Rouge-bouteille

Elle était là, posée devant moi. Elle était là, sur la table, aux trois-quarts vide de son liquide translucide dans lequel allaient cogner les rayons du soleil pénétrant par ma fenêtre pour s’y réfléchir et se pâmer sur le plafond blanc avec des allures de fantômes.
Je la regardais, amorphe, la vue trouble, la tête ballante, la bouche mollement ouverte et pâteuse, affalé sur mon lit, dos au mur, une canette à la main au bout d’un bras pendant dans le vide. Je la contemplais, je l’admirais, je la vénérais comme une déesse.

Pour que je puisse y goûter, pour que je puisse me prosterner, fallait que je termine l’autre. C’était mon rituel, c’était mon culte : alterner. J’alternais, je ne faisais que passer le temps à permuter entre l’une et l’une des autres. J’alternais entre le verre translucide et les petites bouteilles vertes. Je permutais jusqu’à ne plus pouvoir continuer, jusqu’à m’écrouler.

Mais je préférais encore ne pas sombrer dans ce sommeil terrible où il n’y a plus que les cauchemars pour te ramener à la réalité. Ce que je préférais, c’était en venir là où j’allais devoir m’exprimer. Je le sentais venir ce moment, je le sentais monter en moi comme une plainte de mon corps, un rejet, un dernier sursaut de désespoir où il repousse l’ennemi, lui, mon corps, de toutes les forces qu’il lui reste, qu’il parvient à réunir. Ça s’annonçait quelque part au fond de ma sale gueule, là où s’articulent les mâchoires, à la base de la langue, sous la naissance des oreilles. Ça sécrétait, ça avait un goût amer. Ça venait à ce moment où tu peux plus fermer les yeux, où tu peux plus non plus les ouvrir, où tu peux pas fixer un point quelque part sans que cela soit pire encore. Alors tu les balades, tu les bouges tes yeux, tu te forces à ne pas les croiser, tu cherches des parallèles. Tu ouvres très fort tes paupières, tu les fermes très fort, tu te les frottes, mais plus rien n’y fait. Et puis ça sécrète encore plus, ça devient encore plus amer, et là faut que tu bouges.
Alors je bouge. Je bouge un bras, je le traîne. Je bouge une jambe, je la tire. Pour pas changer, je me ramasse sur le sol, la gueule par terre, l’esprit embrumé, étalé sur la moquette parmi les canettes sur lesquelles je roule. Je roule et je les repousse. Je les repousse au loin, d’un grand geste circulaire, au ras du sol. Y’a leurs cliquetis inénarrables quand elles s’entrechoquent, ce putain de bruit qui te vrille le crâne au moment où tu commences à baver, où tu retiens le volcan.
Et je me traîne. Je rampe. Y’a plus que mes bras qui soient encore capables de me tirer. Alors je me tire. Je me tire et je retiens. Et ça dure, sur des distances interminables, et c’est long.
Mais enfin j’y arrive, j’atteins l’endroit. Je m’y porte. Je m’y porte et c’est crâde. C’est crâde et ça monte pire encore. Y’a des restes de bouffe, des petits morceaux collés un peu partout, qui y ont séché. Et puis j’ai pas mal pissé à côté aussi ; la bière ça fait pisser. Et la pisse, ça colle aussi. Ça laisse des traces jaunâtres sur lesquelles vient se coller la poussière. Y’a le tartre, mais le tartre c’est rien. Et y’a le pire. Y’a ces traces de merde, de merde liquide qui a séché aussi. Ça sèche aussi. C’était liquide et puis ça a séché. C’était liquide parce que je bois beaucoup plus que je ne mange.
Et puis ça pue aussi. Ça pue parce que je fais exprès de pas toujours la tirer, la chasse.
Et puis c’est là. Ça s’accélère d’un seul coup. Alors je tire sur mes bras, je tire sur mon cou, je plonge la tête. Et c’est là.
Ça part avec un bruit horrible, un truc inimitable. Ça a un goût dégueulasse aussi, surtout sur la fin parce qu’à la rigueur c’est jouissif au début. Là, j’y mets toute ma haine, j’en ai les yeux pleins de larmes. Je gémis, je crache, je racle, je crie, je hurle.
Et ça se calme, par petits spasmes. Je sens qu’il y en a encore. Je me fous le doigt dans la gorge et je l’appelle, je l’attire, je l’extirpe, j’emmène des bouts de peau avec. Je vomis.
Et puis je m’affale, je m’écroule encore, une fois de plus.


* * *

Mais là, ce beau jour ensoleillé, je n’y étais pas encore. Pourtant, c’était proche. C’était très proche.
Alors je la fixais, elle, posée devant moi. Elle était là, sur la table, aux trois-quarts vide de son putain de liquide translucide dans lequel cognaient les rayons du soleil pénétrant par ma fenêtre pour s’y réfléchir et se pâmer sur le plafond blanc avec des semblants d’éternité.

J’ai balancé la canette terminée en travers de la pièce. J’avais encore cette force-là. J’avais encore cette force-là parce que ce n’était pas encore le bon moment, le moment d’aller vider ma haine... et le reste. Pourtant, ça tournait. Ça tournait, et ça y mettait de l’ardeur.
J’ai réussi à décoller et à l’atteindre, du bout de mon lit. Du bout de mon lit j’avais juste qu’à tendre le bras. Je me suis versé sa merde incolore, son poison obscur, et j’ai regagné le mur pour m’y adosser. Il était presque l’heure. Fallait encore résister. Ces putains de gorgées à m’imbiber ça allait m’aider. Il le fallait.

J’ai reconnu son pas. J’ai reconnu le bruit de ses pas dans le couloir, ce pas régulier, décidé. C’était sa signature.
Y’a eu le bruit de la clé dans la serrure, les deux tours, comme au ralenti, la poignée appuyée, la porte qui s’ouvre. Y’a eu les clés retirées puis posées sur le meuble à côté.
J’ai entendu le sac laissé tombé à terre puis le manteau accroché.
Et j’ai souri.

Y’a eu encore deux pas, puis elle.
Car elle était là, debout devant moi. Elle était là, en face, aux trois-quarts habillée de ses fringues ridicules sur lesquels allaient cogner les rayons du soleil pénétrant par ma fenêtre pour y être absorbés par sa graisse et lui donner des reflets de bibindom à se pâmer sur une piste de danse avec des allures de grandes dames qu’elle ne serait jamais.
Je la regardais, amorphe, la vue trouble, la tête ballante, la bouche mollement ouverte et pâteuse, affalé sur mon lit, dos au mur, les mains moites au bout des bras pendant dans le vide. Je la détestais, je la haïssais, je la maudissais comme l’enfer.

Elle m’a fixé.
Elle a posé sur moi son regard de dédain, son putain de regard de dédain.
Je savais, j’étais qu’une merde, qu’une putain de merde. Peu m’importait...
- T’as encore bu ? elle s’est confirmée toute seule.
La merde.
- T’es qu’une merde ! elle a ajouté tout bas.
Le dédain.
- Tu me dégouttes ! Tu me répugnes !
Et la haine.

Ils étaient loin les "Bonsoir mon bébé" !

Elle est repartie chercher son sac. Elle est revenue. Pendant qu’elle y furetait après ses cigarettes, elle a encore posé sur moi son putain de dédain, ses pauvres yeux verts maquillés de son ridicule bleu à deux francs, un vert bouteille et un bleu sac poubelle. Sa sale gueule... Ses sales lèvres... Son putain de parfum au patchouli qui me faisait encore plus tourner la tête que toute la merde que j’avais jamais ingurgité.
Son petit jeu allait commencer.

Elle s’est tiré une chaise et y a posé ses grosses fesses. Elle s’est allumée une cigarette qu’elle s’est mise à fumer tranquillement, à la manière des grandes dames qu’elle ne serait jamais, un coude posé dans une main, avec le bras en l’air, en suspend, toute à réfléchir, toute à se creuser le crâne à ne me trouver ce que de toute façon elle ne faisait que répéter jour après jour, immuablement, égale à elle même, fidèle à ses sales habitudes.
- Alors, bitte molle, t’as fait qu’ça toute la journée ? T’as pleuré ta maman en buvant un bon petit coup ? T’as encore tellement bu que tu pourras plus bander ?
J’exécrais sa voix, sa pauvre voix nasillarde de pauvre petite caissière de pauvre petit supermarché de pauvre petit quartier dans lequel elle m’avait ramassé.
- Il est malheureux le petit chéri ! Faut pas t’arrêter ! Faut pas te gêner parce que je suis revenue ! Allez ! elle s’est énervée en grinçant des dents.
Et puis elle m’a balancé la bouteille. Une fois je me la suis prise en pleine gueule. Ça l’a fait rire. Ça l’a fait rire de son putain de sale rire de pauvre petite caissière de pauvre petit supermarché qui rit quand son gros plat de lard de grosse vache de patron vient lui peloter ses grosses fesses quand elle fait exprès de bien se pencher en avant parce que Mademoiselle, Mademoiselle la pauvre petite caissière de pauvre petit supermarché espère de l’avancement, une promotion, monter en grade.
"Tu peux toujours aller te faire baiser, grosse merde !" j’ai pensé en souriant en débouchant l’objet. Elle a cru que je souriais pour la remercier pour la bouteille. Elle était conne en plus !
J’ai bu, j’ai avalé une grande gorgée.
- Elle est contente ma petite bitte molle ? Elle a bu son petit coup ?

Et là, son regard qui se transforme, ses petits yeux méchants. Et puis elle a chopé une canette vide qui traînait sur la table. Et puis elle me l’a lancée en pleine face. Et puis la bouteille m’a cogné la tête en même temps que ma tête a cogné le mur derrière. Putain que ça faisait du bien ! Ça m’a arraché un gémissement à éjaculer tout de suite et lui en foutre plein sur sa sale gueule.
- Espèce de petit enculé ! elle a craché.
Et puis son visage s’est éclairé.
- Et peut-être même que c’est ça qui te plaît ! Peut-être que c’est ça que tu aimes : te faire enculer ! T’es peut-être qu’un sale petit pédé ? Hein ? T’es qu’un pédé, hein ? C’est ça, hein ? T’aime te faire enculer ?
Et puis elle a éclaté de rire comme une grosse vache. Ça faisait trembler toute sa graisse, ça la faisait vibrer comme son vibromasseur qu’elle s’enfonçait tous les soirs les jambes écartées en face de moi en gémissant, en bavant comme une grosse truie qu’on n’aurait jamais voulue bouffer tellement elle ressemblait plus à rien.

Et puis elle s’est levée. Elle s’est levée poussant de ses gros bras aussi gros que mes pauvres jambes. Elle s’est approchée de moi, les mains sur les hanches, la haine dans les yeux. J’ai senti son odeur, sa putain d’odeur âcre de sueur, sa putain d’odeur âcre de transpiration que son putain de patchouli venait sucrer à me faire vomir. Elle a approché son visage du mien.
- Tu me dégouttes ! Tu me répugnes !
J’ai eu un haut le coeur. Elle l’a remarqué. Ça l’a énervé. Je l’ai vu pivoter sur la droite, tendre son bras, prendre son élan et revenir très vite sur la gauche, ouvrir sa main, sa grosse main de sale petite caissière de sale petit supermarché qui s’est abattue sur moi, sur le côté de mon visage, m’envoyant voler au bord du lit, avec le vide en dessous et pas une seule prise dans l’air.
Je me suis étalé sur le sol, la tête en avant, les pieds encore sur le lit.
- Sale petit merdeux !
Elle a chopé mes jambes et les a envoyées rejoindre le reste.
- Sale petit pédé !
Et puis elle y est allée du pied, frappant de son escarpin de Cendrillon dans lequel elle débordait, où la chair semblait vouloir s’écouler sur les côtés comme si, moins conne qu’elle, elle voulait d’elle-même quitter ce corps de merde et essayer de former quelque chose de moins ridicule à côté.
Elle a frappé, elle a frappé encore, visant mon ventre. Elle y allait gaiement de ses coups de pieds et de ses insultes, frappant mes bras repliés pour un tant soit peu me protéger : pur réflexe !
Et j’ai eu des hauts le coeur encore, en plus de chaque gémissement à chaque coup.
- Sale petit merdeux !

Et j’y étais. C’était là. C’est monté avec une vitesse hallucinante. C’est parti directe sur la moquette avec un bruit horrible, un truc inimitable. Ça a eu un goût dégueulasse aussi. Et j’y ai mis toute ma haine, j’en avais les yeux pleins de larmes. Et plus elle frappait, plus je gémissais, plus je crachais, plus je raclais, plus je criais, plus je hurlais.

Elle m’a poussé . Elle s’est baissée, pliée sur ses jambonneaux. Elle m’a pris la tête par les cheveux, elle me l’a mise . Elle a frotté la gerbe avec ma tête.
- Vas-y espèce de sale merdeux ! Bouffe là, ta gerbe ! Bouffe là !
Et puis elle a commencé à cogner ma tête contre le sol, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Ma tête entre mes mains. J’avais l’odeur de la gerbe. Je voulais encore vomir, vomir et jouir à ne plus en finir.

Et puis elle m’a lâché. Elle s’est calmée sous mes hurlements. Elle s’est levée. Elle s’est levée poussant de ses gros bras aussi gros que mes pauvres jambes, poussant de ses grosses mains sur ses gros jambonneaux, hennissant comme un cheval.
Elle est retournée lentement vers la chaise.
Je me suis retourné lentement vers elle.
Elle a atteint la chaise.
J’ai vu la bouteille.
Elle s’est essuyé les mains sur sa sale blouse ridicule de pauvre petite caissière de pauvre petit supermarché.
J’ai pris la bouteille.
Elle a pris une cigarette.
Je me suis levé, poussant de mes petits bras.
Elle l’a allumée.
Je me suis approché d’elle.
Elle s’est lentement retournée.
J’ai pivoté sur moi, tendant le bras, la bouteille à la main.
Alors qu’elle allait s’asseoir, alors qu’elle allait poser ses grosses fesses de sale petite caissière de sale petit supermarché, j’ai vu le doute dans ses yeux, puis l’horreur.
J’ai abattu la bouteille sur le sommet de son crâne, sur sa tête, sur ses sales cheveux gras.
Ça a fait un joli bruit mat un peu creux, un truc inimitable.
Et puis il y a eu le bruit du verre brisé aussi, éparpillé dans les airs.
Et puis il y a eu son corps qui est tombé, mollement, qui s’est affalé sur le sol.
Et j’y suis allé gaiement de mes insultes et de mes coups de pieds.
- Grosse merde ! Grosse salope ! Tu vas payer.
Et j’ai frappé, j’ai frappé, j’ai frappé.
Et puis je me suis baissé, plié sur mes petites jambes.
J’ai pris sa tête par ses cheveux où poissait déjà le sang, je l’y ai mise . J’ai frotté les bouts de verre éparpillés avec sa tête.
- Vas-y espèce de grosse vache ! Bouffe-les, les bouts de verre ! Bouffe-les !

Le verre en était rouge de sang !
Mar 16 Fév 2016, 18:43 par B-Lolo sur L'amour en vrac

Fraise au parfum de rose

Fraise au parfum de rose

Un samedi, comme il s’en trouvait tant d’autre... Et pourtant comme ils s’en trouvent tant justement innocemment....
C’était le jour de la Saint-Jean à Saint Jean, justement, un de plus beau quartier de Lyon.
Dans une rue, plutôt bien fréquentée, en effervescence comme souvent le soir le sont les rues de la capitale des gaules, Marine vient de sortir de son travail et se dépêche de rentrer chez elle comme en son habitude en cette heure tardive elle tient en sa main sa baguette de pain.
Pierrick, lui tient plutôt le bout d’un ruban ficelé entourant l’emballage d’un prestigieux gâteau qu’il vient d’acheter chez un pâtissier renommé pour festoyer l’anniversaire de sa petite amie. Et de son autre main il tient une superbe rose.
Ils ne se connaissent pas encore... Comme la destiné est hasard. Surtout lorsque l’on ne regarde pas. Et que le choc se produit là !
Alors contre toute attente ils se percutèrent frontalement. Il est vrai que Marine a une fâcheuse tendance à marcher en baissant la tête et en regardant ses pieds. Pierrick, lui c’est différent, angoissé, tiraillé par on je sais quoi, surveille son carton qui oscille légèrement, afin qu’il ne penche pas trop eu égard à ce qu’il contient .
L’impact est éminent, non il s’est déjà produit...
Donc nous pourrions reprendre la scène au ralenti, juste pour comprendre ce qui s’en suit :
Chut pas de bruit regardons. L’atterrissage du gâteau sur le trottoir, suivit juste après de la rose, et pour finir cette pauvre baguette de pain qui se mit à rouler sur sa tranche pour s’échouer dans un ensemble dispersé près d’une bouche d’égout.
Le choc dissipé, Tous deux lèvent enfin leurs yeux, Pierrick n’est pas insensible au charme de Marine, Marine n’est pas insensible au charme de Pierrick. Tous deux rougissent d’un sentiment qui les pénètre, un sentiment si troublant, un sentiment envahissant.
Elle ne sait plus quoi dire et se sent vraiment désolée de ce qu’elle vient de provoquer. Ce n’est pas la toute première fois que cela lui arrive. Marine est une rêveuse, elle vit toujours la tête dans les cieux ou bien les nuages, ce qui serait mieux, emplissant à ses heures, écrivaine de l’infortune, des pages en n’en plus finir, où elle se prend pour une héroïne de roman et de fait elle accumule nombre de petites bêtises, qui font tomber les choses, sur elle, sur les autres, juste pour poser sa main attendrissante, délicate et si douce sur sa bouche. Il y a des jours comme ça où elle resterait bien enfermée chez elle à double tour. On ne l’appelle pas miss catastrophique pour rien.
De fait le choc advenu, ils se penchent alors sur le feu dessert dont il ne reste rien, les dégâts ne sont tout de même pas anodins.
A défaut d’un gâteau à la fraise, il ne reste plus qu’un gâteau écrasé éparpillé pressurisé, c’est un gâteau tatin, un gâteau câlin. Marine est vraiment ennuyée contrite et désolée. Elle propose à Pierrick de le rembourser ou tout du moins de lui racheter le même, bien qu’elle imagine qu’il puisse évidemment coûter cher. Il est vrai qu’en ce moment Marine est juste financièrement parlant, il faut dire qu’avec un salaire de petite secrétaire c’est pas évident. Mais elle gère ses finances comme elle peut. Tant pis il faut qu’elle le rembourse d’une façon ou d’une autre, une histoire d’honnêteté, une histoire d’amour propre, une histoire de fierté. .
Pierrick tombé sous le charme de Marine a une idée toute particulière et finalement pourquoi pas? Il est fou à ce moment là, mais parfois la folie ne peut-être que grisante et pourquoi pas, entreprenante. Il y a si longtemps qu’un épisode comme celui-là ne lui était pas arrivé, qu’il décide de continuer.
Ce faisant, il lui propose innocemment et lui faisant croire, sans aucune arrière pensée, de lui laisser son numéro personnel, juste histoire quelle le rappelle et de la revoir en refusant d’elle un quelconque remboursement, juste comme ça innocemment.
Elle ne sait que répondre, pourtant attirée ou surprise par autant de délicatesse, elle lui donne le sien.

Quelques semaines plus tard après quelques échanges verbaux, Marine attend Pierrick à la terrasse d’un restaurant. Un rendez-vous qu’il a programmé difficilement et pourtant si rapidement. Sa profession l’occupe énormément, il travaille beaucoup et les pauses sont rares pour qu’il puisse se libérer aussi facilement. Mais il faut bien trouver une excuse auprès de sa direction, même pour un rendez vous des plus galants et corrects.

Il arrive alors avec un carton d’invitation à la main, un carton d’invitation pour la vie, en cherchant à lui faire oublier les circonstances navrantes et tout autant amusantes et pourtant si déconcertantes d’un si bel épisode qui lui permit enfin de la rencontrer. Pourquoi enfin ? Car à s’en rappeler, sa petite amie d’antan, dont il n’avait plus rien à faire à présent, n’avait pas trop apprécié son gâteau d’anniversaire renversé près des bouches d’égouts. Il lui présenta comme ça sur la table, d’où son courroux. Mais Pierrick n’en avait cure, les yeux de Marine depuis ce choc étaient là ancrés et que pouvait représenter la figure de l’autre devant ses rêves enfiévrés. Et pour conclure il avait même oublié la rose pour sa promise et maintenant il en souriait en y repensant. Mais finalement cette journée lui permis cette si belle rencontre et au fond de son cœur il voulait tant connaitre la belle Marine. Marine si belle aux yeux noisette espiègles et si expressifs, Marine si charmante. Bien qu’elle ne fût pas d’une grande d’une intense beauté elle avait pour lui les formes attirantes là où il les aimait. Et cela promettait de belles journées de belles nuits de belles… d’instants passionnants, intéressants conformément à son comportement qu’il supposait entouré de brillance, de gentillesse et d’amour et de douceur.
Il savait qu’il ne devait pas être trop entreprenant. Qu’il devait aller doucement qu’elle méritait le tendresse et qu’avec elle il rentrait dans un autre monde ou il se trouvait même bête, ne sachant trouver les mots, mais rassuré de savoir et de voir en cela Marine tout à son aise, pour lui compter fleurette ...
Il se retrouve alors chez elle, naturellement comme ils se connaissaient quelque peu, quelques goûts communs, surtout la cuisine et le bon vin, ...
Elle l’amène dans sa cuisine, elle est quasiment dévêtue et ouvre le frigo devant lui, elle y dépose une multitude de petits choux à la crème, Saint honoré surmontés de fraises. Lui ouvre son carton et en sort un gâteau nappé de chantilly et d’autant de fraises.
Crise de fou rire! De quoi manger l’amour et d’en faire même une indigestion...
Il lui tend un chou et lui met dans la bouche
Un nouveau jeu ? Innocente ? Experte ? Elle accepte, c’est même plutôt amusant. Des jeux de grands.
Ils continuent ne voyant pas l’heure passer. Tous deux à s’aimer.

En voilà un dont la crème s’échappe et coule le long de son doigt et un peu sur son cache cœur, juste à la naissance des seins dont la veine du cou palpite bien vite. Il a vu son émoi, ose s’approcher et nettoie avec son pouce la divine beauté qu’il aperçoit. Elle n’en a même pas peur, elle est juste surprise par tant de douceur et d’étrangeté, juste un peu déroutée. Puis avec sa langue il poursuit l’aventure tel les grands conquérants. Il lui lèche son doigt, son regard braqué vers elle, vers Marine qui est fascinée attirée qui n’en peut plus d’attendre. Picotements dans le bas du ventre, étrange sensation, agréable un début quand viendras-tu ? Laisse moi le temps...
Ils se regardent alors dans les yeux et naturellement Pierrick s’approche davantage pour l’embrasser passionnément sur les lèvres. Les langues s’entrelacent dans un ballet sans fin. Il se colle contre son corps, elle en tremble et n’a aucun mal à se laisser aller. Elle est en confiance, il en fait son rêve tant il est si doux, tant il aime donner, tant il a compris que Marine est pareille, échange d’amour, échange de bonté.
Ils se retrouvent tous deux nus, Pierrick écrasant une fraise entre ses beaux vallons et dont il boit le jus jusqu’à l’ivresse. Les pointes de Marine se figent et des frissons parcourent tout son corps. Amoureuse, elle en veut encore, il en pose ci et là puis une dans sa profonde intimité, où il la trouve et la croque d’une langue experte. Délice calice où il se niche et dont elle plante ses doigts dans sa chevelure en gémissant... Il goûte à son bouton rose, le happe, elle jouit...
Ils sont fous d’amour, et se tartinent de crème pâtissière, de chantilly, de sirop de rose que Marine fait couler goulument sur son corps. A son tour elle prend les initiatives. Elle se délecte alors telle une gourmande amante qui prend son temps en le léchant de partout, en l’aspirant de doux baisers, tantôt fougueux tantôt langoureux. Il est au bord du précipice, mais il se retient encore.
Elle pose alors sa bouche autour de son sexe et l’engloutie le mange, le dévore avidement, goulument. Puis la pointe de sa langue descend encore plus bas et fait couler du sirop qu’elle lèche avec avidité et frénésie...

La jouissance arrive, et explose dans son intime espace. Il est comblé, elle se sent bien, heureuse, ne veut plus bouger et rester encore un peu de ses bras . Il continue à la caresser, il aime la douceur de sa peau, si fine si enfantine. Il ferme ses yeux, elle le regarde, en profite encore un peu avant le départ. Car fatalement il y a un départ. A savoir si ils se reverront ?
il en restera un beau souvenir et une rose posés sur la table séchée et conservée, et près d’elle un numéro de téléphone pour se retrouver et de nouveau s’aimer…
Lun 02 Fév 2015, 16:23 par caressedesyeux sur Les liaisons sulfureuses

Dans l'armoire

Dans l’armoire

Tu ouvres les portes de ton armoire
Comme on ouvre un livre ancien
Et ton regard s’attarde sur cette mémoire
Sans dire un mot, tu te souviens
De cette belle anatomie de femme
de ses jolies courbes de sa peau veloutée
De ce corps au doux toucher ferme
Qu’on dirait une belle pêche sucrée

Cette belle robe tendre, chaude et blanche
Si douce que tu mordrais si bien
L’envie de sentir tes mains sur ses hanches
Sur lesquelles tu t’accrocherais le temps,
D’imprégner ses formes dans ta mémoire,
Afin que, rien qu’en fermant les yeux ,
Tu revoies les détails de ce tableau délicieux
Que tu gardes en rêve dans cette armoire
Et dont le souvenir reste si entier
Dans cet écrin de bois de rose
Que tues capable de la coucher sur papier
Tant tu te souviens de si belles choses.

Mais il te faut la refermer à présent
Car une vraie femme est la qui t’attend
Qui, de part de sa bonté,et de sa générosité,
De part cette envie de t’aimer, et d’être aimée.
De part toute sa douceur et de sa tendresse
Par des tendres caresses et des doux baisers
De son amour effacerait cette tristesse
Rendant ton esprit et ton cœur plus légers.
Peux tu faire une place dans ta pensée
Aux tendres souhaits d’un si bel ange?
Un parfum de patchouli qui trainerait dans ton linge
Qui prendrait la place de lavande desséchée

Petit , discret, rangé dans son petit sachet,
Comme cette femme qui t’aime tellement
Et dont tu respireras l’effluve si intensivement
Que tu gouteras au bonheur parfait
Cette flagrance qui te rappellera
Que je suis ta nouvelle histoire
Que je serai toujours la pour toi
Que tu peux refermer l’armoire
Sur ta bouche, je poserai mon doigt,
Savourons ce nouvel émoi
Te sourirai, je te comprends si bien....
Chut! ne dis plus rien
Ven 17 Jan 2014, 21:26 par caressedesyeux sur L'amour en vrac

La couseuse (texte re-corrigé)

LA COUSEUSE



Elle est à pied d’œuvre
Du soir au matin
"Petite main" s’agite comme une abeille
Pour finir son chef-d’œuvre
De ses doigts si fins,
Elle sort ses trésors de sa corbeille
.Et compte bien le terminer ce soir
Cette petite merveille

Habile et surtout minutieuse
Elle rêve songeuse
De cette belle étole
Et de qui la portera.
Elle se régale
À chaque nouvelle création
Elle s’imagine , toute la nuit
Et s’invente des scénarios à l’eau de rose
Où princes et princesses, en osmose
Se parent de ses beaux habits
Elle aime particulièrement les dentelles,
La douceur des perles, et la belle soie.

Elle se verrait bien en demoiselle
Et ferait une jolie Scarlett o’ Hara.
Ou une ravissante impératrice
Dans un beau roman d’amour,
Dont la douceur aurait tout emprise
Sur les chevaliers de la cour
Qui se presseraient pour un baise-main.
Elle se voit couverte de soie fine,
Sur une robe d’Organdi
L’orchestre jouant une musique divine
Elle est invitée par son chéri
Accepte d’un mouvement de tête
Cette danse qu’est la valse
Ce soir, au manoir, c’est la fête
Son amoureux la renverse
En un merveilleux tourbillon
Dont elle ne se lasse jamais.

Le soleil se lève à l’horizon
L’ouvrage est terminé
La couseuse est fatiguée
Mais la robe est finie
L’abeille est ravie :
Toute la nuit, elle a rêvé
Virevolter avec son béguin
Au petit matin.
Lun 24 Juin 2013, 13:21 par caressedesyeux sur Mille choses

Bulle...

Bulle fragile,


Danse au grès du vent
Pellicule gracile
Qu’on peut y lire
Tous ces mots si beaux
Si doux si fort si chauds

Magique et éphémère
Pour te plaire
J’en soufflerai des milliers
Bulles qui éclosent
Aux couleurs de la rose
Qui éclatent en gouttelettes subtiles,
Qui taquinent délicatement les pistils
En caressant mes doigts de pied

J’y lis, à l’intérieur
Toutes les phrases de ton cœur
Je vois des images si vivantes
Qui me hantent
Le présent se mélange au passé
Mais j’avance
J’avance tous doucement
Mais impossible à oublier
Je souris avec tendresse
De mes maladresses
A te laisser ce que mon cœur te dictait
Je t’aime encore...
Mer 16 Jan 2013, 13:08 par caressedesyeux sur L'amour en vrac

L'amour triste de ma vie

Qu’est ce que j’ai bien pu te faire pour que tu veuilles autant me faire souffrir. Je me le demande très souvent... mais la réponse ne vient jamais.
T’aimer peut-être? Mais où est le mal la ? Explique moi s’il te plaît.
Tu te sens incompris et pourtant je t’ai déjà dit que je voulais te comprendre. Mais tu m’as répondu que personne ne le pouvait.
Au final je me fais insulter tous les jours par une des personnes que j’aime le plus dans ce monde : *Toi. Tu me traites de pute. Tu dis que je ne suis qu’une coincée du cul. Et moi j’encaisse. Je ne dis rien. Je pleurs silencieusement dans mon coin avec comme seul soutien mes amies. Celles qui me soutiennent et qui m’aident à me relever, même si je finis toujours par retomber, je sais qu’elles ne m’abandonneront jamais. Jamais elles ne me feront ce que tu m’as fait. Mais même avec leur soutien je n’arrive plus à avancer. Je fais du surplace. J’ai trop mal. Tu m’as fait trop mal. Peut être que tu as fait tout sa parce que tu as besoin de te nourrir du malheur des autres pour survivre. Et bien dans ce cas tu n’as cas continuer. Fais moi aussi mal que tu le souhaites si c’est ce qu’il faut pour te tenir en vie. Et si il faut que je meurs pour que tu reprennes gout à la vie, vas y tue moi. La au moins ma mort aura servi à quelque chose...

Je t’aime tellement.
Mar 07 Fév 2012, 16:15 par Petite.fille.perdue sur Annonces

Lorsque tu vis

Je ne suis plus triste
et je n’ai plus de sort
depuis que t’es artiste
depuis que t’es dans mon corps
je n’ai plus peur de la piste
je n’ai plus peur de la mort
je ne suis ni autiste
ni je n’ai tous les torts

Je n’ai plus non plus de raison
je ne cherche pas à me justifier
je ne cherche pas de poison
ni comment on peut s’antidoter
je ne cherche plus pourquoi
j’ai même troqué mes émois
j’ai vendu ma peine
contre un peu de toi
j’ai vendu ta laine
contre un peu de moi
je t’aime nu en moi
tel un manteau contre le froid
comment? torride sans effroi

Je ne veux plus, ce en quoi on croit
ni ce que l’on voit
je veux toucher, sans gant,
à m’en salir les mains,
tu sais bien que
tu n’y crains rien
tu sais bien que ta peur ne vaut rien
que ta douleur ne veut rien
tu sais bien
mes câlins
sont ton seul remède
ton seul sein
ton seul actifed

ce destin
sur ton chemin

là où tes yeux te mènent

où ta main te guide

où tes rêves traînent

où tu es plein sans avide

celui où tu te vides

où tu t’enivres

le seul où tu sâches vivre.
Dim 30 Oct 2011, 21:03 par inlove sur Les liaisons sulfureuses

"t'aimer quelque part"

"J’voudrais t’aimer quelque part
où l’amour n’existe pas encore
J’voudrais t’aimer quelque part
où il n’attend que nous pour éclore
Et réinventer tous les gestes
Recommencer à zéro
Retrouver l’écho céleste
des sentiments et des mots

J’voudrais vivre une belle histoire
Qu’on n’ait pas encore racontée
J’aimerais bien ne pas savoir
comment tout va se terminer
Laisser courir l’aventure
Laisser jouer le hasard
et risquer quelques blessures
qui nous rapprocheraient plus tard

T’aimer quelque part où tout n’est pas dit
là où les maux de l’âme modulent la vie
T’aimer quelque part ici ou ailleurs
suivre tout simplement...
les chemins du cœur...

J’voudrais t’aimer quelque part
où le malheur n’est pas encore passé
pour larguer son désespoir
sur nos écoles, sur nos cités
J’voudrais retrouver la fête
avec ses rires d’enfants
J’voudrais chasser de ma tête
les idées noires du présent

T’aimer quelque part d’un amour si grand
que la terre et le ciel tiendraient
T’aimer quelque part d’un amour si fort
que dans plus de mille ans,
on le chante encore
T’aimer quelque part où tout n’est pas dit
là où les maux de l’âme modulent la vie
T’aimer quelque part ici ou ailleurs
suivre tout simplement les chemins du cœur

Quelque part loin de la haine
un havre d’humanité
quelque part où l’on apprenne
l’art de la fraternité
T’aimer quelque part où tout n’est pas dit
là où les mots de l’âme modulent la vie
T’aimer quelque part ici ou ailleurs
suivre tout simplement...
les chemins du cœur...."
Jeu 03 Mars 2011, 18:31 par conte sur Histoires d'amour

La fleur du bien

je cueille ,à ta bouche
La sève d’un beau fruit
Et dont la saveur sera chaude ,et troublante
D’un beau pétale rouge écarlate.
Humer les sépales en y plongeant mon nez
Mais ressortir de temps en temps
Fleur envoutante, ensorceleuse
Et dont tes parfums arrivent à me faire oublier le présent
Le temps passe, mais je ne m’en aperçois pas
Bien auprès de toi
Je suis le pédoncule me rattachant à ton corps.
Un peu de poussière d’or que je dépose délicatement sur tes étamines
Et te donne bonne mine
Afin que tu sois encore plus sublime....

Baigné, d’un un halo de lumière
Ou, la chaleur m ’enveloppe , à mon tour
Je me laisse profondément envelopper
Afin de me faire aimer.
Lun 28 Fév 2011, 21:44 par caressedesyeux sur Mille choses

Ton affection


ça m’amuse
ça me trouble
Toi mon petit bout de chou,
Ton regard candide est si doux
Tes grands yeux si pétillants
Qu’on ce noierai .
Embrasser
Ton joli petit nez,
Caresse douce
Sur ta bouche.
bouche gourmande
J’en redemande
joue de bébé
Sur ta peau satinée.



Pleins de bisous
Au creux de ton cou
Quelques câlins, quand tu as du chagrin
Besoin de toi, besoin de moi.
Erreurs et bêtise
Grande maitrise
C’est si bon ton affection...

caressedesyeux
Dim 06 Fév 2011, 15:15 par caressedesyeux sur Mille choses

Tomber le masque

. Le crépuscule tombe
Et elle ne s’en aperçoit pas.
Pas vu le temps qui passe avec lui.
La lumière éteinte
Et seule l’éclaircit .
La musique envahit son être tout entier
Elle s’en imprègne en le "glissant"
Un scenario prend forme , petit à petit...


Puis, naturellement à gorge déployée
La veine s’affole précipitamment
Les yeux pleins de "désir".
La confiance s’installe.
Elle se montre dans toute sa féminité
Car elle se sent soudainement aimée pour quelques instants sans penser au lendemain
Elle se sent si bien...



La" communion "se fait déjà
Elle aimerait être dans ses bras et ne plus en sortir.
Elle est bouleversée ,
Et fait tomber enfin son masque
Depuis le temps qu’il attend cela
Elle le fera , rien que pour lui ,
Parce que son amour est resté le même
Parce que ses larmes ,elle les lui offre en gage.
Parce que cela doit être comme ça
Parce qu’enfin ils ne se sont jamais quittés...

caressedesyeux
Mer 27 Oct 2010, 16:00 par caressedesyeux sur Mille choses

Un heureux hasard








Armand avait un rendez-vous important qui n’était pas dans les proches environs. Se décidant à partir, il prit son" GPS’ , sans oublier ses échantillons, sa mallette, de l’argent et ses papiers car il n’avait pas bien sa tête à lui en ce moment. Il s’était une fois de plus disputé avec Anne- Sophie, son épouse. Elle avait bien changé Anne-Sophie, il ne la reconnaissait plus. Cette jeune femme si douce était devenue si amère, si autoritaire. Elle ne voulait pas du tout d’enfant , afin, comme elle disait, de ne pas voir son corps être déformé par les grossesses, et il avait accepté cette condition uniquement par amour pour elle, car à l’époque, il en était fou....
Ils se croisaient souvent, elle faisait partie d’une association caritative, seule occupation valorisante qui lui restait finalement et elle y consacrait tout son temps. Ne parlons plus de leurs rapports...ils faisaient chambre à part: madame avait souvent la migraine ou alors elle rentrait si tard qu’il ne l’attendait même plus.....
Elle n’avait plus ce charme et cette beauté naturelle qu’il aimait jadis, faute à un excès de liftings et de teintures et à une boulimie excessive de vêtements dernière tendance..Ce n’était plus ’sa’ Sophie, mais une inconnue, une femme qui voulait ressembler à certaines stars qui refusent de vieillir....
Il n’avait pas le temps de s’éterniser sur sa vie et déjà son esprit était à la "mission " qu’il devait accomplir.
Il prit les clefs de sa Polo et partit "illico’".
En route, il décida finalement de modifier son trajet, car les bouchons n’étaient pas trop sa tasse de thé. Après tout, il avait de l’avance et se décida à prendre des petites routes de campagne.
Il était au téléphone, quand surgit soudainement devant lui un troupeau de brebis....Il dût braquer prestement pour éviter la collision. Réagir rapidement !...c’était renverser une chèvre ou risquer de cabosser sa belle voiture contre un arbre.
Il freina et évita de justesse le choc. Un peu secoué, il descendit de sa voiture, regarda s’il n’y avait pas trop de dégâts, puis se mit à pester contre ce troupeau; enfin plutot contre le propriétaire et s’en alla lui dire deux mots...
Il entendit un sifflement au loin et décida d’aller au devant de son auteur afin de lui dire sa façon de penser....
’’Mais où est-il passé bon sang? Je n’ai pas de temps à perdre.’’
Une voie cristalline se fit entendre.
Une" Manon’’devant lui apparut... il n’en croyait pas ses yeux : cheveux noirs, le minois parsemé de taches de rousseur. Elle lui fit un grand sourire et il resta muet comme une carpe.
-"Bonjour" lui dit-elle
Désorienté, il ne sût pas quoi lui répondre. Elle tendit de nouveau sa main et en espéra un retour mais aucun son ne sortit de la bouche d’Armand.
-"Bonjour,; je m’appelle Iris..! ".
Armand était sur un petit nuage et voyait même des bulles de champagne autour de lui, à se demander si ce n’était pas ça le paradis. IL y serait bien resté un peu plus longtemps, mais une chèvre le bouscula légèrement et, vite revenu à la réalité,il vit la main d’Iris et lui tendit la sienne.
Il voulait juste lui faire comprendre qu’il allait manquer un rendez vous important à cause de ses" fichues " brebis mais elle lui parlait, et même s’en excusait. Elle l’invita à l’accompagner chez elle pour lui offrir quelque chose à boire afin de se remettre de ses émotions.
Au point où il en était, il n’avait plus rien à perdre, autant passer du temps avec cette "Ève" dont la bouche gourmande était une invitation à y poser la sienne. Il n’avait pourtant pas l’habitude d’avoir de telles pensées, mais il aimait ce qui était en train de lui arriver.
Elle habitait dans un joli hameau, sur une colline, sans voisin, une petite maison bucolique aux belles pierres apparentes dont l’intérieur semblait très douillet, chaleureux de part sa cheminée et de ses poutres rustiques et avec pour décor, des fauteuils en rotin et des coussins brodés dont le motif représentait un agneau...tout cela pouvait paraitre simpliste mais il s’y sentit bien. Elle lui proposa un petit gouter à sa façon, qu’il accepta, mais ne s’imaginait pas qu’elle sortirait autant de victuailles .
Il fit honneur au festin en finissant par du fromage qu’elle faisait elle-même, avec une lichette de confiture de figues maison, et d’un morceau de pain tout chaud qu’elle cuisait dans son propre four. Elle en vivait, et tous les mardi, elle allait vendre ses fromages, du lait, de la confiture, et même du pain. Cela lui procurait un maigre salaire, certes, mais elle paraissait heureuse et avait l’air de se contenter de ce peu. Elle respirait la joie de vivre et avait cette faculté à aimer les autres, de part sa façon de faire, en partageant ce qu’elle avait: généreuse femme pour laquelle le cœur d’Armand n’était pas insensible. L’heure tournait, la nuit était déjà bien avancée et le téléphone sonnait sans arrêt. Son patron qui l’engueulait, puis Anne -Sophie qui hurlait en lui demandant où il était passé, Armand leur raccrocha au nez.
Iris lui proposa gentiment de rester là. Il se mit à piquer un fard car il ne s’attendait pas à cette proposition, proposition honnête et sans arrière-pensée. Elle le rassura en lui montrant une chambre d’ami.
Il décida finalement de rester, quitte à dormir nu, car il n’était pas du genre à se déplacer avec des sous vêtements de rechange dans le coffre de sa voiture.
Cette chambre était petite mais coquette, possédait une salle de bain et des toilettes. Ce qui le surprit?... il pensait partager une salle de bain où des dessous féminins seraient suspendus. -"Arrêtes Armand de fantasmer !!"
Que lui arrivait-il? Cela faisait bien longtemps qu’il ne voyait plus les dessous de Anne-Sophie et sa libido s’était lentement éteinte, et là, elle ressurgissait. Iris lui proposa serviette et gant et le planta là en refermant la porte derrière elle. Ses yeux furetaient partout et il constatait que personne n’avait utilisé encore les produits sur l’étagère recouverte d’une fine pellicule de poussière. Des flacons portaient des noms de douceur tel que lactée-amande ou bien encore miel-acacia, et celui qui le fit sourire était violette des prés. Avait-il une tête à se plonger dans un bain de violette? Après tout pourquoi pas..?. mais finalement il prit douceur lactée, fit couler l’eau et se plongea ...
Armand n’avait pas vu l’heure passer car il s’était assoupi. Iris avait frappé la porte assez fortement et son rêve s’était envolé. Un rêve où il imaginait la bouche d’Iris sur la sienne. L’eau était froide. Il lui avait répondu que tout allait bien et n’avait pas très envie de remettre ses sous-vêtement...mais il n’avait pas le choix. Elle avait pensé à tout en lui laissant un peignoir pendu derrière la porte. Il attendit qu’elle s’en aille, ouvrit celle -ci et le récupéra. Des effluves de lavande s’en dégageaient et il aimait cette odeur qui lui rappelait tant de souvenirs.
Pieds nus, il regagna le salon. Iris avait mis un vinyl sur son tourne -disque. Elle ne possédait pas de chaine, de cd et de tout appareil d’usage courant chez la plupart des familles, mais cela ne le gênait pas. Au contraire, une plénitude régnait dans cette maison et il se sentait en osmose avec cela, avec cette vie simple car, inconsciemment , c’est ce dont il rêvait depuis toujours. Elle avait fait un bon feu et lui proposa de s’assoir à coté mais il préféra son tapis de laine, bien épais et visiblement plus doux. Il s’essaya en tailleur, perdu encore dans ses pensées, s’imaginant allongé sur Iris, à l’effeuiller doucement, à se délecter de l’odeur de sa peau, à l’embrasser ...
-"Armand!!!"
-"Oui.."
-"Avez vous faim?"
-"Pas très non..."
Elle apporta sur la table un velouté gratiné aux oignons au fumet appétissant et une compote coing-rhubarbe. Finalement il avait faim...Ils parlèrent tout en mangeant et il comprit qu’elle était seule et qu’elle assumait toutes les taches. Fille unique, ses parents décédés, elle avait ce courage que beaucoup finalement n’avaient pas. Il repensait à son travail, à les entendre toujours râler pour un oui pour un non sur leur condition, se plaignant sans arrêt. Il n’en pouvait plus de cette vie là, de sa triste vie privée aussi d’ailleurs! Il s’était jeté à corps perdu dans le travail afin d’enfouir sa douleur de ne jamais être père. A quoi bon cette vie sans avenir? toujours bosser, pour un meilleur train de vie, mais finalement l’argent ne fait pas le bonheur...

LE LENDEMAIN...
- Lui: ’’Une nuit merveilleuse , je n’avais pas dormi aussi bien depuis des lustres et là, je faisais la grasse matinée, écoutant ricocher la pluie sur la fenêtre...pas envie de me lever. Je sentais la bonne odeur du café bien frais se glisser sous la porte. J’allais sortir de mon lit mais un coup sur le battant se mit à retentir, alors je m’enfonçais bien sous la couette et Iris entra. Un petit déjeuner copieux m’attendait dans un plateau, avec jus d’orange, pain frais , beurre salé et confiture de myrtille qu’elle posa sur mes genoux. Je me mis à rougir car son petit sourire me fit comprendre que je ne lui étais pas indifférent et j’arrivais même à me dire que je ressentais quelque chose de très fort pour elle...visiblement, elle le ressentait aussi tout en ne laissant rien paraitre.
Mais l’incident arriva, si vite...le café brûlant se renversa sur la couette. Iris ne chercha pas à comprendre. De peur que je me brûle, elle enleva la couette, et....

-Elle:’’Il était nu...je devais certainement être rouge et il l’avait vu. J’aurais voulu vite sortir de cette pièce mais Armand m’en empêcha, mon cœur s’affola, ma respiration s’accéléra, j’avais si peur, peur qu’il ne se soit brulé, peur de ce que je pourrais ressentir si l’envie lui prenait de m’embrasser. Il me prit par les épaules et me parla doucement, une main apaisante sur mon visage et l ’autre qui me caressait les cheveux .
-"Chut, Iris, tout va bien, ne t’inquiètes pas..."
Je me sentais bien et je serais bien restée là, dans ses bras, mais j’avais peur. Je ne savais même pas embrasser, je me sentais stupide, gauche. Certes je lisais des livres mais ce n’était certainement pas pareil .

-Lui:’’Elle avait l’air apeurée mais j’avais posé ma main sur son visage et de l’autre, je lui caressais ses cheveux longs et soyeux pour la rassurer. J’en profitais pour enfouir discrètement ma tête dans le creux de son cou et sentir les effluves de son eau de toilette citronnée... j’avais tellement envie de gouter à ses lèvres...
Elle leva la tête et je ne pus m’empêcher de poser ma bouche sur la sienne et là, je me sentis transporté dans un autre monde...c’était tellement exaltant!!
Son baiser était hésitant, timide, alors je pris mon temps. Je la sentais trembler contre moi, je ne voulais pas aller trop vite. Je voulais profiter de ces instants mais mon cœur battait très fort et j’avais envie de la posséder... je ne voulais pas gâcher ce merveilleux moment, alors je l’a repoussais gentiment. Elle ne parut pas comprendre et fronça les sourcils...
Je dus lui expliquer que je " crevais" d’amour pour elle, quitte à me tromper et à en perdre la face, mais elle répondit qu’elle voulait, là, maintenant, sur le lit connaitre l’amour, et m’avoua qu’elle était vierge. Je restais stupéfait...J’avais un peu peur car je n’avais encore jamais fait l’amour à une femme innocente et cela m’intimidait.
Alors, fou de joie d’être le premier à l’initier, à l’amener sur le chemin du plaisir, je voulus que cela soit unique pour elle comme pour moi. Je voulus l’ancrer à jamais dans mon cœur, dans mon esprit, au fond de mon âme...
Elle était là, radieuse à côté de moi. Nous nous regardions dans les yeux et j’osais lui dire:’’ je t’aime’’ Impatient, j’attendais sa réponse qui, hésitante d’abord, puis chuchotée tout près de mon oreille, ne tarda pas... elle me dit a son tour: "je t’aime aussi "


CARESSEDESYEUX
Dim 08 Août 2010, 10:37 par caressedesyeux sur Histoires d'amour

La couseuse


De ses doigts si fins,
Elle passe de fil en aiguille
Pour finir "son" chef-d’œuvre.
Et compte bien le terminer ce soir.
Habile et surtout minutieuse
Elle est envieuse de cette étole à qui la portera.
Elle se "régale" à chaque nouvelle création
S’imagine , et nous invente des scénarios à l’eau de rose.
Elle aime particulièrement les dentelles, les perles, et la belle soie.
Ferait une belle Scarlett o’ Hara .
Ou une si jolie impératrice sissi.
Elle offre sa main pour un baise-main
Accepte d’un mouvement de sa tête cette danse qu’est la valse;
Et ne s’en lasserait jamais..........................
"Virevolte" toute la nuit et jusqu’au petit matin.

caressedesyeux




Dim 28 Fév 2010, 11:20 par caressedesyeux sur Mille choses

Une demande


C’est le grand soir,
je l’ai attendu depuis des semaines
Il va me faire sa demande
Le champagne est au frais................
Les petites mignardises au réfrigérateur
Des douces saveurs................
Pour nos palais assoiffés
Mais déjà je jubile
Et ne pense qu’a ce baiser
Qu’à tes mains autour de ma taille
En me serrant très fort contre ton corps.
Te voila , les mains derrière ton dos, tu me souris comme un "gamin"
Puis tu me tends un petit paquet
D’un beau ruban rouge sang
A se demander ce qu’il y aurait .
Ma main tremble ,de l’ouvrir
ET mon cœur palpite très vite.
UN magnifique trésor se tient debout et majestueux
Et je n’ai que d’yeux pour lui,
Et je te dis " oui" je le veux.
CARESSEDESYEUX


Sam 27 Fév 2010, 17:00 par caressedesyeux sur Mille choses

A jamais...

Nos regards se sont croisées, tu m’as regardé, tu m’as souri et doucement, alors que moi j’étais assis sur ce tabouret face au bar, sans me quitter des yeux, tu t’es levé, avant tel un fauve vers son festin, tes yeux émeraude brillaient d’envie et de désir, ton corps se balançait laissant émaner de toi une chaleur, une aura qui me captivait, m’attirait...Qui étais-tu, je ne le sais pas mais...tu étais là et j’avais envie de toi...Tout comme toi. Arrivé devant moi, tu as délicatement posé tes mains sur mon torse et, tu m’as souri, laissant une langue passer sur tes lèvres alors que ton visage s’approchait dangereusement de mon cou, tu me vola celui-ci, posant tes lèvres , tu me fis frémir, alors que doucement cette douce chaleur m’envahissait, tu étais un homme et moi aussi, on n’avaient pas le droit de s’aimer et pourtant, lorsque tu as pris ma main, j’ai su que nous nous aimerions, ce qui est arrivé, nous nous sommes aimés, le temps d’un soir, puis d’un autre et les mois passèrent. Toujours aussi sensuel, toujours aussi beau, tu es venu vivre chez moi, tu te fichais des regards des autres, tu m’aimais et moi aussi. Oui mais voilà...moi, j’avais peur et, j’ai tout gâché, j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie, c’est ainsi que nous nous retrouvons de nouveau, deux semaines après notre rupture, nous sommes tous les deux allongés là, côte à côte, s’aimant, les yeux clos, les mains croisées sur notre ventre, à ma demande, j’ai demandé d’être mis à tes côtés, on m’a dit oui. Sous terre, laissant juste une pierre en marbre dépasser, nous nous aimons de nouveau, plus un regard pour nous dire que cet amour est interdit.

L’amour on nous l’offre et on nous l’a instruit.
Homme ou Femme, il n’y a aucune différence.
Dieu nous à donné cette chose et....
S’il nous a permis d’aimer, Homme ou Femme,
C’est qu’il nous bénira, peu importe le sexe...
Du moment que notre amour est sincère.


« Pour la vie à jamais »
    1988 - 2008
Mar 26 Août 2008, 22:42 par Velour sur Amour internet
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