Un site d'écriture sur l'amour: séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions - Ecrire sur printanière
Le perce-neige
L’hiver n’est pas encore de rigueur,
Mais je pointe déjà le bout de mon nez
Parmi toutes ces ravissantes fleurs
Qui embellissent votre petit jardinet
Où s’épanouissent violettes et primevères.
Et toute une floraison printanière,
Odorante et parfumée
Qui perdure de vives couleurs;
À ébaudir votre pensée.
Moi, je ne suis qu’une fleur de passage
Le modeste perce-neige si éphémère
Qui pousse là que pour délivrer un édit
Si petit, si blanc, si gentil
D’une beauté si pure
Mais qui, hélas, ne perdure
Tant je viens vous annoncer la fin de l’hiver,
Lorsque je me sens si triste de vous quitter
Car je fais partie de ces fleurs rares
Que l’on n’effleure pas pour aimer
Et qui de parfum odorant est avare
Puisque je niche sur les sols enneigés
Je suis de celles qu’on oublie facilement.
Comment puis-je vous tenter de me ramasser de me cueillir
Vous qui ne me voyez pas, je passe si rapidement
Pourtant je voudrais bien vous appartenir
Mais tout cela n’est qu’un beau rêve
Qui ne se produit que parfois
Et je retourne vite auprès de ma mère,
Car ma vie, près de vous, est hélas si brève
Que je m’en retourne fané et flétri
Vers ma belle, riche et si nourrissante terre,
Qui prend si bien soin de moi.
Pour que je puisse réapparaître,
Dans quelque mois, lorsque la neige reviendra.
Dim 14 Déc 2014, 19:14 par
caressedesyeux sur L'amour en vrac
Moi anaïs insolente jeunesse (en réponse à caressedesyeux)
Devant ma glace je signe la fin de mon sommeil
En quelques fines couches de rimmel
Mes vertes amandes se réveillent
Pas besoin de choix superficiels
Pour dire au monde ma jeunesse, moi jeune demoiselle,
De quelques délicats soulignages colorés
La porcelaine encore juvénile de mon visage
S’anime de la fraicheur de mon âge
D’un bref regard effilé du désir de la vie
Je semble satisfaite de mon portrait
De mes courbes nues offertes aux murs de ma chambre
Je fais d’abord disparaître sans bruit dans la soie
La céramique halée de mes fines jambes
Et d’une fine parure tissée ma douce intimité
Puis j’enferme mes deux tièdes rondeurs dans la dentelle
Parachevant ainsi mes dessous, moi jeune demoiselle
Mon corps de poupée semble alors réclamer
Son quotidien d’apparats pour la journée
j’ai choisi, printanière de ce jour,
De m’habiller fleur, de m’habiller court
Dans des gestes assurés je revêts ces habits
Que vous passants déferez à chacune de nos croisées
Je prends la pose devant le grand miroir
Lèvres entrouvertes, gestes de star
Pour sublimer l’équilibre entre l’utile et le futile
Peaufiner l’ouverture négligée de mon décolleté
De ces gestes rendre visible ce qui ne doit pas l’être
Mes longs cheveux dorés entremêlés
Que seuls mes doigts effleurent en ces matins
En quelques mouvements sont replacés
Dans les musiques tintante de mes bracelets
Me voilà prête à affronter ces clins d’œil mouillés
Sur ce bitume qui n’attend que ma démarche de mannequin
Pour dire au monde ma jeunesse, moi jeune demoiselle
A travers cet insolent envol matinal, jeune hirondelle
En quelques fines couches de rimmel
Mes vertes amandes se réveillent
Pas besoin de choix superficiels
Pour dire au monde ma jeunesse, moi jeune demoiselle,
De quelques délicats soulignages colorés
La porcelaine encore juvénile de mon visage
S’anime de la fraicheur de mon âge
D’un bref regard effilé du désir de la vie
Je semble satisfaite de mon portrait
De mes courbes nues offertes aux murs de ma chambre
Je fais d’abord disparaître sans bruit dans la soie
La céramique halée de mes fines jambes
Et d’une fine parure tissée ma douce intimité
Puis j’enferme mes deux tièdes rondeurs dans la dentelle
Parachevant ainsi mes dessous, moi jeune demoiselle
Mon corps de poupée semble alors réclamer
Son quotidien d’apparats pour la journée
j’ai choisi, printanière de ce jour,
De m’habiller fleur, de m’habiller court
Dans des gestes assurés je revêts ces habits
Que vous passants déferez à chacune de nos croisées
Je prends la pose devant le grand miroir
Lèvres entrouvertes, gestes de star
Pour sublimer l’équilibre entre l’utile et le futile
Peaufiner l’ouverture négligée de mon décolleté
De ces gestes rendre visible ce qui ne doit pas l’être
Mes longs cheveux dorés entremêlés
Que seuls mes doigts effleurent en ces matins
En quelques mouvements sont replacés
Dans les musiques tintante de mes bracelets
Me voilà prête à affronter ces clins d’œil mouillés
Sur ce bitume qui n’attend que ma démarche de mannequin
Pour dire au monde ma jeunesse, moi jeune demoiselle
A travers cet insolent envol matinal, jeune hirondelle
Mer 05 Juin 2013, 08:19 par
Jime sur L'amour en vrac
Réveil de Mars
Réveil de Mars
Et te vis-je...
Je me suis surpris à te regarder au lever du soleil,
Débarrassé des limbes aux obscures auréoles,
J’ai trouvé beau ton visage envahi de sommeil,
L’empreinte fleurie des anges s’éveillant sur tes épaules.
C’est dans cette aube printanière aux invisibles volets
Qu’étendu sur ma couche, les paupières encore
Braisées de rêves, je t’ai découverte ensoleillée,
Brillante comme une mer lisse aux reflets méchés d’or.
Et te vis-je...
Je me suis surpris à te regarder au lever du soleil,
Débarrassé des limbes aux obscures auréoles,
J’ai trouvé beau ton visage envahi de sommeil,
L’empreinte fleurie des anges s’éveillant sur tes épaules.
C’est dans cette aube printanière aux invisibles volets
Qu’étendu sur ma couche, les paupières encore
Braisées de rêves, je t’ai découverte ensoleillée,
Brillante comme une mer lisse aux reflets méchés d’or.
Dim 27 Avril 2008, 10:06 par
Ole Touroque sur La déclaration d'amour
Frêle printemps
Frêle printemps
Douce pluie printanière
Tombent tes larmes fuyantes,
Branches aux formes altières,
Pureté de tes lèvres aimantes.
Giboulée d’une saison triste,
Gouttelettes d’un profond amour,
Je puise cette ondée qui m’attriste
Pour qu’enfin un plaisir devienne velours.
Bruine dans tes yeux moroses,
Un cœur froissé par ton départ.
Crachin sur ton corps d’apothéose.
Averse totale, loin d’une gare.
Cataracte, persiennes closes,
Un noir bénéfique à l’affût des gens.
Corps transi qui se repose.
Temps pluvieux, esprit indécent.
Déluge, tout n’est que nudité.
Transparence dans un vide incroyable.
Ciel gris, ne reste qu’une pluie de baisers.
O mon amour, donne-moi l’insaisissable!!!
Douce pluie printanière
Tombent tes larmes fuyantes,
Branches aux formes altières,
Pureté de tes lèvres aimantes.
Giboulée d’une saison triste,
Gouttelettes d’un profond amour,
Je puise cette ondée qui m’attriste
Pour qu’enfin un plaisir devienne velours.
Bruine dans tes yeux moroses,
Un cœur froissé par ton départ.
Crachin sur ton corps d’apothéose.
Averse totale, loin d’une gare.
Cataracte, persiennes closes,
Un noir bénéfique à l’affût des gens.
Corps transi qui se repose.
Temps pluvieux, esprit indécent.
Déluge, tout n’est que nudité.
Transparence dans un vide incroyable.
Ciel gris, ne reste qu’une pluie de baisers.
O mon amour, donne-moi l’insaisissable!!!
Mar 08 Juin 2004, 22:28 par
epervier sur La première fois
Où tu veux, quand tu veux.
Les talons de ses petites chaussures cognaient sur le trottoir, et bien qu’entrecoupés quelques fois par un petit frottement, ils rythmaient un pas rapide et résolu.
Le boulanger prenait un moment de détente sur le pas de son commerce, et la suivit d’un regard tout aussi flatteur qu’amusé, du bout de la rue d’ou elle débouchait, jusqu’à l’angle de l’avenue Martin, ou elle tourna et disparut.
Elle portait des pieds nus, à petits talons en cuir marron.Ses pieds étaient encore blancs et ne portaient pas beaucoup les traces du temps. A la regarder on aurait presque cru qu’elle sortait de la douche.
Le pantalon était en coton blanc. Les pattes bouffantes au niveau de la cheville, remontaient en se rapprochant du corps, jusqu’à le mouler avec insolence sur un string en cotonnade, que l’on devinait blanc lui aussi.
Le haut, lui aussi de coton blanc, simple, était dans ce tissu un peu raide qui rappelle vaguement les chemises des hommes. Le col rehaussait cet effet d’ailleurs, mais il s’ouvrait sur sa peau récemment halée dans un soupçon de féminité qui transforme un vêtement simple en une parure fraîche et subtilement excitante.
Ses cheveux châtains étaient maintenus par une pince discrète, marron comme ses chaussures et le sac qu’elle tenait en bandoulière.
Tout son être reflétait la fraîcheur printanière, et ses yeux cherchaient dans le regard de tous ceux qu’elle croisait l’assurance qu’elle était jolie. Et elle l’était, oh oui qu’elle l’était, comme toutes les fleurs que le printemps fait éclore.
Elle serre dans sa main, un ticket de métro, avec griffonnés dessus un numéro de téléphone et une phrase :
« Où tu veux, quand tu veux ».
Au « café des alouettes », les serveurs sont habillés avec des pantalons à pince clairs et des polos, noirs en général. Cette tenue leur donne une allure élégante et décontractée, loin des déguisements des garçons de cafés engoncés dans leurs tabliers. Leur mise s’accorde avec ce bar propret et nonchalant, qui accueille une clientèle tout aussi détendue et souriante.
Les deux jeunes femmes avaient déposé au pied de leurs chaises les sacs en papier dans lequel se trouvaient certainement les fruits d’une recherche de « petit hauts » et autres vêtements pour le printemps qui s’annonçait déjà.
Fatiguées mais souriantes, elles continuèrent leur conversation tout en s’installant à la terrasse, comme le font deux vieilles amies qui ne se sont pas vues depuis longtemps.
Elles s’interrompirent lorsque le serveur s’approcha de leur table pour prendre leur commande, un Vittel menthe et un Perier zeste, puis elles reprirent leur discussion tandis que le serveur repartait chercher leurs consommations.
Quand il revint avec le Perrier Zeste et le Vittel Menthe, les deux filles cesserent un instant leur babillage en le regardant poser les verres et les bouteilles. Il avait meme ramené des pailles, ce qui leur plut beaucoup.
Elles siroterent ainsi leur boisson, prenant le temps de regarder la journée qui s’achevait. Il faisait bon.
-S’il vous plait. On peut avoir l’addition s’il vous plait ?
Le garçon acquiesça d’un sourire pour faire comprendre aux deux filles qu’il allait leur apporter ce qu’elle lui avait demandé. Il nettoyait une table libérée quelques instants plus tôt à quelques tables de la leur. Finissant son travail, il rejeta un œil à la table des deux filles et croisant le regard de l’une d’elle qui l’observait à faire son travail, lui jeta un petit sourire timide. Il finit le nettoyage de la table, et partit en direction de la salle récupérer la note.
-Ca fait 3 euros, dit-il en posant la note sur la table.
Les filles se regardèrent un peu surprise, ne s’attendant pas à payer si peu. Et lui, il les regardaient, visiblement amusé par la surprise qu’il venait de leur faire.
-Euh … Vous êtes sur d’avoir tout compté.
-Un Vittel menthe, et un Perrier zeste, c’est ça ? demanda-t-il simplement.
-Oui, c’est ça.
-Eh bien, disons que je vous les fais à 3 euros dit il en rougissant un peu gêné.
-Oh comme c’est gentil ça, vraiment c’est trop sympa, merci, c’est vraiment sympa …
-Il y a pas de quoi. Ca me fait plaisir. Je vous vois souvent venir ici, vous avez l’air sympa vous ici. C’est un peu normal.
Il encaissa le billet de 5 euros, et déposa la monnaie dans un bruit feutré sur la note qui trônait sur la table.
Celle qui lui avait sourit, la brune habillée tout en blanc, le regardait, comme hésitante. Elle lui plaisait beaucoup celle-ci en fait, et il espérait qu’un jour il pourrait la voir autrement qu’au café des alouettes, autrement qu’elle étant cliente et lui serveur, autrement …
Elles se levèrent, reprirent leurs sacs et quittèrent la terrasse en lui adressant un dernier sourire. Il leur rendit, surtout à la brune.
-Ben alors, pourquoi tu ne l’as pas fait ?
-J’ai pas osé …
-C’était pourtant une bonne idée le coup du mot avec ton numéro dessus. Par curiosité, tu appelles à mon avis quand tu reçois un mot comme ça. Ne fusse que pour savoir qui c’est.
-Tu crois. Ca fait pas un peu trop plan drague ?
-Mais il en faut du culot des fois, je crois. Si c’est bien fait, et que tu plait un peu, ça passe sans problème.
-Ah là là, j’ai été bête. Je sentais son regard, et ça m’a bloqué. Je pouvais plus laisser ce ticket sur la table... Pourtant on a fait comme on avait dit... Mais c’était trop dur !
-C’est super moi je trouve ce qui vous arrive.
-Pourquoi tu dis ca ?
-Ben vous êtes amoureux, vous n’arrêtez pas de vous regarder à chaque fois que vous vous voyez à ce bar là.
-Tu crois que je lui plait ? Vraiment ?
-Oui, je crois que c’est du tout cuit cette affaire là.
-Peut être que la prochaine fois, je laisserai ça directement au dos de l’addition non ? T’en penses quoi ?
-Ben le coup du ticket de métro, je trouve ça fun, culotté mais élégant. Tu l’as encore ?
-Oui, tiens regarde, j’avais même mis une petite phrase en plus.
-« Ou tu veux quand tu veux » ! Et ben c’est fort ça. Dis donc, tu n’as pas froid aux yeux toi.
-Avec ca, si il comprend pas …
-En plus tu as vu comme tu étais toute belle aujourd’hui dans ton petit ensemble blanc ? Et puis ton petit sac, il va bien avec. Trop craquante.
-Merci, tu es gentille. Et je je me sentais belle aujourd’hui. Tu aurais vu la tête du boulanger quand il m’a regardé passer. Il a bien scotché, et pas mal sur mes fesses d’ailleurs.
Les deux filles riaient du pouvoir de séduction que confère un string sous un pantalon blanc lorsque un portable sonna. Farfouillant dans son sac à main, la brune trouva enfin le portable et répondit sans même regarder le numéro.
Elle devint blême et ouvrit de grands yeux muets en direction de sa copine qui fronça les sourcils en signe d’incompréhension, suivis d’un petit mouvement de tête interrogateur.
-Oui c’est moi… Non non, vous ne me dérangez pas … Bien sur, avec plaisir… Demain ? Ok pas de problème. A 19h00 devant le manège, d’accord… Bonne soirée à vous aussi.
Elle raccrocha, et cria de joie.
-C’était lui, il a trouvé mon numéro de téléphone sur un ticket de métro sur ma chaise, et il a appelé. Je ne comprends pas comment ca se fait, je n’en avais préparé qu’un seul de ticket avec mon numéro dessus.
-Mais moi aussi, j’en avas préparé un avec ton numéro dessus, des fois que tu oses pas laisser le tien. Je te connais un peu, répondit alors son amie hilare.
Le boulanger prenait un moment de détente sur le pas de son commerce, et la suivit d’un regard tout aussi flatteur qu’amusé, du bout de la rue d’ou elle débouchait, jusqu’à l’angle de l’avenue Martin, ou elle tourna et disparut.
Elle portait des pieds nus, à petits talons en cuir marron.Ses pieds étaient encore blancs et ne portaient pas beaucoup les traces du temps. A la regarder on aurait presque cru qu’elle sortait de la douche.
Le pantalon était en coton blanc. Les pattes bouffantes au niveau de la cheville, remontaient en se rapprochant du corps, jusqu’à le mouler avec insolence sur un string en cotonnade, que l’on devinait blanc lui aussi.
Le haut, lui aussi de coton blanc, simple, était dans ce tissu un peu raide qui rappelle vaguement les chemises des hommes. Le col rehaussait cet effet d’ailleurs, mais il s’ouvrait sur sa peau récemment halée dans un soupçon de féminité qui transforme un vêtement simple en une parure fraîche et subtilement excitante.
Ses cheveux châtains étaient maintenus par une pince discrète, marron comme ses chaussures et le sac qu’elle tenait en bandoulière.
Tout son être reflétait la fraîcheur printanière, et ses yeux cherchaient dans le regard de tous ceux qu’elle croisait l’assurance qu’elle était jolie. Et elle l’était, oh oui qu’elle l’était, comme toutes les fleurs que le printemps fait éclore.
Elle serre dans sa main, un ticket de métro, avec griffonnés dessus un numéro de téléphone et une phrase :
« Où tu veux, quand tu veux ».
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Au « café des alouettes », les serveurs sont habillés avec des pantalons à pince clairs et des polos, noirs en général. Cette tenue leur donne une allure élégante et décontractée, loin des déguisements des garçons de cafés engoncés dans leurs tabliers. Leur mise s’accorde avec ce bar propret et nonchalant, qui accueille une clientèle tout aussi détendue et souriante.
Les deux jeunes femmes avaient déposé au pied de leurs chaises les sacs en papier dans lequel se trouvaient certainement les fruits d’une recherche de « petit hauts » et autres vêtements pour le printemps qui s’annonçait déjà.
Fatiguées mais souriantes, elles continuèrent leur conversation tout en s’installant à la terrasse, comme le font deux vieilles amies qui ne se sont pas vues depuis longtemps.
Elles s’interrompirent lorsque le serveur s’approcha de leur table pour prendre leur commande, un Vittel menthe et un Perier zeste, puis elles reprirent leur discussion tandis que le serveur repartait chercher leurs consommations.
Quand il revint avec le Perrier Zeste et le Vittel Menthe, les deux filles cesserent un instant leur babillage en le regardant poser les verres et les bouteilles. Il avait meme ramené des pailles, ce qui leur plut beaucoup.
Elles siroterent ainsi leur boisson, prenant le temps de regarder la journée qui s’achevait. Il faisait bon.
-S’il vous plait. On peut avoir l’addition s’il vous plait ?
Le garçon acquiesça d’un sourire pour faire comprendre aux deux filles qu’il allait leur apporter ce qu’elle lui avait demandé. Il nettoyait une table libérée quelques instants plus tôt à quelques tables de la leur. Finissant son travail, il rejeta un œil à la table des deux filles et croisant le regard de l’une d’elle qui l’observait à faire son travail, lui jeta un petit sourire timide. Il finit le nettoyage de la table, et partit en direction de la salle récupérer la note.
-Ca fait 3 euros, dit-il en posant la note sur la table.
Les filles se regardèrent un peu surprise, ne s’attendant pas à payer si peu. Et lui, il les regardaient, visiblement amusé par la surprise qu’il venait de leur faire.
-Euh … Vous êtes sur d’avoir tout compté.
-Un Vittel menthe, et un Perrier zeste, c’est ça ? demanda-t-il simplement.
-Oui, c’est ça.
-Eh bien, disons que je vous les fais à 3 euros dit il en rougissant un peu gêné.
-Oh comme c’est gentil ça, vraiment c’est trop sympa, merci, c’est vraiment sympa …
-Il y a pas de quoi. Ca me fait plaisir. Je vous vois souvent venir ici, vous avez l’air sympa vous ici. C’est un peu normal.
Il encaissa le billet de 5 euros, et déposa la monnaie dans un bruit feutré sur la note qui trônait sur la table.
Celle qui lui avait sourit, la brune habillée tout en blanc, le regardait, comme hésitante. Elle lui plaisait beaucoup celle-ci en fait, et il espérait qu’un jour il pourrait la voir autrement qu’au café des alouettes, autrement qu’elle étant cliente et lui serveur, autrement …
Elles se levèrent, reprirent leurs sacs et quittèrent la terrasse en lui adressant un dernier sourire. Il leur rendit, surtout à la brune.
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-Ben alors, pourquoi tu ne l’as pas fait ?
-J’ai pas osé …
-C’était pourtant une bonne idée le coup du mot avec ton numéro dessus. Par curiosité, tu appelles à mon avis quand tu reçois un mot comme ça. Ne fusse que pour savoir qui c’est.
-Tu crois. Ca fait pas un peu trop plan drague ?
-Mais il en faut du culot des fois, je crois. Si c’est bien fait, et que tu plait un peu, ça passe sans problème.
-Ah là là, j’ai été bête. Je sentais son regard, et ça m’a bloqué. Je pouvais plus laisser ce ticket sur la table... Pourtant on a fait comme on avait dit... Mais c’était trop dur !
-C’est super moi je trouve ce qui vous arrive.
-Pourquoi tu dis ca ?
-Ben vous êtes amoureux, vous n’arrêtez pas de vous regarder à chaque fois que vous vous voyez à ce bar là.
-Tu crois que je lui plait ? Vraiment ?
-Oui, je crois que c’est du tout cuit cette affaire là.
-Peut être que la prochaine fois, je laisserai ça directement au dos de l’addition non ? T’en penses quoi ?
-Ben le coup du ticket de métro, je trouve ça fun, culotté mais élégant. Tu l’as encore ?
-Oui, tiens regarde, j’avais même mis une petite phrase en plus.
-« Ou tu veux quand tu veux » ! Et ben c’est fort ça. Dis donc, tu n’as pas froid aux yeux toi.
-Avec ca, si il comprend pas …
-En plus tu as vu comme tu étais toute belle aujourd’hui dans ton petit ensemble blanc ? Et puis ton petit sac, il va bien avec. Trop craquante.
-Merci, tu es gentille. Et je je me sentais belle aujourd’hui. Tu aurais vu la tête du boulanger quand il m’a regardé passer. Il a bien scotché, et pas mal sur mes fesses d’ailleurs.
Les deux filles riaient du pouvoir de séduction que confère un string sous un pantalon blanc lorsque un portable sonna. Farfouillant dans son sac à main, la brune trouva enfin le portable et répondit sans même regarder le numéro.
Elle devint blême et ouvrit de grands yeux muets en direction de sa copine qui fronça les sourcils en signe d’incompréhension, suivis d’un petit mouvement de tête interrogateur.
-Oui c’est moi… Non non, vous ne me dérangez pas … Bien sur, avec plaisir… Demain ? Ok pas de problème. A 19h00 devant le manège, d’accord… Bonne soirée à vous aussi.
Elle raccrocha, et cria de joie.
-C’était lui, il a trouvé mon numéro de téléphone sur un ticket de métro sur ma chaise, et il a appelé. Je ne comprends pas comment ca se fait, je n’en avais préparé qu’un seul de ticket avec mon numéro dessus.
-Mais moi aussi, j’en avas préparé un avec ton numéro dessus, des fois que tu oses pas laisser le tien. Je te connais un peu, répondit alors son amie hilare.
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Mar 04 Mai 2004, 13:44 par
PetitPrince sur La séduction
Ecrire sur printanière
Le perce-neige, Moi anaïs insolente jeunesse (en réponse à caressedesyeux), Réveil de Mars, Frêle printemps, Où tu veux, quand tu veux., Il y a 5 textes utilisant le mot printanière. Ces pages présentent les textes correspondant.
Bonne lecture !
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Emmanuelle Beart.
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