Un site d'écriture sur l'amour: séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l'expression mêlée à la violence des pulsions - Ecrire sur regard - Page 24 sur 34
L'amour en cadeau...
L’âme ne s’achète pas : elle se donne, en communion,
Les corps sans âme sont comme un cœur qui se protège
de ressentir : ce ne sont que cuivres creux...
Il faut que ce soit vrai et non une vision.
Ô, mais que nos esprits se touchent, en un regard, s’unissent,
Que nos corps s’attirent au faîte du supplice
sans que le besoin n’intervienne en rien.
Que la passion libère de nos chaînes,
Et le rire et la joie accompagnant nos sens,
Que l’amour nous rende à nous-mêmes !
Juste émerveillés d’être, en harmonie suprême
Et nos lits sont profonds et parfumées nos lèvres,
Nos caresses, nos émois jusque dans nos mystères,
La joie et l’innocence et l’extase en cadeaux
Car c’est pour tout cela que nous naissons égaux...
Unis dans la confiance de se savoir aimés
non pour être parfaits mais tout simplement d’être...
Les corps sans âme sont comme un cœur qui se protège
de ressentir : ce ne sont que cuivres creux...
Il faut que ce soit vrai et non une vision.
Ô, mais que nos esprits se touchent, en un regard, s’unissent,
Que nos corps s’attirent au faîte du supplice
sans que le besoin n’intervienne en rien.
Que la passion libère de nos chaînes,
Et le rire et la joie accompagnant nos sens,
Que l’amour nous rende à nous-mêmes !
Juste émerveillés d’être, en harmonie suprême
Et nos lits sont profonds et parfumées nos lèvres,
Nos caresses, nos émois jusque dans nos mystères,
La joie et l’innocence et l’extase en cadeaux
Car c’est pour tout cela que nous naissons égaux...
Unis dans la confiance de se savoir aimés
non pour être parfaits mais tout simplement d’être...
Mer 28 Déc 2005, 10:14 par
dolce vita sur L'amour en vrac
Saveur plastique
Il arrive un moment étrange, où on ne fait plus nos rencontres dans une soirée étudiante, où nos amours ne prennent plus racines sur le sofa des copains. Dans le cadre de notre travail, on croise peut-être des regards plein de questions posées à mi-voix, mais sans que jamais un son ne sorte de la petite bouche pourtant si jolie.
Et c’est dans un supermarché de la rencontre virtuelle, qu’on se promène alors avec son petit cabas et une liste de mets qu’on souhaiterait gouleyants.
Au milieu des étalages, quelque chose attire le regard, des fois l’intellect, mais très rarement l’étiquette de la composition correspond au produit. On pourrait croire qu’il y a probablement plus d’agents conservateurs que ce qui est dit, mais quand on soulève un tantinet le couvercle, ça sent le moisi.
Jeu de dupes, les donzelles sont là pour plaire, et les hommes pour faire une affaire. Que la belle affiche un joli minois, ou dise ouvertement quelle partie de son anatomie lui semble la plus jolie et c’est le succès assuré : plein plein de contacts. Que le beau affiche un salaire ventru sur une gueule de gagnant et lui aussi accumulera mille bons points.
Mais d’âmes qui se touchent, point.
Dans ce magma putride, surnagent quelques naïves et quelques naïfs, qui ont cru de toute bonne fois que par là il se passerait quelque chose. Oui, très probablement, ils gagneront une cirrhose ou une autre névrose.
Dans les méandres de la toile où l’amour se cherche en gros, les femmes ne sont plus de jolis petits lots. L’apanage de séduction leur a été oté au vestiaire, ou d’ailleurs elles ont dû aussi oublier une partie de leur esprit. Je gage que ces messieurs ont fait de même, sans toutefois remarquer que leurs affaires se posaient sur le même porte manteau. Occasion ratée.
Je me rappelle le doux de la peau, le contact plein de ma main sur un sein, je revois des yeux qui brillent et d’autres qui se ferment dans un cri. Je me souviens du coeur qui bat quand mon bras touche ton bras. Et j’ai encore dans ma bouche le goût des nuits qu’on ne finit pas.
Rien à voir avec le contact dur et froid de ma souris laser et ne m’étant jamais risqué à embrasser mon écran plasma, pour le goût je ne sais pas.
A fréquenter ces endroits-là, l’amour, il prend un petit goût de plastique, parce que peut-être conditionné dans un emballage électronique.
Et c’est dans un supermarché de la rencontre virtuelle, qu’on se promène alors avec son petit cabas et une liste de mets qu’on souhaiterait gouleyants.
Au milieu des étalages, quelque chose attire le regard, des fois l’intellect, mais très rarement l’étiquette de la composition correspond au produit. On pourrait croire qu’il y a probablement plus d’agents conservateurs que ce qui est dit, mais quand on soulève un tantinet le couvercle, ça sent le moisi.
Jeu de dupes, les donzelles sont là pour plaire, et les hommes pour faire une affaire. Que la belle affiche un joli minois, ou dise ouvertement quelle partie de son anatomie lui semble la plus jolie et c’est le succès assuré : plein plein de contacts. Que le beau affiche un salaire ventru sur une gueule de gagnant et lui aussi accumulera mille bons points.
Mais d’âmes qui se touchent, point.
Dans ce magma putride, surnagent quelques naïves et quelques naïfs, qui ont cru de toute bonne fois que par là il se passerait quelque chose. Oui, très probablement, ils gagneront une cirrhose ou une autre névrose.
Dans les méandres de la toile où l’amour se cherche en gros, les femmes ne sont plus de jolis petits lots. L’apanage de séduction leur a été oté au vestiaire, ou d’ailleurs elles ont dû aussi oublier une partie de leur esprit. Je gage que ces messieurs ont fait de même, sans toutefois remarquer que leurs affaires se posaient sur le même porte manteau. Occasion ratée.
Je me rappelle le doux de la peau, le contact plein de ma main sur un sein, je revois des yeux qui brillent et d’autres qui se ferment dans un cri. Je me souviens du coeur qui bat quand mon bras touche ton bras. Et j’ai encore dans ma bouche le goût des nuits qu’on ne finit pas.
Rien à voir avec le contact dur et froid de ma souris laser et ne m’étant jamais risqué à embrasser mon écran plasma, pour le goût je ne sais pas.
A fréquenter ces endroits-là, l’amour, il prend un petit goût de plastique, parce que peut-être conditionné dans un emballage électronique.
Mar 27 Déc 2005, 21:22 par
PetitPrince sur Amour internet
Ma chère plume
Ma chère plume,
D’où je suis, je t’écris ces mots, pour te dire ce que sans toi, je ne sais penser.
Me voici à l’orée de mon jardin secret. Mon ami est tout près de moi, mais voilà, alors que je suis si proche de lui, je ne peux lui parler de mon jardin.
Vois-tu, ma plume, je ne sais comment faire, aucun mot ne se forme dans mon cœur ! Mon jardin, vu d’ici, où je suis, me semble bien aride. Il me fait l’effet, à vrai dire, d’un terrain vague. Je n’y aperçois que de grossières ébauches à peine esquissées, d’indéfinis avant-goûts, de vagues pressentiments, de furtives espérances, d’éphémères songes, des commencements inachevés, des élans jamais pris, tout n’est qu’à l’état de graine. Je ne cesse de prendre dans ma main ces semences sèches et les regarde s’écouler entre mes doigts mais ne sais ni comment ni où les faire germer. Je me sens seule et désemparée, prisonnière de mon incapacité.
C’est pour cela, ma plume bien aimée, que je te supplie !
Sois mon guide, prends-moi par la main, et conduis-moi à travers mon jardin !
Je ne sais encore où nous irons ensemble, quels chemins encore inconnus nous prendrons, quels paysages nous traverserons et quels mystères nous sonderons. Mais je sais que tu seras là, avec moi, et que, patiente, tu recueilleras toutes les graines qui jonchent le sol de mon esprit et sauras les faire germer.
Les chemins que nous découvrirons ensemble nous mèneront dans les sous-bois de mes désirs, de mon passé, de mes rêves, je ne le sais encore, mais avec toi, quels qu’ils soient, je ne me perdrai pas. Ces chemins n’auront pas de fin, jamais ils ne nous mèneront à l’impasse, tu sauras toujours où inventer une issue, un petit sentier caché à mon regard dans les herbes folles, et je te suivrai avec confiance.
Je te prends entre mes doigts et sens ton invite à te suivre…
Où allons-nous donc ? Je suis prête, et nous ne partons pas encore ? Pourquoi me faire attendre ?
Pardonne-moi, plume bien-aimée, si je suis impatiente.
J’ai tellement hâte de pénétrer cette terre qui me semble si nue et d’y voir pousser une prairie ondoyante, une forêt luxuriante, ou qui sait, peut-être un champ de blé doré, de délicates ramures fleuries, un potager chargé de lourds fruits colorés !
Et ensuite, je pourrai y inviter mon ami ! Je le prendrai par la main et le conduirai là où il me plaira, dans mon jardin, puis je partagerai avec lui l’ombre bienfaisante d’un cèdre, ou l’odeur du jasmin, qui sait…
Allons-y, ma belle plume, partons à la découverte.
Ton amie qui t’attend avec impatience.
D’où je suis, je t’écris ces mots, pour te dire ce que sans toi, je ne sais penser.
Me voici à l’orée de mon jardin secret. Mon ami est tout près de moi, mais voilà, alors que je suis si proche de lui, je ne peux lui parler de mon jardin.
Vois-tu, ma plume, je ne sais comment faire, aucun mot ne se forme dans mon cœur ! Mon jardin, vu d’ici, où je suis, me semble bien aride. Il me fait l’effet, à vrai dire, d’un terrain vague. Je n’y aperçois que de grossières ébauches à peine esquissées, d’indéfinis avant-goûts, de vagues pressentiments, de furtives espérances, d’éphémères songes, des commencements inachevés, des élans jamais pris, tout n’est qu’à l’état de graine. Je ne cesse de prendre dans ma main ces semences sèches et les regarde s’écouler entre mes doigts mais ne sais ni comment ni où les faire germer. Je me sens seule et désemparée, prisonnière de mon incapacité.
C’est pour cela, ma plume bien aimée, que je te supplie !
Sois mon guide, prends-moi par la main, et conduis-moi à travers mon jardin !
Je ne sais encore où nous irons ensemble, quels chemins encore inconnus nous prendrons, quels paysages nous traverserons et quels mystères nous sonderons. Mais je sais que tu seras là, avec moi, et que, patiente, tu recueilleras toutes les graines qui jonchent le sol de mon esprit et sauras les faire germer.
Les chemins que nous découvrirons ensemble nous mèneront dans les sous-bois de mes désirs, de mon passé, de mes rêves, je ne le sais encore, mais avec toi, quels qu’ils soient, je ne me perdrai pas. Ces chemins n’auront pas de fin, jamais ils ne nous mèneront à l’impasse, tu sauras toujours où inventer une issue, un petit sentier caché à mon regard dans les herbes folles, et je te suivrai avec confiance.
Je te prends entre mes doigts et sens ton invite à te suivre…
Où allons-nous donc ? Je suis prête, et nous ne partons pas encore ? Pourquoi me faire attendre ?
Pardonne-moi, plume bien-aimée, si je suis impatiente.
J’ai tellement hâte de pénétrer cette terre qui me semble si nue et d’y voir pousser une prairie ondoyante, une forêt luxuriante, ou qui sait, peut-être un champ de blé doré, de délicates ramures fleuries, un potager chargé de lourds fruits colorés !
Et ensuite, je pourrai y inviter mon ami ! Je le prendrai par la main et le conduirai là où il me plaira, dans mon jardin, puis je partagerai avec lui l’ombre bienfaisante d’un cèdre, ou l’odeur du jasmin, qui sait…
Allons-y, ma belle plume, partons à la découverte.
Ton amie qui t’attend avec impatience.
Mar 20 Déc 2005, 16:42 par
SilaU sur Mille choses
Je l'ai vue ce soir
Je l’ai vue ce soir, enfin !
Depuis le temps que j’entendais parler d’elle… Je l’avais vue en photo déjà, souvent. Je me disais qu’elle ne me surprendrait pas… Et pourtant…
Quand je me suis approché d’elle, quand mon regard a croisé le sien, je me suis senti fondre.
Aucun mot ne fut échangé, juste ce regard et… ce sourire… Elle ne me souriait pas au début, puis j’eus l’impression que ses yeux se faisaient plus doux, que sa bouche se redessinait plus tendrement…
Mais non, l’instant d’après tout était redevenu comme avant et je ne sus pas si j’avais rêvé ou non ce bref moment d’intimité.
Quoiqu’il en soit j’étais là, à la regarder, nous avons même pu rester seuls quelques instants, privilège inespéré.
Malgré tout ce que je savais d’elle, malgré toutes ces photos où mes yeux avaient dévoré le moindre détail de son visage, je la rencontrais pour la première fois, et j’en fus ému au point de sentir mes yeux s’embuer de larmes.
Elle n’avait pas bougé, elle était là, toujours là.
Cette fois-ci j’en fus sûr, la Joconde me sourit à nouveau.
Depuis le temps que j’entendais parler d’elle… Je l’avais vue en photo déjà, souvent. Je me disais qu’elle ne me surprendrait pas… Et pourtant…
Quand je me suis approché d’elle, quand mon regard a croisé le sien, je me suis senti fondre.
Aucun mot ne fut échangé, juste ce regard et… ce sourire… Elle ne me souriait pas au début, puis j’eus l’impression que ses yeux se faisaient plus doux, que sa bouche se redessinait plus tendrement…
Mais non, l’instant d’après tout était redevenu comme avant et je ne sus pas si j’avais rêvé ou non ce bref moment d’intimité.
Quoiqu’il en soit j’étais là, à la regarder, nous avons même pu rester seuls quelques instants, privilège inespéré.
Malgré tout ce que je savais d’elle, malgré toutes ces photos où mes yeux avaient dévoré le moindre détail de son visage, je la rencontrais pour la première fois, et j’en fus ému au point de sentir mes yeux s’embuer de larmes.
Elle n’avait pas bougé, elle était là, toujours là.
Cette fois-ci j’en fus sûr, la Joconde me sourit à nouveau.
Ven 16 Déc 2005, 20:54 par
l'homme de sable sur La première fois
Je crois à la réincarnation
Je crois à la réincarnation
Celle de l’âme j’avoue je ne sais pas...
Mais celle du coeur, je vous promets j’y crois !
Mon coeur et mon esprit renaissent à chaque histoire,
Différents mais semblables ils sont refaçonnés
Par le regard de l’autre, par sa façon d’aimer.
Tour à tour je suis loup, tourterelle et puis chien
Toujours le même pourtant, voulant faire le bien.
Mais aveugle sous mes masques je me perds souvent
Inconsciente victime de ce moi qui me ment.
Tu es mon océan et j’étais tes falaises,
Tu m’as battu d’amour car je savais pouvoir
Supporter tes malheurs te guider dans tes peines.
Mais tu as changé d’arme sans même le savoir
Et tes coups ont sonné la fin de ma scène.
Je suis ce tas de sable par tes vagues léché,
Ce qu’il reste de moi tu peux tout emporter.
Bientôt je renaîtrai je le sais c’est ma voie
En être différent, je l’espère, avec toi.
Celle de l’âme j’avoue je ne sais pas...
Mais celle du coeur, je vous promets j’y crois !
Mon coeur et mon esprit renaissent à chaque histoire,
Différents mais semblables ils sont refaçonnés
Par le regard de l’autre, par sa façon d’aimer.
Tour à tour je suis loup, tourterelle et puis chien
Toujours le même pourtant, voulant faire le bien.
Mais aveugle sous mes masques je me perds souvent
Inconsciente victime de ce moi qui me ment.
Tu es mon océan et j’étais tes falaises,
Tu m’as battu d’amour car je savais pouvoir
Supporter tes malheurs te guider dans tes peines.
Mais tu as changé d’arme sans même le savoir
Et tes coups ont sonné la fin de ma scène.
Je suis ce tas de sable par tes vagues léché,
Ce qu’il reste de moi tu peux tout emporter.
Bientôt je renaîtrai je le sais c’est ma voie
En être différent, je l’espère, avec toi.
Lun 05 Déc 2005, 21:24 par
l'homme de sable sur L'amour en vrac
Faites moi rêver
C’est ainsi que débuta réellement ma petite aventure. Les premiers jours, je parlais seul, palabrant sur mes sentiments envers l’atmosphère morose de notre société, tout en tentant de ponctuer mes monologues par quelques plaisanteries qui déridaient les visages (en fait je pense que mes propos étaient plus tournés vers l’ironie et le cynisme que vers le discours politique !) . J’étais heureux de voir que mes « interlocuteurs » étaient assez fidèles et que d’autres voyageurs même venaient faire le trajet dans notre wagon. Ils devaient certainement me considérer comme un phénomène, mais le principal était que chaque matin, j’avais le privilège de recevoir de nombreux sourires, accompagnés de ces « bonjour » qui manquaient tant. A la fin de la première semaine, quelques passagers se joignirent à moi dans la discussion, désireux de parler de leurs démêlés avec l’administration (l’un des sujets que j’avais abordé la veille, comparant une fois de plus les fonctionnaires d’aujourd’hui avec les ordinateurs de demain ou d’hier d’ailleurs…).
Au fur et à mesure des matinées, les débats s’animaient peu à peu et on pouvait alors commencer à cerner quelques principaux traits de caractère.
Mais je constatais peu à peu que les gens commençaient à se lasser de tous ces propos qui ressemblaient de plus en plus aux disputes politiques des repas de famille. En toute franchise, je les comprenais vraiment. Il fallait changer de terrain. Un jour, j’entendis parler deux « nouvelles » dames, persuadées d’avoir affaire à un coup de pub de la part de la S.N.C.F. Les détrompant vivement, je répétais sans me lasser les raisons de mes discussions, en m’attachant cette fois-ci au manque de romance des transports en commun :
« N’avez-vous jamais remarqué, chaque matin, cette sorte de tristesse qui s’empare de nous dès qu’on pénètre dans le train ? C’est comme si chacun oubliait toutes ces belles paroles qu’ils ont prononcées un jour, sur la morosité générale, sur la lente agonie de la communication entre nous tous. Ceci est dû, et c’est mon intime conviction, à la décrépitude du romantisme. Parce que le romantisme, c’est être à l’écoute, continuellement. A l’écoute de tout son environnement, incluant les êtres humains au même titre que la nature. Et c’est justement de ça dont nous manquons actuellement. On n’ose plus s’ouvrir aux autres, craignant le ridicule ou trop fier pour accepter sa solitude. Ce qu’il faudrait en fait, c’est qu’on se ressaisisse, nous tous, ensemble, les habitants du train, que l’on regagne du terrain sur la grisaille qui nous entoure. Qui n’a jamais écrit quelques lignes, au hasard de ses pensées ? Qui n’a jamais tenu l’espoir ne serait-ce qu’un seul instant, d’être le héros d’une fabuleuse histoire, se laissant emporter dans un monde de fées ?
Ce monde auquel on rêve, ce monde dans lequel chacun est ce qu’il veut être, tous ces mondes que l’on crée, détruit puis recrée, on les porte en soi. On a tous notre côté romantique ! Vous, moi, on ne peut s’empêcher de rêver ! Et nous tous, ici, dans ce train, imaginez le nombre de mondes qu’on pourrait créer tous les jours ! ».
C’était venu comme ça, sans prévenir et ces chères dames en parurent enchantées. En cet instant, j’avais tout à fait oublié que le romantisme était sempiternellement lié à la mort et aux amours impossibles, mais c’était comme ça : le ‘romantisme’, tel qu’il est perçu de nos jours, prit donc le pas sur la politique, recevant plus de succès que celle-ci. Les habitants du train ne désiraient en fait qu’une chose, l’évasion par le rêve et le lyrisme.
Bientôt, les plus enhardis apportèrent des recueils de poèmes, les lisant aux autres passagers, avant de discuter sur leurs choix, leurs sentiments, leurs idées. Ceci me permit de comprendre que l’on apprend beaucoup plus d’une personne en lui parlant de poésie qu’en l’écoutant discourir sur tel ou tel sujet d’actualité. Même ceux qui ne parlaient pas montraient leurs sentiments : un petit sourire quand il faut, un regard pétillant, ou simplement plus brillant que d’habitude parfois ; tant de petites choses qui vous renseignent sur les pensées d’une personne. Ensemble, nous démolissions le mur que chaque personne, au fil des années, avait construit autour de son monde, désireuse de cacher ses rêves aux étrangers.
Un matin, dans la logique de ce que j’avais instauré, je me décidais à apporter mes propres poèmes. Ceux que j’avais accumulés, un à un, depuis quelques années déjà. Lorsque mon tour arriva, je ne savais toujours pas par lequel j’allais commencer. Et puis je me lançais :
« Sombre comme son âme, elle s’approchait de lui ;
Sans l’ombre d’un remord, il lui offrit sa vie.
Depuis ce jour lointain, où il s’était épris
De cette tendre personne, qu’il avait tant chérie,
Jamais il n’avait pu la chasser dans l’oubli.
Elle occupait ses rêves, son cœur et son esprit,
Le hantait tous ces jours, jusque tard dans ses nuits.
Quand sur lui se posaient ses doux yeux de velours,
De son coeur jaillissaient les plus purs sentiments.
Enfouis au fond de lui comme l’était son amour,
Ils lui donnaient la vie, le tiraient en avant
Dans ce monde que pourtant il avait tant haï.
Mais silencieusement, il souffrait de la voir,
Ne pouvant la toucher, n’osant la décevoir,
Conservant ses caresses, ses baisers les plus doux,
Espérant bien qu’un jour, il lui avouerait tout.
Mais ce jour ne vint pas et la folie le prit,
L’amour se transformant en une lente agonie.
Et son dernier baiser fut pour cet ange noir :
Il lui donna sa vie, son cœur et ses espoirs. »
Je lus encore deux autres poèmes, puis me tins silencieux quelques instants. J’étais dans une sorte d’état second. Je ne sais pas comment vous transcrire le trouble dans lequel je demeurais mais si j’avais pu me regarder alors, je pense que j’aurais vu le petit garçon que j’avais été et que j’étais à nouveau. C’était comme si j’étais perdu dans la foule et que je n’osais pas demander aux gens s’ils avaient vu mes parents. Durant ces deux ou trois secondes, qui me parurent durer le temps d’une enfance, j’aurais aussi bien pu fondre en larmes ou rire à en mouiller mes chaussures tellement mes sentiments échappaient à tout contrôle. Mais au lieu de cela (et fort heureusement d’ailleurs) je remarquais le silence interrogateur des passagers. Après quelques instants, une jeune femme m’en fit comprendre la raison :
« No, dis moi si j’ai rêvé mais les trois poèmes que tu viens de nous lire se terminent par la mort ?
- Ben non, t’as pas rêvé. C’est plutôt glauque non ?
- Un peu qu’c’est glauque ! ».
Là, c’était Eric qui avait pris la parole.
« Mais c’est bizarre, t’as pas l’air d’un mec triste pourtant. Tous les jours t’es là, à nous raconter des trucs pour nous faire marrer et aujourd’hui tu nous sors que t’es un mec glauque ? Là j’te suis plus. »
Je restais un moment sans voix, n’ayant pas prévu l’effet que feraient ces poèmes. Après tout, les poèmes que j’avais entendus jusque là n’étaient pas toujours d’une gaîté à vous faire sauter la vessie ! J’avais même eu l’extrême privilège d’écouter une ode funèbre à deux poissons rouges (bon je vous l’accorde, l’exemple est mal choisi, redevenons sérieux...). Pour mes amis du train, j’étais en fait devenu un vrai clown et un clown ne doit jamais dévoiler ses conflits internes à son public. Un clown doit combattre ses pleurs par les rires de son public et faire couler ses larmes par leurs yeux pleins de joie.
Mais moi je n’étais qu’une sorte de clown par intérimaire et j’avais besoin de redevenir un passager parmi les autres, lisant ses poèmes pour crever tous mes maux, comme eux le faisaient ! Ils semblaient ne pas comprendre la situation :
« Attends Eric. Il y a trois semaines maintenant que je me suis levé pour vous parler. Au début c’est vrai, je devais faire un peu le clown, même carrément d’ailleurs. Il fallait commencer par ça, sinon, vous n’auriez jamais osé prendre la parole. Mais maintenant regarde autour de toi, tout le monde se parle, tout le monde se dit bonjour le matin. Moi, je suis redevenu comme vous, je ne veux plus être le meneur de la conversation. On la fait tous ensemble maintenant. Et sinon, pour ce qui est de mes poèmes, ben, ... l’avantage avec un clown, c’est qu’il peut toujours cacher sa tristesse derrière son maquillage. Et finalement je ne dois pas échapper à la règle.
- Et nous, on te racontait tous nos petits malheurs, ... Alors que les tiens te font penser à... Enfin, ils sont tristes, quoi !
- Mais qu’est ce qui te fait penser à la mort comme ça ?
Les rôles commençaient à s’inverser, comme je leur avais dit, mais beaucoup plus que je ne le pensais alors. Pour les faire parler, je les avais poussés à dévoiler quelques uns de leurs petits malheurs, comme disait Sylvie. Ce n’était donc que justice s’ils m’interrogeaient sur les miens.
« Si je vous dis seulement que je suis amoureux, ce sera un peu trop banal pour expliquer la mort. Alors comme il ne reste pas beaucoup de temps avant l’arrivée à la fac, je ne vous dis rien aujourd’hui, mais je vous promets que demain vous aurez droit à une jolie petite histoire... »
Au fur et à mesure des matinées, les débats s’animaient peu à peu et on pouvait alors commencer à cerner quelques principaux traits de caractère.
Mais je constatais peu à peu que les gens commençaient à se lasser de tous ces propos qui ressemblaient de plus en plus aux disputes politiques des repas de famille. En toute franchise, je les comprenais vraiment. Il fallait changer de terrain. Un jour, j’entendis parler deux « nouvelles » dames, persuadées d’avoir affaire à un coup de pub de la part de la S.N.C.F. Les détrompant vivement, je répétais sans me lasser les raisons de mes discussions, en m’attachant cette fois-ci au manque de romance des transports en commun :
« N’avez-vous jamais remarqué, chaque matin, cette sorte de tristesse qui s’empare de nous dès qu’on pénètre dans le train ? C’est comme si chacun oubliait toutes ces belles paroles qu’ils ont prononcées un jour, sur la morosité générale, sur la lente agonie de la communication entre nous tous. Ceci est dû, et c’est mon intime conviction, à la décrépitude du romantisme. Parce que le romantisme, c’est être à l’écoute, continuellement. A l’écoute de tout son environnement, incluant les êtres humains au même titre que la nature. Et c’est justement de ça dont nous manquons actuellement. On n’ose plus s’ouvrir aux autres, craignant le ridicule ou trop fier pour accepter sa solitude. Ce qu’il faudrait en fait, c’est qu’on se ressaisisse, nous tous, ensemble, les habitants du train, que l’on regagne du terrain sur la grisaille qui nous entoure. Qui n’a jamais écrit quelques lignes, au hasard de ses pensées ? Qui n’a jamais tenu l’espoir ne serait-ce qu’un seul instant, d’être le héros d’une fabuleuse histoire, se laissant emporter dans un monde de fées ?
Ce monde auquel on rêve, ce monde dans lequel chacun est ce qu’il veut être, tous ces mondes que l’on crée, détruit puis recrée, on les porte en soi. On a tous notre côté romantique ! Vous, moi, on ne peut s’empêcher de rêver ! Et nous tous, ici, dans ce train, imaginez le nombre de mondes qu’on pourrait créer tous les jours ! ».
C’était venu comme ça, sans prévenir et ces chères dames en parurent enchantées. En cet instant, j’avais tout à fait oublié que le romantisme était sempiternellement lié à la mort et aux amours impossibles, mais c’était comme ça : le ‘romantisme’, tel qu’il est perçu de nos jours, prit donc le pas sur la politique, recevant plus de succès que celle-ci. Les habitants du train ne désiraient en fait qu’une chose, l’évasion par le rêve et le lyrisme.
Bientôt, les plus enhardis apportèrent des recueils de poèmes, les lisant aux autres passagers, avant de discuter sur leurs choix, leurs sentiments, leurs idées. Ceci me permit de comprendre que l’on apprend beaucoup plus d’une personne en lui parlant de poésie qu’en l’écoutant discourir sur tel ou tel sujet d’actualité. Même ceux qui ne parlaient pas montraient leurs sentiments : un petit sourire quand il faut, un regard pétillant, ou simplement plus brillant que d’habitude parfois ; tant de petites choses qui vous renseignent sur les pensées d’une personne. Ensemble, nous démolissions le mur que chaque personne, au fil des années, avait construit autour de son monde, désireuse de cacher ses rêves aux étrangers.
Un matin, dans la logique de ce que j’avais instauré, je me décidais à apporter mes propres poèmes. Ceux que j’avais accumulés, un à un, depuis quelques années déjà. Lorsque mon tour arriva, je ne savais toujours pas par lequel j’allais commencer. Et puis je me lançais :
« Sombre comme son âme, elle s’approchait de lui ;
Sans l’ombre d’un remord, il lui offrit sa vie.
Depuis ce jour lointain, où il s’était épris
De cette tendre personne, qu’il avait tant chérie,
Jamais il n’avait pu la chasser dans l’oubli.
Elle occupait ses rêves, son cœur et son esprit,
Le hantait tous ces jours, jusque tard dans ses nuits.
Quand sur lui se posaient ses doux yeux de velours,
De son coeur jaillissaient les plus purs sentiments.
Enfouis au fond de lui comme l’était son amour,
Ils lui donnaient la vie, le tiraient en avant
Dans ce monde que pourtant il avait tant haï.
Mais silencieusement, il souffrait de la voir,
Ne pouvant la toucher, n’osant la décevoir,
Conservant ses caresses, ses baisers les plus doux,
Espérant bien qu’un jour, il lui avouerait tout.
Mais ce jour ne vint pas et la folie le prit,
L’amour se transformant en une lente agonie.
Et son dernier baiser fut pour cet ange noir :
Il lui donna sa vie, son cœur et ses espoirs. »
Je lus encore deux autres poèmes, puis me tins silencieux quelques instants. J’étais dans une sorte d’état second. Je ne sais pas comment vous transcrire le trouble dans lequel je demeurais mais si j’avais pu me regarder alors, je pense que j’aurais vu le petit garçon que j’avais été et que j’étais à nouveau. C’était comme si j’étais perdu dans la foule et que je n’osais pas demander aux gens s’ils avaient vu mes parents. Durant ces deux ou trois secondes, qui me parurent durer le temps d’une enfance, j’aurais aussi bien pu fondre en larmes ou rire à en mouiller mes chaussures tellement mes sentiments échappaient à tout contrôle. Mais au lieu de cela (et fort heureusement d’ailleurs) je remarquais le silence interrogateur des passagers. Après quelques instants, une jeune femme m’en fit comprendre la raison :
« No, dis moi si j’ai rêvé mais les trois poèmes que tu viens de nous lire se terminent par la mort ?
- Ben non, t’as pas rêvé. C’est plutôt glauque non ?
- Un peu qu’c’est glauque ! ».
Là, c’était Eric qui avait pris la parole.
« Mais c’est bizarre, t’as pas l’air d’un mec triste pourtant. Tous les jours t’es là, à nous raconter des trucs pour nous faire marrer et aujourd’hui tu nous sors que t’es un mec glauque ? Là j’te suis plus. »
Je restais un moment sans voix, n’ayant pas prévu l’effet que feraient ces poèmes. Après tout, les poèmes que j’avais entendus jusque là n’étaient pas toujours d’une gaîté à vous faire sauter la vessie ! J’avais même eu l’extrême privilège d’écouter une ode funèbre à deux poissons rouges (bon je vous l’accorde, l’exemple est mal choisi, redevenons sérieux...). Pour mes amis du train, j’étais en fait devenu un vrai clown et un clown ne doit jamais dévoiler ses conflits internes à son public. Un clown doit combattre ses pleurs par les rires de son public et faire couler ses larmes par leurs yeux pleins de joie.
Mais moi je n’étais qu’une sorte de clown par intérimaire et j’avais besoin de redevenir un passager parmi les autres, lisant ses poèmes pour crever tous mes maux, comme eux le faisaient ! Ils semblaient ne pas comprendre la situation :
« Attends Eric. Il y a trois semaines maintenant que je me suis levé pour vous parler. Au début c’est vrai, je devais faire un peu le clown, même carrément d’ailleurs. Il fallait commencer par ça, sinon, vous n’auriez jamais osé prendre la parole. Mais maintenant regarde autour de toi, tout le monde se parle, tout le monde se dit bonjour le matin. Moi, je suis redevenu comme vous, je ne veux plus être le meneur de la conversation. On la fait tous ensemble maintenant. Et sinon, pour ce qui est de mes poèmes, ben, ... l’avantage avec un clown, c’est qu’il peut toujours cacher sa tristesse derrière son maquillage. Et finalement je ne dois pas échapper à la règle.
- Et nous, on te racontait tous nos petits malheurs, ... Alors que les tiens te font penser à... Enfin, ils sont tristes, quoi !
- Mais qu’est ce qui te fait penser à la mort comme ça ?
Les rôles commençaient à s’inverser, comme je leur avais dit, mais beaucoup plus que je ne le pensais alors. Pour les faire parler, je les avais poussés à dévoiler quelques uns de leurs petits malheurs, comme disait Sylvie. Ce n’était donc que justice s’ils m’interrogeaient sur les miens.
« Si je vous dis seulement que je suis amoureux, ce sera un peu trop banal pour expliquer la mort. Alors comme il ne reste pas beaucoup de temps avant l’arrivée à la fac, je ne vous dis rien aujourd’hui, mais je vous promets que demain vous aurez droit à une jolie petite histoire... »
Ven 02 Déc 2005, 15:46 par
l'homme de sable sur Un monde parfait
Le matin
Quel que soit le pied qui touche le sol en premier, j’ai toujours l’impression de débuter une journée difficile en me levant le matin. Contre cela, la routine est le seul remède : on branche le radar, et on se laisse guider par ses habitudes : toilettes, salle de bain, cuisine, salle de bain, ... Ce trajet immuable m’aide à réaliser qu’une heure vingt-trois minutes plus tard je serai docilement en train de prendre mes notes. Mais avant d’arriver à ce stade il me reste un obstacle à surmonter : le trajet en train. Et quel obstacle !
L’esprit encore quelque peu embourbé par un réveil inachevé, on dirait que les gens craignent de rencontrer une connaissance, avec qui la discussion se résumerait à : «Le-temps-est-bizarre-ces-jours-ci-y-a-plus-de-saisons...! ». Finalement, le résultat de cette peur est ce que l’on voit en observant toutes ces personnes au regard fixe, dont le sourire, s’il existe, révèle bien la gêne qu’il procure. Je pense que vous l’avez deviné, le principal obstacle du matin, c’est ça et je peux vous dire que je ne m’y ferai jamais ! Tous ces mannequins semblent si familiers pourtant, qu’on a presque envie de leur dire
"bonjour" ; mais comprendraient-ils seulement ? En fait, on a l’impression que ces gens sont encore en train de dormir et que le simple fait d’ouvrir la bouche les réveillerait. Imaginez alors l’horreur qui se peindrait sur leur visage s’ils voyaient toutes ces autres personnes dormant à côté d’eux ! Ils préfèrent certainement penser que ces personnes font partie de leur rêve...
Que voulez-vous ? Le matin, la réalité est tout simplement trop dure à accepter.
Ce spectacle, je le vois chaque matin de chaque jour de chaque semaine. Dur dur d’être lucide, non ? Bien sûr, à force, je fais comme d’autres, me mettant en retrait de cette réalité, me plongeant dans un bon bouquin ou en branchant mon baladeur. C’est vrai, c’est si simple de fuir cette atmosphère.
On est alors isolé avec autant d’efficacité que si on se trouve seul avec soi-même dans l’une des pièces obscures de son esprit. Mais bon, l’ennui se matérialise lorsque l’on réalise qu’on devient exactement ce à quoi on essaie d’échapper...
Le fait est que, ce matin, j’avais l’impression de regarder tous ces gens avec des yeux nouveaux, tant et bien que cette (ô combien horrible !) vision matinale allait me hanter tout le reste de la journée. Non, non, le mot ‘hanter’ n’est pas trop fort ! Imaginez plutôt : en plein cours de physique, je me surpris songeant à un homme que je n’avais pourtant qu’aperçu ce matin dans mon wagon. Je le revoyais alors ressemblant à un gentil dogue anglais, de ces gros chiens patauds plein de rides et de tendresse. J’étais persuadé que, comme tous les animaux, il ne savait ni ne cherchait la raison de son existence ; il suit la routine, point. Cela peut paraître insultant, mais lorsque l’on observe tout ce bétail dans les trains, il donne vraiment l’impression d’agir par instinct, comme le prouve la façon dont les personnes savent qu’elles sont arrivées à leur gare, se levant sans qu’aucun signe d’une quelconque intelligence n’éclaire leur regard. Mais bon, de toutes les analogies qui me vinrent à l’esprit ce jour-là, je préfère tout de même celle que j’imaginais, contemplant ma douce prof de chimie. Les passagers du train m’apparaissaient alors comme ces jolies princesses de contes de fée, qu’une vilaine sorcière (c’est là que ma prof de chimie a dû m’inspirer !) enferment dans des sommeils hypnotiques. Mais dans les contes, il est toujours un valeureux prince pour les délivrer. Où est donc celui qui délivrera toutes ces pauvres gens ? C’est alors que je me mis à réfléchir très vite. Si vite, d’ailleurs, que ma prof dût s’en apercevoir, car elle me regarda, d’un regard dans lequel j’eus beaucoup de peine à trouver de la sympathie. Mais heureusement, la réprimande fut suffisamment lente à venir et j’eus le temps de trouver la solution à mon problème. J’allais tenter de briser mon quotidien et de rompre par la même occasion celui de ceux que j’appelais désormais les « habitants du train ». J’allais devenir leur prince charmant.
L’esprit encore quelque peu embourbé par un réveil inachevé, on dirait que les gens craignent de rencontrer une connaissance, avec qui la discussion se résumerait à : «Le-temps-est-bizarre-ces-jours-ci-y-a-plus-de-saisons...! ». Finalement, le résultat de cette peur est ce que l’on voit en observant toutes ces personnes au regard fixe, dont le sourire, s’il existe, révèle bien la gêne qu’il procure. Je pense que vous l’avez deviné, le principal obstacle du matin, c’est ça et je peux vous dire que je ne m’y ferai jamais ! Tous ces mannequins semblent si familiers pourtant, qu’on a presque envie de leur dire
"bonjour" ; mais comprendraient-ils seulement ? En fait, on a l’impression que ces gens sont encore en train de dormir et que le simple fait d’ouvrir la bouche les réveillerait. Imaginez alors l’horreur qui se peindrait sur leur visage s’ils voyaient toutes ces autres personnes dormant à côté d’eux ! Ils préfèrent certainement penser que ces personnes font partie de leur rêve...
Que voulez-vous ? Le matin, la réalité est tout simplement trop dure à accepter.
Ce spectacle, je le vois chaque matin de chaque jour de chaque semaine. Dur dur d’être lucide, non ? Bien sûr, à force, je fais comme d’autres, me mettant en retrait de cette réalité, me plongeant dans un bon bouquin ou en branchant mon baladeur. C’est vrai, c’est si simple de fuir cette atmosphère.
On est alors isolé avec autant d’efficacité que si on se trouve seul avec soi-même dans l’une des pièces obscures de son esprit. Mais bon, l’ennui se matérialise lorsque l’on réalise qu’on devient exactement ce à quoi on essaie d’échapper...
Le fait est que, ce matin, j’avais l’impression de regarder tous ces gens avec des yeux nouveaux, tant et bien que cette (ô combien horrible !) vision matinale allait me hanter tout le reste de la journée. Non, non, le mot ‘hanter’ n’est pas trop fort ! Imaginez plutôt : en plein cours de physique, je me surpris songeant à un homme que je n’avais pourtant qu’aperçu ce matin dans mon wagon. Je le revoyais alors ressemblant à un gentil dogue anglais, de ces gros chiens patauds plein de rides et de tendresse. J’étais persuadé que, comme tous les animaux, il ne savait ni ne cherchait la raison de son existence ; il suit la routine, point. Cela peut paraître insultant, mais lorsque l’on observe tout ce bétail dans les trains, il donne vraiment l’impression d’agir par instinct, comme le prouve la façon dont les personnes savent qu’elles sont arrivées à leur gare, se levant sans qu’aucun signe d’une quelconque intelligence n’éclaire leur regard. Mais bon, de toutes les analogies qui me vinrent à l’esprit ce jour-là, je préfère tout de même celle que j’imaginais, contemplant ma douce prof de chimie. Les passagers du train m’apparaissaient alors comme ces jolies princesses de contes de fée, qu’une vilaine sorcière (c’est là que ma prof de chimie a dû m’inspirer !) enferment dans des sommeils hypnotiques. Mais dans les contes, il est toujours un valeureux prince pour les délivrer. Où est donc celui qui délivrera toutes ces pauvres gens ? C’est alors que je me mis à réfléchir très vite. Si vite, d’ailleurs, que ma prof dût s’en apercevoir, car elle me regarda, d’un regard dans lequel j’eus beaucoup de peine à trouver de la sympathie. Mais heureusement, la réprimande fut suffisamment lente à venir et j’eus le temps de trouver la solution à mon problème. J’allais tenter de briser mon quotidien et de rompre par la même occasion celui de ceux que j’appelais désormais les « habitants du train ». J’allais devenir leur prince charmant.
Ven 02 Déc 2005, 15:26 par
l'homme de sable sur Un monde parfait
ces mots là....
C’est bon de t’écrire, à défaut de te dire...et même si tu étais à portée de voix, je t’écrirais...mais tu n’échapperas pas à mes mots au creux de ton oreille.
J’ai envie, besoin de me livrer à toi mais j’ai aussi besoin de savoir que toi, tu te livreras, que tu oseras laisser venir tes mots, tous tes mots sans peur et sans retenue...j’aime tant ta voix...alors, parle-moi de tout, de rien aussi, de toi surtout...écris-moi, tu sais si bien lorsque tu oses les mots, les vrais, ceux qui osent sans métaphores, tes mots qui me laissent les yeux brillants, tes mots tellement remplis de tes sentiments et qui n’en peuvent plus de se retenir...ce sont ces mots-là qui nourrissent notre amour, laisse les s’échapper de ta bouche, de toi...laisse-moi les attraper...j’ai besoin d’eux, vraiment…écris-moi tous ces mots que, de mon côté et pour toi…parce que c’est toi…j’ose sans retenue…
Alors lis mon amour, lis mes mots qui osent, mes mots qui te disent le manque que j’ai de toi...
et dans ce manque il y a...
ces moments d’infime tendresse, quand je saisis au vol ton regard qui ne fait que m’effleurer et que je ressens si fort pourtant...
ces instants si ténus, rien que le temps d’un battement de paupières savoir...éprouver ce regard qui se veut presque "banal", qui ne fait que me frôler...et mes yeux qui se ferment l’espace d’une seconde pour mieux goûter ce bonheur...
dans ce manque il y a
tous nos sourires, tous nos regards, tous nos mots, tous nos gestes...
ta main qui m’attrape au passage...
ta nuque sous mes lèvres doucement avides...
ta nuque qui n’attend que ma caresse...
ta nuque...ce passage obligatoire: "prends mon baiser comme octroi, et celui-ci aussi, et cet autre encore...laisse mes lèvres y faire étape, et entre deux baisers laisse mes mots couler en toi...écoutes mon amour...
écoutes mon manque de toi...ressens le...
il est là dans mes caresses, au bout de mes doigts, au creux de ma paume...une pression, un frôlement...et mes lèvres qui effleurent ta peau, glissent sur tes courbes, ton corps qui m’apaise...
il est caché dans mes silences...il est dans chacun de mes mots, je le laisse filer au bout de mes soupirs...
il sort parfois, m’échappe...quelquefois si gros alors j’ai du mal à le retenir...pourtant il revient...
il est là, il ne me quitte pas, le manque que j’ai de toi...."
J’ai envie, besoin de me livrer à toi mais j’ai aussi besoin de savoir que toi, tu te livreras, que tu oseras laisser venir tes mots, tous tes mots sans peur et sans retenue...j’aime tant ta voix...alors, parle-moi de tout, de rien aussi, de toi surtout...écris-moi, tu sais si bien lorsque tu oses les mots, les vrais, ceux qui osent sans métaphores, tes mots qui me laissent les yeux brillants, tes mots tellement remplis de tes sentiments et qui n’en peuvent plus de se retenir...ce sont ces mots-là qui nourrissent notre amour, laisse les s’échapper de ta bouche, de toi...laisse-moi les attraper...j’ai besoin d’eux, vraiment…écris-moi tous ces mots que, de mon côté et pour toi…parce que c’est toi…j’ose sans retenue…
Alors lis mon amour, lis mes mots qui osent, mes mots qui te disent le manque que j’ai de toi...
et dans ce manque il y a...
ces moments d’infime tendresse, quand je saisis au vol ton regard qui ne fait que m’effleurer et que je ressens si fort pourtant...
ces instants si ténus, rien que le temps d’un battement de paupières savoir...éprouver ce regard qui se veut presque "banal", qui ne fait que me frôler...et mes yeux qui se ferment l’espace d’une seconde pour mieux goûter ce bonheur...
dans ce manque il y a
tous nos sourires, tous nos regards, tous nos mots, tous nos gestes...
ta main qui m’attrape au passage...
ta nuque sous mes lèvres doucement avides...
ta nuque qui n’attend que ma caresse...
ta nuque...ce passage obligatoire: "prends mon baiser comme octroi, et celui-ci aussi, et cet autre encore...laisse mes lèvres y faire étape, et entre deux baisers laisse mes mots couler en toi...écoutes mon amour...
écoutes mon manque de toi...ressens le...
il est là dans mes caresses, au bout de mes doigts, au creux de ma paume...une pression, un frôlement...et mes lèvres qui effleurent ta peau, glissent sur tes courbes, ton corps qui m’apaise...
il est caché dans mes silences...il est dans chacun de mes mots, je le laisse filer au bout de mes soupirs...
il sort parfois, m’échappe...quelquefois si gros alors j’ai du mal à le retenir...pourtant il revient...
il est là, il ne me quitte pas, le manque que j’ai de toi...."
Mer 30 Nov 2005, 09:04 par
danslalune sur La vie à deux
dans le TGV, ce dimanche là....
Place 63 dans le TGV Marseille Nantes...17h56...
moi, j’entame le chapitre 42 de "la joueuse de go" de Shan Sa,
j’écoute le concerto n° 23 de Mozart...
quelques mesures plus tard, j’abandonne le héros aux mains d’une jeune chinoise, Orchidée...
quelques moments plus tôt...c’était nous sur un lit défait...
c’était nous pendant trois jours: nos échanges, nos partages sur tout, sur rien, sur tout ce qui fait la vie...sur nous,
c’était simple...un soupçon de vie ensemble...
je n’avais pas à te chercher, et toi, tu savais où me trouver...c’est ça s’aimer?
oui, c’est ça aussi...c’est ça surtout,
c’est toi qui plongeant au fond de mon regard, te livres au bout d’un "tu me manques déjà..." ce sont ces mots qui restaient en toi...tu apprends à les dire, parce que...
c’est moi qui ose dans un souffle, au bord du bégaiement, "oui, avec toi je n’ai pas envie de me sauver, je n’ai pas envie de te quitter, je veux rester..." ce sont ces mots que je ne savais pas avant toi...des mots que je ne voulais pas avant toi...
c’est pour un moment oublier ce qui n’est pas "nous deux", savoir que le temps passe et faire avec de toute façon...
c’est en peu de temps, faire le plein de notre amour, combler ce manque qui s’installe et ne nous lâche plus...
c’est comprendre, c’est apprendre...c’est ne pas relâcher ces efforts que nous faisons pour aller l’une vers l’autre...vraiment...
Place 63 dans le TGV Marseille Nantes...
il y a longtemps qu’Orchidée a conquis le corps du héros...
le deuxième mouvement du concerto 23, via les écouteurs de mon discman, ne me laisse aucun répit...
il me ramène à toi et c’est doux et je le veux ce mouvement lent, cet adagio que je connais si bien...
c’est toi submergée par tes émotions, tes sentiments...pour eux, pour moi...
c’est moi planquée au creux de ton épaule...pour ne pas voir, pour ne pas être vue...
c’est prendre ce que tu m’offres, ton amour, sans peur d’en être dépossédée...
ton amour, je le veux, je le prends...vraiment...voilà ce que je veux pour moi...
tu me l’as demandé, maintenant tu le sais...
je veux trouver un équilibre, poser mon amour, le laisser s’ouvrir, ne pas mettre de freins à mes élans...d’amour, de tendresse, de douceur...j’ai besoin de ton amour, de ta tendresse, de ta douceur, de toi pour m’apprendre ce que c’est qu’aimer et être aimée...
20h15…le TGV arrive en gare…il fait nuit mon amour
et rien qu’un morceau de lune là-haut…claire, la lune…
posé dans ce coin du ciel, juste au dessus de mon nez…un croissant souriant…
il fait nuit…voilà, j’ai toute la nuit devant moi pour t’écrire, ma brune…
moi, j’entame le chapitre 42 de "la joueuse de go" de Shan Sa,
j’écoute le concerto n° 23 de Mozart...
quelques mesures plus tard, j’abandonne le héros aux mains d’une jeune chinoise, Orchidée...
quelques moments plus tôt...c’était nous sur un lit défait...
c’était nous pendant trois jours: nos échanges, nos partages sur tout, sur rien, sur tout ce qui fait la vie...sur nous,
c’était simple...un soupçon de vie ensemble...
je n’avais pas à te chercher, et toi, tu savais où me trouver...c’est ça s’aimer?
oui, c’est ça aussi...c’est ça surtout,
c’est toi qui plongeant au fond de mon regard, te livres au bout d’un "tu me manques déjà..." ce sont ces mots qui restaient en toi...tu apprends à les dire, parce que...
c’est moi qui ose dans un souffle, au bord du bégaiement, "oui, avec toi je n’ai pas envie de me sauver, je n’ai pas envie de te quitter, je veux rester..." ce sont ces mots que je ne savais pas avant toi...des mots que je ne voulais pas avant toi...
c’est pour un moment oublier ce qui n’est pas "nous deux", savoir que le temps passe et faire avec de toute façon...
c’est en peu de temps, faire le plein de notre amour, combler ce manque qui s’installe et ne nous lâche plus...
c’est comprendre, c’est apprendre...c’est ne pas relâcher ces efforts que nous faisons pour aller l’une vers l’autre...vraiment...
Place 63 dans le TGV Marseille Nantes...
il y a longtemps qu’Orchidée a conquis le corps du héros...
le deuxième mouvement du concerto 23, via les écouteurs de mon discman, ne me laisse aucun répit...
il me ramène à toi et c’est doux et je le veux ce mouvement lent, cet adagio que je connais si bien...
c’est toi submergée par tes émotions, tes sentiments...pour eux, pour moi...
c’est moi planquée au creux de ton épaule...pour ne pas voir, pour ne pas être vue...
c’est prendre ce que tu m’offres, ton amour, sans peur d’en être dépossédée...
ton amour, je le veux, je le prends...vraiment...voilà ce que je veux pour moi...
tu me l’as demandé, maintenant tu le sais...
je veux trouver un équilibre, poser mon amour, le laisser s’ouvrir, ne pas mettre de freins à mes élans...d’amour, de tendresse, de douceur...j’ai besoin de ton amour, de ta tendresse, de ta douceur, de toi pour m’apprendre ce que c’est qu’aimer et être aimée...
20h15…le TGV arrive en gare…il fait nuit mon amour
et rien qu’un morceau de lune là-haut…claire, la lune…
posé dans ce coin du ciel, juste au dessus de mon nez…un croissant souriant…
il fait nuit…voilà, j’ai toute la nuit devant moi pour t’écrire, ma brune…
Mer 09 Nov 2005, 15:51 par
danslalune sur La vie à deux
ce sourire là....
souris, mon amour…
c’est ton sourire qui te va le mieux…
gai, charmeur, espiègle, amoureux…conquis…
et celui qui est tristement doux…aussi…pourtant
mon regard se voile quand il le voit…
ce sourire là me bouleverse…
il me touche là, au plus douloureux de mon cœur…
il me dit tes peurs et tes doutes…
il me renvoie les miennes…
il me dit « rassure-moi…laisse tes yeux sur moi…
ta main aussi…juste ça…»
il me laisse sans protection...
au bord de l’abandon…
au plus vrai de moi…
mais oui, je l’aime ce sourire....
lui et sa fragilité…ta vulnérabilité
et cette fêlure qu’il trahit…ce sourire,
c’est toi…simplement toi, vraiment toi…alors
souris-moi, mon amour…
offre-moi ton sourire
et cet autre aussi…pose le sur moi…
qu’il y reste, qu’il s’y oublie…et toi
viens…ton sourire pour moi…
c’est ton sourire qui te va le mieux…
gai, charmeur, espiègle, amoureux…conquis…
et celui qui est tristement doux…aussi…pourtant
mon regard se voile quand il le voit…
ce sourire là me bouleverse…
il me touche là, au plus douloureux de mon cœur…
il me dit tes peurs et tes doutes…
il me renvoie les miennes…
il me dit « rassure-moi…laisse tes yeux sur moi…
ta main aussi…juste ça…»
il me laisse sans protection...
au bord de l’abandon…
au plus vrai de moi…
mais oui, je l’aime ce sourire....
lui et sa fragilité…ta vulnérabilité
et cette fêlure qu’il trahit…ce sourire,
c’est toi…simplement toi, vraiment toi…alors
souris-moi, mon amour…
offre-moi ton sourire
et cet autre aussi…pose le sur moi…
qu’il y reste, qu’il s’y oublie…et toi
viens…ton sourire pour moi…
Mar 08 Nov 2005, 10:56 par
danslalune sur Parler d'amour
Mon unique!
Toi mon unique, où es tu ?
C’est dans ces moments de solitude que je ne pense qu’à toi… Qui es tu ? Comment te reconnaître ? Grande ou petite, blonde, brune ou rousse (j’avoue avoir un faible pour les rousses), yeux… Je n’en sais rien ... Elle est là quelque part et me tombera dessus sans que n’aie le temps de le réaliser. L’aspect physique sera sûrement agréable, mais nous savons toi, mon unique, la femme de mes jours et de mes nuits, et moi, ton serviteur, que nous irons au-delà des nuages.
Nous partagerons tout et plus…
Amis, amants, amoureux, tout à la fois
Intimes, complices, peut être trop
Un signe, un regard, nous nous comprendrons
Orgueilleux et fier l’un de l’autre
Passion brûlante qui nous dévore
Existence et respect de l’individu
Confiance évidente
Un équilibre, tantôt eau, tantôt feu
Donner et recevoir juste pour le plaisir
Force du sexe ou le plaisir de l’amour
Une fusion inégalée suivant tes courbes
Envie permanente de nos caresses
Abandon dans nos moments de tendresse
Espérance dans de nos retrouvailles
Désolation de nos séparations
Intense en tout moments
Enfants, adultes
Serrons nous fort
Gardes ma main au creux de la tienne
Pendant que je te déclare une fois encore mon amour
Pour que tous les jours soient une éternité
En fait tu es quelqu’un que je ne connais pas, qui ne seras peut être rien de tout ça mais ce sera toi! Celle que j’aime...
C’est dans ces moments de solitude que je ne pense qu’à toi… Qui es tu ? Comment te reconnaître ? Grande ou petite, blonde, brune ou rousse (j’avoue avoir un faible pour les rousses), yeux… Je n’en sais rien ... Elle est là quelque part et me tombera dessus sans que n’aie le temps de le réaliser. L’aspect physique sera sûrement agréable, mais nous savons toi, mon unique, la femme de mes jours et de mes nuits, et moi, ton serviteur, que nous irons au-delà des nuages.
Nous partagerons tout et plus…
Amis, amants, amoureux, tout à la fois
Intimes, complices, peut être trop
Un signe, un regard, nous nous comprendrons
Orgueilleux et fier l’un de l’autre
Passion brûlante qui nous dévore
Existence et respect de l’individu
Confiance évidente
Un équilibre, tantôt eau, tantôt feu
Donner et recevoir juste pour le plaisir
Force du sexe ou le plaisir de l’amour
Une fusion inégalée suivant tes courbes
Envie permanente de nos caresses
Abandon dans nos moments de tendresse
Espérance dans de nos retrouvailles
Désolation de nos séparations
Intense en tout moments
Enfants, adultes
Serrons nous fort
Gardes ma main au creux de la tienne
Pendant que je te déclare une fois encore mon amour
Pour que tous les jours soient une éternité
En fait tu es quelqu’un que je ne connais pas, qui ne seras peut être rien de tout ça mais ce sera toi! Celle que j’aime...
Sam 05 Nov 2005, 23:30 par
Loyd sur Un monde parfait
dis-moi...
dis ma douce, pourquoi t’es pas bien ?
moi, je te veux le teint rose et frais…
le sourire ravageur, le rire aux aguets…
le regard brillant, pétillant, malicieux…
la voix mélodieuse, douce et chaude…
je sais, c’est presque de l’égoïsme…
oui ! tant pis ! c’est beau l’égoïsme…
le mien, celui qui me fait te vouloir
« au top tout là-haut » pour moi….
rien que pour moi…
moi, je te veux le teint rose et frais…
le sourire ravageur, le rire aux aguets…
le regard brillant, pétillant, malicieux…
la voix mélodieuse, douce et chaude…
je sais, c’est presque de l’égoïsme…
oui ! tant pis ! c’est beau l’égoïsme…
le mien, celui qui me fait te vouloir
« au top tout là-haut » pour moi….
rien que pour moi…
Lun 17 Oct 2005, 09:05 par
danslalune sur Mille choses
c'était en février....
Que j’étais dans mes petits souliers ce jour-là...le jour où tu es arrivée vraiment dans ma vie…avec tout ce que je n’avais jamais vu de toi mais que j’avais deviné..
Et le T G V s’est arrêté…
Je guettais sans en avoir l’air l’ouverture de la porte de ton compartiment, te voir…oui, te voir…je n’ai vu que ton sourire et mes yeux se sont baissés, perdus sur le quai : mes yeux je leur avais dit de ne pas trop en faire, ou plutôt de faire bonne impression !
Ta peau était fraîche ; j’étais glacée et mon cœur, qui s’était mis à battre un peu plus vite à ta descente du train, ne s’est pas calmé...je crois bien qu’il a gardé ce rythme tout au long de ce week-end…
«deux bises ? –non, ici c’est quatre…-alors, va pour quatre… »
Oui, ta peau était fraîche et tes lèvres tièdes sur mes joues…
Pas très animé, le trajet en voiture… Nous avons dû parler, de tout, de rien…il fallait ne pas laisser le silence s’installer, alors je t’ai écoutée…je répondais comme je pouvais, entre deux pensées contraires qui me projetaient déjà entre tes bras...faut-il déjà ?...ne faut-il pas? Un délice, ta voix…un enfer, mes doutes!
« la maison est là…nous y sommes… » et tu es entrée chez moi…J’étais dans la tourmente, au beau milieu de mes interrogations, incapable de me résoudre à….à passer mes bras autour de toi… à juste prendre ta main…à seulement te regarder…
J’étais chez moi, en terrain connu mais voilà, j’avais perdu tous mes repères…choisir le fauteuil et mettre un peu de distance entre nous, m’installer sur le canapé à côté de toi ?
Tu as pris l’initiative et d’un mot accompagnant ton sourire tu m’as invitée à m’asseoir près de toi sur le canapé…
Ta main s’est appropriée la mienne, nos doigts se sont trouvés. Naturellement ta tête s’est posée sur mon épaule…mon autre main s’est trouvée bête au bout de mon bras, bête à ne pas savoir où se poser : ton bras ? ta cuisse ? ton visage ? La tienne s’en est prise à ma chemise...déjà, il te fallait t’accrocher…nous en étions là lorsque le téléphone a sonné.
Sans le savoir, mon frère venait de sauver mon autre main du naufrage…tes doigts jouaient avec le pli de mon jean’s, le parcouraient, défaisaient, refaisaient…et mon frère me parlait, il ne se doutait pas. La conversation n’en finissait pas, mais moi pendant ce temps, je refaisais surface…petit à petit, je me suis retrouvée.
Après…après, ma main a suivi le chemin de ton bras, s’y est promenée, est allée découvrir ta peau douce et tiède sous la manche de ton pull…
Voilà…c’est toi que je caressais, toi qui me donnais chaud soudainement, toi qui me faisais frissonner et trembler…ma main s’est faite un peu plus insistante, je crois pour cacher ce tremblement…un baiser sur ma joue, la coin de ma bouche, tes lèvres sur les miennes...enfin…
Là…ce premier baiser et ton premier soupir lorsque nos langues se sont mêlées, quand ma main s’est glissée sous ton pull…mon désir et mon doute mélangés. Ton corps, je l’ai senti se tendre…mes mains, ma bouche je les savais faites pour lui…
Tu t’es allongée et tu m’as guidée… je ressentais ton envie et tu savais la mienne : tes yeux me le disaient. Les miens ont suivi la montée de ton plaisir. Je t’ai apprise…j’ai appris tes frémissements, tes attentes, tes mots, les parties de ton corps sensibles, si réactives…tu m’as laissée te faire l’amour…je suis devenue ton amante…
A cet instant, celui de ton abandon, celui où pour la première fois je t’ai vue faible au creux de mes bras, mon regard s’est un peu troublé; j’ai mis ma tête tout près de ton cou…c’était chaud ce qui coulait sur ma joue…ça aussi, c’était la première fois…
Et le T G V s’est arrêté…
Je guettais sans en avoir l’air l’ouverture de la porte de ton compartiment, te voir…oui, te voir…je n’ai vu que ton sourire et mes yeux se sont baissés, perdus sur le quai : mes yeux je leur avais dit de ne pas trop en faire, ou plutôt de faire bonne impression !
Ta peau était fraîche ; j’étais glacée et mon cœur, qui s’était mis à battre un peu plus vite à ta descente du train, ne s’est pas calmé...je crois bien qu’il a gardé ce rythme tout au long de ce week-end…
«deux bises ? –non, ici c’est quatre…-alors, va pour quatre… »
Oui, ta peau était fraîche et tes lèvres tièdes sur mes joues…
Pas très animé, le trajet en voiture… Nous avons dû parler, de tout, de rien…il fallait ne pas laisser le silence s’installer, alors je t’ai écoutée…je répondais comme je pouvais, entre deux pensées contraires qui me projetaient déjà entre tes bras...faut-il déjà ?...ne faut-il pas? Un délice, ta voix…un enfer, mes doutes!
« la maison est là…nous y sommes… » et tu es entrée chez moi…J’étais dans la tourmente, au beau milieu de mes interrogations, incapable de me résoudre à….à passer mes bras autour de toi… à juste prendre ta main…à seulement te regarder…
J’étais chez moi, en terrain connu mais voilà, j’avais perdu tous mes repères…choisir le fauteuil et mettre un peu de distance entre nous, m’installer sur le canapé à côté de toi ?
Tu as pris l’initiative et d’un mot accompagnant ton sourire tu m’as invitée à m’asseoir près de toi sur le canapé…
Ta main s’est appropriée la mienne, nos doigts se sont trouvés. Naturellement ta tête s’est posée sur mon épaule…mon autre main s’est trouvée bête au bout de mon bras, bête à ne pas savoir où se poser : ton bras ? ta cuisse ? ton visage ? La tienne s’en est prise à ma chemise...déjà, il te fallait t’accrocher…nous en étions là lorsque le téléphone a sonné.
Sans le savoir, mon frère venait de sauver mon autre main du naufrage…tes doigts jouaient avec le pli de mon jean’s, le parcouraient, défaisaient, refaisaient…et mon frère me parlait, il ne se doutait pas. La conversation n’en finissait pas, mais moi pendant ce temps, je refaisais surface…petit à petit, je me suis retrouvée.
Après…après, ma main a suivi le chemin de ton bras, s’y est promenée, est allée découvrir ta peau douce et tiède sous la manche de ton pull…
Voilà…c’est toi que je caressais, toi qui me donnais chaud soudainement, toi qui me faisais frissonner et trembler…ma main s’est faite un peu plus insistante, je crois pour cacher ce tremblement…un baiser sur ma joue, la coin de ma bouche, tes lèvres sur les miennes...enfin…
Là…ce premier baiser et ton premier soupir lorsque nos langues se sont mêlées, quand ma main s’est glissée sous ton pull…mon désir et mon doute mélangés. Ton corps, je l’ai senti se tendre…mes mains, ma bouche je les savais faites pour lui…
Tu t’es allongée et tu m’as guidée… je ressentais ton envie et tu savais la mienne : tes yeux me le disaient. Les miens ont suivi la montée de ton plaisir. Je t’ai apprise…j’ai appris tes frémissements, tes attentes, tes mots, les parties de ton corps sensibles, si réactives…tu m’as laissée te faire l’amour…je suis devenue ton amante…
A cet instant, celui de ton abandon, celui où pour la première fois je t’ai vue faible au creux de mes bras, mon regard s’est un peu troublé; j’ai mis ma tête tout près de ton cou…c’était chaud ce qui coulait sur ma joue…ça aussi, c’était la première fois…
Mar 04 Oct 2005, 21:06 par
danslalune sur La première fois
Monsieur
Monsieur, vous m’aviez enlevée à cette soirée de feux d’artifice dans laquelle je m’ennuyais. Je vous avais demandé de m’emmener ailleurs, là où les bruits et les verres qui s’entrechoquent se tairaient. Vous m’aviez proposé d’un peu nous balader dans votre vieille voiture et pourquoi pas même d’aller écouter les silences de la lune au bord de l’eau. J’avais accepté impatiente de rester quelques instants loin de la surveillance de mon frère, votre ami.
En cette nuit de juillet, Monsieur, les fenêtres ouvertes, roulant sur les chemins sinueux, nous parlions de tout et de rien. Vous vouliez savoir le nom de mes professeurs, mes matières préférées, mes idoles, mes jeux de petite fille pas encore vraiment une femme. Je vous racontais mes petits amis, vous me répondiez que je n’étais pas sage, vous plaisantiez sur mes premiers émois d’adolescente, je crois que j’en étais un peu fachée. J’aurais voulu que vous me voyez déjà grande, au moins de votre âge. Je vous connaissais depuis toujours, vous m’aviez vu grandir au sein de ma famille, chaque semaine quand vous passiez à la maison.
Sur les berges du lac, debout sur cette plage de pelouse, vous m’avez raconté, Monsieur, quelques journées mémorables, quelques pique-niques arrosés, quelques jeux de ballon entre amis. J’ai voulu que nous nous allongions pour regarder le ciel et chercher comme deux enfants, des noms aux étoiles. Vous m’avez proposé un bain improvisé et pour cacher ma gêne de me présenter nue devant vous, de me vêtir de votre T-shirt comme d’un maillot. Je me souviens de ce premier corps d’homme que je regardais du coin de l’oeil, cachant dans mes paroles, ma curiosité. Sous la nuit, nous avons comme un frère, une soeur joué dans l’eau. Nous mesurions notre temps de plongée sans respirer, faisions des poiriers entre les remous, nous éclaboussions en rigolant. Je ne voulais pas que vous sentiez les vibrations qui me parcouraient quand le hasard que je guidais, me laissait toucher votre torse. Je n’aurais pensé que vous êtiez si beau avec vos boucles blondes humides croisant les cils de vos yeux verts. Je vous avais rêvé parfois, dans le secret de ma chambre d’adolescente entre les posters du Che et les personnages de contes de fées, quand mes mains me rejoignaient indiscrètes sous la chaleur des couvertures.
Je n’avais pas imaginé que mon corps mouillé accueillant le reflet de la lune vous aurait inspiré, Monsieur. Je n’avais osé espérer que vous pourriez dépasser les barrières de la morale pour m’apprendre à être une femme. Vous m’avez oté votre T-shirt trop grand pour me réchauffer entre vos bras halés. Vos mains, grandes, ont écarté les cheveux collés contre mes joues pour y déposer un chaste baiser. Est-ce là que nos lèvres ont glissé pour se rencontrer ? Est-ce à ce moment que vous avez oublié qu’il y a un âge autorisé?
Votre stature, Monsieur, dépassait la mienne et du ciel, je n’en voyais que le souvenir quand doucement vous me souriiez. Vous m’avez livré toute votre douceur et votre tendresse, quand du bout de vos doigts vous m’avez frôlée. Vous aviez peur de me froisser, votre bouche avait la légèreté d’une goutte de rosée et le moelleux d’une figue trop mûre. Vous m’avez appris le plaisir du baiser, la gourmandise des langues qui dansent sur une même mélodie. Lentement, comme si vous déballiez un cadeau, vos mains ont glissé le long de mes seins naissants. Vos yeux cherchant sous l’éclairage de minuit si je vous autorisais à franchir le passage.
Quand un peu tremblant vous êtes entré en moi, Monsieur, c’est la terre qui se déroba sous moi. Quinze années à attendre d’être celle-là, à imaginer des plaisirs que l’on ne nomme pas, à penser à ce que l’on ne peut pas. Votre regard parlait bien plus que votre voix, s’inquiétant de mes envies, vous auriez peut-être voulu que je mette le holà, vous rappelant que vous ne deviez pas m’initier à ces jeux d’adulte. Vous n’y avez rencontré que de l’espoir, qu’encore plus vous m’appreniez, l’attente que plus longtemps encore vous me preniez, le désir que cette plage soit notre infini.
J’ai oublié, Monsieur, si vous avez joui. Je ne garde en moi que ce souvenir si tendre de ces corps qui s’échangent, de cette fraternité avec laquelle vous m’avez baisée, de ces caresses qui avaient peur de me casser, de ces yeux verts qui ont trahi votre désir, Monsieur.
En cette nuit de juillet, Monsieur, les fenêtres ouvertes, roulant sur les chemins sinueux, nous parlions de tout et de rien. Vous vouliez savoir le nom de mes professeurs, mes matières préférées, mes idoles, mes jeux de petite fille pas encore vraiment une femme. Je vous racontais mes petits amis, vous me répondiez que je n’étais pas sage, vous plaisantiez sur mes premiers émois d’adolescente, je crois que j’en étais un peu fachée. J’aurais voulu que vous me voyez déjà grande, au moins de votre âge. Je vous connaissais depuis toujours, vous m’aviez vu grandir au sein de ma famille, chaque semaine quand vous passiez à la maison.
Sur les berges du lac, debout sur cette plage de pelouse, vous m’avez raconté, Monsieur, quelques journées mémorables, quelques pique-niques arrosés, quelques jeux de ballon entre amis. J’ai voulu que nous nous allongions pour regarder le ciel et chercher comme deux enfants, des noms aux étoiles. Vous m’avez proposé un bain improvisé et pour cacher ma gêne de me présenter nue devant vous, de me vêtir de votre T-shirt comme d’un maillot. Je me souviens de ce premier corps d’homme que je regardais du coin de l’oeil, cachant dans mes paroles, ma curiosité. Sous la nuit, nous avons comme un frère, une soeur joué dans l’eau. Nous mesurions notre temps de plongée sans respirer, faisions des poiriers entre les remous, nous éclaboussions en rigolant. Je ne voulais pas que vous sentiez les vibrations qui me parcouraient quand le hasard que je guidais, me laissait toucher votre torse. Je n’aurais pensé que vous êtiez si beau avec vos boucles blondes humides croisant les cils de vos yeux verts. Je vous avais rêvé parfois, dans le secret de ma chambre d’adolescente entre les posters du Che et les personnages de contes de fées, quand mes mains me rejoignaient indiscrètes sous la chaleur des couvertures.
Je n’avais pas imaginé que mon corps mouillé accueillant le reflet de la lune vous aurait inspiré, Monsieur. Je n’avais osé espérer que vous pourriez dépasser les barrières de la morale pour m’apprendre à être une femme. Vous m’avez oté votre T-shirt trop grand pour me réchauffer entre vos bras halés. Vos mains, grandes, ont écarté les cheveux collés contre mes joues pour y déposer un chaste baiser. Est-ce là que nos lèvres ont glissé pour se rencontrer ? Est-ce à ce moment que vous avez oublié qu’il y a un âge autorisé?
Votre stature, Monsieur, dépassait la mienne et du ciel, je n’en voyais que le souvenir quand doucement vous me souriiez. Vous m’avez livré toute votre douceur et votre tendresse, quand du bout de vos doigts vous m’avez frôlée. Vous aviez peur de me froisser, votre bouche avait la légèreté d’une goutte de rosée et le moelleux d’une figue trop mûre. Vous m’avez appris le plaisir du baiser, la gourmandise des langues qui dansent sur une même mélodie. Lentement, comme si vous déballiez un cadeau, vos mains ont glissé le long de mes seins naissants. Vos yeux cherchant sous l’éclairage de minuit si je vous autorisais à franchir le passage.
Quand un peu tremblant vous êtes entré en moi, Monsieur, c’est la terre qui se déroba sous moi. Quinze années à attendre d’être celle-là, à imaginer des plaisirs que l’on ne nomme pas, à penser à ce que l’on ne peut pas. Votre regard parlait bien plus que votre voix, s’inquiétant de mes envies, vous auriez peut-être voulu que je mette le holà, vous rappelant que vous ne deviez pas m’initier à ces jeux d’adulte. Vous n’y avez rencontré que de l’espoir, qu’encore plus vous m’appreniez, l’attente que plus longtemps encore vous me preniez, le désir que cette plage soit notre infini.
J’ai oublié, Monsieur, si vous avez joui. Je ne garde en moi que ce souvenir si tendre de ces corps qui s’échangent, de cette fraternité avec laquelle vous m’avez baisée, de ces caresses qui avaient peur de me casser, de ces yeux verts qui ont trahi votre désir, Monsieur.
Mar 27 Sep 2005, 13:10 par
la marquise de sade sur La première fois
Ma voisine
URL d’origine :http://www.angesetelfes.dyndns.org/Textes/ma_voisine.php
Ma voisine, c’est la petite brune qu’habite la porte en face, à côté de l’escalier. Ma voisine, c’est un rayon de soleil qui vient prendre le café tous les matins des week-ends et aussi les jours fériés. Elle dit qu’elle trouve cela agréable chez moi, elle dit qu’elle aime s’enfoncer dans le canapé et s’imaginer les yeux fermés qu’elle habite au cœur de la forêt. Ça lui fait cet effet-là mon petit jardin d’intérieur que je passe mon temps à arroser.
Ma voisine, je l’ai rencontrée un jour en fin de matinée, en allant faire mes courses au marché d’à côté. Je venais d’emménager. Enervée, elle montait l’escalier les bras chargés des quelques trois ans qu’elle avait passé avec un être qu’elle se refuse à nommer désormais. Ça y allait de deux sacs de fringues et d’un carton débordant de bibelots et d’objets féminins qui viennent toujours encombrer les salles de bains quand Elles décident d’envahir nos quotidiens avec des airs d’espérer un jour définitivement s’y installer.
- J’peux vous aider ?
Elle n’était qu’à la moitié des marches quand je l’ai interpellée. Elle avait vraiment l’air d’en baver.
- Poussez-vous ! elle a dit méchamment, la voix pleine de rancoeur, en fonçant droit devant et en m’envoyant m’écraser contre le mur pour la laisser passer.
L’escalier est très étroit faut préciser, du genre vieil escalier de vieille maison bourgeoise dans un style purement parisien qu’on ne rénove jamais. Evidemment, à nous deux et avec son barda qu’elle s’obstinait à vouloir porter seule, ça pouvait pas coller.
- Mais poussez-vous, merde ! elle s’est énervée.
Je l’ai trouvée ravissante avec ses traits tirés, mais c’était pas trop le moment de la complimenter. Bloquée, elle a voulu tirer un de ses sacs brusquement quand j’ai essayé de dégager. Je me suis pris le pied dedans sans faire exprès. Rouge marteau, elle a pivoté et le carton débordant est tombé. J’ai tendu un bras, un deuxième, mais avec un seul appui sur le plancher des vaches je pouvais pas lutter. Je suis parti en arrière, le carton attrapé à la volée mais la rampe ratée. Je me suis écrasé dix marches plus bas entre les produits de beauté, trois ou quatre babioles, une brosse et une brochure de pubs sur des canapés. Elle adore les canapés. Elle dit souvent que si elle pouvait, elle les collectionnerait. Elle a posé ses sacs, a dévalé les escaliers, a ramassé son bordel, m’a traité de crétin et puis elle est remontée.
J’ai halluciné.
Ma voisine, c’est le samedi suivant qu’elle est venue s’excuser. Elle a sonné à ma porte les bras encore chargés, tout sourire, une verseuse de café dans une main et dans l’autre des croissants tout un paquet. Elle m’a réveillé. La grâce matinée, le week-end, pour moi, c’est sacré. Et puis j’ai jamais trop pris l’habitude d’ouvrir les yeux dès le soleil levé.
Ma voisine, c’est elle qui a halluciné quand elle m’a découvert emplâtré du bras les yeux écarquillés.
- C’est moi ? elle a demandé.
J’ai haussé les épaules et je l’ai invitée à entrer.
Ma voisine, elle aime bien venir chez moi, elle a sa place sur mon canapé. Elle est comme un oiseau, comme ceux qui chantent sur le CD « ambiance forêt » qu’elle m’a achetée. Elle dit que ça me va bien, elle dit que j’aurais dû être garde forestier.
Ma voisine et moi, on a discuté des heures entières quand elle est venue s’excuser. Elle parlait, elle parlait… et puis elle allait nous refaire un café et puis elle revenait. Elle me racontait sa vie comme si elle avait besoin de se confier. Elle était un peu ailleurs, elle parlait les yeux fermés.
Ma voisine, elle ne veut plus d’amour, elle dit qu’elle en a trop bavé. Elle voudrait juste un ami et puis vivre un peu à ses côtés, avoir un peu de temps à lui consacrer et puis se sentir juste un peu aimée. Elle dit qu’après tout, c’est l’essentiel, et qu’on n’est pas forcément toujours obligé d’aller chercher ce que de toute façon on est plus capable de donner. Elle dit que ça disparaîtra l’amour, elle dit que c’est à cause de la société. Alors elle croit que ça suffit largement l’amitié, et que ça peu combler le reste du vide que l’amour peut apporter. Elle ne croit plus pouvoir trop aimer. Elle dit peut-être vrai.
Ma voisine, elle est un peu étrange, elle a comme ça des idées sur la vie qu’elle veut toujours me faire partager. Alors je l’écoute, je l’écoute des heures entières, et c’est tout un plaisir dont je ne saurais me rassasier, surtout quand dans sa voix elle met de la gaieté. On y passe tous nos matins de week-ends et aussi les jours fériés, moi à l’écouter, elle à nous raconter. On en a fait un rituel que l’on entame au café et que l’on termine à déjeuner. Je lui fais des petits plats qu’elle me dit forts apprécier.
Ma voisine, elle a de longs cheveux ondulés et bruns qu’elle laisse reposer sur ses épaules légèrement halées. Elle a un regard profond, des yeux noirs fantastiques dans lesquels je n’ose jamais trop me plonger. Je suis souvent trop intimidé.
Ma voisine, elle a cette légèreté des abeilles qu’elle affine comme des ailes dans de jolies petites robes d’été pleines de fleurs que vient souligner le soleil qui la caresse quand elle s’installe dans mon canapé. C’est parce que j’ai une grande baie vitrée. Elle dit qu’elle adore quand le soleil vient la caresser. Elle dit que ça vaut bien toute la tendresse dont on pourrait la combler.
Ma voisine, elle est venue un soir chez moi très attristée. Dans mon lit, moi j’attendais le sommeil en regardant la télé. C’était une émission débile que je n’oserais citer, mais c’est une salle habitude que j’ai de ne pouvoir m’en passer. Alors je lui ai fait une petite place et nous avons discuté. Elle en avait après tous les mecs qu’elle disait qu’il ne pense toujours qu’à draguer pour baiser. Ça venait de lui arriver. Elle avait rencontré un beau jeune homme qui l’avait invité à dîner. Puis il l’avait raccompagnée, avait voulu entrer et avait commencé à l’embobiner. Mais c’était pas ça qui l’avait dérangée. A la rigueur, elle savait comment ç’aurait pu se terminer. Elle avait vu et elle savait comment il aurait pu la désirer. Non, ce qui l’avait gêné c’est qu’elle en avait eu aussi envie et qu’elle se le refusait.
Ma voisine, elle a dit qu’elle ne comprenait plus, elle a dit qu’elle ne voulait plus y penser mais que ça finissait trop par l’obséder. Et puis elle a dit qu’elle en avait mare de se caresser, comme ça, tout à coup, sans oser me regarder.
Ma voisine, elle m’a demandé comment moi je faisais. Elle a voulu savoir comment je vivais seul, comment je pouvais faire pour ne pas désirer quelqu’un à aimer. J’ai dit que j’avais été comme elle, qu’un jour j’en avais trop bavé, et que la solitude, on finit toujours par s’y habituer.
Ma voisine, elle a voulu alors savoir si je pouvais réellement m’en passer. Elle parlait du sexe évidemment, et moi, je faisais comme si de rien n’était. Je paraissais ne pas comprendre et ça la gênait un peu de préciser. Faut dire que ça m’amusait de la voir embarrassée.
Ma voisine, elle a finit par demander carrément si je me branlais. Elle en était rouge pivoine et ça m’a fait rigoler. J’ai dit que ça m’arrivait quelquefois, que quand on se réveille le matin et qu’on a le membre dressé on peut pas trop résister. J’ai dit aussi que pour peu qu’on a quelqu’un dans nos pensées on peut pas trop lutter, mais j’ai pas précisé de qui il s’agissait.
Ma voisine, ça l’a un peu rassurée. Elle s’est excusée de m’avoir importuné comme ça un soir et elle est rentrée chez elle se coucher. Moi, tout cela m’a fait rêver.
Ma voisine, elle est venue comme d’habitude pour le café le samedi suivant, installée confortablement dans le canapé, habillée joliment d’une ravissante petite robe d’été. Moi, en caleçon et tee-shirt, je sortais tout frai de la douche et quand elle m’a vu j’ai fait encore comme si de rien était. Elle avait les clés de chez moi, j’ai oublié de préciser. J’avais fini par les lui donner, pour qu’elle fasse chez moi comme si elle y habitait. Alors elle y venait quand elle le voulait. Parfois même, elle arrivait quand j’étais pas encore prêt. J’ai pas été m’habiller et je suis venu m’asseoir à ses côtés.
Ma voisine, après une première gorgée de café, encore d’un coup elle m’a demandé si je venais de me masturber. J’ai voulu savoir ce que ça pouvait bien lui faire, mais j’ai finalement déclaré que je ne l’avais pas fait. Quand elle m’a demandé pourquoi, j’ai dit que ça dépendait de l’heure à laquelle je me réveillais, qu’en général le week-end je dormais moins (parce que c’était elle qui me réveillait) et que de ce coup-là j’ouvrais les yeux avant l’heure de bander.
Ma voisine, elle a eu une idée curieuse, elle m’a demandé si ça me dérangerait pas si on se caressait. Parce que j’étais au moins un minimum intéressé, j’ai pas voulu lui paraître choqué. J’ai dit que si ça lui plaisait, on pourrait faire ce qu’elle voudrait. Elle a ajouté qu’avec moi ce serait moins compliqué et que, puisqu’on était ami, elle aurait pas vraiment à s’attacher. Ma voisine, elle a levé d’une main légère sa petite robe et entre ses jambes ma main elle y a posée. Puis d’un soupir elle a pris mon sexe entre ses doigts, a baissé la tête et elle a commencé à me sucer.
Depuis, quand elle débarque chez moi tous les matins des week-ends et aussi les jours fériés, ma voisine et moi on n’arrête pas de baiser.
Moi, ce qui me dérange dans tout ça, c’est qu’elle veut pas se laisser sodomiser.
Ma voisine, c’est la petite brune qu’habite la porte en face, à côté de l’escalier. Ma voisine, c’est un rayon de soleil qui vient prendre le café tous les matins des week-ends et aussi les jours fériés. Elle dit qu’elle trouve cela agréable chez moi, elle dit qu’elle aime s’enfoncer dans le canapé et s’imaginer les yeux fermés qu’elle habite au cœur de la forêt. Ça lui fait cet effet-là mon petit jardin d’intérieur que je passe mon temps à arroser.
Ma voisine, je l’ai rencontrée un jour en fin de matinée, en allant faire mes courses au marché d’à côté. Je venais d’emménager. Enervée, elle montait l’escalier les bras chargés des quelques trois ans qu’elle avait passé avec un être qu’elle se refuse à nommer désormais. Ça y allait de deux sacs de fringues et d’un carton débordant de bibelots et d’objets féminins qui viennent toujours encombrer les salles de bains quand Elles décident d’envahir nos quotidiens avec des airs d’espérer un jour définitivement s’y installer.
- J’peux vous aider ?
Elle n’était qu’à la moitié des marches quand je l’ai interpellée. Elle avait vraiment l’air d’en baver.
- Poussez-vous ! elle a dit méchamment, la voix pleine de rancoeur, en fonçant droit devant et en m’envoyant m’écraser contre le mur pour la laisser passer.
L’escalier est très étroit faut préciser, du genre vieil escalier de vieille maison bourgeoise dans un style purement parisien qu’on ne rénove jamais. Evidemment, à nous deux et avec son barda qu’elle s’obstinait à vouloir porter seule, ça pouvait pas coller.
- Mais poussez-vous, merde ! elle s’est énervée.
Je l’ai trouvée ravissante avec ses traits tirés, mais c’était pas trop le moment de la complimenter. Bloquée, elle a voulu tirer un de ses sacs brusquement quand j’ai essayé de dégager. Je me suis pris le pied dedans sans faire exprès. Rouge marteau, elle a pivoté et le carton débordant est tombé. J’ai tendu un bras, un deuxième, mais avec un seul appui sur le plancher des vaches je pouvais pas lutter. Je suis parti en arrière, le carton attrapé à la volée mais la rampe ratée. Je me suis écrasé dix marches plus bas entre les produits de beauté, trois ou quatre babioles, une brosse et une brochure de pubs sur des canapés. Elle adore les canapés. Elle dit souvent que si elle pouvait, elle les collectionnerait. Elle a posé ses sacs, a dévalé les escaliers, a ramassé son bordel, m’a traité de crétin et puis elle est remontée.
J’ai halluciné.
Ma voisine, c’est le samedi suivant qu’elle est venue s’excuser. Elle a sonné à ma porte les bras encore chargés, tout sourire, une verseuse de café dans une main et dans l’autre des croissants tout un paquet. Elle m’a réveillé. La grâce matinée, le week-end, pour moi, c’est sacré. Et puis j’ai jamais trop pris l’habitude d’ouvrir les yeux dès le soleil levé.
Ma voisine, c’est elle qui a halluciné quand elle m’a découvert emplâtré du bras les yeux écarquillés.
- C’est moi ? elle a demandé.
J’ai haussé les épaules et je l’ai invitée à entrer.
Ma voisine, elle aime bien venir chez moi, elle a sa place sur mon canapé. Elle est comme un oiseau, comme ceux qui chantent sur le CD « ambiance forêt » qu’elle m’a achetée. Elle dit que ça me va bien, elle dit que j’aurais dû être garde forestier.
Ma voisine et moi, on a discuté des heures entières quand elle est venue s’excuser. Elle parlait, elle parlait… et puis elle allait nous refaire un café et puis elle revenait. Elle me racontait sa vie comme si elle avait besoin de se confier. Elle était un peu ailleurs, elle parlait les yeux fermés.
Ma voisine, elle ne veut plus d’amour, elle dit qu’elle en a trop bavé. Elle voudrait juste un ami et puis vivre un peu à ses côtés, avoir un peu de temps à lui consacrer et puis se sentir juste un peu aimée. Elle dit qu’après tout, c’est l’essentiel, et qu’on n’est pas forcément toujours obligé d’aller chercher ce que de toute façon on est plus capable de donner. Elle dit que ça disparaîtra l’amour, elle dit que c’est à cause de la société. Alors elle croit que ça suffit largement l’amitié, et que ça peu combler le reste du vide que l’amour peut apporter. Elle ne croit plus pouvoir trop aimer. Elle dit peut-être vrai.
Ma voisine, elle est un peu étrange, elle a comme ça des idées sur la vie qu’elle veut toujours me faire partager. Alors je l’écoute, je l’écoute des heures entières, et c’est tout un plaisir dont je ne saurais me rassasier, surtout quand dans sa voix elle met de la gaieté. On y passe tous nos matins de week-ends et aussi les jours fériés, moi à l’écouter, elle à nous raconter. On en a fait un rituel que l’on entame au café et que l’on termine à déjeuner. Je lui fais des petits plats qu’elle me dit forts apprécier.
Ma voisine, elle a de longs cheveux ondulés et bruns qu’elle laisse reposer sur ses épaules légèrement halées. Elle a un regard profond, des yeux noirs fantastiques dans lesquels je n’ose jamais trop me plonger. Je suis souvent trop intimidé.
Ma voisine, elle a cette légèreté des abeilles qu’elle affine comme des ailes dans de jolies petites robes d’été pleines de fleurs que vient souligner le soleil qui la caresse quand elle s’installe dans mon canapé. C’est parce que j’ai une grande baie vitrée. Elle dit qu’elle adore quand le soleil vient la caresser. Elle dit que ça vaut bien toute la tendresse dont on pourrait la combler.
Ma voisine, elle est venue un soir chez moi très attristée. Dans mon lit, moi j’attendais le sommeil en regardant la télé. C’était une émission débile que je n’oserais citer, mais c’est une salle habitude que j’ai de ne pouvoir m’en passer. Alors je lui ai fait une petite place et nous avons discuté. Elle en avait après tous les mecs qu’elle disait qu’il ne pense toujours qu’à draguer pour baiser. Ça venait de lui arriver. Elle avait rencontré un beau jeune homme qui l’avait invité à dîner. Puis il l’avait raccompagnée, avait voulu entrer et avait commencé à l’embobiner. Mais c’était pas ça qui l’avait dérangée. A la rigueur, elle savait comment ç’aurait pu se terminer. Elle avait vu et elle savait comment il aurait pu la désirer. Non, ce qui l’avait gêné c’est qu’elle en avait eu aussi envie et qu’elle se le refusait.
Ma voisine, elle a dit qu’elle ne comprenait plus, elle a dit qu’elle ne voulait plus y penser mais que ça finissait trop par l’obséder. Et puis elle a dit qu’elle en avait mare de se caresser, comme ça, tout à coup, sans oser me regarder.
Ma voisine, elle m’a demandé comment moi je faisais. Elle a voulu savoir comment je vivais seul, comment je pouvais faire pour ne pas désirer quelqu’un à aimer. J’ai dit que j’avais été comme elle, qu’un jour j’en avais trop bavé, et que la solitude, on finit toujours par s’y habituer.
Ma voisine, elle a voulu alors savoir si je pouvais réellement m’en passer. Elle parlait du sexe évidemment, et moi, je faisais comme si de rien n’était. Je paraissais ne pas comprendre et ça la gênait un peu de préciser. Faut dire que ça m’amusait de la voir embarrassée.
Ma voisine, elle a finit par demander carrément si je me branlais. Elle en était rouge pivoine et ça m’a fait rigoler. J’ai dit que ça m’arrivait quelquefois, que quand on se réveille le matin et qu’on a le membre dressé on peut pas trop résister. J’ai dit aussi que pour peu qu’on a quelqu’un dans nos pensées on peut pas trop lutter, mais j’ai pas précisé de qui il s’agissait.
Ma voisine, ça l’a un peu rassurée. Elle s’est excusée de m’avoir importuné comme ça un soir et elle est rentrée chez elle se coucher. Moi, tout cela m’a fait rêver.
Ma voisine, elle est venue comme d’habitude pour le café le samedi suivant, installée confortablement dans le canapé, habillée joliment d’une ravissante petite robe d’été. Moi, en caleçon et tee-shirt, je sortais tout frai de la douche et quand elle m’a vu j’ai fait encore comme si de rien était. Elle avait les clés de chez moi, j’ai oublié de préciser. J’avais fini par les lui donner, pour qu’elle fasse chez moi comme si elle y habitait. Alors elle y venait quand elle le voulait. Parfois même, elle arrivait quand j’étais pas encore prêt. J’ai pas été m’habiller et je suis venu m’asseoir à ses côtés.
Ma voisine, après une première gorgée de café, encore d’un coup elle m’a demandé si je venais de me masturber. J’ai voulu savoir ce que ça pouvait bien lui faire, mais j’ai finalement déclaré que je ne l’avais pas fait. Quand elle m’a demandé pourquoi, j’ai dit que ça dépendait de l’heure à laquelle je me réveillais, qu’en général le week-end je dormais moins (parce que c’était elle qui me réveillait) et que de ce coup-là j’ouvrais les yeux avant l’heure de bander.
Ma voisine, elle a eu une idée curieuse, elle m’a demandé si ça me dérangerait pas si on se caressait. Parce que j’étais au moins un minimum intéressé, j’ai pas voulu lui paraître choqué. J’ai dit que si ça lui plaisait, on pourrait faire ce qu’elle voudrait. Elle a ajouté qu’avec moi ce serait moins compliqué et que, puisqu’on était ami, elle aurait pas vraiment à s’attacher. Ma voisine, elle a levé d’une main légère sa petite robe et entre ses jambes ma main elle y a posée. Puis d’un soupir elle a pris mon sexe entre ses doigts, a baissé la tête et elle a commencé à me sucer.
Depuis, quand elle débarque chez moi tous les matins des week-ends et aussi les jours fériés, ma voisine et moi on n’arrête pas de baiser.
Moi, ce qui me dérange dans tout ça, c’est qu’elle veut pas se laisser sodomiser.
Lun 26 Sep 2005, 23:01 par
B-Lolo sur Histoires d'amour
Ecrire sur regard
L'amour en cadeau..., Saveur plastique, Ma chère plume, Je l'ai vue ce soir, Je crois à la réincarnation, Faites moi rêver, Le matin, ces mots là...., dans le TGV, ce dimanche là...., ce sourire là...., Mon unique!, dis-moi..., c'était en février...., Monsieur, Ma voisine, Il y a 506 textes utilisant le mot regard. Ces pages présentent les textes correspondant.
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