J'étais un bel arbre...

J’étais un très bel arbre, tout de vert revêtu
Avec de belles branches, vous m’avez abattu
Depuis dans ton foyer, je suis indispensable
Je vis dans ta maison grâce à moi confortable

Quelques bûches dans l’âtre te donnent la chaleur
Je me consume pour toi, tu reprends des couleurs
Je suis dans tous tes meubles : lit, armoires, tables, chaises
Rouleaux, cuillers de bois mettent ta femme à l’aise

Le manche de ta faucille, celui de ton marteau
Le patin du traîneau la porte de l’enclos
Quand tu joues du violon tu tires des harmonies
Grâce à moi et du bois encore pour ta flûte…

J’ai été ton berceau, je serai ton cercueil
A la vie à la mort, tu m’as vu dés le seuil
Pourtant tu as ‘pissé’ sur moi toute ta vie
Et torturé mon tronc avec des mots impies… furax
Jan : rolleyes
Jeu 08 Fév 2007, 16:02 par jan goure sur Mille choses

Vraiment pas parfaite

L’origine de la générosité : oui, d’abord l’amour de soi, puis celui des autres et idéalement l’amour de l’autre.

D’accord pour dire qu’il n’y a pas d’être parfait et qu’il faut s’accepter tel que l’on est.

Ne voit-on pas en creusant un peu auprès des personnes que l’on dit "méchantes", au détour d’une phrase ou d’un mot leur mal-être, leur solitude ou leurs blessures, il faut vraiment être en souffrance pour répandre de la haine ou de la méchanceté.

Tout le monde n’a pas le courage d’aller au plus profond de soi pour voir son histoire en face, celle qui nous à construit ou détruit : c’est tellement difficile.

Le courage ne suffit pas pour l’affronter, il faut vraiment être honnête, la regarder en face et avancer, et je suis sûre que c’est le point de départ de la vraie existence, celle qui va nous amener vers notre chemin du bonheur et qui va faire que cette générosité que l’on va se donner iradie les personnes que l’on aura la chance de rencontrer.

Alors, oui, commençons à nous aimer nous-mêmes pour pouvoir aimer simplement les autres pour ce qui sont, sans se faire porter réciproquement nos félures. passur2
Lun 22 Jan 2007, 14:15 par CLAUDE sur Citations

Coeur en panne

La voiture de mon coeur.
Me voici au repos obligé et je pense….
Les bougies, le filtre à air ont été remplacé
Le filtre à essence attend d’être amorcé
Vous avez dans les mains mon cœur qui ne bat plus que sur deux soupapes,
Deux bougies qui peinent à s’allumer par manque d’étincelle
La pompe d’allumage remplacée ne donne plus l’impulsion
La carcasse fatiguée d’attendre la promenade
Se traîne comme une âme en peine
En régime bas elle cale
A haut régime le cœur n’en veut plus
Maintenant vous dites qu’il s’agit du boîtier électronique
Qu’il devra être reprogrammé avec toutes les clefs
Lorsque vous mettez vos outils sous le capot, faites-le avec douceur et tendresse
Rien ne presse.
Attendre que le moteur ronronne de la tête au pied
Que je puisse reprendre la route en toute sécurité.
Te voilà encore teuf teuf de mon coeur en panne de quelque chose.
Impossible de trouver l’erreur.
Vous avez remplacé de nouveau les bougies, les filtres à air et à essence, mis du produit de nettoyage pour injecteurs et la démarche est toujours hésitante.
La conduite çà va, mais des hoquets quelquefois.
Surtout en régime bas.
Un pas en avant, un pas en arrière, elle ne sait où elle va.
Pour éviter cet état, j’écrase la pédale et voilà.
Je ne vais quand même pas la changer pour si peu, moi seule doit savoir ce que je veux et la guérir de mon mieux. aime
Mer 17 Jan 2007, 20:06 par Hécate sur Histoires d'amour

Il est étrange...

... comme il suffit parfois de savoir que l’amour n’est pas partagé pour qu’à toutes les audaces succède un vague écoeurement. Il est surprenant comme l’on en vient à se considérer, avec du recul, comme un enfant naïf, sans discernement. Et l’on sait bien que l’on n’est pas exempt de raison. Il est étrange comme on lit les pages d’une histoire passée de toute autre manière, sans être amère, mais hélas plus pesée. Il est vrai que l’amour et la raison ne font pas bon ménage ! Et que pour aimer on oublie d’être sage !
Qu’importe ! Je ne regrette pas tout l’amour donné, car pour citer Dominique Lapierre : "ce qui n’est pas donné est perdu"...

Et à tout prendre, j’en viens à regretter qu’autant soit gaspillé !

Comprenne qui peut !
Ven 12 Jan 2007, 12:26 par dolce vita sur Mille choses

Trésor

__C’est l’histoire d’une gosse, d’une brave gosse. Elle avait soif, soif de mots. Question de survie, question de survie tout simplement. Chez elle, le puits est tari depuis longtemps. Elle crève de soif. Alors elle baroude au dehors. Elle trouve des puits remplis d’espoir. De mots d’amour en mots de vie, elle abreuve. Mais l’eau est amère, l’eau ne la désaltère pas, goulue elle se sèche. Elle vagabonde de puits en puits à genoux. Genoux qui saignent. Rugissante, elle quémande une goutte fraîche de sentiment. Elle tend la main. Peine perdue, elle reçoit des pierres. Elle voudrait des puits, des puits à pas perdus. Enfant au pays des rêves et des fées. Dans son monde imaginaire, elle se construit une tour de glace. Dans sa main un pic. Elle creuse pour trouver un filet eau. Triste filet. Pauvre filet. Sa main violacée de labeur, gratte cette glace qui refuse de jaillir. Des larmes sèches de désespoir n’étanchent pas sa soif. Elle devient vide, la sale gosse. Aigrie, la môme. Plus de fleur bleue, elle s’offre à tous. De caresse en caresse, ils se servent heureux. Elle se donne sans douleur, elle se donne sans plaisir, juste un sourire pour cajoler une nuit sans magie. Son puits est vide, son puits s’ assèche. Elle crève la soif. Mais elle donne, mais elle s’offre. Elle baroude le jour, elle maraude des mots. Toujours silence, elle sourit au vent. Ventre à terre, elle ne croit plus aux chimères, seul un mirage dans le désert de ses sentiments lui fait voir des oasis où des couleurs s’alignent. Elle les offre, elle les couche sous le regard avide des voleurs d’ennui. La soif lui brûle la gorge, la soif lui irradie le cœur. La soif la consume. Sans eau elle s’ éteint. Sans eau, elle brûle. Immense bûcher. Sans cesse en chemin, elle s’épuise. Les lendemains s’effritent, les lendemains se font incertains. Des paroles arides comme la roche s’échappent de ses lèvres. Comme après une vigoureuse averse son coeur est raviné. De mots d’amour en nuit d’offrande elle refuse la vie. Les mots d’amour qui remplissent une vie elle les cède sans compter sans entendre les cadeaux qui tombent à ses pieds. Elle donne, sans rien attendre en retour, même plus une goutte d’eau. Elle se bâtit une pyramide de glace pareille à un château de carte. Au premier souffle tout se brisera. Tel un château de cartes. C’est ainsi. Comme un champ de blé après l’orage, elle se couchera. Un sourire scotché aux lèvres elle dira que tout va bien. Et elle aura eu soif à en crever. Dans son elle, une béatitude. Dans vos yeux, elle rayonnera. Mais elle aura su crayonner un sourire sur sa bouche avide et goulue d’une cascade de délices pour vous construire un puits d’amour.. Elle jouait sans cesse avec les mots. Elle riait avec le vent. Elle riait de tout. Elle riait pour vous. Charnue de paresse, elle flânera sous un hêtre, prés d’une marre, où les crapauds chanteront l’allégresse des matins d’été. Et demain le soleil pointera le bout de son nez après que la rosée ait déposé mille paillettes sur l’herbe verte. Et elle, voluptueuse, suivra l’arc-en-ciel qui, au bout, lui fera découvrir un trésor. Trésor de vie. Fricassée d’images magiques.
Et l’hiver, sans se découvrir de son « r » annoncera un printemps nouveau.

Fille du peuple
Mer 10 Jan 2007, 08:36 par Fille du peuple sur L'amour en vrac

Ce soir encore je pense a toi

Ce soir encore je pense à toi,
j’ai du mal à m’y résigner,
mais je dois faire ce dur choix,
par amour pour toi.

Comprendras-tu mon choix ?
Je ne le pense pas et je sais....
que tu m’en veux terriblement
d’avoir éveillé ce désir en toi.

Comment pourrais-je vivre ?
Comment pourrais-je me regarder ?
Dans le miroir du matin,
dans le reflet de tes yeux pétillants de ces mille étoiles...
En me culpabilisant de te faire porter mon lourd fardeau !

Laisser chanter mon coeur, mon âme, mon émoi,
écouter la douce raison de mon amour pour toi
serait de la folie amère et égoïste.
Je ne veux pas être responsable de cette douleur,
que tu pourrais ressentir en me voyant,
chaque nuit revivre des flashs back.
Je ne veux pas brider ton amour si merveilleux,
parce que tu mérites vraiment d’être heureux.
Auprès d’une femme qui te comblera de bonheur,
qui saura être ta femme, ton amie, ta maîtresse et la mère de tes enfants.

Comment pourrais-je te faire vivre tout ça ?
Mon coeur, lui, chante les douces mélodies de l’amour,
mais ma raison refuse de te faire souffrir.
Et pour cela, je dois faire en sorte que ton désir passe.
Pourtant, j’aurais aimé être la femme que je décris plus haut,
mais je n’en serais pas capable.
Sam 06 Jan 2007, 23:06 par joullia sur Parler d'amour

A ce moment là je t'ai crû

Un jour tu m’as dis : " n’ai pas peur, je suis là et souris,
Tu verras tu ne penseras plus à lui".

Mais je l’ai croisé dans la rue.
Il était censé avoir été jugé,
Il aurait dû être condamné plus longuement,
Pourtant il est revenu,
Tel un fantôme pour me hanter,
Sauf que ce n’est pas un songe mais la réalité.
Nos regards se sont croisés,
Et mon coeur s’est emballé,
Je n’arrivais plus à respirer,
Et lui, il rigolait en me menaçant...
Ca me revolte,
Lorsque j’entends parler de justice,
Quand je l’ai vu devant le tribunal,
Avec cette inconnue à son bras.
Elle pourrait être la prochaine,
Mais aucun moyen de le lui dire,
Car je suis entourée de chaînes,
Qui m’empêchent de l’avertir...
C’est lui qui choisira, lui le destin,
Et j’en m’en remets à lui,
Pour qu’elle respire encore demain...

Aujourd’hui, je sais que je t’ai perdu,
De par ma faiblesse : je n’ai pas réussi à oublier mon passé.
Ven 05 Jan 2007, 22:54 par joullia sur L'amour en vrac

Une vie

Quelques mots échangés et l’histoire a commencé. Belle. Enfin un début. Pourtant dehors il pleuvait, dehors personne ne traînait. Quelques mots chiffonnées à la hâte ont suffit pour que de grandes phrases toutes belles s’écrivent jusqu’à tard dans la nuit. Et puis, on se raconte. Les vies. Nos vies. Des éclats de rire, des larmes tout vient. Quelques mots qui font une histoire. Des rêves pleins la tête, ont s’imagine. On se confie. Planqué derrière notre ordinateur, fil de survie, ont existent. On se raconte. Encore. On se trouve des points communs, on a peur du lendemain. On s’invente des excuses à notre vie. On se fait beaux dans nos discours. Quelques mots échangés et nous voilà engagés. Plus de saisons, ont s’en fou. On est en automne, on n’avait pas vu, pas le temps. On veut tout le temps pour nous. On oublie tout ce qu’il y a autour. Juste nous. On a peur. De nos émotions. On a peur, mais on échange encore trois mots. On s’imagine. On se dévoile. On attend avec impatience le message de l’autre. Il répond, je souris. Elle répond peut-être sourit-il. Deux enfants perdus dans le monde étrange des sentiments. Les confidences sont échangées. Les chagrins sont oubliés. On s’invente un monde à nous. On oublie tout. Plus de place pour rien. De toute façon, on n’avait rien. On se touche par des mots. On s’affole de nos émotions. On s’en fous. On est bien. Que du rêve dans notre vie. Mais on rit seul. On mange seul. On dort seul. Chacun de son côté. Les mots de l’autre nous harponnent dés le petit jour. On s’y retrouve. Les mots de l’autre nous séduisent. Entre nous un câble, rien de romantique. Entre nous un écran rien de dramatique. Des paroles qui nous laissent pas indifférents. Coquin-coquine on se révèle. Taquin-taquine on se livre. On échange des phrases séduisantes à rêver. On oublie la réalité. On s’enferme dans notre nouveau monde. Quelques mots de douceur, quelques sucreries, ont les prends avide de tendresse. Plus que nous. Rien que nous. On se fou du temps qui s’écoule on se raconte. Plus le temps pour rien. On transpire à se découvrir. Promesse d’un coup de fil. Bientôt quand on aura grandi. Belle histoire qui fait du bien, belle histoire qui dit que tout va bien. Belle histoire qui dit que j’existe. On oublie que le blanc et le noir existent. Nous, on a la couleur. Et les parfums. Sans véritable odeur. On reste figeait sur l’écran prêt à s’épanouir. La phrase tant attendue arrive, attise nos sens endormis. Pas de visage. Juste quelques détails pour percevoir une forme flou. Pas de promesse. Juste un amusement qui déroute par moment. Garder le mystère pour s’inventer. Les mots s’allongent les uns à côtés des autres. Pas de fausse pudeur entre nous, tout nous sépare. On se baigne dans des phrases pleins de vie. Les mots charnels nous font croire que derrière notre écran une vie peut jaillir.

fille du peuple.
Mar 02 Jan 2007, 15:22 par Fille du peuple sur Histoires d'amour

Ca n'a pas marché

Alors ça n’a pas marché
tu ne m’as pas laissé
l’ombre d’une chance
d’être vivant
pour toi je suis déjà mort
et tu ne veux t’approcher
voir ce cœur décomposé
et c’est mon cadavre qui rentre chez moi
ravaler son envie de pleurer tristement
mais il n’y a plus de rivières dans ce corps
sur cette terre je suis déjà mort
je ne pleure ni ne ris
alors que mon espoir s’enfuis
j’avais caressé des deux mains
l’idée que nous aurions pu nous aimer
J’ai remis de la paille sur mon feu
et brasier au fond de mes yeux
mais tu n’as vu là que vision d’enfer
une camarade en pleine prière
sur cette terre je suis déjà mort
tu sais-je bande encore
je bande encore
j’ai plus de forces qu’il n’en faut
pour te prendre dans mes bras
j’aurai voulu déposer sur ta peau
toute cette tendresse en moi
quand je pose les yeux sur toi

Mano Solo
Jeu 28 Déc 2006, 17:52 par Loyd sur Histoires d'amour

Les trois voeux

Je voudrais te détester pour arriver à ne plus t’aimer,
Transformer l’amour en haine comme tu me l’as suggéré
Je voudrais ne plus y croire que mon cœur cesse de s’affoler
Quand il croise ton regard même en pensée
Mais je t’aime, je t’aime
Et si mon coeur est lourd de peine
Je n’arrive pas à oublier

Je voudrais en dormant au moins que mon cœur se délivre
Mais même mes sentiments semblent partir à la dérive
Je ne commande rien je n’arrive pas à tourner
La page que tu as bien voulu déchirer
Oui, je t’aime, je t’aime
Malgré tout bien malgré moi
Mon cœur me répète tout bas
Je t’aime mais c’est bien vain pour toi

Je voudrais te redire que c’est l’amour qui appelait
C’est que je t’attendais à chaque mn : l’éternité
Et pour t’avoir trop aimé tu as choisi de tout casser
Mais je sais que tes regards continuent de me chercher
Et que seul dans le noir tes larmes peuvent aussi bien couler
J’ai voulu te le dire
J’ai voulu t’entendre m’aimer
Tu as choisi le pire
Et le rideau est tombé

Je n’ai pas choisi, non, je n’ai pas choisi de t’aimer
Mais c’est toute ma volonté que je mettrai à oublier
Puisque tu parles de nous comme une image du passé
Je mettrai toute mon âme
A oublier
A t’oublier...
Mer 13 Déc 2006, 13:08 par dolce vita sur Mille choses

Perplexe et amoureux

Le texte qui suit peut paraître disparate et surprenant.
Il est comme un accent circonflexe sur un temps ...
Un confluent, fluctuant sur le cours de mon moi, existant!

Ma vie, Mon amour, tu me fais peur.
L’amour que j’ai pour toi me fait peur.
Il y a encore tant de choses à venir,
Qui se profile et que tu fais jaillir.
Qu’il est presque inconcevable de vieillir
Sans réponse, sans certitude et sans armures!

Tu es :

Imprudente, écrasante, intelligente, espiègle, torturée, fascinante, charmeuse, attirante, angoissante, sensuelle, excitante, passionnante, affolante, agréable, aguichante, aiguillonnante, alléchante, aphrodisiaque, attrayante, bandante, dopante, électrisante, émoustillante, émouvante, encourageante, engageante, enivrante, érotique, euphorisante, exaltante, galvanisante, grisante, palpitante, piquante, pressante, provocante, provocatrice, réconfortante, séduisante, tentante, touchante, troublante, voluptueuse...

Mais la vie, elle même, n’est elle pas tout cela ?

Cette nuit, je n"ai pas trouvé le sommeil. Il est 6h37 et je pense ou plutôt j’essaie de canaliser mes pensées obscures et lumineuses, claires et brouillées disparates et burlesques , désuètes et si simples qu’on les avaient , pour un temps oubliées ...

Si l’on pouvait conserver, trier et garder ces milliers d’images minuscules et de si prêt si ridicules, pour les rassembler comme un gigantesque puzzle qui, avec le recul, nous donnerait le sens de notre vie, la direction en une sorte de fresque laissée par notre esprit tortueux comme le faisaient nos ancêtres ...

Qui suis je, je n’ai pas de réponse toute faite ?
Sûrement un mélange aberrant explosif et inoffensif ...
Pantois et plaintif , orgueilleux et craintif
Solitaire et misérable, fort et flexible
Sûrement moins bête qu’il faut l’être et si têtu !
Facilement complexe, comme tous les êtres et parfois simplement difficile ...

Il est maintenant 7h54 et ce texte restera sans doute inachevé,
ne sera ni relié et ne s’étalera pas sur des pages et des pages

Il est comme ma vie et c’est très bien ainsi ...

Ce texte peut vous décevoir ou vous émouvoir
Sachez qu’il est écrit sur ce grimoire
Sans éloges, ni louanges attendus de votre part ...
Qu’il soit juste gravé, comme une stèle quelque part ...
Pour qu’un petit bout de mon histoire,
Soit gravé en dehors de ma mémoire ...
Mar 21 Nov 2006, 08:47 par coeur lourd sur Histoires d'amour

La Rupture

Alors ça y est, tu es décidé, tu veux en arrêter là. Tu lui as donné rendez vous au café habituel, à la table habituelle, ce sera le serveur habituel qui viendra prendre la commande.
Tu seras en avance préparant dans ta tête un discours habile et ciblé. Tout dire sans blesser. Mais ce sera balbutiant, tremblant et maladroit que tu l’accueilleras. Tu ne veux pas qu’elle parte les larmes ruisselantes sur son visage. Tu sais bien qu’elle a horreur de pleurer en public.
Avec ce même sourire maladroit dont elle était tombée amoureuse, tu tentes de la rassurer avec ce typique cliché du « restons amis », , tu le sais bien que ça ne marche jamais.
Mais elle reste forte, à ton grand étonnement. Cependant ça te soulage, au fond, tu te serais senti trop mal si elle aurait craqué. Elle reste droite et ne cille presque pas, un demi-sourire presque rigide. Elle comprend, n’a rien à y redire.
Tu paieras l’adition, elle n’insistera pas là dessus. Elle partira en te serrant la main et ne se retournera pas. Finalement, ce n’était pas si dur que ça…Mais alors, pourquoi tu pleures ?
Jeu 02 Nov 2006, 03:19 par Lindsey sur Histoires d'amour

L' appartement

Je visite un appartement, c’est le premier, et ... le coup de foudre.

L’homme qui me le fait visiter me touche, mais, sans plus... , je le trouve attirant.

- " Mais qui? " me dit Delphine... je la regarde, elle me connait... je décide toujours.

Quelques semaines plus tard, l’ appart est mon Home, je revois l’homme ... et, bizarrement, me sens toute chose... (Pas facile à admettre pour une femme qui reprend enfin sa liberté!)... Quoique...

Il habite dans ma rue; à cette époque, je ne veux penser qu’à moi, ..., mais, le sais déjà là.

Je me " bats ", l’entend me demander " pourquoi as tu peur de moi ??? " ,
...................... ma voix intérieure :

" je ne vais quand même pas te dire à l’ instant que tu n’es pas celui qui m’aimera pour notre moment. "

Mais il m’invite. Et, comme une femme qui croit décider, je laisse flancher ma nuque contre son torse avant de lui dire " au revoir "... si seulement je n’avais pas ressenti ce qu’il avait en lui!!!... belle âme!

Nous nous sommes un peu rencontrés, à partir de cet instant.
Je n’ai que rarement vécu un rapport aussi libre, sans frontière, rencontre de son regard, quand il aimait je ne sais qui de par sa muse, tout en m’emmenant dans mes contrées qu’ils ne pouvait soupçonner. Le sentir endormi, près de moi, l’aimer. Et être réveillée en plein sommeil par des mains caressantes, un corps brûlant mouvant, un homme qui veut me faire l’amour, sans qu’il en ai conscience...

Cet espèce d’Olibrius est à tomber par terre, ... , blindé de défauts, mais si honnête; généreux avant tout parce que capable de paroles sincères, même si elles ne sont pas tendres, il veut être ce qu’ il veut bien donner ... à une connaissance, une maîtresse, son amour.

J’ai dormi quelques nuits dans ses draps, souvenirs aussi perçants dans le plaisir et la force de mes sentiments, que pourraient être mes sourires en retour, ou mes regards durs lorsqu’ il est en danger dans la rue de Draveil.

Et là... Je ne le regarde pas tendrement.
Jeu 12 Oct 2006, 23:31 par Chogokinette sur Le grimoire d'amour

Je l'aimais

Bon ben c’est mon premier texte enjoy it or not.


C’est en marchant sur les quais de Seine que je l’ai rencontrée. La chevelure brune dans le vent, la peau matte, les yeux verts, elle était belle. Le soleil couchant teintait l’eau d’un reflet doré, un léger vent faisait voler les feuilles d’automne. Je me décide à lui parler, je demande une cigarette mais elle ne fume pas. Je ne sais pas pourquoi je perds mes moyens, je souris bêtement, je bafouille, je regarde mes pieds n’osant affronter son regard. Elle se demande ce que j’attends mais elle sourit finalement. Ce sourire, ô ce sourire, cette sorte de sourire que sont parfois les fleurs au milieu d’herbes graves, cette sorte de sourire qui font que le temps s’arrête, cette sorte de sourire qui vous fait perdre la tête. Je m’assoie timidement à ses côtés et nous parlons. Nous parlons encore et encore, de tout et de rien, du beau temps de la pluie, des amours, des ennemis, suis je lucide ou atteint de folie, je tombe amoureux, ô funeste ennemie !Comment pourrais-je la quitter, celle que j’aime, ma destinnée ? J’ose alors lui demander un numéro où je peux la rappeler. Elle accepte, je suis heureux, je pourrais peut-être la revoir, et ce tout petit espoir, rend ce monde merveilleux.

Arrive, plus tard, la concrétisation de mes espoirs, enfin je vais la revoir. Le premier rendez-vous, celui qui te fait à la fois si peur et si plaisir, celui qui fait battre ton coeur si fort, si fort. Celui qui accélère ta respiration et rend tes mains moites, celui que tu attends et redoutes à la fois. La place St michel - où veille l’ange Gabriel, où le bruit de la fontaine berce les artistes - est le lieu où je la reverrai. Je la vois, elle me voit, elle sourit, je flamboie, elle s’avance, mon coeur bat, je l’aime et je ne sais pas. Je ne sais pas si c’est réciproque, je ne sais pas si elle m’aime ou pas, ô amour tu me tueras, ô toi comble de l’union de la folie et de la sagesse. Je lui fais la bise, sa peau est si douce, son parfum ô son parfum, les parfums sont les sentiments des fleurs et le sien fait battre mon coeur, mais comment décrire le monde des odeurs? Je ne le sais pas. Je suis amoureux, étrange bonheur malheureux. Nous marchons, nous parlons, nous dînons et nous remarchons. Je sens des goutes de pluie sur mon visage, elle ouvre son parapluie, je me rapproche. Je me perds dans l’océan de ses yeux, elle les ferme, je me rapproche encore, j’ai mal aux côtes à cause de mon coeur, je sens son souffle chaud puis doucement nos lèvres se touchent, humides et douces nos langues se frolent puis s’unissent, unissant de même les deux êtres, les deux coeurs, les deux âmes que nous sommes. Je l’aime. Le sablier s’est arrêté, la terre ne tourne plus, les étoiles ne brillent plus il n’y a qu’elle. Je la regarde, les moindres petits défauts de son visage ou de ce qu’elle représente sont devenus des qualités. Je dois la quitter ce soir mais j’ai hâte de la revoir. Sentiment de bonheur indescriptible, joie inextinguibe, je l’aime, je l’aime, je l’aime.


Je la revois souvent maintenant, je lui consacre mon temps, ce que je suis, ma vie. Je l’acceuille ce soir dans mon humble demeure. De jour en jour, sa beauté grandit, elle est belle, elle m’éblouit. Nous buvons, nous parlons, je l’embrasse, je l’aime. Elle me prend par la main et m’enmène vers le lit. La lumière d’un lampadaire tamise la pièce, je tremble comme une feuille, elle s’allonge. Je me sens mal, je vais exploser. Je m’allonge à ses cotés, elle passe sa main dans mes cheveux, je sens le désir brulant dans mes veines. Mes tempes boudonnent, je brule.Nos langues s’unissent, je passe ma main sur son corps, j’ai des frissons.Je passe ma main sous son chemisier, elle gémit. Elle me caresse le ventre puis descend lentement. Son souffle chaud sur ma nuque, son parfum m’ennivrent. J’ai du mal à respirer. J’ai chaud et poutant je frisonne. Je déboutonne son jean, et doucement, doucement je glisse ma main vers son bas ventre. Je la caresse, elle gémit encore. Je sens son sexe humide et chaud. Je l’embrasse encore et encore. J’embrasse sa nuque, ses seins, son sexe, je l’aime, je l’aime, je l’aime. Nous sommes nus à présent, je sens ses seins contre mon torse. Mon sexe contre le sien, je la pénétre lentement. Mes bras tremblent, je tremble, elle me sert contre elle si fort. Je vais et reviens en elle au rythme lent d’une mélodie depuis longtemps oubliée. Je l’embrasse. Je respire vite, très vite, le plaisir monte, monte, encore et encore, et c’est l’explosion, le loup hurle, la mélodie culmine, moment si bref et si fort , union sacrée à son paroxisme. Union ultime de nos êtres, de nos âmes, de nos vies. Je m’allonge à ses côtés, je la regarde, elle me sourit. On ne dit rien les mots sont inutiles. Après un long moment, elle s’endort. Je la regarde toujours, je l’aimerais toujours. Merci.

Un mois passe, puis deux, arriva alors ce jour maudit par les dieux. Hermes m’apporta le message malheureux : elle me quitte. Son coeur bat pour un autre ; le mien s’est arrêté. Ah douleur non encore éprouvée, poignardé de l’intérieur, je meurs. Je souffre, je hurle à la mort pourquoi, pourquoi? Pourquoi elle, source de tant d’amour me cause tant de souffrance? Tourments indescriptibles, rage innexprimable, désespoir insurmontable. Je revois son visage, son souvenir me hante : comment vivre après une telle souffrance et cette soufrance est sans partage. Je noie mon malheur dans l’alcool dans une pièce autrefois joyeuse et aujourd’hui si triste. J’allume la radio et entends "What a wonderful world" de Louis Amstrong. Ironie du sort, les dieux me maudissent et je les maudis. Une lame de rasoir entre les mains je pense à elle. Une gorgée d’absynthe pour ne pas souffrir.
I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world.
Une autre gorgée, ma trachée brule, je fais un essai, la lame pénétre la chair de mon poignet. Le sang coule, j’hurle, je pleure. Une autre gorgée encore une.

I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world.
Ma vision se brouille à cause des larmes et de l’alcool. Je réenfonce l’acier dans ma chair, j’ai coupé une veine cette fois, le sang gicle sur ma chemise. Je contemple mon poignet posé sur la table au milieu de mon sang. Une autre gorgée encore une.
The colors of the rainbow so pretty in the sky
Are also on the faces of people going by
I see friends shaking hands saying how do you do
They’re really saying I love you.
Je n’ai plus de force, je ne vois presque plus. J’ai perdu trop de sang, je crois. Ma tête devenue trop lourde commence à pencher, puis tombe sur la table dans le sang, je pleure. Un dernier effort, je reprends la lame mais cette fois je coupe un tandon puis je rencontre l’os. J’ai du sang dans la bouche. Un dernier effort pour une dernière gorgée je meurs. Adieu je t’aimais.

I hear babies crying, I watch them grow
They’ll learn much more than I’ll never know
And I think to myself what a wonderful world
Yes I think to myself what a wonderful world.
Mar 10 Oct 2006, 20:50 par Evidance sur Histoires d'amour

L' echappe de nos mains

Il existe un instant, quand on est fragile et pur, qui nous enveloppe, nous protège.

Je pense que tu l’ as connu, que tu le connais trop. Et, par cela, tes voies sont escarpées, ta démarche incertaine, tu avances, doucement avec tant de vertiges que j’ ai frôlé ta main sans la saisir jamais, … car si j’ avais plongé, là, du haut du rocher, tu aurais pu me tuer. La pression d’ une main, d’ une mauvaise attache dans un saut aussi grand peut être fatale, un simple décalage, et, bref, c’ est le gadin.

J’ ai aimé ce vertige, ce contretemps, cette envie de vivre à partager ce qui ne serait qu’ éphémère dans le plaisir pour toi, je suis cela, certes, mais ma tête reste là, sur terre et dans ma rivière … alors ... clin d’ oeil, tétard! c’ est moi qui mène le cours! ... tu peux me parler voyages, partir au bout du monde, tu ne veux pas construire, ne serait ce qu’ une case pour faire guise d’ école, ne serait ce qu’ un arbre pour faire l’ ombre, un jour, pour le vieux qui s’ endort, ne serait ce qu’ une marre pour qu’ une bête s’ y abreuve …. Bref, rien! rien, à part toi et ton incertitude de par un idéal qui n’ a pas de futur.

Je ne suis pas stérile, et ne ferai jamais corps avec ce qui est sec tellement il a soif de choses enfouies en soi et qu’ il faut écouter pour savoir aimer.

Il existe un instant, quand on est fragile et pur, qui nous enveloppe, nous protège, et moi, je suis dedans.
Lun 09 Oct 2006, 19:53 par Chogokinette sur Les liaisons sulfureuses
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Ecrire sur pourtant

Ecrire sur pourtant J'étais un bel arbre..., Vraiment pas parfaite, Coeur en panne, Il est étrange..., Trésor, Ce soir encore je pense a toi, A ce moment là je t'ai crû, Une vie, Ca n'a pas marché, Les trois voeux, Perplexe et amoureux, La Rupture, L' appartement, Je l'aimais, L' echappe de nos mains,
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