Sentiment coupable

Encore une journée d’ennui
Et je me laisse aller à la mélancolie
Pour rien au monde je ne changerais de vie
A croire que j’aime dans la folie.

Les yeux mouillés je suis debout dans les ténèbres
Je me prépare à mon destin funèbre
Mais au loin je vois une apparition, un ange,
Qui seul pourra me sortir de cette fange !

Devant toi, ô sublime créature, je suis à genoux !
Tu ne t’en doutes pas et ne songes pas à nous
Tu me fais accepter la vie, le temps et l’ennui
Reste simplement dans l’ombre et la nuit.

Je me sens coupable de trahison
Mais je t’aime à en perdre la raison !
Sam 06 Jan 2007, 18:55 par obsession sur L'amour en vrac

Quelle est cette femme, seule sur ce pénible chemin?

Quelle est cette femme, seule sur ce pénible chemin ?
A-t-elle perdu sa famille en ce beau matin?
Elle semble perdue dans ses pensées sombres
Dont elle est la seule à détenir les clés.
Qui pourrait, à ces yeux rêveurs d’un bleu envoûtant ?

Soudain je sens qu’il y manque l’étincelle du printemps.
Où est passé le feu qui les faisait briller d’un éclat sans pareil ?
Et cette chaleur bienfaisante qui animait son corps la veille?

À présent elle marche, errant sans but, toujours rêvant
À ce passé balayé par un simple coup de vent dévastateur.
Ses lèvres, ses hanches portent encore la trace de ces moments d’abandon et de souffrance.

Mais cet espoir s’est noyé dans un flot de haine
Sans ses anges, elle n’a plus de rêves, plus de songes.
Alors, elle plonge
Plonge dans une mer hostile et ballottée
Où personne maintenant ne veut me sauver.
Par peur de avec mon radeau de fortune.
Pour m’aider à revenir sur la plage de sable blanc.
Et songer à nouveau à fonder une autre famille.
Sam 26 Août 2006, 14:04 par joullia sur Mille choses

Le bateau de la vie

Je navigue sur le bateau de la vie
Je sens la tempête venir au loin,
Et mon âme est chavirée par
Les vagues comme des chagrins.
Je ne veux pas .
Alors je me raccroche à toi
Comme à une bouée de sauvetage
Pour ne pas couler....
Lun 19 Juin 2006, 17:59 par Satine sur L'amour en vrac

Bateau à la dérive

La vie, c’est parfois comme un bateau qui part à la dérive.
Le gouvernail nous échappe
On n’est plus maître à bord
Le bateau part dans n’importe quelle direction
Rencontre un écueil qui nous arrête dans l’élan de la vie
et l’on peut dans les abîmes les plus profondes.
Mar 30 Mai 2006, 21:45 par Satine sur Mille choses

Voiles du navire

Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire ;
elles le submergent quelquefois,
mais sans elles il ne pourrait voguer.

Voltaire

Le navire est le bateau de la vie,
il peut nous emmener loin
ou nous faire ...

Satine
Lun 29 Mai 2006, 21:35 par Satine sur Mille choses

Folie douce pour une jolie douce...

Des yeux magnifiques, des yeux qui parlent d’une histoire que j’ai envie d’entendre, ces yeux déposés délicatement sur un visage doux à la peau claire et délicate, des lèvres sans artifice d’un rose tendre sur un sourire retenu, le feu de ses cheveux donne une certaine fougue l’envie de jouer à des jeux d’enfant.

Ce visage est venu m’embrumer, elle n’est certainement pas un top modèle, celui que l’on rencontre dans ces magasine à la plastique soi-disant parfaite, certainement pas ! au contraire elle est d’un naturel parfait, je sens qu’elle respire la bonne humeur, qu’elle est douce et tendre à le fois, mais peut devenir une furie.

L’envie, l’envie incontournable d’entrer dans sa vie de l’aborder et lui dire que je ne pouvais faire autrement, sous peine de passer pour un fou échappé d’un asile, lui dire que le message lu en elle m’a littéralement rendu incapable de tout raisonnement cohérent, et de lui parler sans perdre un instant, dans ce discours tenter de la rassurer sur mes intentions, un échange entre nous, une simple conversation m’abreuver de ses paroles me suffirais, qu’elles s’écoulent à flot que je puisse boire ses mots et m’enivrer.

Cela pourrait paraître le message d’un fou, mais celui-ci n’est que le message d’un naufrager qui vient de voir une île magnifique inaccessible, voulant s’épuiser à atteindre le rivage, serait-ce une véritable folie ? Je ne sais rien d’elle, une parfaite inconnue, ne la connaître que par son visage et pourtant, j’en sais tellement, cela me paraît étrange, complètement surréaliste de faire ce genre de démarche digne d’une histoire venue d’un temps passé et romanesque, ma façons de faire va certainement lui paraître ridicule ou complètement hors sujet, mais je ne pouvais faire autrement, ma réaction ne pouvait se faire attendre, l’écriture devenait automatique comme si une autre personne avait pris possession de mes mains pour écrire ces phrases.

Prendre le risque de passer pour un fou, un dingue de plus, prendre toute l’attention nécessaire pour lui prouver le contraire et insistant sur ma respectueuse distance, pour ne pas l’effrayer ou la voir fuir aussitôt. Des milliers de questions s’égarent en moi sur le quotidien de ce visage, un homme ? Une vie de famille ? D’où vient-elle ? Qui est-elle ? Mais mon égoïsme a pris les devants pour prendre contact et laisser parler sans retenue les mots que je ne dis jamais.

Ce n’est pas une bouteille à la mer suppliant de l’aide pour un désespéré au bord de la noyade, il n’en est rien, c’est le regard d’un artiste qui vient de découvrir une œuvre d’art, que dis-je ? un chef d’œuvre ! une femme à la beauté naturelle qui pourrait me rendre fou, et l’envie de dans cette folie, me noyer d’elle.

L’étique aurait voulu sans doute que je lui parle de choses et d’autres sans véritable importance, juste pour engendrer une conversation tout aussi banale, je reteins ma folie en laisse, car elle voudrait lui écrire tant de mots, mais je ne la connais pas, je ne peux en aucun cas lui en dire plus, les hypothèses fusent sur ses réactions, comment pourrait-elle réagir ?…
Lun 13 Mars 2006, 12:46 par Kaléïdoscope sur L'amour en vrac

Polychromes (2)

Elle se sentait engourdie mais ce demi sommeil était très agréable. John l’avait raccompagnée et puis, il s’était résolu à partir en lui souhaitant une douce nuit. Epuisée par sa longue journée, après avoir rédigé et transmis deux papiers urgents, elle s’était enfin dévêtue et enfilé la nuisette en satin crème qu’elle affectionnait. Elle joua à se faire des grimaces dans le miroir de la salle de bain, elle se sentait d’humeur taquine, et puis, les yeux perdus dans le lointain, elle avait esquissé un vague sourire à son reflet, qu’elle ne voyait plus... Il n’était pas du tout le genre d’homme qu’elle aimait, très grand, châtain foncé, les yeux noisette, elle se demandait ce qui pouvait l’attirer autant chez John, la douceur de son sourire ? L’intensité d’émotions rarement égalée qu’elle lisait dans ses toiles ? Sa soif d’amour qui faisait écho à la sienne ? Sa sensualité gourmande ? Elle n’aurait su le dire, mais elle se sentait bien en sa présence, surtout lorsque ses yeux devenaient si tendres et qu’elle lisait en eux le désir ou... Elle s’en voulait un peu, elle s’était pourtant juré de ne plus se laisser prendre au piège de l’amour ; non, non, non, jamais, plus jamais, s’était-elle bien promis... Elle pouvait bien se faire des grimaces, elle n’était pas dupe du désir qu’elle ressentait d’un corps à corps à corps langoureux... Elle revoyait ses longues mains élégantes et elle frissonna. Il avait posé son front sur le sien et elle s’était écartée doucement. Elle ne voulait pas d’un erzats d’amour. Elle voulait l’Amour ou rien. En cet instant, elle ne cherchait pas à se mentir mais elle ne voulait pas faire de projet, juste profiter du jour, carpe diem... Après avoir éteint la lumière de sa chambre à coucher, Alma se blottit sous la couette glacée en attendant que sa chaleur envahisse l’espace et lui permette de dans un doux sommeil réparateur...
Jeu 12 Jan 2006, 12:24 par dolce vita sur Histoires d'amour

Le soleil aussi me manque..

Il y a des jours comme ça, on se dit qu’il vaudrait mieux rester sous le drap...dehors le ciel est d’un gris déprimant et, comble du "bonheur" j’écoute un standard de Stevie Wonder:"Lately", de quoi faire la plus pêchue de toutes les optimistes. Oui, j’ai tendance à écouter de la musique qui reflète mon humeur du moment.
Si le temps était au beau, je serais souriante...comme la semaine dernière: nous étions ensemble et ta présence faisait une sacrée concurrence au soleil...si, si!
Pas de chance, aujourd’hui j’aurais bien besoin d’un soupçon de chaleur; à défaut de chaleur humaine, la tienne, j’opterais pour un bain de soleil...diffus toutefois, pas trop ardent...enfin une lumière tout juste tamisée, qui ressemblerait comme deux rayons de soleil à celle qui galbe tes courbes au petit matin...juste avant que ma main, oui, juste avant...
Le soleil est un grand espiègle; s’il m’oblige à chausser mes lunettes teintées, formidable invention, s’il m’invite à m’installer à la terrasse d’un café, à jouir du défilé des passantes, à accompagner certaines du regard jusqu’au coin de la rue, à profiter de ces instants qui filent toujours trop vite, il sait aussi, lorsqu’il ne me rend pas visite, faire durer les autres moments: ils n’en finissent pas de ne pas s’écouler ces autres moments!
Si les instants les plus tendres sont impalpables, s’ils m’enveloppent d’une douceur infinie, d’un parfum légérement enivrant, délicatement troublant; les moments en demi teinte qui virent au gris sale et qui ne me font voir que la partie vide du verre à moitié plein, sont tristement longs et sinistrement oppressants...elles sont longues-longues, elles se plaisent à durer ces heures sans toi...
Lun 01 Août 2005, 19:00 par danslalune sur L'amour en vrac

Missive ennivrante

Ce matin, comme tous les matins, je vais chercher le courrier dans la boîte. Des publicités, des factures et une enveloppe différente...avec ton écriture. Mon coeur bat plus vite et je brûle déjà rien qu’à deviner tes mots. J’ai déchiré l’enveloppe en une seconde et je te lis:

    "Adieu juillet, août et mois d’été censés illuminer nos corps d’une chaleur ardente. Voici septembre et ses cartables, le mois le plus tendre comme le chantait Nougaro poète devant l’éternel, parti rejoindre ses pairs là-haut dans le ciel.

    Qu’il est doux ce rayon de soleil qu’une légère brise ballaye furtivement sur nos corps allongés côte à côte. Pas un bruit, pas une âme à la ronde. Rien que toi et moi jouissant pleinement de ces instants d’amour. Seul le cours d’un ruisseau rompt le silence. Quelques oiseaux piaillent sur une branche dont les feuilles jaunies frémissent sous éole comme ta peau le fait sous mes tendres caresses. Mes mains, ma bouche ne se lasseront donc jamais de te couvrir de délices?

    Dans tes yeux, je devine la voûte céleste, parsemée de nuages qui chagrinent ton âme. Le souffle de mon corps tente de les chasser de ton horizon, l’instant de notre rencontre. Je voudrais tant que les aiguilles s’arrêtent pour mieux jouir de ces tendres moments. Mais ce serait déraisonnable de se retrouver dans une cage. Le temps éroderait cette envie de te conquérir à chaque instant, et je te perdrais à jamais. Nous aimons trop la vie, la mordre à pleine dents pour dans la monotonie. Te séduire et te conquérir dans mon jardin secret, telles sont mes maîtresses pensées."


Je suis émue et touchée, ma journée se trouve soudain illuminée! L’écho de tes mots résonne en moi et je sais qu’il me suivra toute la journée comme un délicieux refrain. J’attends fébrilement le moment où, libre de toute autre préoccupation, je pourrai me poser,seule avec ma plume et mes mots pour te répondre d’aussi jolie manière...j’espère!

Syolann
Jeu 02 Sep 2004, 12:46 par syolann sur Un monde parfait

La vamp

Cela faisait quatre jours à présent que Tristan visitait les Monts Carpathes et qu’il se réjouissait d’avoir entrepris son périple. Tous les jours, les autochtones lui racontaient des histoires de spectres, d’esprits, de sons étranges qui étaient leurs croyances et leurs traditions. Tristan écoutait intrigué et sceptique.

Au programme de ce jour, il avait pris la résolution de visiter la monastère de Sahastru. Il arriva de bonne heure dans ce lieu abandonné et lugubre. Il était seul, ce genre d’endroit n’attirait pas les foules! La lourde porte qu’il poussa de toutes ses forces n’avait sans doute pas été franchie depuis des dizaine d’années. A l’intérieur les rares meubles déglingués ainsi que les crucifix géants étaient couverts de poussière et de toiles d’araignées gigantesques. Tristan se demandait ce qu’il trouverait à voir là, tout semblait si désolé...Il décida donc de faire juste un petit tour puis de rebrousser chemin. Il déambulait parmi les couloirs austères lorsqu’il fut irrésistiblement attiré par une porte différente de toutes les autres...et entrouverte.

La chambre qu’il trouva là était renversante! L’air même y était différent, presque tiède. Pas d’odeur fétide mais une senteur fruitée entêtante et contre toute attente dans ce coin perdu, une bougie allumée! Tristan était incrédule, ses yeux allaient de la coiffeuse parfaitement cirée au lit recouvert d’étoffes soyeuses. Il était tellement absorbé par sa contemplation qu’il n’entendit pas la femme qui entrait derrière lui. Il ne se retourna qu’au bruit sec que fit la porte en se refermant.

Tristan était figé, la créature sortie de nulle part et maintenant devant lui était d’une beauté pure et parfaite. Elle s’approcha de lui plus près, toujours plus près. Tristan était tétanisé: pas un son ne sortait de sa bouche, pas un geste ne s’ébauchait: il se laissait approcher comme hypnotisé par les yeux verts presque transparents qui le fixaient sans sourciller. Bientôt elle fut contre lui, elle prit le visage de Tristan dans ses mains diaphanes, lui caressa doucement les joues et déposa sur ses lèvres un baiser troublant de sensualité.

Plus une question ne vint titiller la raison de Tristan définitivement engourdie. Seul comptait cet instant mystérieux, seul comptait ce corps magnifique qui se pressait contre le sien et l’enlaçait fiévreusement. Tristan souleva la belle dans ses bras et le déposa sur le lit. Couché contre elle, il laissa courir sa bouche sur la ravissante courbure de ses épaules et ses mains impatientes glissaient sur la tunique de lin blanc qui semblait être là son unique vêtement. La demoiselle s’en débarrassa en un mouvement gracieux et se mit à dévêtir son compagnon avec des gestes d’une précision millimétrique. Enfin elle s’empara à nouveau des lèvres de Tristan et sembla absorber son souffle. Ce fut elle qui lui fit l’amour, elle le caressait de ses mains expertes, le flattait de mots d’amour, couvrait chaque parcelle de sa chair de baisers langoureux. Elle guidait ses mains à lui sur les endroits sensibles de son anatomie afin d’augmenter encore et encore leur plaisir commun. C’est elle encore qui s’empala sur l’intimité dressée de Tristan, qui décida du rythme de leur étreinte. Leurs coeurs battaient à l’unisson, leurs corps bougeaint exactement de la même manière.Tristan n’avait jamais connu de telles sensations, de telle passion. Il frémissait sous les voluptueux assauts de son amante, il aimait se perdre dans ses bras et s’insinuer profondément dans ce corps qui semblait avoir été créé pour l’amour.

Ils atteignaient le point culminant du plaisir quand Tristan fut saisi d’une vision d’horreur. Les pupilles de sa compagne étaient devenues oblongues et son regard fixe brillait d’un étrange éclat. Son visage était devenu si pâle comme translucide et son sourire avenant avait fait place à un rictus effrayant. Tiraillé entre l’ivresse des sens et la terreur, Tristan se sentit . Il s’évanouit au moment de l’orgasme qui fut d’une rare violence, c’est à peine s’il sentit les canines acérées de sa compagne se planter dans son cou!

Le lendemain, Tristan s’éveilla dans sa chambre d’hôtel, il se sentait épuisé comme vidé de toute énergie. Il se souvenait vaguement d’un rêve bizarre et pénétrant, il avait du être le jouet de son imagination tellement sollicitée ces derniers jours, avec toutes ces histoires à dormir debout qu’on lui racontait à longueur de journée! Il du cependant faire un effort presque surhumain pour se rendre à la salle de bain. Il se trouva d’une pâleur mortelle dans son miroir, son teint semblait avoir perdu toute couleur. Et seuls, dans cette blancheur tranchaient deux petits points de sang à la base de son cou...

Syolann
Lun 30 Août 2004, 15:26 par syolann sur Les liaisons sulfureuses

10 questions à l’administrateur des âmes tendres.

Interview réalisée par Elodie Noël.

Le site d’écriture des âmes tendres est le rendez-vous d’écrivains en herbes sur le web. Libre, il permet à qui veut de venir écrire des récits, des poèmes, ou des nouvelles mais pas sur n’importe quel thème. Et oui, c’est sur l’amour, les sentiments et même les pulsions charnelles que le texte doit porter. PetitPrince, le pseudonyme du créateur et administrateur du site, répond à dix questions pour cette interview informel.

EN : Pourquoi le site des âmes tendres ?

PP : Pour plusieurs raisons. Permettre à chacun de venir travailler son écriture dans un thème imposé et rigoureusement cadré. Le fait d’écrire prend vraiment son importance lorsqu’on montre son travail aux autres, ça change complètement l’approche de l’écriture. Ensuite, et là c’est plus philosophique, c’est pour fabriquer sur la toile une niche ou la beauté règne. C’est en cultivant le beau, que l’on fait sa propre beauté.

EN : Le thème choisi par les âmes tendres n’est-il pas un peu difficile à traiter ?


PP : Certes, un copain m’a dit que j’étais élitiste à proposer d’écrire avec une belle plume sur le thème des sentiments (rire). Ce n’est pas non plus insurmontable, nous avons quelques 100 personnes qui sont inscrites sur le site qui s’y essayent, et qui y arrivent. On a tous un truc de beau à l’intérieur, il faut juste avoir le courage de le laisser sortir. La plume, elle suit.

EN : Le site des âmes tendres est-il un atelier d’écriture ?


PP : Ce n’est pas vraiment un atelier d’écriture. Dans un atelier d’écriture, il y a des gens compétents qui dirigent les travaux, conçoivent et corrigent des exercices. De plus ils suivent les apprentis écrivains. Le site des âmes tendres, c’est un immense exercice à répétition : écrire joliment sur des jolies choses. Je conçois les thèmes, les membres écrivent dedans. Les membres peuvent aussi me suggerer un thème qui leur est cher et semble coller avec le site. Dans ce cas, je les fais bosser sur le titre et l’accroche qui doivent avoir une tournure très précise.

EN : Et pour les autres, les lecteurs ?

PP : Le site a entièrement été refait pour l’agrément de la lecture. Je me suis d’ailleurs beaucoup inspiré des tendances actuelles, des blogs notamment, ainsi que de Spip qui possède la calligraphie la plus lisible sur le web. Le visiteur accroche le site en passant pas un moteur ou un annuaire, et flâne dans les pages à lire des choses incroyablement belles, sur un thème magnifique, dans une présentation absolument délicieuse (rires).

EN : Vous parlez d’amour, mais de sexe aussi. N’est-ce pas risqué ?

PP : L’érotisme, les histoires chaudes et sensuelles, ont tout à fait leur place sur le site des âmes tendres. L’écriture d’une nouvelle érotique, d’un récit érotique demande certes une plume et un savoir faire un peu particulier. En revanche c’est dans cette rubrique des liaisons sulfureuses que les membres, même les plus timides, viennent le plus volontiers poster. Ah le sexe, ca fait tourner le monde, et la tête, alouette.

EN : Vous-même vous écrivez. Comment vous y prenez vous ?


PP : Chaque écrivain possède sa façon de faire. Personnellement, j’écris sur ordinateur, ce qui me permet de coucher rapidement la trame de mon texte, de changer l’ordre de quelques idées. Je relis, je corrige deux trois fautes de style, et dés que ca me semble bon, je le poste sur le site. Par le suite, je vais éditer mon texte environ deux ou trois fois pour corriger les quelques choses qui m’avaient échappées.

EN : Et pour cette fabuleuse imagination, vous faites comment ?

PP : C’est sur que si on se met devant une feuille blanche et qu’on se dit « je dois écrire un truc », ça ne marche pas. Je suis assez sensible à ce qui se passe autour de moi. Lorsque je ressens une émotion à la vue d’une scène dans la rue, je vais en tirer la source d’un texte, ou alors ça fera partie d’une description dans un des récits. Je ne suis pas très bon pour décrire ce que je vois, mon truc c’est plus faire naître des émotions.

EN : Ca fait longtemps que vous écrivez ?

PP : J’ai découvert l’écriture en racontant à une amie les débuts de ce que je croyais être une aventure amoureuse. Je me souviens, c’était par mail, il y a de ca 5 ans. Je voulais son soutien, et je ne voulais pas qu’elle s’ennuie de trop à lire mes doutes et mes angoisses. Alors je faisais en sorte que ce que j’écrive lui plaise, la fasse rire. C’était une muse finalement. Depuis j’ai toujours conservé cette approche d’écrire, faire plaisir au lecteur, ça facilite énormément le travail, et ça fait des textes très beaux.


EN : Vous n’écrivez que sur le site des âmes tendres ?

PP : Non, j’écris aussi sur d’autres sites. Ca me permet de me frotter à d’autres genres, comme le policier, le fantastique, ou même le gore. Les ambiances ne sont plus les mêmes que dans le cadre sentimental, et cette diversité est agréable. Pour ces récits là d’ailleurs, j’emploie souvent la technique de Matheson qu’il me semble avoir perçue à la lecture de ses nouvelles. Le résultat est souvent au rendez-vous. L’absurde et la science fiction me plaisent beaucoup, mais là, il faut être très fort pour ne pas dans les lieux communs ou le nombrilisme.


EN : Vous envisagez d’écrire un livre ?


PP : Oui, ça me tarabuste pas mal, mais je crois que le travail à fournir m’effraie. Aujourd’hui j’écrit pour forger ma plume en racontant des choses qui me tiennent à cœur. Les scénarios sont tout petits, souvent inexistant au moment ou je commence le texte. J’ai juste envie de faire passer quelque chose, alors je fais confiance à mon cœur et j’y vais. Pour un livre, je crois que l’approche doit être plus rigoureuse, qu’il faut faire ce que je fais mais à une échelle différente. Je ne sais pas si ça me plairait, si je serais aussi à l’aise qu’avec des textes cours. Peut-être un recueil de nouvelles, ou une courte nouvelle comme Amélie Nothomb sait si bien faire.


EN : PetitPrince, merci.
Sam 14 Août 2004, 08:59 par PetitPrince sur Articles

Réveiller le désir, pour vous Mesdames

L’été, c’est la saison des amours, le festival des sens : à force de le lire dans les magazines, de le voir à la télé, on rêve de retrouvailles sexuelles (voire textuelles) et de véritables feux d’artifice.
Or, ici, derrière vos persiennes, c’est plutôt la débandade.
Pas d’angoisse ...
Si vous êtes au début de vacances, dites-vous que le cher et tendre est peut-être épuisé et qu’il a encore la tête au travail ...
Patience et douceur ... Voici les premiers mots clé.
Après quelques jours de repos (pas plus de 3 ou 4), votre prince charmant se fera fort de rattraper sa défaillance passagère.
Si les vacances sont déjà bien entamées ??? Interrogez-vous :
- Peut-être lui mettez vous trop la pression en montrant clairement ce que vous attendez de lui ?
Choisissez les bons créneaux horaires, ceux où sa testostérone est à son top.
Au lieu de vous jeter sur lui le soir, laissez-le et surprenez le au réveil ... D’un point de vue hormonal et musculaire, toutes ses capacités sont alors optimales. hug
Lun 02 Août 2004, 16:26 par ineslaure sur Le grimoire d'amour

une é_toile (ter)

Tu m’accuses, tu me reproches
D’avoir voulu t’aider, d’être ton accroche.
L’amour n’est pas un combat,
C’est un mode de vie, un éclat.

Tes errements, tes tourments morbides
Quand telle une vengeance acide
Tu me les jettes du fond de ta nuit
Déchire en moi ces rêves que je construis.

Je ne t’ai pas appelé, un soir tu es arrivé.
Je ne t’ai pas envoûté, seul tu t’es donné.
Tes doutes et tes blessures m’ont faite succomber
A présent c’est ma colère que tu viens réclamer.

Ne crois pas que de ta douleur je sois rassasiée
Ne pense pas que je n’ai jamais rien imaginé
Ne te demande pas si je n’ai jamais été blessée
Quand ta légèreté à une autre tu allais dispenser.

Je t’ai offert ma passion, ma flamme
Je t’ai donné mes pleurs, mon âme
De mon cœur tu as suivi le diagramme
Je t’ai aimé, tu me compares à une lame.

Tes mots dont je suis si avide
Ont ce soir un goût bien insipide
Sur mon visage se dessine un sourire livide
Dans ma poitrine tu as fait naître un grand vide

Tu voudrais que je te déteste, te maudisse
Qu’enfin je te laisse dans tes abysses
Que ma patience et mes passions plus jamais tu ne subisses
De ma confiance tu n’as encore vu qu’une esquisse

Ne sois pas mon tourment,
Ne me fais pas subir tes écoeurements
Ne m’offre pas tes retournements
Ne nous fait pas souffrir... tout simplement

Donne le meilleur de toi
Pense que de tous tu es le roi
Oublie les reproches et le désarroi
Vole la part à laquelle tu as droit!

Tu m’accules sous tes reproches
De t’aimer, d’avoir été trop proche
L’amour n’est pas un combat,
C’est une vie, un état.
Mar 06 Avril 2004, 02:59 par la marquise de sade sur Amour internet

Errance sur les rives de l'incertitude

4h est loin encore,
demain c’est déjà aujourd’hui,
moins loin, mais encore si loin d’attendre encore un peu.
Le sommeil toujours fini par l’emporter,
et d’hier, aujourd’hui et demain
il ne fera plus qu’un.

4h est loin encore,
demain est déjà aujourd’hui,
d’incertitudes il demeure,
d’inattendu il aurait pu être.
Les cartes n’ont peut être pas de valeur identique
suivant qui les tient en main.

4h est loin encore,
si proche pourtant,
mais si inconnu, si insondable.
4h et Paris dormira encore un peu,
au loin, si loin de tout autre destination.

4h c’est bientôt,
1h, 60mn, 3600 secondes,
et de temps au détail s’agrandit alors sa distance,
d’interrogation sans réponse,
de pourquoi et de non.
4h c’est du rêve,
4h n’est peut être pas réalité,
4h sera peut être éphémère de ce jour.

4h et toujours 4h, qui,
telle une horloge de ses tic tac,
éloigne obsessionnellement le sommeil.
4h et le temps qui passe,
4h et la fuite peut être,
4h et les je veux,
mais les pourquoi aussi qui agressent.

4h et ce sera l’instant alors,
d’affronter ou de .

4h et s’il n’est pas trop tôt,
il pourrait être trop tard.

4h et je ne sais plus,
4h s’il l’était déjà,
4h de temps écoulé,
4h de temps perdu,
4h de rapprochement,
4h aussi l’éloignement.
4h le risque se paie
4h ne vaincra pas pour autant.

4h, 4h, 4h,
un chiffre,
une lettre,
et tout semble tenir à ce fil.

4h, 4h, 4h,
telle une montagne à gravir,
et d’une falaise à plonger.

4h, 4h, 4h,
pourquoi pas,
soyons fous et osons.

4h, 4h, 4h,
le temps s’égraine encore et toujours,
irrémédiablement.

4h, et le sommeil l’emporte,
4h, si proche du temps,
4h, la peur au ventre,
4h, la fuite en avant,
4h, affronter est trop dur,
4h, le doute sera-t-il alors vainqueur?

4h, je vous quitte,
tous les dormeurs ne seront pas présents,
sur les heures qui s’en suivront,
les distances glisseront,
le temps s’ecoulera encore,
et les questions s’envoleront.

4h, Paris dort encore,
4h, je m’endors.
Sam 20 Mars 2004, 15:45 par Ri1kedesBêtises sur L'amour en vrac

Re: le jeu de la vérité : question 4 ...

la marquise de sade a écrit:

"Qu’est-ce qui chez vous peut déclencher un élan de tendresse que vous ne pouvez réfreiner?"


Que d’attendrissement dans le regard d’un enfant triste, lui sourire, des yeux, du cœur. Peut-être ces quelques secondes où l’on croise son regard, de tendresse à retransmettre lui faire oublier qu’il était triste. Que renaisse alors sur son visage ce sourire si attendrissant qu’il donne envie de le prendre dans vos bras et le dévorer de baisers.

Que d’attendrissement face aux multitudes de spectacles féerique que dame nature nous donne à apprécier.

Que d’attendrissement face au regard malicieux de mon aimé, face à ses sourires provocateurs, face à ce qu’il est et qui fait qu’il est mon aimé.

Que d’attendrissement face à la maladie, l’envie de protéger, de rassurer, de soutenir, d’aider à ne pas se laisser devant la douleur.

Que d’attendrissement dont est pleine cette vie, l’envie de la vivre, l’envie de ne pas oublier que tout n’y est pas moche, l’envie d’y croire. S’attendrir de tout et de rien, aimer cet attendrissement, de le donner mais aussi de le recevoir de la vie.
Sam 14 Fév 2004, 22:51 par Ri1kedesBêtises sur La séduction
Page 2 sur 3 Aller à la page Précédente  1, 2, 3  Suivante

Ecrire sur sombrer

Ecrire sur sombrer Sentiment coupable, Quelle est cette femme, seule sur ce pénible chemin?, Le bateau de la vie, Bateau à la dérive, Voiles du navire, Folie douce pour une jolie douce..., Polychromes (2), Le soleil aussi me manque.., Missive ennivrante, La vamp, 10 questions à l’administrateur des âmes tendres., Réveiller le désir, pour vous Mesdames, une é_toile (ter), Errance sur les rives de l'incertitude, Re: le jeu de la vérité : question 4 ...,
Il y a 34 textes utilisant le mot sombrer. Ces pages présentent les textes correspondant.

Bonne lecture !

Derniers textes

Livres recommandables

Le bandeau
Jean-François Mopin
J'ai lu
Homo erectus
Tonino Benacquista
Gallimard
Exercices de style
Raymond Queneau
Gallimard
Tes désirs sont des ordres
Eric Mouzat
J'ai lu
Libérer son écriture et enrichir son style
Pascal Perrat
Editions Victoires
Proposition perverse
Guillaume Perrotte
Pocket
Récits coquins des plaisirs défendus
Elisabeth Vanasse
J'ai lu
Le baton et la carotte
Esparbec
La Musardine
La femme de papier
Françoise Rey
Pocket
Dictionnaire des idées suggérées par les mots : trouver le mot juste
Paul Rouaix
Le Livre de Poche


Retrouvez toutes nos bonnes lectures sur : La boutique des âmes tendres

La citation d'amour

L'amour niche dans les rides.

Stobée.

Qui est en ligne ?

  • Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
  • La date/heure actuelle est Mer 17 Déc 2025, 07:47
  • Nos membres ont écrit un total de 4446 textes
    Nous avons 1234 membres enregistrés
    L'utilisateur enregistré le plus récent est brancher
  • Il y a en tout 36 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible, 36 Invités et 0 Bots   [ Administrateur ]   [ Modérateur ]
  • Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 569 le Mer 10 Déc 2025, 10:02
  • Utilisateurs parcourant actuellement ce forum : Aucun
    Bots : Aucun
  • Ces données sont basées sur les utilisateurs actifs des cinq dernières minutes
  Connexion
Nom d'utilisateur:
Mot de passe:
Se connecter automatiquement à chaque visite