Souvenir d'empire...

La Marquise de Sade a écrit:
Quelle chose la plus incongrue vous a le plus séduit chez une femme/ un homme?


La chose la plus déplacée... La moins conforme aux us et coutumes... La plus délirante face au savoir-vivre...

Pour ma part... Quelque chose de voletant... Bien plus que des mots poétiques, qu’un pas de danse classique, qu’un sourire magique, qu’un regard subjectif...

Quelque chose qui nous prend tous pour la savourer à travers les temps... La capacité de s’évader, de s’envoler loin d’un monde emprunt de règles, quelque chose qui m’emporte pour ne jamais plus me poser.

En un mot... le bonheur de rêver et de satisfaire ses rêves. Emporter avec soi, dans son monde, toutes les personnes trop terre à terre pour se rappeler qu’elles ont été jeunes, qu’elles ont lu les contes de fées, qu’elles ont espérer avant de vivre comme des machines... La possibilité de se sortir de la terrible vie du "5 à 7" !

Pouvoir se croire ange, ou fée, ou princesse, ou roi, enfin... Se créer un monde et le mener à terme, faire naître ses ailes et se poser la nuit sur une île déserte...

Elle peut ne pas paraître incongrue cette chose que je trouve charmante... Mais de ce que l’on me dit quand on regarde la vie de rêves de quelqu’un... J’ai bien l’impression qu’il s’agit d’une espèce menacée, juger de haut simplement car elle applique les règles de ses envies, et non plus celles du monde...

Peut être finalement... Est-ce tout simplement... Une personne utopiste qui me charme... ahmoui En tout cas... Une chose est sure... C’est qu’elle doit être fort incongrue pour agir de manière non conforme...
Lun 12 Avril 2004, 16:35 par Rose sur La séduction

Un coeur pour les réunir tous...

PetitPrince a écrit:
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde.

Proverbe chinois


Le coeur d’un(e) libertin(e) ne peut donc avoir de fond... Tel est aussi celui du rêveur...

Même brisé, même critiqué, même chassé, même brûlé sur le buchet...

Citation:
Le coeur humain est un des rares instruments qui continue de fonctionner même lorsqu’il est brisé.


Mais... Personne ne doit oublier que...

Blaise Pascal a écrit:
Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose.


Il serait bien dommage de perdre ses peurs d’abîmes et ne plus se battre pour ses rêves...
Dim 11 Avril 2004, 21:46 par Rose sur Citations

La libertine...

Citation:
"Le libertin, c’est celui qui les aime toutes, sans appartenir à aucune".


Que dire de la libertine?

De celle qui excite leurs appétits sous ses airs mâtines
Qui d’un déhanchement les transforme en nougatine
Fondant entre ses mains, cédant sous ses lèvres

De celle qui réveille la bête et les emporte loin de la réalité
Qui d’un sourire les fait débiter des absurdités
Pensant qu’ils la garderont, ils deviennent chèvres

De celle qui possède leur coeur, leur corps
Qui d’un baiser langoureux leur fait atteindre des records
Sachant qu’il ne s’agit que d’hors-d’oeuvre

De celle qui obsède leur âme, leur sexe
Qui d’un coup de langue les laisse perplexe
Imaginant qu’eux seul lui donneront la fièvre

De celle qui vole les maris, débride les plus fidèles
Qui d’une attention nouvelle envahit leur citadelle
Oubliant quelques heures leur vie mièvre


De la libertine, comblant les hommes
Jouant de leur corps et de de leur âme
Profitant de leurs faiblesses pour les faire renaître
Exacerbant ses propres faiblesses pour naître
Réclamant la place d’amante, voulant toujours la flamme

C’est celle qui est aimée de tous,
Détestée de toutes...
Sans appartenir à aucun,
Une petite part de nous toutes ...
Sam 10 Avril 2004, 09:48 par la marquise de sade sur Citations

Changer de vie...

Loyd a écrit:
Pourquoi ne pas chercher à vivre à fond avec le coeur?

Tout simplement car...

Jean Guéhenno a écrit:
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu’il faut. On ne vit que parce qu’on est dur.


PetitPrince a écrit:
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde.

Mais tout en sachant que...

Christine de Suède a écrit:
Le coeur humain est un abîme inconnu à lui-même ; celui qui l’a fait en pénètre seul le fond.


Et n’étant jamais seul à l’explorer... Comment peut-on en apercevoir le fin fond ?
Ven 09 Avril 2004, 00:22 par Rose sur Citations

si loin, si près

Tu es une femme au coeur charmant
Tu vis loin au-delà les océans
Malgré la distance, malgré le temps
Pour toi, je ne puis contrôler mes sentiments

J’aimerais tant ...
Adoucir les regrets que pleure le passé
Combler les vides de ta solitude
Etre dans tes pensées des plaisirs nocturnes
Souffler les murmures de ton âme

Dis moi pourquoi es-tu si loin de moi
Quand nous pourrions dans le même émoi
Nous mélanger dans des draps de soie ?

J’aimerais tant...
Deviner les secrets de tes soupirs
Entendre les berceuses à ton bébé
Résonner les échos de ton amour
Parcourir le chemin à ton soleil

Dis moi pourquoi es-tu si loin de moi
Quand nous pourrions sous le même toi
Vivre et partager des moments de joie ?

Je ne pourrais jamais te toucher
Sans penser que je fais une erreur
Je ne pourrais jamais t’aimer
Sans que mon coeur ne périsse de douleur

Je suis amoureux de moi
Je suis amoureux de moi avec toi
Souffre mon désir
Souffre mon désir pour toi
Lun 05 Avril 2004, 22:26 par la_tulipe_noire sur La vie à deux

L'amante de Tom

A 16h42, Tom n’avait qu’une seule envie... Ca le taraudait depuis une semaine, mais au lieu d’y succomber, il laissait grandir son désir. D’ordinaire, à la moindre pulsion érotique, il trouvait toujours une copine à appeler ou une prostituée à choisir. C’était selon son humeur. Tantôt amant, tantôt canaille.

Mais là, il avait envie d’exploser. De se sentir crever d’envie, presque à en devenir dingue, et de déguster l’étreinte qu’il aurait pour assouvir son manque. Vingt fois, il avait commencé à se soulager à la main, tant son ventre hurlait à l’attaque. Vingt fois, il avait arrêté en souriant un sage "Plus tard, plus tard".

Tom, c’était pour Thomas, son vrai prénom. Petite frimousse sur un corps honorable, "Tom" adoucissait ses traits assez charismatiques. Un homme à femmes, qu’on appellait avec malice Tom le manchot. Le manchot, ce n’était pas parce qu’il avait perdu un bras, ou qu’il était maladroit. Non. La nature l’avait gratifié d’un pénis fabuleux, que toutes les femmes qui le connaissaient considéraient comme son troisième bras.

Pour se tempérer, Tom passait mentalement en revue l’amante qui lui fallait pour assouvir son formidable désir. Hors de question de choisir une pute, ça gâcherait toute cette semaine d’attente en un coup vite bâclé, mal balancé. Il opta alors pour examiner les maîtresses qu’il affectionnait le plus.

Laure était une superbe femme. Elle posait pour les affiches que l’on voit dans les pharmacies. Les jambes pour la crème amincissante, la poitrine pour des traitements raffermissant, sans compter son ventre qui servait aussi à montrer les stupéfiants résultats du denier truc à la mode pour avoir la silhouette de rêve. Une silhouette de rêve, mais une libido plutôt moyenne. En tout cas, absolument pas adaptée à l’actuel tempérament carnassier de Tom.

Christelle. Mère de famille, en mal de sexe. Toujours avide, à le coller, à le lécher, le manger et l’étreindre. Une insatiable. Probablement mal "entretenue" par son mari, elle se payait de temps en temps des pics de sexe avec Tom, et profitait à fond des peu de moment qu’elle avait avec lui. Quand il partait de chez elle, en général le Dimanche après midi, il était à plat, lessivé, calmé pour au moins deux semaines tant son corps était fatigué et son sexe irrité. Mais Christelle, ce n’était pas une esthète du sexe. Plutôt directe, elle ne jouait pas trop avec l’autre et avait un peu des manières de paysannes finalement. Et lui, là, il avait envie de beauté aussi.

Marie. Ce serait Marie qu’il dégusterai ce soir. Ca lui avait tout d’un coup semblé évident. Evident que ce serait ce soir qu’il mettrai un terme à son attente et évident que ce serait Marie. Ah Marie. Son corps d’ébène n’était pas des plus parfait, mais possédait son charme propre. Des seins pleins, tombant légèrement, un petit ventre qu’elle entretenait par des séries d’abdominaux quotidiens, des belles hanches pleines et enfin des cuisses galbées par ses petits footing réguliers. Une fille qui prend soin d’elle, sans être une bombe.

Mais ce qui était le plus excitant chez elle, c’était la langueur avec laquelle elle s’abandonnait. Elle prenait son temps. Avec elle, les préliminaires duraient des heures. Ca commençait gentiment, en parlant dans la cuisine ou dans la rue. Un petit baiser, une caresse sur son bras. Jamais de geste très directs. Elle posait son regard sur lui, avec une douce sincérité, dans laquelle ne transparaissait jamais l’envie ni la concupiscence. Et pourtant. C’était le début d’une interminable danse de séduction, qui l’entraînait chaque fois au paroxysme, au bord de l’extrême, tout au bord ...

Elle restait belle et sereine, tandis que lui commençait à sentir le diable lui prendre le corps.Et lorsqu’elle s’en rendait compte, elle le regardait en riant chaudement, comme une complice avec laquelle on prend plaisir à partager sans rien dire. Tiraillé entre le désir et la plénitude du moment passé avec elle, il lui abandonnait toujours la conduite de la barque de leurs amours.

Une fois, alors qu’il dégustait du thé glacé sur la terrasse de Marie, il s’était tout d’un coup rendu compte que tout l’après midi passé avec elle n’avait été qu’une lente et hypnotique parade de séduction. Sentir son parfum sucré, apercevoir les bouts de son corps serrés dans son paréo, et parfois les sentir contre lui lorsqu’elle se levait pour chercher derrière son épaule du sucre de canne ou des gâteaux. Tout ceci semblait pourtant si naturel. Aussi naturel que son envie d’elle.

C’est en revenant de sa réflexion qu’il l’avait alors vue le regarder, avec un petit sourire amusé.
- Toi, tu es parti très loin hein ?
- Euh, oui concéda-t-il en riant.

Elle s’était alors levée comme en regardant a l’intérieur d’elle même, contournant la table pour venir à son niveau. Calmement elle avait jeté un regard au noeud de son paréo, puis avait rivé son regard dans le sien, tandis que son paréo tombait par terre dans un feulement discret. La plupart des femmes, comme Christelle, se serait contentée de l’enfourcher sur son fauteuil, et de l’embrasser avec une fougue grandissante. D’autres comme Laure, aurait simplement déboutonné le pantalon de Tom pour l’avaler timidement.

Pas Marie. Marie elle, elle le regarda droit dans les yeux, lui mit la main sous le menton, et dans un baiser doux et pulpeux, elle lui avait murmuré "Viens", l’avait encore une fois regardé avant de se retourner pour s’appuyer contre la table et lui offrir par la même sa croupe généreuse et féline.

Lentement, ils s’étaient aimés. Sans brutalité, ni quête de performance. Dés lors ou il l’avait pénétrée, il n’avait eu de cesse de chercher et maintenir une sorte de contact suave dans l’intimité du corps de Marie. Une lente danse pleine de douceur et de sensualité, mais aussi terriblement impudique. Dans la recherche de ce contact profond, les corps se cambraient pour s’épouser, se courbait pour se retenir, pour s’approfondir.

La terrasse fut leur seul univers pendant ces heures ou ils s’abandonnèrent à l’étreinte. Lorsque vacillants ils entrevoyaient venir le paroxysme, Marie se transformait en véritable lionne, l’entraînant avec fougue dans le mouvement souple et puissant de ces reins. Sa tête roulait dans son dos, sur ses épaules, puis tombait en avant. Ses yeux fermés ne regardaient plus le monde, ils écoutaient plutôt son corps. Dans cette frénésie, alors que l’ultime moment semblait inéluctable, elle ralentissait subitement le rythme, ouvrant ses yeux pétillants sur le visage crispé de Tom. Et lentement, elle revenait à une ondulation souple et sereine de ses hanches, désamorçant en douceur l’explosion qui aurait du se produire dans leurs corps en flamme.

Ce manége commença à l’heure ou l’après-midi décline, et ne cessa qu’une fois la nuit tombée. Sans discontinuer, la fabuleuse maîtresse de Tom alterna ses vagues frénétiques aux moments d’accalmie. Leur quête leur avait fait parcourir toute la terrasse, et leurs corps gardaient les traces des murs et des sols qu’ils avaient rendu complice de leurs ébats. Quand la septième et ultime danse se termina, c’est une Marie épuisée qui chevaucha un Tom complètement défait. Sur le fauteuil de jardin, elle lui imprima de lents mouvements de va et viens, simples, sans chichis. Réglés comme des montres suisses par leurs ébats de l’après midi, ils sentirent tout les deux monter du fonds de leurs ventres un véritable tsunami. En souriant, ils firent face à ce qu’ils voyaient venir, sachant que leur corps éreintés ne supporteraient peut être pas la puissance du plaisir qui s’annonçait.

Dans un choc de titan, leurs corps se courbèrent et se raidirent brutalement, comme transpercé par une décharge électrique foudroyante. Leurs bouches ouvertes démesurément criaient sans laisser sortir aucun son. Marie se mit à pleurer, prenant sa tête dans ses mains, comme atteinte de démence, et Tom, crispé sur les bras du fauteuils de jardin ne pouvait plus faire aucun mouvement tant la frontière entre le plaisir et la douleur était floue.

Tom repensait à cet après-midi. Chaque détail, chaque odeur lui revenait et rendait ses pensées si réalistes que ses mains commençaient déjà à se crisper sur le fauteuil de son bureau. De retour de son excursion dans ses souvenirs, il se détendit, attendit que son coeur retrouve sa contenance et but une grande rasade d’eau minérale à la bouteille.
Il décrocha alors le téléphone, et composa le numéro de Marie.
Lun 05 Avril 2004, 08:40 par PetitPrince sur Les liaisons sulfureuses

un 14 juillet à Paris

Nous sommes descendus à Louvre-Rivoli. Le soleil qui inondait Paris nous avait décidé à flâner au gré de nos envies. Face à toutes les merveilles qui s’offraient à nous, nous avons hésité. Puis opté pour les bords de Seine tout proches pour démarrer notre ballade. Le lieu d’arrivée était connu : la gare Montparnasse. Un train m’y attendait en fin d’après midi. Le parcours jusqu’à ce point n’avait qu’un guide : notre curiosité.

Nous voilà donc tous les quatre à déambuler sur les bords du fleuve. Le soleil qui reflète à sa surface lui donne un aspect lisse et brillant, inhabituel pour ces eaux saumâtres. Il y a là un couple d’amis, toi … et moi. On s’est connu à l’université. La vie nous a séparé mais les liens sont restés. Nous essayons de nous revoir aussi souvent que possible, malgré la distance et le temps qui passe. Autant le dire tout de suite, il y a longtemps que tu ne me laisses pas indifférent, même si je n’ai jamais osé te l’avouer.

Nous progressons sur les berges. Nos deux amis main dans la main et nous deux, l’un à coté de l’autre, si proches et si éloignés pourtant. Je me dis que la vie est nulle en géométrie, que notre petit groupe serait plus symétrique si mon bras entourait tes épaules dévêtues. De temps à autre nous nous éparpillons pour laisser passer un jogger du dimanche matin ou un roller man trop pressé. Dans ces moments là j’ai l’impression qu’on me bouscule, qu’on m’agrippe pour me séparer de toi. Je voudrais tellement sentir ta peau contre la mienne. A ce moment là je ne sais pas que quelques mois plus tard cette peau du désir ne prendra pas à la greffe amoureuse. Le rejet sera brutal et froid. Chirurgical. Ce jour là je ne savais pas que le début de ce récit serait la fin de notre histoire…

Déjà le Pont Royal et une envie de passer de l’autre côté (nous avions la veille fait honneur de notre présence aux jardins des Tuileries). Sur les hauteurs du pont, l’horizon dégagé nous impose un arrêt. L’impression de flotter au dessus du fleuve et de pouvoir ainsi glisser de monuments majestueux en merveilles architecturales, est grisante. Nous ne parlons plus, nos huit yeux regardent loin devant eux. Quelle chance d’être là ! … là et ensemble. Au bout de quelques minutes d’irréalité nous étions prêts à reprendre notre chemin. Mais, après quelques pas, nous nous sommes aperçus, tous les trois, que tu ne nous suivais pas. Tu étais restée là, accoudée à la rambarde, le regard lointain …tu semblais tellement perdue dans tes pensées que tu ne t’étais même pas rendue compte que nous partions. Je me disais alors – j’espérais – que tes tourments étaient proches des miens, que tu fustigeais la vie de sa maladresse, que tu maugréais contre moi de ne pas te prendre dans mes bras, là, maintenant, tout de suite ! que tu me haïssais de ne pas te dire que je t’aimais …mais vas y, bon sang ! Qu’attend tu pauvre fou ? Je ne savais pas à ce moment là que l’amour pouvait faire rêver à des choses impossibles, faire croire accessible l’inaccessible, transformer un geste ou un mot insignifiant en un soupçon de passion enflammée. L’amour rend aveugle dit-on. Il peut aussi améliorer la vue, en vous faisant voir des choses qui n’existent même pas en réalité
Dim 21 Mars 2004, 23:02 par la_tulipe_noire sur La vie à deux

Errance sur les rives de l'incertitude

4h est loin encore,
demain c’est déjà aujourd’hui,
moins loin, mais encore si loin d’attendre encore un peu.
Le sommeil toujours fini par l’emporter,
et d’hier, aujourd’hui et demain
il ne fera plus qu’un.

4h est loin encore,
demain est déjà aujourd’hui,
d’incertitudes il demeure,
d’inattendu il aurait pu être.
Les cartes n’ont peut être pas de valeur identique
suivant qui les tient en main.

4h est loin encore,
si proche pourtant,
mais si inconnu, si insondable.
4h et Paris dormira encore un peu,
au loin, si loin de tout autre destination.

4h c’est bientôt,
1h, 60mn, 3600 secondes,
et de temps au détail s’agrandit alors sa distance,
d’interrogation sans réponse,
de pourquoi et de non.
4h c’est du rêve,
4h n’est peut être pas réalité,
4h sera peut être éphémère de ce jour.

4h et toujours 4h, qui,
telle une horloge de ses tic tac,
éloigne obsessionnellement le sommeil.
4h et le temps qui passe,
4h et la fuite peut être,
4h et les je veux,
mais les pourquoi aussi qui agressent.

4h et ce sera l’instant alors,
d’affronter ou de sombrer.

4h et s’il n’est pas trop tôt,
il pourrait être trop tard.

4h et je ne sais plus,
4h s’il l’était déjà,
4h de temps écoulé,
4h de temps perdu,
4h de rapprochement,
4h aussi l’éloignement.
4h le risque se paie
4h ne vaincra pas pour autant.

4h, 4h, 4h,
un chiffre,
une lettre,
et tout semble tenir à ce fil.

4h, 4h, 4h,
telle une montagne à gravir,
et d’une falaise à plonger.

4h, 4h, 4h,
pourquoi pas,
soyons fous et osons.

4h, 4h, 4h,
le temps s’égraine encore et toujours,
irrémédiablement.

4h, et le sommeil l’emporte,
4h, si proche du temps,
4h, la peur au ventre,
4h, la fuite en avant,
4h, affronter est trop dur,
4h, le doute sera-t-il alors vainqueur?

4h, je vous quitte,
tous les dormeurs ne seront pas présents,
sur les heures qui s’en suivront,
les distances glisseront,
le temps s’ecoulera encore,
et les questions s’envoleront.

4h, Paris dort encore,
4h, je m’endors.
Sam 20 Mars 2004, 15:45 par Ri1kedesBêtises sur L'amour en vrac

la langue de l'amour

lundi 15 mars - 22h06

De longues heures de frustration en prévision de cette semaine
Le téléphone, les messages et nos pensées seul remède à ce problème
Moi, pour faire passer mon impatience, j’aurai recours à ce poème
Chaque jour en quelques mots, j’écrirai sur un même thème
Cinq jours pour te dire dans toutes les langues que je t’aime...


mardi 16 mars - 19h45

Tes yeux posés sur mes genoux
Tes lèvres flirtant dans mon cou
Embrasse-moi. Encore, partout.
Surprends-moi, emmène-moi, loin de tout
Quand je m’endors, réveille-moi, comme ça, d’un coup
Pour me dire dans un souffle, I love you


mercredi 17 mars - 18h21

Les caresses, les baisers, les regards que je te prodigue
Quand sur ton esprit se dépose un voile de fatigue
Pas d’habitude, pas de barrière, franchissons les digues
Tes soupirs, tes silences, tes envies m’intriguent
Au pays des glaciers et des volcans écoute ... èg elska big


jeudi 18 mars - 23h49

La semaine touche à sa fin presque
Mes mots pour autant ne sont jamais à sec
Laisse moi une dernière fois te dépeindre la fresque
Encore une fois jouer avec ces arabesques
Pour te répéter ...te iubesc


vendredi 19 mars - 18h23

Dans quelques heures, ce sera la fin de ces maux
Dans quelques heures, l’échange de nouveaux mots
Ils diront sans aucun doute que nous ne sommes que deux sots
Que nous avons oublié nos âges, ne sommes plus des ados
Pourtant une nouvelle fois .. ti amo


La marquise... multilangue ange
Ven 19 Mars 2004, 18:37 par la marquise de sade sur L'amour en vrac

La citadine

Les premiers rayons de soleil illuminaient mon bureau et me donnaient envie de déjeuner au parc, plutôt qu’entre copines à la cantine. Je souhaitais savourer en égoïste le beau temps qui revient, loin de l’ambiance de commérage du travail.

Treize heures trente, prenant me veste et mon sac, je m’éclipse de mon bureau afin qu’aucune collègue n’ait la mauvaise idée de vouloir venir avec moi.

Je fais un saut chez l’épicier pour m’acheter un petit sandwich suédois, et toute contente, je file vers le parc qui est bien à quinze minutes à pied.

A cette heure-ci, ce qui est délicieux, c’est qu’il n’y a plus personne. Je lorgne tous les meilleurs bancs, qui d’ordinaire sont pris par de petits groupes en costumes et tailleurs. J’ai l’embarras du choix. J’opte finalement pour un adorable petit banc en bois près d’un massif de fleurs plein de couleurs printanières.

Le soleil le couve de ses rayons timides et délicats, lui donnant un air presque féerique. Comme il est attirant...

Délicatement, je m’asseois, savourant le contact de son bois tiède contre mes fesses, frissonnant lorsque mon dos se pose doucement sur son dossier.

Je me sens bien. Le soleil nous regarde discrètement à travers les branchages des arbres bourgeonnant,et son doux éclat vient réchauffer les endroits où ma peau s’offre à lui. Je ferme les yeux pour mieux le goûter.

Comme c’est bon de le sentir comme ça, chaud, délicat, réconfortant. De ses doigts, il caresse mon cou, s’attarde quelques fois sur la naissance de mes seins dans l’ouverture de mon chemisier. Je le sens même lorgner vers mes cuisses de temps en temps.

Je souris, je ris, je suis heureuse. J’ouvre un instant les yeux pour vérifier que personne d’autre que moi ne partage cet instant. Non, je suis seule, tranquille. Je m’enfonce alors un peu mieux dans le confort que m’offre le banc, cherchant à renouer le contact avec le soleil qu’un instant j’ai perdu. Et voila, je le sens à nouveau contre moi, je referme les yeux.

Un petite pensée folle, accompagnée de son battement de coeur: j’enlève un, puis deux boutons à mon chemisier. Effrontée, je caresse tendrement le haut de mes seins. Ils sont beaux, je le sais. Ni trop petits ni trop gros, bien dessinés, avec un joli galbe en pomme. Mes décolletés ne sont pourtant jamais profonds, je préfère bien souvent une chemise entrouverte sur leur rondeur. C’est tellement plus affolant. Je ris discrètement à cette idée, c’est si drôle de me prendre à penser que je suis une femme qui aime son corps !

Redevenant sérieuse et soudain décidée, j’écarte maladroitement les pans déja ouvert de mon chemisier, faisant encore sauter un bouton. Je suis au beau milieu d’un parc, enfoncée dans mon banc, et exhibant ma poitrine réputée magnifique, l’offrant non seulement au roi des astres, mais aussi à la vue de n’importe quel passant qui aurait la mauvaise idée de passer par ici... Mais il n’y en a pas, mon banc est dans une petite enclave du parc, comme protégé, isolé du reste du monde.

Je suis à la fois rassurée et excitée. Rassurée parce que je me sens en sécurité ici, sur mon banc au soleil, et excitée par le risque improbable d’être découverte en train de faire mes bêtises. Oh, on ne vit qu’une fois, et puis après, si quelqu’un me voit qu’est ce que ça fait hein ? Forte de cette évidence, j’enlève un à un les derniers boutons de mon chemisier, et comme je trouve que ça fait vulgaire de rester dans cette tenue intermédiaire, je l’enlève carrément et le pose sur le rebord du dossier. Puis, j’enlève mes chaussures et enfin je m’allonge sur le banc.

J’ai envie d’être excitante, sexy, désirée et désirable. Comme une petite chatte je m’étire sur mon morceau de paradis. Je sens la chaleur et la texture rugueuse du bois chaud contre mon dos et mes mollets, et en tournant la tète, je peux même sentir son odeur ravivée par le soleil. C’est si bon, que j’en ai des petites contractions dans les reins, et je me cambre de plaisir.

Dans un soupir de satisfaction, je laisse tomber alors mes bras et les croise derrière ma tête, un sourire béat sur les lèvres.

Le soleil semble s’être trouvé un compagnon pour jouer avec mon corps. Car tantôt, je sens sa chaleur sur mes seins nus, tantôt je frissonne, lorsque prenant sa place à la faveur d’un petit nuage cotonneux, le vent vient lécher de ses timides et rapides caresses mes tétons en émoi... Timide, mais pas tant que ça ! Le vent est un coquin, s’insinuant dans les plis de ma jupe et me forçant mine de rien à m’ouvrir pour le laisser passer. Soit, qu’il passe, je suis d’humeur mutine...

Je suis restée ainsi une bonne demi heure, les yeux fermés, à me faire caresser par les éléments. Les incessants jeux de chaleur que le vent et le soleil faisaient sur mon corps à demi nu, étaient ponctués par la surprise qu’occasionnait la chute d’une petite feuille sur mon ventre. Toutes ces sensations semblèrent se combiner, et me maintinrent dans un désir à la fois merveilleux et animal. L’odeur de mon intimité me parvenait quelquefois, exhalée par un nuage de chaleur et acheminée par mon amant le vent coquin.

Dans un souffle, j’ai jouis doucement.
Mar 16 Mars 2004, 17:26 par PetitPrince sur Les liaisons sulfureuses

Re: Proverbe chinois - Le coeur

PetitPrince a écrit:
Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde.

Proverbe chinois


Le coeur est toujours dans un état transitoire, il se gonfle et se dégonfle à l’infini ... quand il est à plat, le fond du coeur est facile à atteindre. S’il est gonflé à son maximum, on en voit jamais le bout ...du coeur

La tulipe...spécialiste en malaise cardiaque.
Jeu 04 Mars 2004, 16:33 par la_tulipe_noire sur Citations

Proverbe chinois - Le coeur et la tête

Marquise, ne tinquiete pas d’un tel voyage car :

Un chinois a écrit:
L’esprit a beau faire plus de chemin que le coeur, il ne va jamais si loin.
Jeu 04 Mars 2004, 16:01 par PetitPrince sur Citations

En retrait...

la marquise de sade a écrit:
...

La marquise.. s’il n’en reste qu’une, je serai celle-là !

sur ce point là, tu ne crois pas si bien dire,
je suis consciente de ce que valent les uns et les autres,
et mes préférences relationnelles en tous genres vont à la gente masculine.

A toutes ces citations qui peuvent être considérées machistes je m’accorde en grande partie, je ne suis pas dupe de l’image que peut laisser entrevoir la gente féminine.
Elle pourrait ETRE, mais elle ne se donne pas les moyens d’ETRE, autre que ce qu’elle laisse PARAITRE.

De plus, ce combat machisme contre féminisme et vice versa, ainsi mené me semble bien loin de ce que peut être la séduction par elle même, même si parfois dans la provocation l’on peut entrevoir la séduction...
A trop vouloir provoquer l’on peut s’y perdre.
A trop jouer le jeu de la provocation, on peut en oublier celui de la séduction.

Aussi, Dame Marquise et Damoiseaux, ce combat je vous laisse vous livrer,
il n’est pas mien, et en rien je n’aurai de plaisirs à le poursuivre.



Trop sage peut être suis-je...
de posséder une rose éclose, ne suis-je pas plus riche que d’avoir en main une cagnotte débordante des pétales d’une rose morte?
Jeu 26 Fév 2004, 07:03 par Ri1kedesBêtises sur Citations

Re: Taratata

PetitPrince a écrit:
Socrate, rappellons le est une "figure". A savoir, on ne parle rarement en philosophie de Socrate, mais de la "figure de Socrate". En bref, ce qu’il représente. Et Socrate, désolé les gars était, loin d’être un mysogine.


Nous le savons bien, du moins pour ma part, et part ma citation, j’ai tenté déclaircir cela,de toute facon ce n’est qu’une simple vision, il est si facile de prendre une phrase en l’extirpant de son contexte. Mais j’attends de voir le pendant masculin de notre topic, car il est vrai, qu’il y a de quoi faire,et ce sera tout aussi vrai...
Mar 24 Fév 2004, 01:14 par sephinou sur Citations

Taratata

Socrate, rappellons le est une "figure". A savoir, on ne parle rarement en philosophie de Socrate, mais de la "figure de Socrate". En bref, ce qu’il represente. Et Socrate, désolé les gars était, loin d’être un mysogine, même si la contribution de notre bien aimée tulipe, pourrait le faire croire. Simple effet de rhétorique avec ce qui encadre ce post plein de sagesse et d’amour malgré tout.

Mais tiens, puisque nous sommes dans la mysoginie philosophique, lachons nous donc. j’espere simplement que les demoiselles de ce forum initierons le pendant de nos betises en creant un post de mysanthropie à base de citations bien senties (les mecs, on est mal, on est mal, il y en a quelques unes qui tuent ...).

Pour ma part, je met aussi un euro dans votre joli florileges sur les femmes, le mariage , socrate, tout ca, tout ca :

Citation:
La chaîne du mariage est si lourde qu’il faut être deux pour la porter, souvent trois.

Alexandre Dumas (1802-1870)
Mar 24 Fév 2004, 00:11 par PetitPrince sur Citations
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