Un site d'écriture sur l'amour: séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions - Ecrire sur frôlement
De l'huile, une bougie et un homme : l'arme fatale
Le moment unique où mon âme s’échappe de mon corps...
C’est un des moments rares où je me sens libre...
Mon esprit arrête enfin son manège et laisse à mon corps un peu de vie...
Je ne suis que terminaisons nerveuses. Des connexions en folie.
Comment fait-il pour être partout à la fois ?
De mon dos, ses mains glissent plus bas.
Encore plus bas.
Je sens un sourire dans sa voix quand il me rappelle dans un souffle de respirer.
Je crois que cela fait un moment que je suis en apnée...
Comment fait-il pour que je le sente en moi alors qu’il ne me touche presque pas ?
Frôlement, dessins du bout des mains, du bout des doigts...
Autant de flammes qui laissent sur ma peau comme une brûlante traînée !
Le rythme est doux et pourtant je me sens dans un tourbillon.
Le rythme est doux et je me sens tigresse.
Le rythme est doux et à chaque passage de ses mains, je cambre un peu plus les fesses...
Ô Dieu que c’est bon...
C’est un des moments rares où je me sens libre...
Mon esprit arrête enfin son manège et laisse à mon corps un peu de vie...
Je ne suis que terminaisons nerveuses. Des connexions en folie.
Comment fait-il pour être partout à la fois ?
De mon dos, ses mains glissent plus bas.
Encore plus bas.
Je sens un sourire dans sa voix quand il me rappelle dans un souffle de respirer.
Je crois que cela fait un moment que je suis en apnée...
Comment fait-il pour que je le sente en moi alors qu’il ne me touche presque pas ?
Frôlement, dessins du bout des mains, du bout des doigts...
Autant de flammes qui laissent sur ma peau comme une brûlante traînée !
Le rythme est doux et pourtant je me sens dans un tourbillon.
Le rythme est doux et je me sens tigresse.
Le rythme est doux et à chaque passage de ses mains, je cambre un peu plus les fesses...
Ô Dieu que c’est bon...
Mer 25 Nov 2009, 20:51 par
Asma sur Les liaisons sulfureuses
A fleur de peau
Dans le bus. Je rentre du travail. Journée éreintante. Qui pourrait croire que pourtant, mes reins demandent encore de l’exercice. Mais tout autre..
Dans le bus. Brutal coup de frein. Le dos large et puissant d’un homme se retrouve plaqué contre mes seins. Ô la douce douleur...
Et de rien, cela vint. Puis se transforma en lave, en magma en fusion.
Le désir brûlant.
Dans le bus. 17h, heure de pointe. Le moindre frolement et je décolle. Je cherche le contact. De mes jambes, de mes fesses. Et les pointes de mes seins durcissent.
Dans le bus. Des mâles. Mes yeux à hauteur de leur torse. Leur odeur me fait tourner la tete...odeur poivree. Mélange de parfum et de sueur. Moment bestial. Je n’ai qu’un geste à faire...
Ô la torture de cette promiscuité!
Le frôlement de mon chemisier me ferait presque crier...
Le frôlement de mon pantalon me donne envie d’y mettre la main...
Oh mon dieu, je vais jouir!
Est ce moi qui vient de gémir??
Dans le bus. Heure de pointe. Je crois que je délire.
Dans le bus. Brutal coup de frein. Le dos large et puissant d’un homme se retrouve plaqué contre mes seins. Ô la douce douleur...
Et de rien, cela vint. Puis se transforma en lave, en magma en fusion.
Le désir brûlant.
Dans le bus. 17h, heure de pointe. Le moindre frolement et je décolle. Je cherche le contact. De mes jambes, de mes fesses. Et les pointes de mes seins durcissent.
Dans le bus. Des mâles. Mes yeux à hauteur de leur torse. Leur odeur me fait tourner la tete...odeur poivree. Mélange de parfum et de sueur. Moment bestial. Je n’ai qu’un geste à faire...
Ô la torture de cette promiscuité!
Le frôlement de mon chemisier me ferait presque crier...
Le frôlement de mon pantalon me donne envie d’y mettre la main...
Oh mon dieu, je vais jouir!
Est ce moi qui vient de gémir??
Dans le bus. Heure de pointe. Je crois que je délire.
Lun 26 Oct 2009, 17:44 par
Asma sur Les liaisons sulfureuses
Le bon et le mauvais amant.
- Antoine, c’est Laure.
- Ah, salut, la belle, content de t’entendre, ça fait un bail...
- Oui, tu es toujours par monts et par vaux.
- Je rentre de Thaïlande. Pourquoi chuchotes-tu?
- Je ne suis pas seule.
Martine raconte sa mésaventure avec ce Marc dont elle dit pis que pendre, jurant qu’elle ne lui ouvrirait plus sa porte.
Antoine, ravi, demande des détails. Insidieusement, sans qu’elle s’en rende compte, il glane des informations sur les caresses qu’elle aurait voulu recevoir, la libido frustrée de son amie l’inspire, il commence à s’exciter. Une idée germe dans son esprit alerte.
- Laure. L’olibrius, là, il dort toujours?
- Oui, il ronfle.
- J’arrive.
- Quoi?
- Rappelle-moi le code de ton immeuble, j’arrive je te dis.
Une demie heure plus tard, Marc ronfle toujours du sommeil de l’homme repu, sûr de son bon droit, dans les draps frais de son hôtesse qu’il croit avoir conquis pour l’éternité.
Un frôlement à la porte, Laure ouvre à Antoine qui apparait, un bouquet de fleurs à la main.
- Où diable as-tu trouvé des fleurs à cette heure?
Pour toute réponse, Antoine clôt sa jolie bouche par un baiser profond, chaud et humide, tandis que ses mains entrainent la belle sur le divan du salon.
Ils sont amis depuis belle lurette, jamais ils n’ont flirté, mais devant le savoir-faire de son copain, Laure se reproche de n’avoir pas connu cet aspect de sa personnalité plus tôt.
De l’étonnement, elle tombe peu à peu sous le charme de ses caresses, ses sens prennent le dessus sur son entendement.
Antoine, quant à lui, met tout en œuvre pour tirer de sa compagne des soupirs de moins en moins discrets, ayant pour projet secret de réveiller le rustre qui s’est servi de son amie.
Laure, si reconnaissante qu’il comble sa faim, met elle aussi tout son cœur dans les caresses prodiguées, si bien que le couple navigue sur les flots divins des plaisirs et sensations multiples qu’ils se jurent de se prodiguer de nouveau les jours suivants.
Quand, enfin, ils font une pause, épuisés, Laure, en allant chercher la bouteille de champagne entamée dans sa chambre, s’aperçoit avec stupéfaction que Marc est parti, emportant toutes ses affaires. Toutes? Non, pas tout à fait, il lui manque une chaussette, tombée dans le seau à champagne!
- Viens! dit Laure depuis le lit où elle s’est affalée.
Antoine, hilare, surgit et se rend compte que sa manœuvre a fonctionné, il a vengé son amie. Le cuistre est parti la queue entre les jambes, c’est le cas de le dire.
Tout ragaillardi par l’image de l’homme fuyant et passant devant eux sur le divan, sans qu’ils s’en rendent compte, Antoine sent son membre se dresser de nouveau.
- Ah, salut, la belle, content de t’entendre, ça fait un bail...
- Oui, tu es toujours par monts et par vaux.
- Je rentre de Thaïlande. Pourquoi chuchotes-tu?
- Je ne suis pas seule.
Martine raconte sa mésaventure avec ce Marc dont elle dit pis que pendre, jurant qu’elle ne lui ouvrirait plus sa porte.
Antoine, ravi, demande des détails. Insidieusement, sans qu’elle s’en rende compte, il glane des informations sur les caresses qu’elle aurait voulu recevoir, la libido frustrée de son amie l’inspire, il commence à s’exciter. Une idée germe dans son esprit alerte.
- Laure. L’olibrius, là, il dort toujours?
- Oui, il ronfle.
- J’arrive.
- Quoi?
- Rappelle-moi le code de ton immeuble, j’arrive je te dis.
Une demie heure plus tard, Marc ronfle toujours du sommeil de l’homme repu, sûr de son bon droit, dans les draps frais de son hôtesse qu’il croit avoir conquis pour l’éternité.
Un frôlement à la porte, Laure ouvre à Antoine qui apparait, un bouquet de fleurs à la main.
- Où diable as-tu trouvé des fleurs à cette heure?
Pour toute réponse, Antoine clôt sa jolie bouche par un baiser profond, chaud et humide, tandis que ses mains entrainent la belle sur le divan du salon.
Ils sont amis depuis belle lurette, jamais ils n’ont flirté, mais devant le savoir-faire de son copain, Laure se reproche de n’avoir pas connu cet aspect de sa personnalité plus tôt.
De l’étonnement, elle tombe peu à peu sous le charme de ses caresses, ses sens prennent le dessus sur son entendement.
Antoine, quant à lui, met tout en œuvre pour tirer de sa compagne des soupirs de moins en moins discrets, ayant pour projet secret de réveiller le rustre qui s’est servi de son amie.
Laure, si reconnaissante qu’il comble sa faim, met elle aussi tout son cœur dans les caresses prodiguées, si bien que le couple navigue sur les flots divins des plaisirs et sensations multiples qu’ils se jurent de se prodiguer de nouveau les jours suivants.
Quand, enfin, ils font une pause, épuisés, Laure, en allant chercher la bouteille de champagne entamée dans sa chambre, s’aperçoit avec stupéfaction que Marc est parti, emportant toutes ses affaires. Toutes? Non, pas tout à fait, il lui manque une chaussette, tombée dans le seau à champagne!
- Viens! dit Laure depuis le lit où elle s’est affalée.
Antoine, hilare, surgit et se rend compte que sa manœuvre a fonctionné, il a vengé son amie. Le cuistre est parti la queue entre les jambes, c’est le cas de le dire.
Tout ragaillardi par l’image de l’homme fuyant et passant devant eux sur le divan, sans qu’ils s’en rendent compte, Antoine sent son membre se dresser de nouveau.
Ven 07 Mars 2008, 10:46 par
Positive sur Exercices de style
Volare... 4
Elle a ouvert les yeux, a souri, s’est étirée en se frottant contre lui, a regardé sa montre et poussé un petit cris étouffé. Vite, vite, elle a pris ses vêtements, l’a embrassé dans un frôlement d’aile et s’est sauvée.
- Attends, lui a-t-il crié, quand te reverrai-je ? Qui es-tu ?
Je suis sûre qu’elle lui a répondu mais le vent a gardé pour lui ses dernières paroles. Il ne savait rien d’elle, pas même son prénom, ni s’il la reverrait un jour. Pourquoi ne se levait-il pas ? Ne courrait-il pas après elle : il lui semblait que c’était vain et que, de toute façon, s’il devait la revoir, il la retrouverait. Et de cela il ne doutait pas, il l’avait attendue trop longtemps pour qu’elle disparaisse de sa vie à peine entrée... Seigneur, il revoyait sa vie comme à travers un film en accéléré, les moments heureux, les joies brèves, les longues quêtes d’il-ne-savait-trop-quoi, les moments de doute et de souffrance et ces moments vagues qui lui laissaient immanquablement un arrière goût âcre au fond du cœur. Le sentiment d’une vacuité. Et pourtant ! Sa vie était pleine, pleine de projets, de gens, de voyages, de bruit... Mais paradoxalement, plus il s’emplissait de mouvement et plus il se sentait vide en dedans... Lorsque le rideau tombait le soir, il se demandait parfois quel sens donner à toutes ses journées. A quoi cela rimait-il ? La gloire ? L’argent ? Le pouvoir ? La notoriété ? Il avait peu ou prou envie de balayer de sa main toutes ses choses comme des particules indésirables... Mais quoi ? Des femmes il en avait connu. Mais chaque fois, il se disait : « alors c’est ça l’amour »? Il se promettait toujours monts et merveille et puis, il se rendait compte que cela se terminait de la même façon à un iota près, passée la passion il ne restait plus que la contrainte et l’habitude. Le désir s’émoussait et l’amour retombait flasque dans l’assiette du quotidien... Jusqu’à présent, il n’avait pas aimé. Il l’avait ardemment souhaité, mais l’amour, l’unique, s’il l’avait rêvé adolescent, poursuivi adulte sans pourtant jamais l’atteindre, il lui arrivait de ne plus y croire... Il y avait pourtant un visage qui flottait quelque part dans son cœur et ce visage c’est aujourd’hui qu’il l’avait vu, touché, baisé sans que rien ne l’y prépare... Il s’était octroyé un temps de repos et de fuite : un temps nécessaire pour se ressourcer et faire le point sur « sa vie ». Et voilà qu’au moment où il l’attendait le moins, dans son désert, elle était venue à lui. Et derrière ce minois, un début de promesse qui révolutionnait son cœur. De l’amour il n’attendait rien que l’amour. Et il savait sans plus qu’il était arrivé à bon port. Oui, après bien des galères, il savait qu’enfin, il l’avait trouvée, Elle... Mais pour quels lendemains, pour quel voyage au long court ? Cela il n’aurait pas su le dire. Avec elle il ouvrait une porte qu’il n’avait fait jusqu’alors qu’entrevoir...
- Attends, lui a-t-il crié, quand te reverrai-je ? Qui es-tu ?
Je suis sûre qu’elle lui a répondu mais le vent a gardé pour lui ses dernières paroles. Il ne savait rien d’elle, pas même son prénom, ni s’il la reverrait un jour. Pourquoi ne se levait-il pas ? Ne courrait-il pas après elle : il lui semblait que c’était vain et que, de toute façon, s’il devait la revoir, il la retrouverait. Et de cela il ne doutait pas, il l’avait attendue trop longtemps pour qu’elle disparaisse de sa vie à peine entrée... Seigneur, il revoyait sa vie comme à travers un film en accéléré, les moments heureux, les joies brèves, les longues quêtes d’il-ne-savait-trop-quoi, les moments de doute et de souffrance et ces moments vagues qui lui laissaient immanquablement un arrière goût âcre au fond du cœur. Le sentiment d’une vacuité. Et pourtant ! Sa vie était pleine, pleine de projets, de gens, de voyages, de bruit... Mais paradoxalement, plus il s’emplissait de mouvement et plus il se sentait vide en dedans... Lorsque le rideau tombait le soir, il se demandait parfois quel sens donner à toutes ses journées. A quoi cela rimait-il ? La gloire ? L’argent ? Le pouvoir ? La notoriété ? Il avait peu ou prou envie de balayer de sa main toutes ses choses comme des particules indésirables... Mais quoi ? Des femmes il en avait connu. Mais chaque fois, il se disait : « alors c’est ça l’amour »? Il se promettait toujours monts et merveille et puis, il se rendait compte que cela se terminait de la même façon à un iota près, passée la passion il ne restait plus que la contrainte et l’habitude. Le désir s’émoussait et l’amour retombait flasque dans l’assiette du quotidien... Jusqu’à présent, il n’avait pas aimé. Il l’avait ardemment souhaité, mais l’amour, l’unique, s’il l’avait rêvé adolescent, poursuivi adulte sans pourtant jamais l’atteindre, il lui arrivait de ne plus y croire... Il y avait pourtant un visage qui flottait quelque part dans son cœur et ce visage c’est aujourd’hui qu’il l’avait vu, touché, baisé sans que rien ne l’y prépare... Il s’était octroyé un temps de repos et de fuite : un temps nécessaire pour se ressourcer et faire le point sur « sa vie ». Et voilà qu’au moment où il l’attendait le moins, dans son désert, elle était venue à lui. Et derrière ce minois, un début de promesse qui révolutionnait son cœur. De l’amour il n’attendait rien que l’amour. Et il savait sans plus qu’il était arrivé à bon port. Oui, après bien des galères, il savait qu’enfin, il l’avait trouvée, Elle... Mais pour quels lendemains, pour quel voyage au long court ? Cela il n’aurait pas su le dire. Avec elle il ouvrait une porte qu’il n’avait fait jusqu’alors qu’entrevoir...
Mar 28 Mars 2006, 19:10 par
dolce vita sur Histoires d'amour
Entre nous soit dit:
Tu es terriblement touche-à-tout
- Touche-moi, touche-moi encore
Tu es corset autour de ma taille
- Embrasse-moi, embrasse-moi encore
Tu es soie sur mes seins
- Caresse-moi, caresse-moi encore
Tu es désir chaud ardent dans mon ventre
- Trouble-moi, trouble-moi encore
Tu es frôlement qui coupe le souffle
- Effleure-moi, effleure-moi encore
Tu es je-veux-tout-de-toi et le reste
Tu es je t’aime dans nos nuits, dans nos jours
Tu es j’ai en moi chacun de tes gestes
Tu es terriblement mon amour.
- Touche-moi, touche-moi encore
Tu es corset autour de ma taille
- Embrasse-moi, embrasse-moi encore
Tu es soie sur mes seins
- Caresse-moi, caresse-moi encore
Tu es désir chaud ardent dans mon ventre
- Trouble-moi, trouble-moi encore
Tu es frôlement qui coupe le souffle
- Effleure-moi, effleure-moi encore
Tu es je-veux-tout-de-toi et le reste
Tu es je t’aime dans nos nuits, dans nos jours
Tu es j’ai en moi chacun de tes gestes
Tu es terriblement mon amour.
Sam 18 Fév 2006, 07:05 par
Lou sur Un monde parfait
ces mots là....
C’est bon de t’écrire, à défaut de te dire...et même si tu étais à portée de voix, je t’écrirais...mais tu n’échapperas pas à mes mots au creux de ton oreille.
J’ai envie, besoin de me livrer à toi mais j’ai aussi besoin de savoir que toi, tu te livreras, que tu oseras laisser venir tes mots, tous tes mots sans peur et sans retenue...j’aime tant ta voix...alors, parle-moi de tout, de rien aussi, de toi surtout...écris-moi, tu sais si bien lorsque tu oses les mots, les vrais, ceux qui osent sans métaphores, tes mots qui me laissent les yeux brillants, tes mots tellement remplis de tes sentiments et qui n’en peuvent plus de se retenir...ce sont ces mots-là qui nourrissent notre amour, laisse les s’échapper de ta bouche, de toi...laisse-moi les attraper...j’ai besoin d’eux, vraiment…écris-moi tous ces mots que, de mon côté et pour toi…parce que c’est toi…j’ose sans retenue…
Alors lis mon amour, lis mes mots qui osent, mes mots qui te disent le manque que j’ai de toi...
et dans ce manque il y a...
ces moments d’infime tendresse, quand je saisis au vol ton regard qui ne fait que m’effleurer et que je ressens si fort pourtant...
ces instants si ténus, rien que le temps d’un battement de paupières savoir...éprouver ce regard qui se veut presque "banal", qui ne fait que me frôler...et mes yeux qui se ferment l’espace d’une seconde pour mieux goûter ce bonheur...
dans ce manque il y a
tous nos sourires, tous nos regards, tous nos mots, tous nos gestes...
ta main qui m’attrape au passage...
ta nuque sous mes lèvres doucement avides...
ta nuque qui n’attend que ma caresse...
ta nuque...ce passage obligatoire: "prends mon baiser comme octroi, et celui-ci aussi, et cet autre encore...laisse mes lèvres y faire étape, et entre deux baisers laisse mes mots couler en toi...écoutes mon amour...
écoutes mon manque de toi...ressens le...
il est là dans mes caresses, au bout de mes doigts, au creux de ma paume...une pression, un frôlement...et mes lèvres qui effleurent ta peau, glissent sur tes courbes, ton corps qui m’apaise...
il est caché dans mes silences...il est dans chacun de mes mots, je le laisse filer au bout de mes soupirs...
il sort parfois, m’échappe...quelquefois si gros alors j’ai du mal à le retenir...pourtant il revient...
il est là, il ne me quitte pas, le manque que j’ai de toi...."
J’ai envie, besoin de me livrer à toi mais j’ai aussi besoin de savoir que toi, tu te livreras, que tu oseras laisser venir tes mots, tous tes mots sans peur et sans retenue...j’aime tant ta voix...alors, parle-moi de tout, de rien aussi, de toi surtout...écris-moi, tu sais si bien lorsque tu oses les mots, les vrais, ceux qui osent sans métaphores, tes mots qui me laissent les yeux brillants, tes mots tellement remplis de tes sentiments et qui n’en peuvent plus de se retenir...ce sont ces mots-là qui nourrissent notre amour, laisse les s’échapper de ta bouche, de toi...laisse-moi les attraper...j’ai besoin d’eux, vraiment…écris-moi tous ces mots que, de mon côté et pour toi…parce que c’est toi…j’ose sans retenue…
Alors lis mon amour, lis mes mots qui osent, mes mots qui te disent le manque que j’ai de toi...
et dans ce manque il y a...
ces moments d’infime tendresse, quand je saisis au vol ton regard qui ne fait que m’effleurer et que je ressens si fort pourtant...
ces instants si ténus, rien que le temps d’un battement de paupières savoir...éprouver ce regard qui se veut presque "banal", qui ne fait que me frôler...et mes yeux qui se ferment l’espace d’une seconde pour mieux goûter ce bonheur...
dans ce manque il y a
tous nos sourires, tous nos regards, tous nos mots, tous nos gestes...
ta main qui m’attrape au passage...
ta nuque sous mes lèvres doucement avides...
ta nuque qui n’attend que ma caresse...
ta nuque...ce passage obligatoire: "prends mon baiser comme octroi, et celui-ci aussi, et cet autre encore...laisse mes lèvres y faire étape, et entre deux baisers laisse mes mots couler en toi...écoutes mon amour...
écoutes mon manque de toi...ressens le...
il est là dans mes caresses, au bout de mes doigts, au creux de ma paume...une pression, un frôlement...et mes lèvres qui effleurent ta peau, glissent sur tes courbes, ton corps qui m’apaise...
il est caché dans mes silences...il est dans chacun de mes mots, je le laisse filer au bout de mes soupirs...
il sort parfois, m’échappe...quelquefois si gros alors j’ai du mal à le retenir...pourtant il revient...
il est là, il ne me quitte pas, le manque que j’ai de toi...."
Mer 30 Nov 2005, 09:04 par
danslalune sur La vie à deux
Avis de passage
12.7cm sur 17.5.
Enveloppe blanche, papier cartonné, brillant
Ecriture au feutre épais, noir
Lettres rondes, spontanées, droites, les t ressemblent à des v
Fermeture renforcée par un scotch que je décolle lentement.
Je suis rentrée de la poste en tenant mon enveloppe devant moi dans la rue. A regarder mon nom et mon adresse, épaisse, au feutre noir.
Port payé France.
J’ai coincé l’enveloppe entre mes dents, le temps de fouiller mon sac pour trouver mes clés, ouvert la porte et balancé mes souliers au hasard, tout en refermant la porte.
Je suis assise dans le divan, l’enveloppe posée sur la table basse, je regarde le scotch décollé. Attendant qu’il me livre son secret. Vas-y, dis-moi...
Il se tord stupidement sur le rebord de la languette de l’enveloppe, muet.
J’étale le contenu sur la table.
Une feuille de papier grisée, pliée en 4
Un emballage Bibendum bleu foncé, un papier brillant, comme pour un cadeau de Noël
Une clé
J’allume une cigarette et je me couche dans le divan, regardant l’équation à trois inconnues étalée sur ma table. J’ai toujours été nulle en devinette. Je préfère les poser, je n’ai pas la patience de chercher.
Je me force.
Je tâte le cadeau Bibendum, tout ficelé dans son bleu nuit. Il est tout mou, tout moelleux, pas très grand, à peine un carré de 10 sur 10.
Je rigole en pensant à une allusion que quelqu’un m’a faite. Il va t’envoyer son sperme dans un petit pot, tu auras le résultat de tes textes à la con. Tu pourras même le goûter ! Ou alors, il va se castrer pour toi. Un ptit bout de queue tout ensanglanté, tout mou. Ca te changera des queues qui bandent dans tes doigts.
Non, rien de tout ça.
Un petit mystère de 10 sur 10,
moelleux,
emballé dans un papier brillant
bleu.
Je prends la clé et la pose sur l’emballage. C’est juste une clé. Une clé pour une porte.
Je déplie la lettre.
Elle est vide, pas un seul mot, pas un trait, rien. Pas une odeur non plus.
Je cherche un parfum, une odeur de peau.
Rien.
Je sais que tu me lis, j’en suis certaine.
Guettant la chaleur de ma peau au frôlement de mes lettres
La moiteur de mon sexe sous les caresses de cette dentelle graphique.
Je sais que tu es là.
Et je n’ai pas ouvert l’emballage.
Encore.
Enveloppe blanche, papier cartonné, brillant
Ecriture au feutre épais, noir
Lettres rondes, spontanées, droites, les t ressemblent à des v
Fermeture renforcée par un scotch que je décolle lentement.
Je suis rentrée de la poste en tenant mon enveloppe devant moi dans la rue. A regarder mon nom et mon adresse, épaisse, au feutre noir.
Port payé France.
J’ai coincé l’enveloppe entre mes dents, le temps de fouiller mon sac pour trouver mes clés, ouvert la porte et balancé mes souliers au hasard, tout en refermant la porte.
Je suis assise dans le divan, l’enveloppe posée sur la table basse, je regarde le scotch décollé. Attendant qu’il me livre son secret. Vas-y, dis-moi...
Il se tord stupidement sur le rebord de la languette de l’enveloppe, muet.
J’étale le contenu sur la table.
Une feuille de papier grisée, pliée en 4
Un emballage Bibendum bleu foncé, un papier brillant, comme pour un cadeau de Noël
Une clé
J’allume une cigarette et je me couche dans le divan, regardant l’équation à trois inconnues étalée sur ma table. J’ai toujours été nulle en devinette. Je préfère les poser, je n’ai pas la patience de chercher.
Je me force.
Je tâte le cadeau Bibendum, tout ficelé dans son bleu nuit. Il est tout mou, tout moelleux, pas très grand, à peine un carré de 10 sur 10.
Je rigole en pensant à une allusion que quelqu’un m’a faite. Il va t’envoyer son sperme dans un petit pot, tu auras le résultat de tes textes à la con. Tu pourras même le goûter ! Ou alors, il va se castrer pour toi. Un ptit bout de queue tout ensanglanté, tout mou. Ca te changera des queues qui bandent dans tes doigts.
Non, rien de tout ça.
Un petit mystère de 10 sur 10,
moelleux,
emballé dans un papier brillant
bleu.
Je prends la clé et la pose sur l’emballage. C’est juste une clé. Une clé pour une porte.
Je déplie la lettre.
Elle est vide, pas un seul mot, pas un trait, rien. Pas une odeur non plus.
Je cherche un parfum, une odeur de peau.
Rien.
Je sais que tu me lis, j’en suis certaine.
Guettant la chaleur de ma peau au frôlement de mes lettres
La moiteur de mon sexe sous les caresses de cette dentelle graphique.
Je sais que tu es là.
Et je n’ai pas ouvert l’emballage.
Encore.
Ven 14 Oct 2005, 12:27 par
la marquise de sade sur Les liaisons sulfureuses
T'éveiller ce matin...
Si tu étais allongée, encore endormie et moi veillant sur ton sommeil, la tentation serait grande: je laisserais ma main, mon regard survoler tes courbes avec amour, avec envie...
Si ma main venait à se poser sur ton épaule, à travers le drap, elle irait un peu plus loin, épouserait la forme de ta taille, tes hanches...elle ferait frémir ta peau ,là, au plus tendre de tes cuisses: elle te ferait t’ouvrir et doucement gémir...
Si mes lèvres s’en mêlaient, elles se feraient amoureuses...juste un frôlement et ton corps tendu qui s’offrirait à leur caresse...
Si j’étais là, au plus délicieux de ton corps, je laisserais mes sens en profiter...encore et encore...je serais en toi, délicatement sensuelle selon ton désir, plus voluptueusement selon tes soupirs...
Si tu en étais là, ma bouche gourmande deviendrait plus entreprenante et guidée par tes ondulations, elle cueillerait ton plaisir.
Si ma main venait à se poser sur ton épaule, à travers le drap, elle irait un peu plus loin, épouserait la forme de ta taille, tes hanches...elle ferait frémir ta peau ,là, au plus tendre de tes cuisses: elle te ferait t’ouvrir et doucement gémir...
Si mes lèvres s’en mêlaient, elles se feraient amoureuses...juste un frôlement et ton corps tendu qui s’offrirait à leur caresse...
Si j’étais là, au plus délicieux de ton corps, je laisserais mes sens en profiter...encore et encore...je serais en toi, délicatement sensuelle selon ton désir, plus voluptueusement selon tes soupirs...
Si tu en étais là, ma bouche gourmande deviendrait plus entreprenante et guidée par tes ondulations, elle cueillerait ton plaisir.
Lun 01 Août 2005, 06:16 par
danslalune sur Les liaisons sulfureuses
Le baiser du sel.
L’eau fraîche les réveilla avec ce petit frisson qui prend naissance dans le creux du dos et hérisse les poils de la nuque. Délaissant la petite plage de sable fin Katy et Luc se tenaient les pieds dans l’eau face à la mer et prenaient le temps de s’accoutumer au changement de température. Katy s’avança la première et pénétra dans l’eau jusqu’en haut des cuisses, ce qui lui arracha un cri amusé et un nouveau frisson la secoua. Dans le creux de ses mains, elle pris de l’eau qu’elle étala sur ses bras, sa nuque et les épaules. Virevoltant sur elle-même, elle se retourna vers son homme occupé par les mêmes ablutions, puis le regarda en faisant une grimace comique alors qu’elle se laissait tomber doucement dans le bain d’eau fraîche. Il rejoignit dans un plongeon courageux.
Ces deux là n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Ils étaient contents de leur sort, prenant les choses comme elles viennent, s’aimant simplement. La déclinaison douce du sable leur permis d’avancer loin du bord jusqu’à ce que l’eau atteigne le haut du corps de Katy. Alanguis par le soleil qui les avait léché toute l’après-midi, fatigués de leurs jeux dans les vagues ils ne prirent pas la peine de nager vers la petite bouée comme ils aimaient le faire, mais s’allongèrent sur l’eau et firent la planche. Le nez dans les nuages, et les yeux fermés, ils se laissèrent ainsi ballotter légèrement par les vagues, s’échangeant de brèves paroles pour décrire ce qu’ils éprouvaient dans cette expérience commune. Qu’il est bon d’être insouciant, loin des tracas des hommes, des bêtises du monde se disait Luc.
- Je voudrais t’aimer ici, Katy dit-il soudain, toujours sur le dos.
Elle tourna la tête vers lui, amusée par les mots toujours inattendus de celui avec qui elle partageait sa vie depuis plusieurs mois.
- Je n’y vois pas d’inconvénient répondit-elle espiègle, sans changer de position.
Luc se rétablit dans l’eau et alla vers sa compagne, toujours allongée, les yeux grands ouverts, dardant avec excitation celui qui savait lui arracher des cris de plaisir. Il se tint debout un moment prés d’elle, puis posa doucement sa main sur son ventre. Il voulait la caresser sans qu’elle ne s’enfonce dans l’eau, que le poids de sa main soit suffisamment fort pour qu’elle le goûte sans briser l’ équilibre de la flottaison. C’était un jeu qui demandait une délicatesse infinie, une complicité sans faille. Elle comprit la manœuvre et se détendit pour ne goûter que les mains agiles de Luc sur sa peau. Elle sentit l’index de celui-ci glisser sous la lisière de son petit slip orange, se promener sur la lisière de son ventre, glisser vers une hanche, revenir vers le centre pour partir conquérir l’autre hanche. La caresse était aux frontières de l’érotisme, s’en approchant si prés, mais sans jamais la franchir. C’était bon, doux, simple.
Elle sentit le doigt se retirer de sous l’élastique, aussitôt remplacé par la main entière posée sur son maillot. Un petit frisson naquit au fond de son ventre tandis que les doigts de Luc survolaient au travers de son maillot la petite toison taillée pour l’été. La main descendit vers l’aine en l’effleurant, quitta la surface lisse du maillot pour se plaquer doucement sur l’intérieur de sa cuisse. Inconsciemment, ses jambes s’étaient entrouvertes, invitant ainsi son homme à continuer sa progression. La main descendit dans l’intérieur de la cuisse jusque sous le genou, puis remonta en passant sous la cuisse. Dans un frôlement les doigts remontèrent de la base des fesses vers l’entrejambe, insistant imperceptiblement sur l’entrée de son temple sacré.
Le petit séisme chaud qui la tarauda fit battre son cœur plus vite, créant un flot de désir venu du fond de son être. Elle se redressa vivement et se jeta au cou de Luc, la bouche avide de ses lèvres. Le goût du sel l’électrisa un instant, la chaleur et le goût plus sucré de la langue accueillante provoqua une autre bouffé intense de désir. Son ventre vide réclamait avec insistance qu’il fut comblé par de la chair dure et puissante. Elle se colla contre le torse de Luc, écrasant ses seins lourds et durs avec insistance. Leurs bouches tourbillonnaient avec fièvre, prises dans une valse folle et gourmande. Elle sentit une main s’emparer avidement d’un sein, passer sous le soutien-gorge pour coller sa paume contre le téton et pétrir à pleine main la forme compacte et généreuse. Autre frisson, ses yeux se voilèrent. Elle glissa prestement une main dans le maillot du jeune homme et s’empara vivement de l’objet de son désir. La chaleur de la main vint contraster avec le milieu liquide et augmenta l’intensité de l’érection. Les cœurs tambourinaient.
Un instant, ils s’arrêtèrent. La main de Katy entourait le sexe rigide de Luc, le flattant avec respect dans une caresse douce, lente, experte. Les yeux fermés, Luc goûtait ce moment de tout son corps. Il ouvrit les yeux et les planta dans ceux de Katy. Sans la quitter du regard, il posa les mains sur ses hanches et les fit descendre avec une lenteur calculée dans ses reins, et continua de la sorte jusque dans le maillot. Elles quittèrent la rondeur de ses fesses pour glisser sur les hanches, et, l’élastique du slip bloqué par ses poignets, il descendit les mains sur ses cuisses pour la libérer de cette ultime entrave à leur étreinte. Katy se plaqua contre lui, la main toujours nichée dans le caleçon qu’elle écarta. Elle se laissa glisser, et guidant le sexe du jeune homme, se planta doucement sur lui.
Elle sentit d’abord le froid envahir son ventre, et lui sentir le chaud envelopper son membre. Ce contraste de température les projeta tout les deux aux frontières du plaisir. Dans un râle il résista, et dans un cri elle se cambra pour elle aussi repousser l’issue. Lentement, au rythme des vagues, ils entamèrent ce va et vient magique. Luc sortait presque entièrement du ventre, marquant un petit temps d’arrêt pour sentir le contact froid de la mer sur son sexe, puis rentrait lentement pour renouer avec la chaleur brûlante du ventre en émoi. Ils renouvelèrent cette sensation sans se presser, leurs mains fébriles courant sur le corps de l’autre. Au paroxysme, les jambes de Katy enlacèrent la taille du Luc, ses bras enserrant fermement le torse de Luc. Les bras puissants de celui-ci s’étaient noués dans les reins de sa partenaire, l’écrasant contre lui avec force. Ils se figèrent au plus profond de l’étreinte, chacun cherchant à s’enfoncer encore plus loin dans le corps de l’autre, chaque infime petit mouvement dans les chairs les rapprochant de l’explosion.
Elle fut fulgurante. Katy sentit le flot chaud de la semence de Luc se déverser en spasmes puissant dans son ventre tandis qu’un point chaud et intense grossissait et se propageait au plus profond de son être. L’intensité augmenta sans répit, parcouru ses jambes, son dos, ses bras pour se planter avec force dans sa nuque. Elle se cambra, transpercée par ces pieux de jouvence, inondée par cette vague de plaisir chaud, terrassée par l’effort.
De cette union, la mer complice s’en souvient encore.
Ces deux là n’avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Ils étaient contents de leur sort, prenant les choses comme elles viennent, s’aimant simplement. La déclinaison douce du sable leur permis d’avancer loin du bord jusqu’à ce que l’eau atteigne le haut du corps de Katy. Alanguis par le soleil qui les avait léché toute l’après-midi, fatigués de leurs jeux dans les vagues ils ne prirent pas la peine de nager vers la petite bouée comme ils aimaient le faire, mais s’allongèrent sur l’eau et firent la planche. Le nez dans les nuages, et les yeux fermés, ils se laissèrent ainsi ballotter légèrement par les vagues, s’échangeant de brèves paroles pour décrire ce qu’ils éprouvaient dans cette expérience commune. Qu’il est bon d’être insouciant, loin des tracas des hommes, des bêtises du monde se disait Luc.
- Je voudrais t’aimer ici, Katy dit-il soudain, toujours sur le dos.
Elle tourna la tête vers lui, amusée par les mots toujours inattendus de celui avec qui elle partageait sa vie depuis plusieurs mois.
- Je n’y vois pas d’inconvénient répondit-elle espiègle, sans changer de position.
Luc se rétablit dans l’eau et alla vers sa compagne, toujours allongée, les yeux grands ouverts, dardant avec excitation celui qui savait lui arracher des cris de plaisir. Il se tint debout un moment prés d’elle, puis posa doucement sa main sur son ventre. Il voulait la caresser sans qu’elle ne s’enfonce dans l’eau, que le poids de sa main soit suffisamment fort pour qu’elle le goûte sans briser l’ équilibre de la flottaison. C’était un jeu qui demandait une délicatesse infinie, une complicité sans faille. Elle comprit la manœuvre et se détendit pour ne goûter que les mains agiles de Luc sur sa peau. Elle sentit l’index de celui-ci glisser sous la lisière de son petit slip orange, se promener sur la lisière de son ventre, glisser vers une hanche, revenir vers le centre pour partir conquérir l’autre hanche. La caresse était aux frontières de l’érotisme, s’en approchant si prés, mais sans jamais la franchir. C’était bon, doux, simple.
Elle sentit le doigt se retirer de sous l’élastique, aussitôt remplacé par la main entière posée sur son maillot. Un petit frisson naquit au fond de son ventre tandis que les doigts de Luc survolaient au travers de son maillot la petite toison taillée pour l’été. La main descendit vers l’aine en l’effleurant, quitta la surface lisse du maillot pour se plaquer doucement sur l’intérieur de sa cuisse. Inconsciemment, ses jambes s’étaient entrouvertes, invitant ainsi son homme à continuer sa progression. La main descendit dans l’intérieur de la cuisse jusque sous le genou, puis remonta en passant sous la cuisse. Dans un frôlement les doigts remontèrent de la base des fesses vers l’entrejambe, insistant imperceptiblement sur l’entrée de son temple sacré.
Le petit séisme chaud qui la tarauda fit battre son cœur plus vite, créant un flot de désir venu du fond de son être. Elle se redressa vivement et se jeta au cou de Luc, la bouche avide de ses lèvres. Le goût du sel l’électrisa un instant, la chaleur et le goût plus sucré de la langue accueillante provoqua une autre bouffé intense de désir. Son ventre vide réclamait avec insistance qu’il fut comblé par de la chair dure et puissante. Elle se colla contre le torse de Luc, écrasant ses seins lourds et durs avec insistance. Leurs bouches tourbillonnaient avec fièvre, prises dans une valse folle et gourmande. Elle sentit une main s’emparer avidement d’un sein, passer sous le soutien-gorge pour coller sa paume contre le téton et pétrir à pleine main la forme compacte et généreuse. Autre frisson, ses yeux se voilèrent. Elle glissa prestement une main dans le maillot du jeune homme et s’empara vivement de l’objet de son désir. La chaleur de la main vint contraster avec le milieu liquide et augmenta l’intensité de l’érection. Les cœurs tambourinaient.
Un instant, ils s’arrêtèrent. La main de Katy entourait le sexe rigide de Luc, le flattant avec respect dans une caresse douce, lente, experte. Les yeux fermés, Luc goûtait ce moment de tout son corps. Il ouvrit les yeux et les planta dans ceux de Katy. Sans la quitter du regard, il posa les mains sur ses hanches et les fit descendre avec une lenteur calculée dans ses reins, et continua de la sorte jusque dans le maillot. Elles quittèrent la rondeur de ses fesses pour glisser sur les hanches, et, l’élastique du slip bloqué par ses poignets, il descendit les mains sur ses cuisses pour la libérer de cette ultime entrave à leur étreinte. Katy se plaqua contre lui, la main toujours nichée dans le caleçon qu’elle écarta. Elle se laissa glisser, et guidant le sexe du jeune homme, se planta doucement sur lui.
Elle sentit d’abord le froid envahir son ventre, et lui sentir le chaud envelopper son membre. Ce contraste de température les projeta tout les deux aux frontières du plaisir. Dans un râle il résista, et dans un cri elle se cambra pour elle aussi repousser l’issue. Lentement, au rythme des vagues, ils entamèrent ce va et vient magique. Luc sortait presque entièrement du ventre, marquant un petit temps d’arrêt pour sentir le contact froid de la mer sur son sexe, puis rentrait lentement pour renouer avec la chaleur brûlante du ventre en émoi. Ils renouvelèrent cette sensation sans se presser, leurs mains fébriles courant sur le corps de l’autre. Au paroxysme, les jambes de Katy enlacèrent la taille du Luc, ses bras enserrant fermement le torse de Luc. Les bras puissants de celui-ci s’étaient noués dans les reins de sa partenaire, l’écrasant contre lui avec force. Ils se figèrent au plus profond de l’étreinte, chacun cherchant à s’enfoncer encore plus loin dans le corps de l’autre, chaque infime petit mouvement dans les chairs les rapprochant de l’explosion.
Elle fut fulgurante. Katy sentit le flot chaud de la semence de Luc se déverser en spasmes puissant dans son ventre tandis qu’un point chaud et intense grossissait et se propageait au plus profond de son être. L’intensité augmenta sans répit, parcouru ses jambes, son dos, ses bras pour se planter avec force dans sa nuque. Elle se cambra, transpercée par ces pieux de jouvence, inondée par cette vague de plaisir chaud, terrassée par l’effort.
De cette union, la mer complice s’en souvient encore.
Sam 04 Juin 2005, 17:25 par
PetitPrince sur Les liaisons sulfureuses
Ecrire sur frôlement
De l'huile, une bougie et un homme : l'arme fatale, A fleur de peau, Le bon et le mauvais amant., Volare... 4, Entre nous soit dit:, ces mots là...., Avis de passage, T'éveiller ce matin..., Le baiser du sel., Il y a 9 textes utilisant le mot frôlement. Ces pages présentent les textes correspondant.
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Emile Deschamps.
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