n’arrivai pas à identifier et qui me posa un problème... J’ai fait une fixation sur cet homme et guettait chacun de ses gestes, il me mettait mal à l’aise... Celle que j’aime n’a pas compris. Nous nous sommes disputés...

J’avais décidé de partir la tête haute, paisiblement, mais j’ai commis l’erreur de vouloir m’adresser à cet homme directement, pour lui dire ce que je pensais.

J’ai provoqué ainsi un ressentiment général. Je pense aujourd’hui que ce ressentiment était latent, mais ce n’est qu’un sentiment.
Quoi qu’il en soit je me suis retrouvé expulsé physiquement, par celle que j’aime et par une de ses amies, qui m’a empoigné par le col. Devant des enfants, qui ont été traumatisés par cette violence physique et verbale... Un drame que je n’ai pas voulu et qui a amplifié mon ressenti. Je suis aujourd’hui jugé comme seul reponsable car étant à l’origine de tout ca. J’ai gaché une soirée importante que mon amoureuse avait soigneusement organisée, en se donnant du mal... Et j’y ai tout perdu.

Aujourd’hui une porte s’est ouverte et je vois à travers elle.

Je vois ma mère me raconter comment mon père avait une vie libertine à son insu, l’accusant d’être la cause de ces violences dont mon frère et moi avons été les témoins, les victimes... Comment elle l’a surpris en rentrant à la maison, dans son lit avec deux femmes... etc...

Le mot libertin s’associe alors en moi avec le mot fidèlité...

Je vois ma tante et maraine, une seconde mère pour moi, malade d’un cancer, en voie de rémission, rentrer chez elle et trouver mon oncle au lit avec la jeune amie de son propre fils... Ma tante est morte une semaine après.

D’autres épisodes où la fidélité dans le couple a eu des séquelles sur ma vie sont aussi présents dans mon esprit.

Ces drames ont marqué mon enfance, c’est aujourd’hui qu’ils remontent à la surface. Tout comme les abandons successifs dont j’ai souffert en pensant que c’était de ma faute...

J’en veux à mon père. Je ne peux pas le lui dire, car nous n’avons aucun contact... Mais ce n’est pas irreversible et un jour j’irai le trouver. J’ai tant de choses à règler avec cet homme. Mais ce jour n’est pas encore venu.

J’en veux à mon oncle. Je ne peux pas le lui dire puisqu’il n’est plus de ce monde.

Je regrette de ne pas avoir su me contenir et prendre sur moi lorsqu’il le fallait vraiment. Mais peut être était-ce tout simplement inévitable.

Si je n’ai plus aucun problème avec les libertins, je dois règler ce que certains d’entre eux ont fait renaitre en moi. L’accepter et avancer. Mais sans celle qui m’a ouvert à ce monde, celui-ci n’a plus de raison d’être à mes yeux.
Mar 14 Oct 2008, 18:26 par Bluetime sur Mille choses

Le deuil

Tu as fait ton choix, décidé de mettre au tombeau une relation qui à tes yeux était trop difficile à vivre...

Je le respecte, parce que lorsque l’on aime vraiment une personne on la respecte, et l’amour que j’ai pour toi est sincère. Il est authentique.

Je vais mettre du temps à faire mon deuil, tout comme toi. Je mettrai des mots sur ce forum, l’encre virtuelle va couler au rythme de mes larmes...

Tu feras la même chose de ton côté, et je te lirais... Parce que quoi que je fasse, et même si je voudrai en finir avec la douleur je ne pourrai pas m’en empêcher...

Le temps va nous éloigner l’un de l’autre... Tu finiras par vivre des expériences amoureuses plus ou moins réussies, peut être même tomberas tu enfin sur le grand Amour, car tu le mérites. Je déplore que ce ne fusse moi, cet ange blessé qui a eu la faiblesse d’y croire encore...

Le manque que j’éprouve est sans doute à la hauteur de mes sentiments pour toi. Il est déchirant, omniprésent, cruel... Je suis hanté par tant d’absence... Brisé par le silence...

Je me demande si nous n’en sommes pas tous les deux au même point, mais je sais que nous avons à faire chacun de notre côté ce deuil, puisque tel est ton choix. Et que tu penses que c’est la seule façon de te protéger. Nous sommes les seuls à pouvoir nous aider nous même, à faire que qu’il faut pour avancer.

Chacun de nous doit croire en ce qu’il fait, retrouver confiance en soi, et ne rien regretter.

Je t’ai dit quelle était ma position immuable, celle de celui qui espère que tout recommencera. C’est un espoir perdu, mais un espoir que je garderai au fond du coeur comme une flamme qui brûlera encore et toujours, et qui ne demandera qu’à être ranimée.

Tu as dit que la différence entre nous était que j’étais le seul à vouloir encore vivre notre histoire, que je devais te laisser tranquille pour que tu puisses enfin trouver la paix. Ce sont des mots durs, mais des mots vrais... Et je te comprends.

Tu étais mon seul amour. Tu étais celle que j’attendais. Mon amoureuse et celle qui faisait battre mon coeur comme jamais auparavant il n’avait battu, et qui m’a porté au ciel...

Tu sais ce que c’est. Tu l’as déjà vécu. Tu en as parlé ici même, dans les textes que tu as posté... Tu rebondiras, j’en suis sûr.

Ce qui ne nous détruit pas nous rend plus fort, souviens toi...

Ma force... C’était toi qui me la donnais... Ca restera toi car je te garderai à tout jamais dans mon coeur, tu seras malgré toi le moteur de ma vie.

Je te verrai à chaque fois que je regarderai ce symbole que tu connais. Il est présent pour ma vie entière, tout comme toi.

Je t’aime... Je t’aime à quoi bon ? Je t’aime c’est tout. Des gouffres de solitude m’attendent. Des heures d’angoisse et de peine... Je vais les affronter avec toute l’énergie de mon âme, car c’est ainsi que je te rendrai heureuse : en disparaissant de ta vie.

Je t’ai proposé de m’appeler quand tu en auras l’envie et le besoin. Je pense au fond de moi que tu ne le feras pas car c’est sans doute trop toxique dans la position qui est la tienne. Mais je te renouvelle ici ces mots : je serai toujours au bout du fil. Je serai là pour toi quels que soient les mots qui devront sortir, pour la paix de ton âme.

Adieu mon bel Amour.
Adieu ma Reine...
Adieu mon Soleil.

Que la vie te fasse rayonner encore.
Mar 14 Oct 2008, 13:15 par Bluetime sur La vie à deux

Une petite pensée comme un pétale

Cher Bluetime, Sébastien, ou quel que soit ton prénom,

C’est toi et toi seul qui te donne le droit d’aimer et d’être aimé... A toi de déposer le fardeau de tes soufrances, de ta culpabilité, de tes doutes, le jour où tu comprendras qu’ils ne te servent à rien et se se nourrissent de toi, de tes éternités, de tes secondes, de ta vie... Abandonne-les comme une peau usée pour vivre enfin, tout simplement vivre...

Qu’avons-nous d’autre à vivre que l’amour : donné, reçu, partagé... Accepter d’arrêter de trembler en songeant à demain et vivre l’instant présent.

Nul n’est parfait, chacun a le droit à l’erreur. Garde ton amour dans ton coeur mais ne rumine pas ce qui n’est plus. Vis.

Bonne route. L’aube n’est pas loin.


Dolce
Dim 12 Oct 2008, 14:47 par dolce vita sur La vie à deux

Parfait

Dans ma tete tout etait bien organise ...
Je m’imaginais tout un monde d’etres et de couleurs.
Les situations , les gens , les mots tout etait programme comme je le voulais , comme je l’esperais . La , j’etais un Dieu , je reinventais la vie comme il me convenait.
On peut dire que j’ai vecu des jours heureux dans ma tete . J’ai ri , pleure , aime , hai dans ma tete ....

Oui le monde parfait est joli , non le monde parfait ne doit pas etre selon certains criteres et normes que la condition humaine nous a influge comme aimer son proche , ne pas etre rancunier ou autres commandements proposes par les lois d’aujourd’hui ou d’hier ...
Mon monde parfait a moi n’etait que d’etre capable de tout controler , mon imagination se creait une autre vie , un autre horizon .

Puis un jour le destin est venu me dire que je vivais dans ma tete , et c’est la que tout a bouscule , c’est a ce moment que j’ai realise que tout se passait dans mon cerveau!La realite etant trop cruelle , la nature humaine trop injuste ,mon seul refuge a ete un monde ideal , une famille ideale , un amour ideal qui me protege et qui me fortifie ...
J’attendais d’etre sauvee , alors j’ai ete plus ensevelie dans mes peines !
J’esperais etre comprise , je me suis retrouvee dans une tour de Babel ou chacun voyait les choses a sa facon .
Je voulais un peu d’amour , je n’ai recolte que de faux sentiments de sympathie

Oui on nait seul
Oui on vit seul
Oui on meurt seul
Mais on espere toujours avoir un monde ideal , un univers parfait ou tout se passe comme on le souhaite car c’est seulement la-bas qu’on n’a plus peur de rien ...
Lun 22 Sep 2008, 16:38 par Espoir sur Un monde parfait
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Amélie Nothomb

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