Tendrement

[ Chapitre I : Un tendre baiser au clair de lune ]


Il fait nuit, le ciel est d’un noir des plus sinistres. Les étoiles s’étendent à perte de vue dans l’immense galaxie, aucun nuage n’est à l’horizon et ce soir, la lune est pleine. Un spectacle magnifique, un paysage relaxant qui nous permet durant une fraction de seconde de nous évader et penser à autre chose qu’à la chaleur brûlante de notre cœur. En ce mois d’hiver, où les flocons de neige recouvrent d’un épais manteau blanc la ville de Tokyo, je me retrouve accoudée sur la rambarde du balcon, chaudement vêtu d’un peignoir vermillon, mes anglaises virevoltent avec la brise légère du soir.

Mes pensées sont toutes rivées sur la que je porte affectueusement dans mon cœur depuis trois ans. Trois longues et tendres années à m’émouvoir avec passion et sincérité à son égard. Je ne cesse de lui porter autant de tendresse et de dévouement depuis que mon cœur s’est amouraché pour le sien. Elle et moi nous nous fréquentons depuis la quatrième avec nos sœurs jumelles et notre meilleure amie. Aujourd’hui âgées de dix-huit et dix-sept ans, nous sommes devenus deux femmes complices et fusionnelles, nous sommes sans cesse en train de faire les quatre cents coups ensemble, nous aimons elle et moi la lecture japonaise, nous sommes toujours présentes lorsque l’une ne va pas bien.

Depuis notre rencontre, elle a fait naître en moi un profond sentiment d’amour et de tendresse, plus les jours passent moins, j’imagine passer ma vie sans elle. Je désire plus que tout lui faire part de mon amour aussi vibrant que les frissons qu’elle afflige à mon être et construire au creux de ses bras un avenir tendre et sécurisant.

Nous formons un groupe de cinq filles. Il y a Michiru alias Michi, nous la considérons comme une petite sœur. Âgée de dix-huit ans, elle est quelqu’un d’affable et d’énergique, elle est sérieuse dans ses études et elle vise des études supérieures après le bac afin de devenir psychologue pour enfants. c’est notre meilleure amie depuis le collège, elle entretient une relation plus qu’élève/professeur avec Haruka, notre enseignante en mathématiques, nous leur avons fait la promesse de garder leur union secrète jusqu’à ce que Michi puisse sortir du cursus scolaire.

Ensuite vient ma meilleure amie, Zane de son vrai nom Zanella est une Italienne de dix-huit ans espiègle et joueuse, elle est la clownesse du groupe toujours le mot pour rire et où détendre une atmosphère. Passionnée de manga et par la cuisine, si elle obtient son bac, elle désire faire des études plus poussées afin de pouvoir un jour bâtir son restaurant. Elle est également la sœur jumelle de la dont je suis éperdument éprise.

Par la suite arrive ma précieuse jumelle avec qui je suis très proche et fusionnelle. C’est une au tempérament de feu, elle n’est pas du genre à se laisser faire ni à se laisser rabaisser. Passionnée par la photographie et le voyage, Giulia est quelqu’un de sérieux dans ses études, elle désire faire de grandes études et devenir médecin.

Enfin, il y a Tessandra, nous la surnommons toute Tessa. âgée de dix-huit ans, elle est une merveilleuse et entreprenante dans tout ce qu’elle entreprend. Elle aime le manga ainsi que le dessin, c’est quelqu’un d’avenant et de généreux, nous pouvons toutes compter sur elle en cas de besoin, elle est un peu comme la " maman " du groupe.

Je laisse échapper un soupir, tout en me laissant enivrer par la fraîcheur du soir et par mes sentiments. Garder de tels émois en mon cœur est devenu insupportable, je n’arrive plus à la regarder sans avoir cette envie indéniable de lui sauter au cou et de l’embrasser. Toutes ses émotions qui brûlent en moi je n’arrive plus à les contenir, il faut que je trouve suffisamment de courage pour lui ouvrir enfin mon cœur.

Demain, nous partirons toutes les six à Venise pour deux semaines consécutives. Nous serons accueillis par ma famille, d’ailleurs plus j’y pense et moins j’ai hâte d’y être. Cela va faire des années que Giulia et moi sommes en discorde avec Mileny, notre sœur jumelle qui après un grave accident de la route a perdu l’usage de ses jambes. Nous n’avons jamais sué pourquoi cette querelle entre nous avait éclaté. Depuis je garde un très mauvais souvenir d’elle.

Exténuée, je finis par entrer à l’intérieur de notre chambre, Giulia et moi nous la partageons depuis notre enfance, nous dormons également dans un grand lit baldaquins n’ayant pas perdu l’habitude de dormir ensemble. J’esquive un tendre sourire en la voyant en train d’écrire. Curieuse, je me dirige vers elle et lui demande :


« - Qu’est-ce que tu écris ?
- Franchement, je n’en sais rien !
- Qu’est-ce qui ne va pas Giu ?
- J’en ai marre de me taire par apport à Zane !
- C’est vrai que ça commence à peser tout sa, moi-même j’en ai assez de garder ce que je ressens au fond de moi !
- Dis et si … on allaient les voir ?
- Il est tard tu sais.
- Lorsqu’il s’agit du cœur rien n’est jamais tard. »

Le sourire que j’arbore devient plus doux, la fin de sa phrase a pour effet de m’attendrir. Je viens tendrement lui embrasser le front puis lui dit souriante.

« - Dans ce cas, couvre toi !
- Nous y allons ??
- Oui, après tout il serait peut-être temps de leur dire !
- Que je t’aime.
- Moi aussi. »

Nous nous échangeons un doux sourire avant de nous changer. J’enfile une longue jupe noire suivie d’un chemisier blanc. Je couvre ce dernier par un pull à col roulé blanc. Je me chausse d’une paire de bottines noire à talon, puis me dirige vers notre salle bain. Je saisis une brosse et arrange mes cheveux, je me fais un demi-chignon laissant mes anglaises caresser mes épaules. Durant une fraction de seconde, je me regarde à travers le miroir et je me mets furieusement à rougir en pensant que j’allais devoir lui ouvrir mon cœur. Je me maquille légèrement, un trait fin de lainer noir vient souligner l’azur de mes prunelles derrière mes lunettes et un rouge à lèvres rouge pour faire ressortir la qui est en moi. Je me clipse une paire de Créoles argentés et me parfum légèrement avant de gagner l’intérieur de ma chambre.

« - C’est bon je suis …
- Tu es ?
- Adrina je te trouve très belle comme ça !
- C’est gentille !
- Si Tessa ne tombe pas sous ton charme alors je me résous à faire la cuisine toute la semaine.
- Ah ah ah, ne dit pas de bêtise voyons, allons y.
- Ouiiii ! »

La voir de nouveau requinquer me fait d’avantage sourire, je prends les clefs de la maison, puis nous sortons de notre chambre afin de nous rendre à l’extérieur. Il n’y a pas un bruit, le vent fait tinter nos boucles d’oreilles. Je ferme la maison puis m’élance à droite de ma jumelle sur le trottoir.

« - Dis, comment tu comptes lui avouer ?
- Je ne sais pas, et toi ?
- Je pense que je lui dirais lorsque je l’embrasserais !
- C’est mignon. »

Nous rions dans les rues désertes. Je me demande comment je vais lui avouer ce que je ressens, bien que je rêve de cet instant depuis trois longues années, je deviens subitement nerveuse. Au bout de quelques minutes de trajet à pied, Giulia et moi arrivons devant la maison des Kazama. La lumière de leur chambre est allumée le reflet de deux ombres se voit sur le bitume de leur balcon. J’échange un regard avec ma jumelle, j’inspire profondément puis nous nous dirigeons vers l’entrée de la demeure.

« - Attend je vais envoyer un message à zizou, Lydie doit sûrement dormir ! »

Je ne dis aucun mot et la laisse faire. Le vent joue avec mes anglaises, mon cœur se met à battre la chamade. J’ose espérer avoir assez de courage et lui déclarer ma flamme. Un bruit se fait entendre à l’intérieur, une chaleur agréable nous enveloppe lorsque la porte s’ouvre.


« - Tient salut vous deux, comment ça va ?
- Bien et toi ?
- Bah écoute on vient juste de finir nos valises pour demain.
- Tant mieux, dis Tess est en haut ?
- Oui, tu peut monter.
- Merci la brune, Giu est venue pour te parler. »

Ma meilleure amie nous adresse un sourire, puis nous fait entrer.Je lève discrètement mon pouce en l’air afin d’encourager ma jumelle. En silence, je monte l’escalier principal, mon cœur cogne de plus en plus fort. Lorsque j’arrive devant leur chambre, j’inspire une dernière fois et entre à l’’intérieur. Je peux la voir sur le balcon en peignoir, je retire mes bottes et me dirige rougissante vers l’extérieur de la chambre.

« - Tess ?
- Oui … Tient si je m’attendais à te voir, Giu est ici je suppose ?
- Oui elle est en-bas avec Zane.
- Je suis heureuse de te voir !
- Ah … ah oui ?
- Oui, je pensais justement à toi. »

Sa phrase résonne tendrement au creux de mon oreille, elle réduit la distance entre nous et plonge son regard magnifique dans le mien. Le temps se fige, je m’approche à mon tour et attrape les côtés de son peignoir. Un long frisson me parcourt l’échine lorsque je sens ses mains se poser sur mes reins. Nous nous échangeons un long regard empreint d’une grande tendresse, mon cœur bat extrêmement vite, me retrouver si près d’elle est comme un rêve. Elle m’adresse un sourire sincère, je fais un pas vers elle avant de me retrouver, presser contre son corps. Nos visages qui s’inclinent légèrement laisse nos nez se toucher. Nous entamons, de doux va et vient sans nous lâcher du regard.

« - Moi aussi, à vrai dire je n’arrête pas de penser à toi !
- Te l’entendre dire me rend tellement heureuse.
- Moi, c’est d’être avec toi qui me rend indéniablement heureuse … ma Tessa ! »

Je ferme les yeux me laissant envahir par mes émotions, je me rends bien compte des mots que je lui dis, mais je ne peux pas continuer à me mentir davantage je suis dingue d’elle. Nous resserrons notre étreinte, sans nous soucier du bruit à l’intérieur de sa chambre. Ses mains sur mes reins me caressent, elle est tellement douce et l’embaument parfum qui émane d’elle fait soulever mon cœur de quelques bons. Je monte doucement mes mains venant saisir son visage, une vague de tendresse m’enivre au moment où nos lèvres se frôlent.

Un long frisson caresse ma colonne vertébrale, mon cœur qui bat rudement vite m’abandonne à ses douces pulsions d’amour que nos corps sont en train de s’échanger. Je caresse ses joues de mes pouces, ouvrant doucement mes lèvres ainsi me prêter au jeu des siennes. Je laisse mes doigts se faufiler dans son émail onyx, je m’avance doucement la plaque contre la rambarde du balcon et je l’embrasse cette fois-ci d’un long et langoureux baiser.

Ce moment voilà trois longues années que j’en rêve, trente-six petits mois que je rêve de pouvoir me comporter comme une amoureuse. Nos souffles se mélangent, nous laissons nos langues se rencontrer, elles donnent plus de passion et d’intensité à notre baiser, un baiser divinement long tendre est éperdument amoureux. Mon cœur exprime le bonheur qu’elle me fait ressentir à travers notre étreinte. Nous ne sommes plus de simples petites filles, nous sommes deux femmes qui goûtent et profitent pleinement d’un moment de plaisir et de jouissance.


« - Voilà cinq ans que je rêve de ce moment avec toi !
- Je ne t’ai jamais considéré comme une simple amie. »

Elle ne peut s’imaginer qu’à travers ses mots si tendres, elle me comble d’un bonheur intense, savoir que nos cœurs sont à présent unis me fait fondre, une larme roule le long de ma joue. Nos lèvres devenues avides de tendresse se claquent doucement, je laisse mes bras s’allonger sur ses épaules tandis qu’elle me serre dans ses bras, l’une de ses mains me procure un délicieux frisson, ses doigts massent affectueusement mon crâne.

Nos lèvres se séparent à regret, mon front contre le sien, j’ouvre mes yeux qui scintillent tel un diamant et les plongent dans les siens qui à dire vrai me dévisagent amoureusement. Le vent fait voler le bas de ma jupe ainsi que son dégradé, ce qui la rend à cet instant magnifique. Je place ma main droite sous son menton, le soulève et tout en lui offrant un regard rempli de tendresse, je dépose un léger baiser sur son nez.


« - Tu ne peut t’imaginer, à quel point tu viens de me combler.
- Moi … qui été sur le point de laisser le temps faire, je suis tellement heureuse si tu savais ! »

Mon regard devient plus doux et amoureux, le froid nous gagnes, mais aucune ne veut se défaire de ce moment tellement rêvé. Je laisse mon pouce glisser tendrement sur sa joue, avant de lui offrir un second baiser.

« - Je t’aime Tessandra !
- Je t’aime aussi ma tendre Adrina. »

Mon cœur face à ses mots si tendres flanche de nouveau, il me fait comprendre à travers des battements saccadés qu’il est incapable de freiner dans ce bonheur immaculé. Alors que le chant des grillons résonne dans le jardin, nous nous embrassons avec tout l’amour et la tendresse que nous consumons depuis huit longues années. Un nouveau chemin est sur le point de s’ouvrir, je ne manquerais pas de marcher amoureusement à ses côtés sur ce chemin que nous nous apprêtons à emprunter ensemble. [/b]
Mar 10 Jan 2017, 00:58 par JadeLightnore sur Histoires d'amour

Le champs de tournesol (duo)

Le soleil dispense généreusement ses rayons
Les tournesols prennent de belles couleurs,
Et n’attendent qu’à être cueillis
Par les agriculteurs
Ils sont beaux et de belle hauteur
Cela me donne des idées.
Faire une partie de cache-cache avec toi.
Dans ces magnifiques champs
Qui s’étendent à perte de vue,
Devant nos yeux émerveillés
Je n’ai pas encore fini mon boniment
Que déjà tu plonges subitement
Parmi ces tournesols majestueux
Car tu ne crains pas de te perdre
Dans ce labyrinthe immense,
Où les insectes, surpris et curieux
S’amusent à nous observer.
Tu cours très vite pour une
Je n’arrive même pas à te suivre,
Je me demande où
Tu as bien pu aller te cacher
Dans ce gigantesque dédale
Pourtant ton merveilleux rire cristallin
Qui tel une musique s’étale
Vient percuter mes oreilles
Résonnant d’une douce mélodie
Il te situe parfois si près de moi,
Et pourtant si lointaine, tout à la fois.
Là, par terre, une trace, un indice
Ton foulard à un croisement
C’est un signe qui ne trompe pas
Je pourrais te suivre les yeux fermés.
Plus loin... Encore une bifurcation
Encore une autre pièce de lingerie fine
Ah, la petite coquine !
Ton petit manège bien je devine
Nue, dans ce champ, je t’imagine...
Si belle, si douce et si féminine...
J’en ai une montée d’adrénaline...
Une ombre a bougé !
Là !!
Hop !
Je t’ai enfin rattrapée !
Et je serre fortement contre moi,
Cette merveilleuse dont je ne saurai me passer
Pour tendrement l’embrasser.

caressedesyeux/ inconnu
Ven 30 Sep 2016, 19:16 par caressedesyeux sur L'amour en vrac

« La langue française est une . Et cette est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »

Anatole France.
Mar 19 Juil 2016, 08:55 par PetitPrince sur Edito

Ma sage , pas sage

On dit de ma sage pas sage, qu’elle aurait un beau plumage,qu’elle fait des ravages, que ses yeux pétillent, comme des bulles de champagne, que sa frimousse est pleine de tache de rousseur que le marchand de sable aurait parsemé, chaque soir dans son lit... pour la rendre un peu plus jolie...

On dit que ma sage chipie se pare d’une petite robe noire
Laissant entrevoir des bas couture noirs en nylon
Qui en ferait perdre plus d’un la raison
Perchée sur des hauts talons
Couleur noir charbon....

On dit que ma sage , coquine
Est une mutine assoiffée de visiter le monde
Ne sait pas tenir en place!
N ’essayant même pas de la retenir
Sinon elle risque de partir.....

On dit que ma sage , aime la vie
Que très souvent elle rit
Qu’elle se transforme en fatale
Ou bien se la joue garçon...
Trois p’tits tours et puis s’en vont....
Lun 29 Fév 2016, 11:31 par caressedesyeux sur L'amour en vrac

Tout correspond

Bonjour,

Etant perdu face aux s, je viens de lire votre texte.
Tout correspond à la virgule près, à ce que je pense et à ce que je ressent.
Votre texte rentre comme en résonance avec mon esprit.
J’étais persuadé que c’était le texte d’un homme.
Votre "PS je suis une " m’a scotché.

En effet je comprend mieux pourquoi tant de s sont seules à 40 ans et plus.
Elles veulent nous forger à leur idéal.
Elles se focalisent sur les 10% (ce qu’on a dit ou fait) qui ne leur convient pas, les 90 % restant comme actes ou paroles parfaits "Ca compte pas, c’est normal".
Il y a TOUJOURS quelque chose qui ne va pas, JAMAIS CONTENTES.
Elles nous embrouillent le cerveau avec leurs diatribes d’intellectuelles.

Bref, ce stress permanent de voir leur Misses Hyde surgir d’un instant à l’autre nous VIIIIDE COMPLETEMENT.

Je comprend maintenant pourquoi tant d’hommes se réfugient dans l’alcool, le sport, les jeux, le travail ou d’autre s plus aimantes.

Question du jour :
Est-ce l’inconscient collectif féminin d’avoir été rabaissées par les hommes pendant plusieurs siècles qu’elles nous font payer maintenant ?
Sam 10 Oct 2015, 21:42 par PhB sur La vie à deux

La rencontre tant attendue ( modification)

[size=24]On s’est enfin donné rendez-vous, au parc de la tête d’or, depuis le temps que j’attends ce moment. Mais avant, il me faut conter l’histoire et revenir sur mes pas.



C’était il y a si longtemps. Quinze longues années s’étaient écoulées depuis notre dernière rencontre, lorsque par un jour de chance ou de mystère je ne saurais jamais, j’ai pu admirer la photographie d’une magnifique blonde en couverture d’un célèbre magazine de mode posé sur la table basse d’une salle d’attente, celle de mon médecin traitant plus précisément. Je sursautais « Mais ce n’est pas possible elle ressemble tant à Emma »: m’étais-je dit, alors. Intrigué et pour en avoir le cœur net, j’ai appelé l’agence de mannequinat où elle travaillait et dont le nom était inscrit en bas de page.

Ce fut très difficile de convaincre la rédactrice en chef qui rétive ne voulait pas me transmettre ses coordonnées. Je dus donc lui proposer de lui transmettre les miennes allant pour cela jusqu’à la supplier. Par bonheur elle céda devant mon regard de chien battu et mes explications désespérées, et conclut en me promettant qu’elle lui communiquerait mon numéro de portable.



Je me souviens toujours d’Emma au temps où nous fréquentions le même collège, avant que ses parents ne déménageassent. C’était une adorable blondinette dont j’étais à l’époque profondément amoureux. Elle avait de magnifiques yeux gris ardoise, et deux nattes superbes qui pendaient longuement de chaque côté de son joli minois. Elle était espiègle, une vraie petite chipie, mais toujours prête à défendre les plus faibles.



Un matin où la chance se trouvait au rendez-vous de mes attentes, le portable sonna. C’était elle ! Comme d’un coup de tonnerre mon cœur ce mit à battre à tout rompre. Je perdais presque pied, mais ayant gardé encore un peu de lucidité, je pus lui parler sans trop bafouiller. Au tout début de la conversation, elle marqua sa surprise et me demanda comment j’avais fait pour la retrouver. Je lui expliquais alors le magazine et ma surprise devant la photo, puis je développais la suite. Par contre je fus sensible au fait qu’elle se souvenait toujours de moi et cela m’enchanta. Alors nous nous mîmes à évoquer les années passées, ces années d’enfance où l’on s’était si bien connu. Puis chemin faisant, s’installa une conversation plus intime durant laquelle mon cœur ne cessait de palpiter si fort que j’en suffoquais. Ce n’était pas bien grave, puisque par chance, cela ne transparaissait au téléphone. Elle se mit alors à me raconter sa vie qui n’avait pas été si facile ses dernières années et bien moins que l’on eût pu l’imaginer. Qu’elle n’avait pas pu avoir d’enfant à la suite d’un cancer de l’utérus heureusement totalement guéri, puis un divorce douloureux d’avec un pervers narcissique qui lui avait pourri la vie cinq ans durant. Bref elle se confiait à moi et ne s’arrêtait plus tant et tant que j’eus cet étrange sentiment qu’elle serait ma future . De mon côté je ne savais par où commencer. Que ma vie était morne et calme, que j’étais toujours célibataire et sans enfants. Elle avait l’air étonné, et me confia tout de go qu’à l’époque, elle avait été amoureuse de moi, et je l’entendis qui en rigolait sans en être aucunement gênée. Non là jamais ! Mais jamais je n’aurai pu imaginer entendre cela. Il est vrai que j’étais à l’époque un garçon plutôt timide qui rêvait d’elle secrètement tout en m’inventant des romans, du style prince charmant sauvant la princesse aux nattes blondes.

Après de longues, elle me dit qu’elle a des choses à faire qu’elle était au regret de me laisser. Alors avant de raccrocher, je parvins à lui demander s’il l’on pouvait se rencontrer. Elle me répondit pourquoi pas ? Rendez-vous fut pris au parc de la tête d’or.





Et aujourd’hui, je suis arrivé au lieu du rendez-vous. J’appréhende, un peu, et je pense qu’elle aussi. Enfin on verra bien. Afin de nous reconnaitre, nous avions convenu que je tiendrais une fleur dans ma main... Et pas n’importe quelle fleur. La reine des fleurs. Une rose. Une rose d’une belle robe foncée, tirant presque au noir. Elle pour sa part devait s’habiller en rouge



À présent j’attends assis sur un banc assis, regardant à droite puis à gauche, puis en scrutant au loin

Je regarde ma montre, déjà cinq minutes de retard. J’aime la ponctualité, ne supporte pas les personnes qui ne le sont pas, mais malgré tout je patiente souhaitant vraiment la revoir.

Elle arrive enfin, avec ce sourire charmeur, ses cheveux couleur miel, qui flottent librement sur ses épaules, mais je ne me rappelais plus qu’elle était aussi grande, comme quoi les photos et les souvenirs sont trompeurs. Elle me tend les bras, la première, et j’accepte volontiers son geste en la serrant contre moi



Elle porte comme convenu une magnifique robe rouge éclatante........ Une beauté à en couper le souffle. [/size]
Lun 05 Oct 2015, 18:06 par caressedesyeux sur Histoires d'amour

Au parc de la tête d’or





On s’est enfin donné rendez-vous, au parc de la tête d’or, depuis le temps que j’attends ce moment. Mais avant, il me faut conter l’histoire et revenir sur mes pas.



C’était il y a si longtemps. Quinze longues années s’étaient écoulées depuis notre dernière rencontre, lorsque par un jour de chance ou de mystère je ne saurais jamais, j’ai pu admirer la photographie d’une magnifique blonde en couverture d’un célèbre magazine de mode posé sur la table basse d’une salle d’attente, celle de mon médecin traitant plus précisément. Je sursautais « Mais ce n’est pas possible elle ressemble tant à Emma »: m’étais-je dit, alors. Intrigué et pour en avoir le cœur net, j’ai appelé l’agence de mannequinat où elle travaillait et dont le nom était inscrit en bas de page.

Ce fut très difficile de convaincre la rédactrice en chef qui rétive ne voulait pas me transmettre ses coordonnées. Je dus donc lui proposer de lui transmettre les miennes allant pour cela jusqu’à la supplier. Par bonheur elle céda devant mon regard de chien battu et mes explications désespérées, et conclut en me promettant qu’elle lui communiquerait mon numéro de portable.



Je me souviens toujours d’Emma au temps où nous fréquentions le même collège, avant que ses parents ne déménageassent. C’était une adorable blondinette dont j’étais à l’époque profondément amoureux. Elle avait de magnifiques yeux gris ardoise, et deux nattes superbes qui pendaient longuement de chaque côté de son joli minois. Elle était espiègle, une vraie petite chipie, mais toujours prête à défendre les plus faibles.



Un matin où la chance se trouvait au rendez-vous de mes attentes, le portable sonna. C’était elle ! Comme d’un coup de tonnerre mon cœur ce mit à battre à tout rompre. Je perdais presque pied, mais ayant gardé encore un peu de lucidité, je pus lui parler sans trop bafouiller. Au tout début de la conversation, elle marqua sa surprise et me demanda comment j’avais fait pour la retrouver. Je lui expliquais alors le magazine et ma surprise devant la photo, puis je développais la suite. Par contre je fus sensible au fait qu’elle se souvenait toujours de moi et cela m’enchanta. Alors nous nous mîmes à évoquer les années passées, ces années d’enfance où l’on s’était si bien connu. Puis chemin faisant, s’installa une conversation plus intime durant laquelle mon cœur ne cessait de palpiter si fort que j’en suffoquais. Ce n’était pas bien grave, puisque par chance, cela ne transparaissait au téléphone. Elle se mit alors à me raconter sa vie qui n’avait pas été si facile ses dernières années et bien moins que l’on eût pu l’imaginer. Qu’elle n’avait pas pu avoir d’enfant à la suite d’un cancer de l’utérus heureusement totalement guéri, puis un divorce douloureux d’avec un pervers narcissique qui lui avait pourri la vie cinq ans durant. Bref elle se confiait à moi et ne s’arrêtait plus tant et tant que j’eus cet étrange sentiment qu’elle serait ma future . De mon côté je ne savais par où commencer. Que ma vie était morne et calme, que j’étais toujours célibataire et sans enfants. Elle avait l’air étonné, et me confia tout de go qu’à l’époque, elle avait été amoureuse de moi, et je l’entendis qui en rigolait sans en être aucunement gênée. Non là jamais ! Mais jamais je n’aurai pu imaginer entendre cela. Il est vrai que j’étais à l’époque un garçon plutôt timide qui rêvait d’elle secrètement tout en m’inventant des romans, du style prince charmant sauvant la princesse aux nattes blondes.

Après de longues, elle me dit qu’elle a des choses à faire qu’elle était au regret de me laisser. Alors avant de raccrocher, je parvins à lui demander s’il l’on pouvait se rencontrer. Elle me répondit pourquoi pas ? Rendez-vous fut pris au parc de la tête d’or.





Et aujourd’hui, je suis arrivé au lieu du rendez-vous. J’appréhende, un peu, et je pense qu’elle aussi. Enfin on verra bien. Afin de nous reconnaitre, nous avions convenu que je tiendrais une fleur dans ma main... Et pas n’importe quelle fleur. La reine des fleurs. Une rose. Une rose d’une belle robe foncée, tirant presque au noir. Elle pour sa part devait s’habiller en rouge



À présent j’attends assis sur un banc assis, regardant à droite puis à gauche, puis en scrutant au loin

Je regarde ma montre, déjà cinq minutes de retard. J’aime la ponctualité, ne supporte pas les personnes qui ne le sont pas, mais malgré tout je patiente souhaitant vraiment la revoir.

Elle arrive enfin, avec ce sourire charmeur, ses cheveux couleur miel, qui flottent librement sur ses épaules, mais je ne me rappelais plus qu’elle était aussi grande, comme quoi les photos et les souvenirs sont trompeurs. Elle me tend les bras, la première, et j’accepte volontiers son geste en la serrant contre moi



Elle porte comme convenu une magnifique robe rouge éclatante........ Une beauté à en couper le souffle.
Lun 05 Oct 2015, 16:32 par caressedesyeux sur Histoires d'amour

Pour toi mon unique amour pour la vie

"Un jour tu m’as regardé dans les yeux, perdu, tel un homme perdant sa et tu m’as dit: suis-je toujours l’unique, j’ai peur, que d’autres remplissent tes rêves mieux ou plus que moi: et mes yeux furent en pleurs; là, je me suis dit, c’est vrai, que s’est-il passé, aurais-tu laissé le quotidien nous éloigner; aurais-tu manqué à tes attentions envers ta ; plus tu le sentais, plus tu revenais, me crier ta douleur, me crier ton amour; j’étais décontenancée; puis, un Beau Jour tu es revenu reconquérir mon âme pour l’emplir de douceur onirique et de nos sourires; depuis, j’espère que tu sais que tu es l’unique, que nul ne te remplace et ne peut prendre ta place."
Mar 25 Août 2015, 23:35 par inlove sur La déclaration d'amour

Il ya toi...

Il y a toi, le soleil, la mer;
La foule qui étend leur serviette chaussant leurs lunettes de soleil, les gosses, qui font des châteaux de sable, munis de leurs seaux, et pelles
IL y a toi, et moi
Marchant, au bord de l’eau, main dans la main.

Les hommes attentionnés qui passent de la crème sur le dos de leur
Les collectionneurs de coquillages... qui s’échouent au bord des rivages.
Il y a toi et moi, mon appareil autour du cou, "immortalisant" des images, pour se rappeler les vacances d’été...
Et ton sourire accroché, pour me voler des baisers...


il y a, ceux qui osent se baigner ,dans une eau à dix-neuf degrés
Et les réticents qui ne tremperont que le bout de leurs pieds...
Plus loin, les bateaux flottent, se balançant au rythme des vagues
y ’en a même un qui rame à la nage.

Il y a toi, et moi,
Et ton coup de soleil, sur ta peau si blanche
Mon paréo, qui tombe sur mes hanches
Il finira dans l’eau.
Mer 15 Juil 2015, 11:02 par caressedesyeux sur Mille choses

Figure de style

merci
l’expression "je t’aime" a été réitérée de nombreuses fois dans mon texte,
telle une redondance, une hyperbole latente sublimée,
:)
figure de style des mots
pour lui dire "je t’aime" justement sans le lui "dire" par cette seule expression verbale,
car "je t’aime" c’est plus facile à dire qu’à démontrer ( certains le disent sans être sincères ), aimer c’est plus difficile déjà car c’est un art

puis

c’était pour dénoncer aussi ceux qui disent je t’aime sans les mots appropriés ou la manière, voire en se contredisant dans les faits entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, ou pensent, en somme l’hypocrisie de certains etc

quant on aime et se sent aimées en retour par celui qu’on aime, la notamment le sait, le sent, et le voit à travers les actes non les paroles simplement car les paroles peuvent mentir les actes non,
c’est ce que je voulais dénoncer volontairement dans ce texte.
Mer 03 Juin 2015, 13:36 par inlove sur La déclaration d'amour

Inlove : nul besoin de te dire je t'aime

bel ode à votre muse, votre moitié j’ai aimé vos mots!! il est bien aussi parfois d’entendre ces deux mots! très important pour la
Mer 03 Juin 2015, 10:47 par caressedesyeux sur La déclaration d'amour

Le virtuel tue, tu, elle

Comment en finir quant on n’a pas commencé
comment commencer quand tout se finit avant le début
à trop idéaliser certains ne font plus rien
les gestes restent figés, tel un dessin
le virtuel tue tout autant qu’il donne une vie ou un but
mais les mots restent que de nobles projets
accommodés dans un système qui a finit par tout dépasser
les masques tombent ou se forment aigus
les violons se déchaînent mais le futur reste impromptu
les basses raisonnent comme des échos
mais la foule est devenue sourde d’un côté
les yeux restent aveugles comme le cœur
et certaines mains tendues nous réchauffent l’âme
le temps d’un sourire ou de partager
les courants se forment et tous viennent disjoncter
ils viennent pleurer sur nos pages
toute la tristesse de ce monde
tandis que d’autres sages
guident l’harmonie des ondes
les mains deviennent des sondes
et les larmes les inondent
et les armes se lèvent
quant il n’y a plus de trêve.
On veut tous cette flamme
mais sans s’y brûler
chaque homme et chaque
ne fait qu’y passer.
Ven 15 Mai 2015, 21:15 par inlove sur Amour internet

Charlotte et les fraises ( modification)

[size=12]Charlotte et les fraises.



Comme tous les matins Charlotte se lève, en sachant déjà que des fraises l’attendent. Elle ne se pose même plus la question de savoir qui lui apporte ce bol devant le palier de sa porte. Elle ouvre rapidement celle-ci, jette un coup d’œil, à droite, puis à gauche et se dépêche de le prendre tout en refermant la porte à double tour. Elle s’empresse de s’assoir à la cuisine de peur que celui-ci lui soit dérobé. Elle le saupoudre légèrement de sucre cannelle et d’une touche de chantilly... Tout en les dégustant, elle en arrive tout de même à se poser des questions, car Charlotte est un peu curieuse. Cette situation commence à l’intriguer sérieusement. Généralement, elle ne se prend jamais la tête. Mais là, elle gamberge, au point de sentir la peur, la submerger ! N’y aurait-il pas du poison, afin de venir l’enlever par la suite. « Pfffffffffff ». Elle en deviendrait presque parano ! Bon, elle a bien un voisin qui habite à proximité... mais celui-ci pourrait être son grand-père. Et franchement, elle le voit mal, lui déposer un bol de fraise... En fait, elle le connait très mal ce voisin. Elle sait tout juste que cet homme a la passion des fleurs, mais aussi des fraises. Il possède un merveilleux jardin à cultiver. Il n’est d’ailleurs pas resté indifférent à cette gamine. Mais pour lui c’est surtout affectif... N’ayant pas eu la chance d’avoir une petite fille... Bien qu’il ait un petit fils étudiant en médecine, ne venant jamais le voir. Les jours passaient avec son petit bol de fraise déposé chaque matin devant sa porte... elle menait sa petite vie bien tranquille Charlotte... Puis comme à son habitude matinale, toujours enthousiaste, elle se précipita à sa porte... mais là, soudainement elle resta perplexe ! Le bol de fraise n’était pas au rendez-vous. Le lendemain et les jours suivants, il en fut de même. Elle n’avait plus l’entrain habituel pour ce lever et resta souvent au fond de son lit, devenant paresseuse. Un beau jour, on frappa à sa porte. Elle se demanda qui pouvait être cette personne. Elle enfila son peignoir, regarda à travers le judas. Planté là devant son perron, un homme tenait dans ses mains un bol de fraise. Elle ouvrit, très suspicieusement en se demandant de quelle planète arrivait-il ? Avec ces mèches vertes, dressées, sur la tête grâce au gel d’une texture extra forte, il ressemblait plus à Sangoku, une bande dessinée manga qu’a un étudiant en médecine... Les jours passèrent, et beaucoup d’eau se mit à couler... Charlotte qui a eu beaucoup de peine après la perte de ce grand-père avec lequel elle avait finalement tissé des liens particuliers s’éprit de Tristan qui était devenu médecin. Sa coiffure ne ressemblait plus à ce qu’elle avait été... mais sa plus grande joie était qu’ils vivaient dorénavant ensemble. Charlotte quant à elle, prenait soin du jardin, en cultivant de belles fraises. Tristan quant à lui avait installé son cabinet dans la maison de son grand-père. À chaque fois qu’il le pouvait, il posait un regard plein d’amour pour sa Charlotte qui s’attelait à sa passion...
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Dim 08 Fév 2015, 09:26 par caressedesyeux sur Histoires d'amour

Elle



Cette jeune et jolie demoiselle
Cache pudiquement son visage,
De peur d’encore rougir de plus belle manière
Quand il dit que sa beauté fait des ravages,
Qu’elle est la plus merveilleuse
Qu’elle incarne ses souhaits,son idéal le plus conforme
Dont il rêve et aime tant les formes
Qu’à genoux, il lui déclare sa flamme
De ces douces et exquises rondeurs
De ses galbes et ses belles courbes
La raison pourtant reste ,indifférente...
Aux supplices de son cœur.
Il aimerait y déposer sur son visage
Des milliers de baisers fougueux
Et se perdre dans ce délicieux paysage
En explorer les vallées et les versants
Puis respirer ses odorantes effluves vanillées
Dans ses belles lignes et ces doux creux magnifiés.
Il la trouve sublime, au grand esprit vif, l’esprit toujours en éveil
Cette dont l’amour le transcende,l’envahi de son aura
Et dont ,sa candeur le bouleverse jusqu’au plus profond de son être
D’un sentiment qu’il sait pourtant excessif,porté par une marée d’émotions qui, telle la vague Hokusai submerge.
Déclaration de mots si ardents si intenses
Déclamés avec ,tant d’ardeur, de mélancolique tendresse
Lorsque, à elle chair de ses attentions, avec amour, il s’adresse
L’atteignant jusqu’au plus profond de son corps,
Son cœur est ravi et touché.
Elle y croit,et elle se sent revivre,
Se sent désirable à ses mots qui l’enivrent
Pour la première fois de sa vie...
Elle ressent ce que d’être aimé:
Un sentiment d’une douceur inouïe...
Et ne veut partager cela qu’avec lui.
Dim 28 Déc 2014, 21:05 par caressedesyeux sur L'amour en vrac

Passion

Longtemps je me suis demandée ce qu’était la passion,
je cherchais dans tous les dictionnaires une définition,
je regardais partout et je n’en voyais que l’illusion,
la duperie de ceux qui croient que ce mot leur appartient,
de ceux qui croient savoir et connaître ce qu’est ce lien,
de celles qui posent le mot amour au premier venu,
de ceux qui en bon parti se mettent très vite à nu.

Longtemps je t’ai attendu.
Priant seule mais jamais perdue.
Comme un naufragé cherchant sa moitié,
prêt à tout pour enfin pouvoir la retrouver.
Sans condition, et outre passant le temps.
Outre la distance, outre marées et vents,
outre toute circonstance et tous faits.
Seule pour mieux savoir qui me manquait.
Seule pour laisser une place à qui le méritait.

Alors cette place t’appartient et te revient,
dans l’instant et pour l’éternité,
cette place pour hier et pour demain,
elle est à toi, qui sait m’aimer.

J’habite là où je te vois,
dans chaque recoin de tes parois,
dans tous les coins de ta voie,
Je t’aime c’est ma seule voix,
lorsque je parle passion:
le seul langage qui soit.

L’hypocrisie nous montre le bien,
le chemin à ne pas prendre,
l’ignorance qui ne mène à rien,
la mauvaise foi à méprendre.
Le mensonge, de ces couples sans passion,
qui n’ont qu’un seul horizon:
le vite bâti, le vite détruit,
rien de tout ce qui longtemps se construit.

Ces s qui ne cherchent qu’un intérêt,
ces hommes qui ne pensent que sexualité,
ces relations toutes faites,
un soir où ils avaient trop bu,
pour s’unir lors d’une fête,
où l’alcool leur dicte leur vue;
bien plus qu’aveugles ou aveuglés
ils s’inventent une histoire sensée,
une passion qui n’existera jamais.

Tandis que je t’aime de plus en plus,
que ton corps m’appelle en surplus,
que l’envie grandit à titre gratuit,
notre désir demeure intact à vie.

Du jour au lendemain
certains s’inventeraient
un coup de foudre à retardement,
tandis que moi au premier instant
où je t’ai lu je t’ai aimé
depuis ce jour et pour tout lendemain.

Je haie ces s intéressées
qui remplacent plus que vite fait
leur amour pour être privilégiées:
pour l’argent, soyons éclairés.
Puis elles jouent et prônent jusqu’à leur innocence,
imitant la passion, dont elles ignorent jusqu’au sens.
Si ces hommes les testaient ce serait vite prouvé.

Je haie ces hommes intéressés
qui remplacent une comme un objet,
cette même qui se voilant la face,
oubliant que seul le sexe puisse compter,
se déshabille la première nuit qui se passe.
Puis ils jouent les hommes innocents,
imitant la passion et la fidélité,
le dévouement et l’équité.

Je suis rassurée, car je nous en sens bien éloignés.
Car même si j’essayais de t’oublier,
même si j’essayais de contrôler,
et de toi me priver: tu resterais,
dans mon cœur, à tout jamais;
ne laissant aucune place pour un autre,
je demeurerais de toi passionnée,
préférant la solitude à quelqu’un d’autre,
qui ne puisse t’égaler,
préférant l’abstinence plutôt qu’imiter:
cette passion de toi qui m’envahit,
cette passion de toi pour la vie.

Alors qu’est-ce que la passion?
c’est ce que j’éprouve pour toi:
c’est alors bien cette définition;
chaque finition de toi et moi,
chaque perdition avant toi.


La passion c’est de me dire que je ne vis que pour ton bonheur,
c’est de me dire que je pourrais t’attendre heure par heure,
patientant, sans jamais aimer comme je t’aime, mon cœur.
C’est t’aimer comme nul ne peut imaginer,
comme on ne peut le concevoir, juste aimer,
autant et tellement que moi-même je n’aurais pensé.
C’est tomber amoureuse de toi et me dire
que tu es ma vie, que je suis ton seul sourire.
Mar 02 Sep 2014, 13:09 par inlove sur La déclaration d'amour
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