La dame sur le banc, vue par l'écureuil

Je suis l’écureuil. Du haut de mon arbre, j’observe les allées et venues des êtres humains.

Par ce joli jour de printemps, je la vis approcher d’un pas assuré. Le soleil diffusait une lumière coquine laissant apparaître le galbe de ses cuisses sous sa robe légère. Les tâches de rousseur sur son visage ainsi que le cuivré de ses cheveux m’interpellèrent. Mes moustaches frémirent. J’osais descendre sur une branche plus basse. Le parc était vide.

Elle prit place sur le banc, un livre à la main. Ses yeux verts de jade parcouraient les phrases à un rythme soutenu. Je ressentais les battements de son coeur grâce à mes oreilles sensibles. Puis, sa respiration devint plus profonde. Sous son chemisier deux boutons naquirent à la pointe des seins. Sans quitter sa lecture des yeux, elle se déchaussa et posa les pieds dans l’herbe parfumée de l’après-midi. Ses ongles étaient laqués de mauve. Elle posa son livre, puis m’aperçut et m’offrit un sourire en me fixant droit dans les yeux. J’osais descendre au pied de l’arbre.

Elle s’adossa, ferma les yeux, ses mains blanches écartant légèrement le pan de sa robe. Sa main droite caressait sa cuisse, tandis que la gauche s’aventurait plus loin. Sentant le parfum enivrant de sa volupté, je m’approchais doucement et vis ses doigts fins se perdre dans son intimité rousse. Sa bouche était entr’ouverte, sa tête légèrement penchée en arrière, son souffle devenant intense. Arrivé à ses pieds, j’enveloppais de ma queue ses orteils, dont le mauve scintillait. Elle ne sursauta pas, s’agrippant à celle-ci. Je ressentais ainsi une formidable sensation de va-et-vient, lorsque tout-à-coup, une vague formidable se fît ressentir, partant de l’endroit d’où je ne voulais plus repartir, remontant vers ses cuisses, envahissant son bassin. Elle respira profondément pour l’accueillir, retint son souffle. Sa tête partit vers l’arrière. La bouche ouverte, elle laissa échapper un râle muet pendant d’éternelles secondes. Elle se redressa. Ses yeux étaient plus et me transperçaient de part en part.

Elle me caressa, son parfum intime me recouvrît le poil, me faisant perdre mes facultés d’écureuil, je remontais péniblement dans mon nid. Elle remit ses escarpins, sourit, reprit son livre et s’en alla.

Un jour seulement j’aurais aimé ne pas être un écureuil. Mais qui dit que vous, amis lecteurs, n’auriez pas souhaité en être un ?!
Dim 10 Jan 2010, 00:26 par Ecureuil sur Les liaisons sulfureuses

Volare... épilogue

Le temps suit son cours inévitable, il passe avec son cortège d’espérances, de joies, d’illusions et de souffrances, aussi. Tout finit, les histoires sont comme les êtres, elles naissent, se développent et après le point culminant, doucement sombrent vers leur lit de repos où la mort les étreint dans un souffle.
Lorsqu’elle l’avait croisé, elle avait pensé qu’il n’y aurait pas de fin à eux deux, pas de fin à la joie de leurs rencontres aussi éphémères fussent-elles, aussi libres et gratuites. Elle avait espéré qu’un jour leurs doigts se mêleraient comme leurs coeurs et leurs corps sans pourtant se confondre et qu’ayant goûté à la saveur l’un de l’autre ils puiseraient dans leurs étreintes le désir et la joie de s’inventer des lendemains encore et encore ensemble... Elle y avait crû. On se trompe souvent et parfois, il nous semble que rien ne saurait nous contredire.
Le temps avait passé, il ne restait plus rien de leur histoire, elle se demandait si elle n’avait pas rêvé tout cela et déjà le visage aux yeux devenait flou dans sa mémoire et leur plage, leur nid n’était plus. Elle mit du temps à la chercher à retrouver les parfums et les lieux, lorsqu’elle découvrit enfin l’étroit escalier qui conduisait à son refuge, il n’existait plus de lui qu’une ou deux marches qui débouchaient sur un élégant restaurant de bord de mer... Exit leur amour. Elle se mit à trembler, des larmes perlaient au bord de ses cils mouillés de tristesse...
Elle resta là un long moment, assise sur la première marche à contempler la mer au loin et peut-être à faire le deuil de son histoire... Elle regarda le ciel changer de couleurs et ce sont les premiers clients du restaurant qui la délogèrent. Elle reprit en main ses clefs de voiture et disparut dans la nuit frémissante.

"Volare, oh, oh [...]"
Sam 26 Déc 2009, 21:47 par dolce vita sur Histoires d'amour

Pas de retour.

Chapitre 1

En sueur et essoufflé, Arthur n’en avait pas moins le sourire.

Un sourire franc et lumineux, qui ne manquait jamais d’étonner. Si Patrick Brun le connaissait bien, ce sourire, jamais il ne s’en lassait. « Décidément - pensait-il en regardant son élève - ce gosse a tout pour lui : talentueux, intelligent, gentil comme tout, beau gosse et jamais la grosse tête. Comme j’aimerais qu’ils soient tous comme lui… »

Patrick Brun était instructeur de taekwondo depuis une quinzaine d’années, déjà. Il avait la chance d’exercer son métier par passion et non pas, uniquement, pour recevoir son chèque en fin de mois. A l’âge de 20 ans, désœuvré comme la plupart de ses acolytes de la cité, il a découvert le taekwondo par pur hasard, dans un minuscule dojang (nom donné aux centres d’entraînement dédiés) de sa ville, Bagnolet. Le maître des lieux était un Coréen, ne payant pas de mine, sachant au plus 10 mots de français mais qui excellait pour communiquer la technique et la philosophie de cet art martial. Dès sa première session, Patrick sut que le taekwondo ferait partie intégrante de sa vie, comme la drogue, l’alcool ou la violence gratuite formaient le lot quotidien d’une grande majorité des jeunes de son âge. Il avait trouvé sa voie et avait investi sa vie dans la pratique de cet art qui commençait a peine à se développer, à l’époque. Il participait aux tournois organisés en France et en Europe et gagnait très souvent. Il a même eu l’occasion de séjourner en Corée du Sud pendant un mois et de se mesurer aux champions du coin. Il avait été loin d’être ridicule et son Maître - qui l’avait accompagné pour le voyage - même s’il ne disait rien était fier de son disciple et du fait d’avoir reçu les félicitations des grands pontes de la World Taekwondo Federation pour le travail accompli hors des frontières. A 25 ans, Patrick Brun a décidé d’arrêter la compétition pour se consacrer à l’instruction. Il avait repris le dojang de son Maître - reparti dans son pays - et l’avait développé, avec le succès grandissant du taekwondo en Occident.

Par le biais de son Club, Patrick avait éduqué des centaines d’enfants, leur évitant ainsi de tomber dans les dérives trop faciles des cites ouvrières, et sorti certains d’entre eux pour alimenter son département « Elites », dédié spécifiquement à la compétition. Le nombre de médailles gagnées dans les différentes catégories de jeunes l’avait définitivement aidé à recruter de plus en plus d’élèves. A 40 ans, il vivait plutôt bien de son activité et pouvait dédier 80% de son temps au suivi des « Elites », laissant la formation de base aux mains expertes de ses différents instructeurs.

Arthur était la vedette de ce groupe d’élites, composé d’une vingtaine de pratiquants de haut niveau, âgés de 10 à 20 ans. Il pratiquait depuis l’âge de 5 ans, poussé par ses parents qui croyaient dans les vertus des arts martiaux. Très tôt, Arthur avait montré des dispositions physiques exceptionnelles pour le Taekwondo : souplesse, puissance, rapidité et coordination. A cela s’ajoutait un mental très fort, malgré son très jeune âge. Fait exceptionnel, il n’avait jamais perdu un tournoi auquel il avait participé, aussi bien en France que dans les autres pays d’Europe. Depuis l’âge de 10 ans, il avait récolté 50 médailles d’or !

Bien entendu, ce parcours ne s’est pas réalisé sans sacrifices. Encore aujourd’hui, à 15 ans, il s’entraîne deux heures, après l’école ; sans compter sa participation à l’instruction des plus jeunes que Patrick impose a toutes les ceintures noires. « Les arts martiaux vous ont apporté, entre autres, une philosophie de la vie. Maintenant, c’est à vous de redonner un peu au taekwondo. Et cela passe par l’instruction », aimait-il à répéter. Mais Arthur ne se plaignait pas de cette discipline. Il adorait les compétitions et découvrait, depuis 2 ans, les joies et bienfaits personnels de l’instruction.

La salle d’entraînement était lumineuse et spacieuse. Quatre tatamis bleus de 9mètres carrés divisaient l’espace. Des punching bags pendaient à différents endroits et l’on pouvait entendre le bruit mat de chaque coup de pied lancé par les autres élites, en plein effort. Des appareils de musculation tout neufs trônaient dans le fond, à gauche, à côté du bureau de Patrick. Les murs blancs recevaient des cadres montrant toute une série de personnages, dont le créateur coréen des lieux, Grand Maître Park Chung-hee et certains jeunes champions du Club – dont Arthur. A droite de l’espace, vers la zone de sparring, les murs présentaient 5 cadres rapprochés, chacun définissant (en hangul – alphabet coréen – et en français) une des 5 vertus du taekwondo : respect, maîtrise de soi, esprit indomptable, humilité et persévérance. Patrick insistait énormément sur ces concepts, à chacune de ses sessions d’entraînement. « Je ne veux pas donner des armes à un futur criminel », répétait-il. « Si vous ne respectez pas et n’implémentez pas ces vertus, ici et dans la vie en général, vous pouvez partir » clamait-il à tous ses étudiants et il soulignait plus particulièrement la notion de « respect », qu’il estimait comme étant la base d’un homme honnête. La salle bénéficiait de plafonds très hauts, amplifiant cette impression de grandeur.

- Alors, c’est bien vrai, coach ? Je pars pour Singapour ?
Patrick sourit, content de son effet.
- Oui, mon petit gars. Tu pars avec trois autres combattants et, bien sûr, moi. Et, je te l’ai déjà dit : arrête de m’appeler « Coach ».
- Oui, co… Euh… Patrick… C’est vraiment génial !
- Le tournoi débute dans quinze jours. Comme d’habitude, j’ai concocté un programme spécifique pour vous quatre. On commence demain.
- Pas de problème. Je serai prêt ! Au fait, qui sont les trois autres ?
- La Fédération a retenu notre club pour ce tournoi international et j’ai choisi Victor, Ali et… Mathilde…
Patrick avait fait exprès de temporiser avant d’annoncer la participation de Mathilde. Il savait bien qu’Arthur avait plus qu’un faible pour cette jeune fille qui, de son côté, ne semblait pas indifférente. Mais, à 15 ans, on ne sait pas trop comment exprimer ce genre de sentiments, tellement nouveaux…

Le visage d’Arthur s’était illuminé à l’évocation du nom de Mathilde, ce qui ne faisait que confirmer l’observation de Patrick.

Chapitre 2

Michael Ong observait l’effervescence qui régnait au siège de la STF (Fédération Singapourienne de Taekwondo). Il savait que le tournoi international débuterait dans quinze jours mais, en tant que membre de la commission d’organisation chargé de la sécurité, il n’avait aucune inquiétude à avoir : son pays était l’un des plus sûrs du monde et tout était déjà mis en place. Cela n’avait présenté aucune difficulté. En effet, sa qualité d’inspecteur du département des investigations criminelles lui permettait de faire bouger ses relations internes plus vite que n’importe qui d’autre…

Michael faisait aussi partie de la fédération en tant que détenteur d’une ceinture noire 4eme dan et instructeur au sein des forces de police. A l’occasion, plus jeune, il avait représenté son pays dans quelques tournois militaires et intra forces de police mais cela ne l’avait jamais vraiment intéressé. Ce qui le passionnait, dans le taekwondo, c’était l’aspect art martial plutôt que le côté sportif. Et, à bientôt 40 ans, il était toujours aussi engagé dans sa quête perpétuelle.

Il vit arriver vers lui Lee Boon Tat, le responsable des inscriptions. Michael perçut tout de suite son anxiété.

- Michael, je peux te parler un instant ?
- Bien sûr. Tu m’as l’air soucieux… Des problèmes avec les participations ?
Boon Tat avait le regard fuyant et Michael n’aimait décidément pas ça…
- Oui, il y a quelque chose qui me perturbe avec les inscrits…
- Quoi ? Un pays indésirable a fait une demande de participation ?
- Non, le problème vient plutôt d’ici…
Michael ne manqua pas de marquer son étonnement.
- Ici ? Dis m’en plus... Je ne vois pas, là…
- 3 athlètes du club de Geylang se sont inscrits.
- Comment ? Mais qui a permis à ces voyous de participer au tournoi ?, s’emporta Michael.
- Ils sont affiliés à la fédération et les combattants sont licenciés. Personne ne peut leur interdire de participer.
Pendant que Boon Tat parlait, Michael repensa au Geylang Fighting Team. Il se remémora les différents problèmes occasionnés par la plupart des membres de ce club, non seulement lors de tournois locaux mais, aussi et surtout, dans la rue. Le Geylang Fighting Team était notoire pour les activités illégales de ses membres : racket, prêts usuriers, contrôle de la prostitution (Geylang est LE quartier abritant la prostitution, à Singapour), trafic de cigarettes, etc… En clair, il s’agissait d’un gang bien connu des services de police. Michael les a connus lorsqu’ils ont participé à leurs premiers tournois, démontrant leur mépris des règles de fair play et n’hésitant pas à s’en prendre aux arbitres, juges ou adversaires quand les décisions ou l’issue des combats leur étaient défavorables.

Bien entendu, très vite, la fédération avait pris la décision officieuse de bannir le club mais la police lui avait demandé de n’en rien faire, arguant du fait que tant qu’ils participaient aux divers tournois organisés à Singapour, il serait plus facile de les observer. A partir de cette intervention du gouvernement, la fédération n’avait plus son mot à dire sur le sujet… De leur côté, les policiers, dont Michael Ong, avaient pris le problème à bras le corps et avaient opéré un nombre impressionnant d’arrestations mais cette activité n’avait jamais eu pour effet de désorganiser le gang qui continuait à sévir grâce au recrutement permanent de nouveaux membres, tous adeptes de taekwondo.
- Bon ! fit Michael. Je vais en parler au président de la fédération.
Boon Tat ne put réprimer un sourire de dépit.
- Je l’ai déjà vu, Michael. Il ne peut rien faire. C’est lui qui m’a demandé de voir ça avec toi… Apres tout, c’est bien vous qui avez refusé de les bannir, non ?
Boon Tat avait raison et Michael ne pouvait que l’admettre, même s’il avait été contre cette intervention de ses supérieurs.
- OK, Boon Tat. Je vais en référer à mes chefs. Je vais voir si on peut faire quelque chose. Entre-temps, as-tu la possibilité de retarder leur inscription ?
- Tu plaisantes ? La clôture a lieu ce soir !
Michael pestait intérieurement. Il pensait pouvoir regarder tranquillement le tournoi et le voilà, maintenant, à devoir gérer une situation potentiellement dangereuse…
- Qui sont les athlètes inscrits ? demanda-t-il.
Boon Tat se décida, finalement, à regarder Michael droit dans les yeux.
- Min Yi Er, Gopal Sanchin et… Azhar…
« Ben, voyons ! » réagit Michael en entendant le dernier nom. Azhar était le bras droit du chef de gang, l’exécuteur des basses œuvres. Il n’avait que 19 ans ! Un fou furieux, violent et, qui plus est, champion national de taekwondo. Ni Michael, ni ses collègues n’avaient encore réussi à l’appréhender. Il était assez malin pour faire porter le chapeau par un de ses hommes, à chaque intervention de la police. Cela ne les empêchait pas de savoir à qui ils avaient à faire… Mais, le pire pour Michael et beaucoup d’autres membres de la fédération, était qu’à cause de lui, Singapour détenait un triste record ; celui du premier pays au monde - depuis que le taekwondo est devenu sport olympique - à déplorer un mort pendant un tournoi dûment encadré par les règles de sécurité édictées par la WTF. Un incident qui a fait le tour du monde, au grand dam du gouvernement singapourien. « Un meurtre » corrigea Michael. Il y était. Il a vu Azhar s’acharner sur son adversaire pendant que l’arbitre, stupéfait devant tant de violence concentrée, ne savait comment réagir. Il a senti, avant qu’il ne se produise, le coup de pied circulaire qui visait la tempe de sa pauvre cible, tenant à peine sur ses jambes. Il a prévu l’issue fatale de ce dernier coup porté avec une énergie surnaturelle, avant que l’arbitre n’intervienne. Un frisson d’horreur l’a secoué avant que l’adversaire d’Azhar ne se relève pour s’écrouler, deux secondes plus tard, et ne jamais sortir d’un coma stade 4… Un sentiment de haine, fulgurant, est apparu lorsqu’il a regardé Azhar lever les bras en signe de victoire et faire un clin d’œil vers les membres de son gang qui applaudissaient à tout rompre et criaient son nom… Six mois ! Six mois que cet « assassinat » a eu lieu ! Personne n’a pu faire quoi que ce soit. Ni la fédération, ni le gouvernement. Après tout, le cadre du combat était tout ce qu’il y avait de plus légal ; les fameux formulaires de dégagement de responsabilité étaient proprement remplis et signés ; et, surtout, les associés d’Azhar avaient été très auprès de la famille du défunt âgé d’à peine 17 ans… « Et, maintenant, le revoilà… », gambergea Michael. « Dans un tournoi international ! Et sil tue un adversaire étranger ? Qu’est ce qui va se passer ? Il faut que je trouve un moyen d’empêcher sa participation ! »

(A suivre...)
Lun 09 Nov 2009, 09:32 par Arthis sur Mille choses

Passion survoltée

Un pauvre réverbère

Toujours tête en l’air

Aimait une passante

Décolleté ouvert

La vue était plongeante

La vue était charmante

Pour ce lampadaire

Rêvant de son oeil clair.

Il maudissait le trottoir

Qui le clouait à terre

ce maudit goudron noir

cette asphalte de l’enfer

Un soir, il vit passer

La belle aux seins

Au bras d’un fiancé

Royonnants de lumière

Pris de jalousie

Pour la lampe de chevet

Sur la table de nuit

Gardienne du secret

Il se mit en colère

Il lança des é

Ses filaments cracha

son ampoule brisa

Survolté et hors de lui

Provoqua un court-circuit

Et brulé à vif, il disjoncta.
Ven 16 Fév 2007, 12:08 par Cidroline sur Histoires d'amour

Hommage (2)

L’écran était noir. Il était au boulot et sentait son sexe se tendre. Les images qu’il avait d’elle ne cessaient de se présenter à sa mémoire et puis, tout ce qu’il ignorait. Son imagination le rendait fou. Le grain de sa peau, sa texture, caresser ses seins durcis par le plaisir. L’humidité de son sexe... Les gestes qu’elle oserait. Elle serait capable de toutes les impertinences. Il le savait.

Il la voyait là devant lui, le défiant du regard. Svelte, ses cheveux flous cachant la moitié du visage, son sourire entendu. Elle le défierait du regard. Il le voyait. Elle resterait immobile juste le temps pour elle de poser ses yeux sur tout le corps de l’homme traçant sur lui de ses yeux le chemin du supplice... Puis, insouciante, elle agirait.

Passant ses doigts sous le gilet fluo. Elle se glisserait entre lui et les étoffes qui lui tenaient lieu de carapace. Du bout de la langue, des lèvres, l’effleurant, elle parcourrait un chemin humide vertical jusqu’à ses tétons qu’elle goûterait, sucerait, lécherait, mordillerait très très doucement, les mains parcourant son dos, suivant la trajectoire de la colone jusqu’aux fesses qu’elle empoignerait. Sans qu’il ne puisse un seul geste de protestation, elle déferrait son pantalon, bouton après bouton, ou fermeture à glissière ouverte de haut en bas, le cas échéant. Là, au risque que quelqu’un vienne, qu’un collègue entre dans le bureau, elle s’avancerait jusqu’à lui, ferait tomber sur ses genoux le bleu de travail aux poches amples, une nouvelle fois, les yeux plantés dans les siens, elle caresserait son boxer, la taille, les cuisses, et puis, les points sensibles : le pénis, son gland, insistant pour le mettre au supplice, les fruits ronds de sa virilité, avec beaucoup de précision, les surlignant, les dessinant de bas en haut et de haut en bas, du bout des doigts et puis, à pleines mains... Elle le pousserait à bout...
Jeu 21 Déc 2006, 19:00 par dolce vita sur Les liaisons sulfureuses

Mon cœur est à présent de diamant

Venant de mon cœur, venu de mon âme,
J’écris d’une main qui tremble un peu de peur,
Ce poème d’amour en faibles lueurs,
En t’exprimant simplement la grandeur,
De l’amour qui crée mon bonheur,
De mes sentiments remplis de douceur…

Je te crie mon amour,
Un chant est là pour te le faire entendre,
Je t’envoie ce rossignol pour
Qu’il te chuchote mon amour,
Hélas le rossignol s’est envolé…
Laissant derrière lui les secrets
Des sentiments inachevés.
Mais pendant son envol il a laissé tomber,
Dans la paume de ta main ces morceaux de poèmes…
Tu resteras de marbre ou muet,
Me laissant dans le silence et l’ignorance,
Face à ce poème qui n’a qu’une place,
A ce jour celle de mon amour
Qui pour toujours surpasse la normalité…

Mon cœur m’a ouvert les yeux un beau jour,
Et qu’y avait-il à voir ?
Quelque chose ou quelqu’un ?
Peut-être rien aux yeux de beaucoup.
Pourtant me suis-je dit un matin :
Que mon cœur était malade,
Il n’en est rien, il est de jade,
Je continue mon chemin, je continue ma ballade,
Et tout d’un coup, pendant ma promenade solitaire…
J’avais enfin compris mes sentiments,
Mon cœur est à présent de diamant,
Mon cœur a retrouvé la fougue de ma jeunesse.

Puis je t’ai aperçu à nouveau à une soirée,
Parlé par curiosité,
Des liens se sont tissés
Aujourd’hui éloignés, hélas distancés,
Je t’avais espéré, sans cesse imaginé,

Ne change pas, préserve toi, prends soin de toi,
Ce « toi » délicat dont les aléas ont le droit de porter leur choix envers moi,
Cette aura qui m’orientera vers ton habit de soie pour couvrir le froid de ton désarroi,
Oui, il ne tient qu’à toi de demander après moi pour te tenir dans mes bras et te donner de la joie.

Sur ton chemin le pire comme le meilleur,
Agrémenteront ta vie de jours en heures,
Mais je serai près de toi pour t’éviter les malheurs,
Je parsèmerai sous tes pieds des pétales de bonheur,
Pour que ton destin s’épanouisse comme le font les fleurs.
Et que ton chemin ne subisse ni les pleurs ni les douleurs.

Je prendrai soin de te tendre la main,
Au petit matin où tu en ressentiras le besoin.
Je te donnerai les ailes de la liberté,
Et je garderai un oeil attentionné,
Je ne suis pas là pour t’espionner, te coller ou t’enfermer,
Mais pour te protéger, te préserver et te garder.

Tu es un enchantement à mes yeux,
Pas un idéalisme malheureux,
Fais de ton mieux pour rester pur,
Pour ne jamais foncer dans le mur.

Ce n’est vraiment pas facile de te dire de ma voix tremblante,
Par mes maladroits mots l’amour qui m’enchante;
Inexpliqués, compliqués et osés,
Sont les seuls mots que j’ai trouvés.
Pourtant ici les termes sont ,
Il n’y a rien de plus sincère,
Que ce que mon coeur te crie à s’en arracher,
Pour que tu l’entendes.
Je t’aime. aime
Jeu 24 Août 2006, 22:58 par joullia sur Parler d'amour

Un demi-tour fatal aux rêves doux

J’ai fait un demi-tour fatal aux rêves doux
Mes pas se sont perdus sur le long chemin dificile des doutes
Nos secrets endormis au fond de mes yeux
Aveuglés par la peur qui assiégait ma route
Cette route tortueuse qui n’en finit pas

J’ai déchiré ton coeur, froissée aussi le mien
Gorgé tes yeux de pleurs et rougi mes paupières,
Abimé le bonheur en délaçant les liens,
Versé des tonnes d’eau sur les braises de mon coeur,
Enterré nos deux coeurs recouverts de poussière
Sans aucun effet sur l’amour qui me tient


J’ai hurlé à genoux ton doux prénom dans le silence,
En espérant que le vent le porte au Tout Puissant,
Invoqué tous les saints, imploré tous les anges de la terre entière,
Allant même jusqu’à imploré les croyances qui ne sont pas mienne
Et j’ai tendu les bras à ton coeur en absence,
Pleuré sur mon amour, récité tes louanges...

Les "je t’aime" lancés aux murmures du vent
Me sont revenus comme un parfum de roses fané,
Sur mon coeur dévasté,
Sur mon coeur endolori,
Seul ton sourire me calmait.

Julia M ouin
Jeu 17 Août 2006, 22:27 par joullia sur Mille choses

Ecriturgite aiguë ?!

Les symptômes sont :
- Fièvre importante,
- Doigts palpitants,
- Cerveau suractif,
- Troubles du sommeil,
- Besoin incessant d’écrire, de coucher sur papier les débordements de l’âme, du cœur, de la vie... Enjolivant parfois, enlaidissant aussi !
Ne cherchez pas au delà de l’énumération succincte que voici, les principaux signes cliniques sont présents. Pour se soigner, à défaut de remède le sujet a besoin de se soulager - c’est très net : et c’est là, qu’on le reconnaît ! Utilisant tous supports y compris le papier ! Ecrire est sa passion, écrire est sa folie ! Il y verse souvent en toute fantaisie ! Vous le voyez hagard cherchant un pied, un vers, une analepse, une diatribe, que sais-je ! une anacoluthe ou autre antonomase ! ! ! Voyez ces mots blafards qui minent son regard et le rendent lointain atteint ! Observez bien votre sujet ! Le mal est bien ancré, c’est certain ! ! ! Vous pouvez l’approcher, il n’est pas contagieux, certains fous le voudraient ! Mais la muse est volage et ne courtise point l’homme en fonction de l’âge ni en fonction du bien ! Elle n’en fait qu’à sa tête et c’est une coquine et c’est une coquette que l’on n’arrête point : on croit la retenir et elle est déjà loin...

Si vous sentez en vous les premiers symptômes snif courez si m’en croyez n’attendez pas demain, allez sonner de suite chez votre médecin !!!! lol
Dim 11 Juin 2006, 17:03 par dolce vita sur L'amour en vrac

Coïncidence ou causalité ? (3)

Soupir : Une nouvelle semaine et il était là. Cette fois, en plus du traditionnel camion, une voiture bloquaient le passage et elle n’a pas pu faire autrement que de se retrouver tout près de l’entrée de son entrepôt. Il était là, sur le seuil, en train de parler à son interlocuteur. Elle sentait son cœur battre à tout va alors que les yeux se posaient sur elle... Elle sentait bien qu’elle ne pouvait pas se composer un visage froid. Elle sentait que ses yeux la trahiraient, elle était trop émue, trop proche de lui. Alors elle a été lâche, n’a pas levé la tête, n’a pas tourné son visage vers le sien, n’a pas souri. Elle ne s’est pas davantage attardée, elle a poursuivi sa route en sachant fort bien que bientôt, très bientôt de longs mois la séparerait de lui, peut-être était-ce même la dernière fois qu’ils se croisaient...
Sam 10 Juin 2006, 20:25 par dolce vita sur La première fois

Croire ou ne pas croire

Lorsque je regarde autour de moi, de loin comme de près, l’amour vécu comme un « oui », chaque jour, plein, entier : vraiment, vraiment, ma raison me dit, il n’existe pas.

Lorsque je lis toutes ces histoires où il est le héros, le soldat, le guerrier, le vainqueur, l’espéré, je me dis : vraiment, vraiment, c’est lui, je le reconnaîs.

Lorsque je me tourne vers mon passé et les leurres et les pleurs, la raison me questionne : vraiment, vraiment, n’en as-tu pas assez ?

Et lorsque, au hasard, je contemple du livre de ma vie tous les instantanés, tous ces éclats de rire, ces promesses comblées, ces temps partagés ; vraiment, vraiment, je n’ai qu’une hâte, c’est de continuer...

Oh, il y aura bien encore quelques épines aux roses ; mais pour tous ces sourires, pour ces gestes d’amitié, chaque once de tendresse, les mots doux, les pensées, pour tout ce qui beau et qui me fait rêver : vraiment, vraiment, il est bon d’espérer.

Si le soleil se couche c’est pour mieux se lever...
Sam 03 Juin 2006, 21:13 par dolce vita sur L'amour en vrac

Coïncidence ou causalité ? (2)

Brève : Pendant près d’une semaine, elle ne le vit pas. Les entrepôts, sombres, restaient fermés. Ce matin, enfin, il était là... Avant même de traverser elle l’a pressenti. Le regard de l’homme la précédait, tellement insistant qu’elle a fini par lever les yeux vers lui dès qu’elle fut à sa hauteur. Juché tout en haut d’un camion citerne en compagnie d’un client, il attendait son regard, les yeux la cherchaient, ils voulaient lire en elle et parler en même temps. Elle l’a senti comme une caresse. Elle a croisé son regard qui lui souriait, l’invitait à le rejoindre. Il n’a pas trouvé les mots pour dire, alors ce sont les yeux qui s’en sont chargés... Elle lui a rendu son sourire et a poursuivi sa route. Le regard qui avait tant à lui dire, ce sourire, elle l’a gardé bien à l’abris du vent qui ne cessait de souffler, bien au chaud, dans son coeur, pour qu’il ne soit pas malmené... Et, tout en s’éloignant de lui, elle sentait posé sur elle, tendre, son regard...
Ven 02 Juin 2006, 19:26 par dolce vita sur La première fois

Couronne de pureté

Tant pis, je serai peut-être déçu, mais je me tiens ouvert, j’offre mon cœur à ce beau rêve.
Tu viens et je t’accueille en moi sur cette plage où tout a commencé, cette Chambre d’Amour où j’ai mêlé, trente ans auparavant, mon être au sable et à la mer, je n’en savais plus rien, j’ai glissé sous le sommeil, j’avais roulé jusqu’à tes pieds, vague solaire.
A deux jours de te revoir, mon cœur s’émeut ; et amoureux, j’ai peur de l’être.
J’ai tant besoin de tes yeux, ou bien vivre sous terre, où j’ai creusé sa voie à l’eau céleste, et j’attendrai sa remontée, tout le long de mes veines.
Je sais très bien la danse que je veux.
Tu es, femme, la première dame comme en mon vœu, libre et belle, douce et claire, cœur spirale auprès du ciel, où t’attendent des boucles de lumière, pour se mêler à tes cheveux, un air que dansera aussi ta tête, quand ton corps sera deux.
Je te veux et n’ai qu’un doigt à poser sur le bout de ton nez, qui est fort beau, puisqu’il m’émeut, si tu voulais.
Je n’en suis pas si sûr, le filet est léger, si je tombe d’être amoureux. Mais je saurai me relever, une liane est lancée, monte là-haut jusqu’au repère, l’abri des dieux et des déesses ; et si j’en pleure trop, j’en ferai encore une autre mer, encore plus belle encore, et je serai radeau, le salut des sourires amoureux, blessure radieuse que la houle promène auprès des cieux, je n’ai pas peur de ça, ni de mourir une autre fois, mais tu es celle que j’espère, du rêve millénaire.
Tu es, femme, la première dame selon mon vœu, ni fille ni drame, mais signe clair, couronne de pureté, ai-je appris hier.
Ô Ciel, t’amuses-tu ?
Je voudrais rire avec toi, ravir tes éclats, prendre part à l’éclair.
Mon cœur a remonté ma vie, et c’est pour l’homme qui t’espère, enfin debout, enfin heureux.
J’ai aimé de nouveau comme on aime toujours.
J’ai aimé en enfant, j’ai aimé sous la mer. Et j’ai aimé aimer, en t’attendant, un rien, la forme seule d’une prière, juste une goutte d’eau.
Pour me refaire, pur et sincère, savoir te couronner.
Alors donc je suis prêt !
Même tes yeux me l’ont dit, même l’hiver.
Je ne sais rien de ce que la pluie me réserve, mais pourvu que ce soit toi, mon toit le plus ouvert.
J’ai esquivé d’autres promesses, gentiment écarté de doux rêves, je n’ai pas relevé ces yeux d’aveu qui hier encore me retenaient, pour toi, pour t’être clair, qu’ils te reviennent, les miens si bleus, qu’on y voit à travers, et la mer et le ciel, et leurs jeux.
Amoureux, j’ai peur de l’être, tant pis, j’y vais quand même, c’est en femme que tu m’émeus, et de l’enfant en moi jusqu’à la lourde pierre, c’est en homme que je te veux, défais de tous les sortilèges, et s’il n’en reste qu’un, pour toi, je saurai l’être.
Alors je te prendrai dans mes bras sans trembler, sans faillir, sans dévier ; qu’en ton sein se soulève, furieuse, la haute mer qu’on croyait asséchée, radieuse sa première marée, vibrante, l’envolée qui touche Terre, et y mêle les cieux.
Qu’en ces nouveaux visages, la vie y soit réserve, un refuge intégral, ce volcan oublié où paissent les oiseaux, près des gazelles aux ailes paresseuses, pour qu’après nous les amants plus jamais ne se perdent.
Qu’ils voient de leurs yeux , au-dessus d’eux et pour la Terre entière, descendre du repaire l’aigle amoureux, portant dans ses serres la couronne de pureté, qu’avec toi de tes yeux j’ai tressée.
Et qu’elle soit pour mille ans notre arche de beauté.
Dim 12 Mars 2006, 11:15 par Iris sur Parler d'amour

Un amour et un ange.

Un amour m’a souri
et, sans en avoir l’air,
mes yeux ont saisi les siens.
Ils voyagent entre étincelle,
trouble et débordement.
Ils vont de mon effronterie à son désir,
coulent au fond des siens,
s’y immergent le temps de nos nuits,
se découvrent au bord de son plaisir.
Et cet amour là,
quand il me quitte,
quand il s’en va,
je lui offre l’éclat de mes yeux,
la douceur de mon amour.

Un ange veille sur moi.
Il lui arrive de s’éloigner,
de déployer ses ailes,
d’aller à contre-courant,
de remonter le vent.
Pas facile d’aller d’un cœur à l’autre;
le sien est balloté,
chahuté par les remous.
Et cet ange là,
quand il me quitte,
quand il s’en va,
j’imprime mes lèvres sur son cou
et je pose près de son cœur
la chaleur de mon amour.
Lun 06 Mars 2006, 00:06 par Lou sur Histoires d'amour

C'est le bout du jour.

Il fait nuit, ma douce âme;
sais-tu qu’entre tes soupirs je me faufile ?
Ne vois-tu pas que chacun de tes sourires
fait écho à chacun de mes sourires ?
M’imagines-tu trop loin de toi
pour qu’un mot troublant te fasse frissonner ?
Il fait nuit, ma vie;
me sens-tu si près de toi
qu’un battement de tes cils pourrait me frôler ?
Me penses-tu les yeux avides de toi,
à t’y noyer, insolents à t’y perdre,
provocants à ne plus vouloir te retrouver ?
Oui, dis-moi
que tu sais,
que tu vois,
que tu sens,
que tu penses ça ;
oui, dis le moi…
Mar 28 Fév 2006, 23:36 par Lou sur Un monde parfait

La belle Dame d’autrefois.

C’était après la rupture, après la division. Une fois de plus, nous avions rendez-vous avec d’autres, des tas d’autres, mais alors, nous ne nous parlions plus. Un an déjà. Une sorte d’anniversaire malgré nous qui nous ramenait sur les lieux du naufrage... Le thème de la rencontre, une promenade au coeur d’un village médiéval, puis à travers vignes, pour mener à bien la quête d’un trésor qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. Or, il était tacitement convenu que seuls nous deux nous ne nous parlerions pas, seuls nous deux devions agir comme si l’autre était invisible : un jeu, en somme, rien que pour nous... Le soleil au départ était absent, les nuages servaient de paravent mais le vent n’était pas d’accord et ce fut lui qui eu le dernier mot : les nuages se sauvèrent définitivement après le repas de midi improvisé dans les ruines d’un ancien donjon à demi écroulé, sur l’herbe encore humide... Tous les enfants riaient et nous, avec eux. Mon petit groupe et moi avions comme les autres des tas d’indices qui nous permettraient d’atteindre la belle Dame du Moyen-Age, la gente Dame et son secret, plus loin, là-bas, bien cachée dans sa bâtisse au milieu d’arbres centenaires. Je me souviens particulièrement de la placette, elle était baignée de soleil, blanche et ocre. Une fontaine timide avait retenu un groupe de joueurs assoiffés, fatigués par leur course échevelée à travers les rues désertes. Je riais avec eux, lorsque au détour d’une ruelle tu surgis sur la place, un sourire qui éclairait tout ton visage... Tu vins à moi et me parlas. Au vrai, je ne sais plus de quoi tu tenais à m’entretenir ni ce que je te répondais mais nous étions là, face à face, inondés de lumière, le petit groupe en retrait dans l’ombre du point d’eau. Je revois ta haute taille et tes yeux , la blondeur de tes cheveux dans la lumière et ce sourire qui m’enlaçait, m’emportait... Nous arrivâmes seuls au terme fixé et c’est toi encore qui nous accueillis toi et ton regard heureux qui bondissait à ma rencontre presque malgré toi... Oui, ce bonheur que tu ne dissimulais pas, pétri d’amour et dont tout ton être se faisait le porte-parole discret.
|...]
Un an encore s’est passé, et puis, la rencontre a eu lieu à nouveau mais tu n’étais pas là et la belle Dame n’a pas ouvert ses portes. Son cœur comme le mien étaient en deuil. Cette année, la rencontre n’aura pas lieu... Les yeux de la belle Dame ne cessent de pleuvoir sur mon cœur. Près d’un lac, tu t’es enfui...
Mer 22 Fév 2006, 22:02 par dolce vita sur Mille choses
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Ecrire sur clairs

Ecrire sur clairs La dame sur le banc, vue par l'écureuil, Volare... épilogue, Pas de retour., Passion survoltée, Hommage (2), Mon cœur est à présent de diamant, Un demi-tour fatal aux rêves doux, Ecriturgite aiguë ?!, Coïncidence ou causalité ? (3), Croire ou ne pas croire, Coïncidence ou causalité ? (2), Couronne de pureté, Un amour et un ange., C'est le bout du jour., La belle Dame d’autrefois.,
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